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Les Maoris (Introduction et affaires des têtes)

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 11 Mai 2011, 08:04am

Catégories : #Civilisations anciennes

415px-Te_Puni_Maori_Chief.jpgLes Maoris


A l'occasion de la restitution d'une tête Maori momifié à son pays d'origine, la Nouvelle-Zélande, WikiStrike s'est plongé dans l'univers de ce groupe ancestral.

A lire aussi :Les Maoris (Origine, moeurs, coutumes, usages)

 

Les Maori (mi : māori ; API : /maːori/ ) sont des populations polynésiennes autochtones de Nouvelle-Zélande. Ils s'y seraient installés par vagues successives à partir du viiie siècle. Ils sont, à l'aube de l'an 2000, plus de 600 000 auxquels il faut ajouter une diaspora d'environ 90 000 personnes dont une grande majorité vit enAustralie.

 

 

Etymologie                                                                                                                    


Dans les légendes et les traditions orales, le mot distingue les êtres humains mortels des dieux et des esprits [réf. nécessaire]. Le mot « maori » se retrouve dans les autres langues polynésiennes comme l’hawaïen ou le marquisien, (Maoli), le tahitien (Maohi) et le māori des îles Cook, avec un sens identique. Les premiers visiteurs européens des îles de Nouvelle-Zélande (les « Pakeha » ou « Papa'a » arrivés au xviiie siècle), ont mentionné le peuple qu’ils ont trouvé par des termes variés comme « indiens », « aborigènes », « natifs » ou encore « Néo-Zélandais ». C'est au contact de ces étrangers que ces populations ont commencé à se désigner d'abord sous le terme de « tangata maori » (homme ordinaire, autochtone), pour finalement ne garder que « maori ». En 1947, le « Département des Affaires indigènes » a été renommé « Département des Affaires maori », consacrant ainsi la reconnaissance de ce terme. En tant que mot océanien, « maori » est invariable et (dans l'absolu) ne s'accorde ni en genre, ni en nombre

 

origines                                                                                                                                

 

0a.gifLa Nouvelle-Zélande est une des dernières terres de la planète sur laquelle les humains se sont installés.

 

Des preuves archéologiques et linguistiques (Sutton 1994) suggèrent qu’il y a eu probablement plusieurs vagues d’immigration de l’Est de la Polynésie jusqu’à la Nouvelle-Zélande entre 800 et 1300. Les origines des Maori sont étroitement liées à celles de leurs ancêtres Polynésiens. La tradition orale des Maori décrit l’arrivée des ancêtres comme venant de Hawaiki (une terre natale mythique au cœur de la Polynésie tropicale) par le grand océan, à l’aide de pirogues (waka). Les comptes rendus des migrations varient beaucoup parmi les tribus Maori (iwi) dont les membres peuvent s’identifier avec de nombreux waka différents dans leur généalogies ou whakapapa.

Il n’existe aucune preuve crédible attestant une présence autre que polynésienne avant le viiie siècle. En effet, des preuves irréfutables provenant de l’archéologie, de la linguistique comparative indiquent que les premiers habitants permanents de l’île venaient de l’Est de la Polynésie et sont devenus ceux que nous appelons aujourd’hui les Maori.

 

 

Interactions avec les Européens avant 1840

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Première impression que les Européens ont eu des Maori lors de leur débarquement à "Golden Bay"

 

L’installation des Européens en Nouvelle-Zélande est relativement récente. L’historien néo-zélandais Michael King décrit dans son ouvrage (« The History Of New Zealand » 'collection Penguin History', « L’histoire de Nouvelle-Zélande ») les Maori comme étant « la dernière communauté humaine majeure de la terre qui n’ait pas été touchée ni affectée par le vaste monde ».

En 1642, la Compagnie hollandaise des Indes orientales envoie Abel Tasman qui aborde l'île du sud de la Nouvelle-Zélande. Il repart aussitôt face à l'hostilité des autochtones.
Les premiers explorateurs Européens y compris Abel Tasman et le capitaine James Cook (qui a visité la Nouvelle-Zélande pour la première fois en 1769) ont rapporté leur rencontre avec les Maori. Les premiers de ces rapports décrivent les Maori comme une race de guerriers féroces et fiers. Des conflits inter-tribaux se produisaient fréquemment à cette période, et les vainqueurs rendaient esclaves les vaincus voire parfois les dévoraient.

Dès le début de l’année 1780, les Maori ont eu des contacts avec les chasseurs de baleines et de phoques. Certains se sont même fait embaucher sur des navires étrangers. Un flot continu de prisonniers Australiens en fuite et de déserteurs provenant des navires de passage a également exposé la population des autochtones néo-zélandais aux influences extérieures.

Pour l’année 1830, les estimations évaluent le nombre de Pakeha (Européens), vivant parmi les Maori, à près de 2000. Le statut des nouveaux venus variait de celui d’esclave à celui de conseiller haut placé, et de celui de prisonnier à celui d’Européen « maorisé » qui a abandonné la culture européenne jusqu’à s’identifier à un Maori. De nombreux Maori appréciaient les Pakeha pour leur capacité à décrire la culture et les techniques européennes et pour leur habileté à obtenir des articles en commerçant, en particulier des armes. Ces Européens, devenus des natifs, en sont venus à être connus sous le nom de « Pakeha Maori ». Lorsque Pomare a pris la tête d’un soulèvement contre Titore en 1838, il comptait 132 mercenaires Pakeha parmi ses guerriers. Frederick Edward Maning, un des premiers colons, écrivit deux compte-rendus pittoresques sur la vie à cette époque qui sont devenus des classiques de la littérature néo-zélandaise, il s’agit des : « Old New Zealand » (La vieille Nouvelle-Zélande) et de « History of the War in the North of New Zealand against the Chief Heke » (L’histoire de la guerre dans le Nord de la Nouvelle-Zélande contre le chef Heke).

Durant cette période, l’acquisition de mousquets par les tribus qui étaient en contact étroit avec les visiteurs Européens déstabilisa l’équilibre qui existait entre les tribus Maori. Il en résulta une période de guerres inter-tribales sanglantes, connue sous le nom de « guerres des Mousquets » (The Musket Wars), dont les conséquences furent une véritable extermination de nombreuses tribus et la déportation d’autres hors de leur territoire traditionnel. Des épidémies apportées par les Européens ont également tué un nombre important quoique indéterminé de Maori durant cette période. Les estimations varient entre dix et cinquante pour cent de morts.

Avec l’augmentation de l’activité des missionnaires Européens, l’intensification de la colonisation dans les années 1830 ainsi que l’absence de lois pour règlementer la vie des nouveaux colons, la couronne britannique, en tant que première puissance mondiale, commença à subir des pressions pour intervenir et mettre de l’ordre.

De 1840 à 1890

Finalement cette situation conduisit la Grande Bretagne à envoyer William Hobson avec l’ordre de prendre possession de la Nouvelle-Zélande. Avant qu’il n’arrive, la reine Victoria annexa la Nouvelle-Zélande par le biais d’une proclamation royale en janvier 1840. Lors de son arrivée en février, Hobson négocia le traité de Waitangi avec les chefs du Nord. De nombreux autres chefs Maori (bien qu’ils n’en comprissent pas toujours toute la signification) ont par la suite signé ce traité. Ce traité fit des Maori des sujets de la couronne britannique en échange de la garantie de l’intégrité de leur droit de propriété de leur terre et de la conservation de l’autonomie des tribus.

En dépit de quelques regrettables mais rares incidents, les deux parties ratifièrent ce traité basé sur la collaboration avec enthousiasme. Les Maori constituaient une bonne affaire, car ils fournissaient de la nourriture et d’autres produits aux marchés locaux et étrangers. En réalité, il est probable que le gouvernement britannique, signa ce traité pour contrecarrer l'influence des Français et des Américains dans la région. Il fait, encore de nos jours, l'objet de controverses et d'interprétations diverses.

Le gouverneur George Grey (1845 – 1855 et 1861 – 1868) fut un des premiers colons à apprendre le Maori et il consigna une grande partie de la mythologie.

Dans les années 1860, des polémiques sur l’achat de terres controversées et la tentative des Maori de la région de Waikatod’établir une monarchie concurrente (Kīngitanga) sur le modèle britannique conduisit aux guerres néo-zélandaises. Bien que celle-ci ne firent que relativement peu de morts, le gouvernement colonial confisqua de vastes parcelles de terre Maori en représailles de ce qu’ils ont considérés comme une rébellion, et ce alors même que l’action militaire était une initiative de la couronne Britannique contre ses propres sujets. Dans certains cas ces confiscations arbitraires se sont faites sans chercher à savoir si la tribu en question était réellement impliquée ou non dans la participation à la guerre. En effet, certaines tribus ont lutté activement contre la couronne, mais d’autres (connues sous le nom de kupapa) ont lutté pour soutenir le gouvernement britannique.

Un mouvement de résistance passive s’est développé dans la colonie de Parihaka dans la région du Taranaki, mais les troupes Britanniques ont dispersé les dissidents en 1881.

Avec la perte de la plupart de leurs terres, les Maori sont entrés dans une période de déclin. Et vers la fin du xixe siècle, la plupart des gens pensaient que les populations Maori cesseraient bientôt d’exister en tant que race à part entière et qu’ils seraient rapidement assimilés par les populations Européennes.

Renaissance

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Tame Iti, Tūhoe Māori contemporain avec le tatouage traditionnel

Le déclin annoncé des populations maori n’a pas eu lieu et elles ont même retrouvé leur vitalité. En dépit d’un grand nombre de mariages mixtes entre les populations maori et européennes, beaucoup de Maori ont conservé leur identité culturelle.

Le gouvernement néo-zélandais décida d’exempter les Maori de la conscription militaire qui s’appliquait aux autres citoyens durant la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins des volontaires maori en grand nombre décidèrent de s’engager pour former le 28e bataillon ou Bataillon Maori, qui s’acquitta fidèlement de sa tâche notamment en Crète, en Afrique du Nord et en Italie. En tout, 17 000 Maori prirent part à la guerre.

Depuis les années soixante, les Maori vivent une renaissance culturelle. La reconnaissance gouvernementale de la croissance du pouvoir politique maori ainsi que l’activisme politique des Maori a conduit à des restitutions et à des indemnisations, quoique encore limitées, en ce qui concerne la confiscation injuste de territoires et la violation des autres droits de propriétés.

Un film plusieurs fois primé a été réalisé par Niki Caro en 2002, d'après un roman de Witi Ihimaera s'intitulant Paï (titre original : Whale rider), distribué par UFD.

Langue

Les Maori parlent le maori, langue appartenant au groupe des langues malayo-polynésienne (ce groupe forme, avec le groupe des langues formosanes, la grande famille des langues austronésiennes). Il est maintenant enseigné dans de nombreuses écoles primaires de Nouvelle-Zélande et de plus en plus dans le secondaire. D'autre part la plupart des Maori parlent également l'anglais qui est la deuxième langue nationale de Nouvelle-Zélande.

Galerie d'images

16px-Information_icon.svg.png Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

 

 

 

Affaire des têtes maoris

L'« affaire des têtes maori » concerne la requête faite, par le musée national néozélandais Te Papa Tongarewa, afin de récupérer l'ensemble des dépouilles māori dispersées de par le monde, en l'espèce les têtes momifiées. En raison du principe d'inaliénabilité de l'art, depuis longtemps consacré dans le domaine public par le droit français (voir l'édit de Moulins) et réaffirmé par la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France, seule une commission de déclassement ou une loipeut autoriser en principe un tel transfert. Une telle loi avait permis, en 2002, de restituer à l'Afrique du Sud les restes deSaartjie Baartman, alias la « Vénus hottentote ».

L'affaire concerne donc à la fois un point éthique et historique, lié à l'art, à la bioéthique et au colonialisme, et un débat juridique: ces têtes relèvent-elles du domaine public de l'art, ce qui les rendrait inaliénables à moins d'un déclassement préalable? Ou faut-il dire que de telles « œuvres », étant des organes humains, relèvent de l'article 16 et suivants du Code civil et, par suite, du principe d'indisponibilité du corps humain, interdisant toute appropriation de celui-ci? En vertu des lois de bioéthique et du Code civil, elles ne pourraient donc être appropriées, ni même sous la forme spécifique et distincte que constitue le domaine public. Cette solution juridique a été écartée par la jurisprudence.

Ces têtes ne sont plus exposées dans les musées de France, cela depuis 1996 au muséum d'histoire naturelle de Rouen 1, 1998 au muséum d'histoire naturelle de La Rochelle , etc. Une vingtaine de têtes sont détenues au total en France, au Quai Branly à Paris, à Rouen, La Rochelle, Nantes et Lyon.

 

 

Rappel historique de la restitution de la tête maori

L'histoire commence en 2006, alors que Pierre Albertini, maire de Rouen (2001-2008) et Catherine Morin-Desailly, son adjointe à la culture, travaillent à la réouverture du muséum de Rouen, le deuxième plus important en termes de richesse et de diversité des collections après celui de Paris.

Une nouvelle équipe est recrutée avec à sa tête Sébastien Minchin qui, sur demande de l’équipe municipale, met en œuvre le nouveau projet culturel et scientifique. Très vite, naît l’idée de restituer à la Nouvelle-Zélande, qui le réclame depuis de nombreuses années, la tête humaine tatouée et momifiée, dite tête maorie, conservée au musée depuis 1875.

Le 19 octobre 2007, le Conseil municipal vote, à l’unanimité, une délibération et procède à une cérémonie de restitution en présence de l’ambassadrice de Nouvelle-Zélande, Sarah Dennis, ainsi que de l’ancien Président de la Commission Culture de l'UNESCO, le maori Tum Te Heuheu.

Quelques jours plus tard, cette décision est contredite par l’ancien ministre de la culture Christine Albanel qui estime que ce reste humain, "objet de collection", est frappé d'inaliénabilité. Elle défère alors la délibération au tribunal administratif.

Pour mettre un terme aux péripéties juridiques qui s’ensuivirent, liées principalement à la question non résolue du statut des restes humains, Catherine Morin-Desailly décide alors, en tant que parlementaire, de rédiger et de déposer au nom du groupe Union centriste une proposition de loi qui du coup concernera toutes les têtes maories.

D'emblée, soutenue par plus de soixante sénateurs issus de différents groupes politiques, la loi est débattue et votée à l’unanimité au Sénat le 29 juin 2009 avec le soutien du tout nouveau Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

La loi déposée et défendue par le groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale est à son tour votée "conforme " par les députés le 4 mai 2010.

C’est donc l’ensemble des têtes maories (quinze en France à Paris au Quai Branly, à Lille, Marseille, Lyon, Nantes, la Rochelle,...) qui se trouvent alors déclassées pour pouvoir retourner vers leur terre d'origine.

Retrouver l'interview de Catherine Morin-Desailly au Sénat sur la restitution de la tête maori.

Les têtes maori du muséum d'histoire naturelle de Rouen

Saisi par la Nouvelle-Zélande, le conseil municipal rouennais, présidé par le maire Pierre Albertini, avait ordonné le19 octobre 2007 la restitution d'une tête de guerrier māori tatouée conservée par le muséum d'histoire naturelle de Rouendepuis 1875.

Depuis 1992, le musée national néozélandais Te Papa Tongarewa fait en effet des demandes de retour de tous les restes dedépouilles māori dispersés de par le monde.

Mais le ministère de la Culture, dirigé par Christine Albanel, a saisi le tribunal administratif de Rouen, qui a jugé, par un arrêt du 27 décembre 2007, que la tête appartenait au domaine public des œuvres d'art, et qu'elle était, à ce titre, inaliénable 3. L'article 11 de la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France prévoit en effet que « les biens constituant les collections des musées de France appartenant à une personne publique font partie de leur domaine public et sont, à ce titre, inaliénables » et que « toute décision de déclassement d'un de ces biens ne peut être prise qu'après avis conforme d'une commission scientifique dont la composition et les modalités de fonctionnement sont fixées par décret » 3 (article L451-5 duCode du patrimoine). Or le conseil municipal avait délibéré sans saisir une commission scientifique, et donc outrepassé ses pouvoirs 3,4.

La mairie de Rouen considérait au contraire que ces morceaux de corps humain devaient être restitués à la Nouvelle-Zélande pour des raisons éthiques 5, s'appuyant en particulier sur le principe de non-patrimonialité du corps humain inclus dans les lois de bioéthique 6. La ville de Rouen a décidé le 3 janvier 2008 de soutenir une proposition de loi autorisant la restitution des restes humains 4 — pour déclasser et restituer à l'Afrique du Sud le corps de Saartjie Baartman (alias la « Vénus Hottentote »), il avait fallu la loi du 6 mars 2002. On estimait alors que Baartman ayant déjà fait l'objet d'un certain nombre d'examens scientifiques, il aurait été indécent de la faire passer à nouveau devant une commission d'experts, serait-ce aux fins d'obtenir son déclassement du domaine public et de la restituer à l'Afrique du Sud.

La proposition de loi de juin 2009

La sénatrice Catherine Morin-Desaillyconseillère municipale à Rouen (Nouveau Centre), a présenté au Sénat une proposition de loi le 29 juin 2009, déposée dès février 2008 7, pour la restitution de toutes les têtes maories détenues par des musées en France (musée de l'Homme, au muséum de la Rochelle 2, etc. : une vingtaine de têtes Maoris en tout 1) à leur pays d'origine 8. Votée à l'unanimité du Sénat, la proposition de loi inquiétait pourtant le milieu de l'art, ses articles 2, 3 et 4 modifiant la composition des commissions scientifiques de déclassement, en y introduisant des personnalités élues ou « qualifiées », qui pourraient être plus flexibles que les conservateurs.

La proposition de loi a été adoptée par l'Assemblée nationale le 4 mai 2010.

La tête de La Rochelle

La tête maori du muséum d'histoire naturelle de La Rochelle, qui n'est plus exposée depuis 1998, a été ramenée par René Primevère Lesson, qui avait embarqué en 1822 à bord de La Coquille. Celui-ci en obtint trois en tout, mais on a perdu les deux autres. Lesson en a fait don à l'École de santé navale de Rochefort ; elle a ensuite rejoint le musée de La Rochelle en 1928.

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la ville de Rouen a reçu l'ambassadeur de Nouvelle-Zélande afin de lui remettre lors d'une cérémonie une tête maorie momifiée. Une pièce de collection que le Muséum d'Histoire Naturelle de la ville conservait depuis 1875.

Alors que quinze autres têtes maories sont conservées dans diverses villes françaises, Rouen est la première à avoir rendu à la Nouvelle-Zélande celle qu'elle possédait. Cette restitution a eu lieu lundi à l'Hôtel de Ville de Rouen, en présence de l'ambassadeur de Nouvelle-Zélande et de représentants de familles maories, rapporte le site deFrance 3 Haute-Normandie. Cette tête momifiée était conservée depuis 136 ans par le Muséum d'Histoire Naturelle de Rouen.

La Nouvelle-Zélande procédera à une expertise afin de déterminer les origines familiales de la tête, puis de l'inhumer selon les rites maories. Déjà, lundi, des chants et incantations ont accompagné la restitution de la pièce, avant que les familles maories présentes à la cérémonie ne remercient les élus de la ville en les saluant selon la tradition, nez à nez.

Si cette tête est la première rendue par la France à la Nouvelle-Zélande, deux autres ont déjà été restituées, le 5 mai, par la Faculté de Médecine d'Oslo et un musée norvégien. Voilà trente ans que la Nouvelle-Zélande tente de récupérer ses têtes, emportées au fil des siècles par les colons européens. L'année dernière, après plusieurs années de refus, la France a adopté une loi autorisant le retour dans leur pays, de la quinzaine de têtes momifiées qu'elle détient.

Source : Maxiscience

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Drapeau Maori


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