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Les lunettes d’Audrey Pulvar valent 12.000 euros

Publié par wikistrike.com sur 5 Octobre 2012, 08:30am

Catégories : #Insolite - étrange et bêtise humaine

 

Les lunettes d’Audrey Pulvar valent 10 salaires d'un smicard 

 

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Le journal « Technikart » révèle que les lunettes d’Audrey Pulvar coûteraient 12.000 euros voire même peut-être plus.

La dernière livraison du journal « Technikart » consacre un portrait (assez sévère, voire injuste ?) à la directrice de la rédaction des « Inrockuptibles ». Parmi les informations livrées à la connaissance des branchés provinciaux familiers du mensuel, figurent le prix des lunettes (emblématiques) de la journaliste qui ne cache pas son engagement à gauche et qui est, par ailleurs, compagne à la ville du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

 

Un an de SMIC pour des lunettes

Au détour d’un paragraphe, « Technikart » livre le prix des lunettes d’Audrey Pulvar : 12.000 euros. Oui, 12.000 euros. Un an de SMIC pour des lunettes. Nécessairement, le chiffre interpelle. Il questionne. Il provoque la réflexion. Il ne peut pas en être autrement. Qui, dans la France d’aujourd’hui peut avoir les moyens, surtout dans la France du peuple de gauche, de s’offrir des lunettes à 12.000 euros ?

 

Une question : l’information de « Technikart » est-elle bonne ?

Premier point : il est acquis qu’Audrey Pulvar porte bien les lunettes du fabricant cité par « Technikart ». Elle l’a reconnu elle même (sur Twitter…).

Second point : qui entend vérifier le prix de ces lunettes, par le biais d’une enquête rapide, ne peut que se rendre sur le site internet du fabricant de lunettes en question. Et là, déception : pas de tarifs affichés, mais une galerie de clients illustres. On est bien moins renseigné que sur le site d’Alain Afflelou. C’est flou, et l’on se dit aussitôt que si c’est flou, c’est qu’il y a un loup.

Désormais en proie à un « aubrysme occulaire » du genre tenace, on se met en quête de trouver quelque chose, quelque part, qui pourrait éclairer notre lanterne, nous aider à y voir plus clair et nous indiquer ce qu’il en est des tarifs du lunettier d’Audrey Pulvar. Pour tout vous dire, l’auteur de ces lignes, modeste fils du peuple, ne pensait pas que l’on pût acquérir des lunettes à un tel prix, c’est vous dire sa naïveté catholique provinciale et petite bourgeoise, fruit d’une ascendance charentaise d’appellation contrôlée.

Bref, une enquête un peu plus poussée nous confirme cependant que les premiers modèles du lunettier sont accessibles dès 600 euros (mais en acétate, pas en écaille de tortue) ou 1.200 euros (en titane), mais que les prix atteignent une inflation digne de la République de Weimar dès que l’on ambitionne de s’équiper en écaille de tortue :12.000, voire 20.000 euros !

À l’arrivée, on se dit qu’il est possible que les lunettes d’Audrey Pulvar puissent lui avoir coûté la somme de 12.000 euros, voire même plus, mais on ne peut non plus en avoir la certitude absolue.

Quoi qu’il en soit, voilà la journaliste aux prises avec un buzz sur le prix de ses lunettes, bien loin d’être aussi favorable que celui qui accueillit l’apparition des dites lunettes en 2010, lorsque tous les magazines féminins saluèrent cette innovation esthétique. À l’époque, personne ne s’interrogeait sur la somme déboursée. Au contraire, on saluait l’audace de l’intéressée comme on sait si bien le faire dans une certaine presse people :

« Ces lunettes ont été créées par l’un des lunetiers les plus célèbres au monde, la Maison Bonnet. Le savoir-faire de la marque est transmis de père en fils depuis quatre générations. L’objectif de ce professionnel est de sublimer la beauté d’un visage. Rien n’a été laissé au hasard pour intensifier le regard de la présentatrice.

La couleur a été choisie par rapport à la tonalité de ses cheveux et de sa peau. La forme de ses lunettes créées sur mesure a été étudiée de très près pour épouser les traits de son visage en général. En effet, toute l’anatomie faciale a été prise en compte, allant de l’écart pupillaire à la saillance des joues, en passant par le massif crânien, l’écart temporal et l’angle du nez.

Grâce à son doigté légendaire, la Maison Bonnet a su prouver qu’on peut être belle, élégante et raffinée sans être obligée de suivre la mode. Audrey Pulvar a peut-être déjà lancé une nouvelle tendance rétro sans le vouloir, qui sait ? »

La révélation de « Technikart » (en supposant que l’information soit juste) accouche donc d’un buzz boomerang. Ce qui séduisait, une journaliste dérangeante osant la lunette à l’écran, devient, une fois le prix des lunettes rendu public, prétexte à agacement, pour ne pas dire indignation.

 

Des conséquences politiques ?

C’est le moment où il faut bien dire les choses telles qu’elles se présentent : 12.000 euros la paire de lunettes pour une journaliste de gauche, compagne d’un ministre socialiste qui combat pour sauver ce qui reste de classe ouvrière en France, ça la fiche mal… On peut le déplorer, le regretter, s’en indigner, cela n’y change rien, ça la fiche mal… Point. Le constat est objectif autant que politique. Il s’impose.

Et c’est bien pour cette raison que l’on consacre ici un billet à ce sujet. Il est en effet aisé d’imaginer les conséquences possibles de cette affaire qui pourrait, par effet papillon, placer le ministre Montebourg en mauvaise posture face à des salariés de Sanofi et PSA menacés par le chômage et à bout de nerfs.

Les lunettes à 12.000 euros de sa compagne pourraient très vite devenir un argument symbole dès lors qu’il conviendrait de s’en prendre aux élites socialistes coupées des réalités populaires. Ainsi va la médiatisation dans le monde moderne. Ils auraient bien tort ceux qui pensent, ici ou là, que ce sujet est sans importance, surtout dans la France 2012.

L’équanimité commande de souligner aussi que ce contre buzz nait de la publication de l’information de « Technikart ». Les journalistes de ce mensuel provocateur sont-ils certains de leur affaire ? Comment ont-ils pu établir que les lunettes les plus célèbres de France coûtent bel et bien 12.000 euros ? Eux seuls le savent, mais s’ils livrent l’information sans aucune réserve, on est en droit de supposer qu’ils ont verrouillé leur affaire, car pour tout dire, compte tenu des conséquences possibles de ce buzz à effet papillon, ce ne serait que justice à rendre à Audrey Pulvar.

Si « Technikart » voulait en mettre plein les mirettes au sujet d’Audrey Pulvar, c’est réussi, à charge pour eux de ne pas avoir calculé leur affaire à courte vue.

 

NOTE : Peu après la publication de ce billet, Audrey Pulvar a répondu à Bruno Roger-Petit sur Twitter : « Mes lunettes n’ont pas coûté ce prix là« . « Mes lunettes n’ont pas coûté 12.000 euros, c’est du grand n’importe quoi« , insiste Audrey Pulvar. Et d’ajouter, en réponse à un internaute : l’argent « n’est pas une honte en effet, mais inutile de faire une polémique à propos d’un fake« .

Interpellée sur le fait qu’elle ne précise pas le coût de ses lunettes, Audrey Pulvar répond : « Je fais ce que je veux de l’argent que je gagne« .

Sources : Twitter / Nouvel Obs / Le Journal du Siècle

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