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Les médias étasuniens annoncent que la Maison Blanche assassinera un citoyen américain

Publié par wikistrike.com sur 13 Février 2014, 16:05pm

Catégories : #Politique internationale

 

Les médias étasuniens annoncent que la Maison Blanche assassinera un citoyen américain


 

Obama_kill_list.jpgL'Associated Press (AP) a publié lundi un reportage extraordinaire qui s'appuie sur des fuites volontaires d'informations de la part de haut responsables du gouvernement américain annonçant que l'équipe d'Obama « se débat sur la question de tuer [un citoyen américain dont le nom est gardé secret] par une frappe de drone et comment le faire légalement en respectant sa nouvelle politique plus stricte sur la désignation des cibles. » L'individu visé est présenté comme un terroriste résidant « dans un pays qui refuse les actions militaires américaines sur son sol et qui s'est révélé incapable de le poursuivre. » Les médias ont ensuite publié divers reportages indiquant que cet individu serait au Pakistan. 

La révélation de lundi selon laquelle la Maison Blanche se prépare une fois de plus à commettre le meurtre illégal d'uncitoyen américain donne un sens tout à fait nouveau et sinistre au slogan de campagne du président Obama, « Yes we can / oui on peut le faire. » 


En effet, si le gouvernement peut ordonner l'assassinat par l'Etat d'un citoyen américain au nom de la sécurité nationale, qu'est-ce qui lui reste interdit ? Les camps de concentration (une solution récemment défendue par le juge à la Cour suprême Antonin Scalia), la torture, les enlèvements, la loi martiale, la suspension de la constitution, toutes ces méthodes de dictature policière deviennent également justifiables et possibles. 

L'objectif apparent de la fuite calculée du gouvernement Obama est d'émousser l'opposition populaire à un meurtre d'Etat illégal en créant une fausse aura de « respect des procédures, » de « transparence » et de délibérations méticuleuses autour d'une opération criminelle qui est surtout secrète, conspiratrice, et qui méprise les principes constitutionnels fondamentaux. 

Le reportage de l'AP met l'accent sur les soi-disant « grands obstacles » à franchir au cours de ces procédures secrètes avant qu'un mandat de tuer soit signé. La population mondiale a reçu l'assurance qu'il s'agit d'une décision « difficile », ce qui implique qu'à huis clos il y aurait bien des mains qui se tordent et de fronts qui se plissent avant la prise de décision. L'insistance sur ce point est dans la droite ligne d'un discours [article en anglais] du ministre de la Justice du gouvernement Obama, Eric Holder, et d'un ''livre blanc'' [article en anglais] de 2013 qui cherchait à donner une justification légale au programme d'assassinats. 

La fuite vers l'AP et l'écho que les médias se sont empressés de donner aux prétentions des hauts responsables qui « se débattraient » avec les problèmes légaux posés par les meurtres d'Etat ont un autre objectif, encore plus pernicieux. Cela vise à créer l'illusion d'une sorte de débat national sur ce programme d'assassinats, où le public se trouver enrôlé de force, contre sa volonté et sans aucun pouvoir de décision. L'effet souhaité est d'impliquer moralement le peuple américain dans son ensemble dans les crimes de l'Etat américain. 

Le meurtre d'un citoyen américain par le gouvernement, sans mise en accusation ni procès, est, en premier lieu, une violation flagrante de la Déclaration des droits fondamentaux (Bill of Rights), des lois votées au parlement américain, et de nombreux traités internationaux. 

La clause de Respect des procédures (Due Process) du Cinquième amendement, qui fait partie du Bill of Rights (1791) interdit expressément les meurtres extra-judiciaires, elle dispose que « nul ne pourra, dans une affaire criminelle, être obligé de témoigner contre lui-même, ni être privé de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière. » Il ne peut y avoir aucun doute sur la volonté des auteurs. Thomas Jefferson avait écrit à James Madison en 1789 : « L'assassinat, le poison, le parjure [...] tout cela était légitimeau Moyen Age, période qui se situe entre les civilisations anciennes et modernes, mais a volé en éclat et est tenu en juste horreur au dix-huitième siècle. » 

Dans une tentative de contourner le langage explicite du Cinquième amendement, le gouvernement Obama a tenté de redéfinir le « respect des procédures » pour qu'il renvoie à la « procédure » suivie par l'armée et les responsables des services de renseignements, avec le président, où ils se rencontrent en secret, choisissent leurs victimes et ordonnent les meurtres. Cette procédure secrète a été exposée dans le reportage de l'AP hier sur cette assassinat envisagé. Ce reportage insistait sur l'idée que les responsables du Pentagone auraient été « initialement divisés » avant de parvenir à un consensus en faveur du meurtre. 

Cette redéfinition grotesque du « Due Process » est contraire à près d'un millénaire de jurisprudence qui remonte à laMagna Carta de 1215. D'après celle-ci, ce terme désigne les protections fondamentales comme la présomption d'innocence, la publicité des procès, le droit à un avocat, le droit à un jury, le droit d'être confronté à ses accusateurs, etc. 

Dans la novlangue juridique du gouvernement Obama, les droits individuels d'une personne doivent être « mis en balance » avec les intérêts de l'Etat. D'après cette formule, les droits démocratiques individuels existent, mais peuvent être ignorés à tout moment si cela arrange l'Etat. Cette formule n'a aucun fondement dans le Bill of Rights, qui est rédigé en des termes absolus, sans exceptions. Cette formule de « mise en balance » n'est rien de plus qu'une recette pour la dictature, et elle pourrait s'insérer sans problème dans la jurisprudence de n'importe quel Etat policier dans l'histoire. 

Si le meurtre annoncé lundi est mené à terme, il constituera le cinquième assassinat d'un citoyen américain depuis le lancement du programme d'« assassinats ciblés », qui a également coûté la vie à des milliers de victimes innocentes d'autres nationalités. Selon le droit international, tous ces meurtres sont des crimes de guerre. Du point de vue du droit interne, tous les militaires, agents du renseignement et responsables civils, jusqu'à Obama inclus, qui ont participé ou ne se sont pas opposés au meurtre d'un citoyen américain sans accusation ni procès, sont coupables de meurtre. Tous les individus de ce type méritent d'être démis de leurs fonctions, arrêtés, mis en examen et poursuivis en justice. 

Pendant que les libéraux et les chantres d'Obama parmi la pseudo-gauche insistent religieusement sur les sentiments humains qui habiteraient le « for intérieur » invisible du président, le véritable Obama apparaît de plus en plus comme un agent impitoyable et dénué de scrupules de l'appareil militaire et des services de renseignement. Dans un récent livre de Mark Halperin et John Heilemann, intitulé, Double Down : Game Change 2012, Obama est cité pour s'être vanté devant ses assistants d'être « vraiment bon à tuer des gens. » 

Les activités du gouvernement Obama font passer les méfaits de tous les précédents gouvernements américains, pris ensemble, pour des peccadilles par comparaison. L'acte d'accusation d'Obama seul compterait déjà des milliers de pages : crimes de guerre, corruption, torture, parjure, vol, négligence, coups et blessures, enlèvement, conspiration, meurtre, et la construction d'un appareil d'espionnage illégal massif sans précédent dans l'histoire. 

L'absence de toute opposition substantielle au sein de l'élite politique face à l'annonce qu'un citoyen américain sera assassiné sans procès démontre que la démocratie américaine est en phase terminale. 

La clé pour comprendre cet effondrement stupéfiant de la démocratie américaine est l'inégalité sociale. La démocratie est en contradiction avec un monde où le 1 pour cent le plus riche contrôle la moitié de la richesse du monde, c'est-à-dire avec le capitalisme. La clique ultra-riche qui dirige les États-Unis engloutit tout l'argent qu'elle peut mais a conscience de son impopularité grandissante. Donc, en même temps qu'elle cherche partout à balayer les acquis sociaux et démocratiques de la population, elle œuvre plutôt à accoutumer la population à l'autoritarisme. 

La lutte pour défendre et étendre les droits démocratiques fondamentaux, tels ceux qui sont inclus dans le Bill of Rights et pour traîner les criminels comme Obama devant les tribunaux, ne peut avancer que par une mobilisation indépendante de la classe ouvrière dans une lutte politique contre le système capitaliste.

 

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Iconoclaste 14/02/2014 21:07


La classe ouvrière contre le système capitaliste ! Il n'y a plus de classe ouvrière !


Mais il y a toujours de vieux vampires qui carburent au rouge !

Wend Waoga 14/02/2014 15:13


La lutte pour défendre et étendre les droits démocratiques fondamentaux, tels ceux qui
sont inclus dans le Bill of Rights et pour traîner les criminels comme Obama devant les tribunaux, ne peut avancer que par une mobilisation indépendante de la classe ouvrière dans une
lutte politique contre le système capitaliste.


Ce serait l'idéal mais,se fera-t-il? That's the question!Si on va du principe que ce que nous
vivons aujourd'hui est le résultat d'une longue planification,il n'y a pas de quoi s'étonner de l'indifférence avec laquelle nous assistons à notre mise à mort!Après avoir utilisé la colère des
classes ouvrières au XIXe siècle pour destabiliser tout ce qui pouvait être une barrière à leur projets futûrs et installé ce qui les favorise,ils ont compris que c'est cette colère-là qui les a
aidé qui peut représenter le grand danger pour eux!Et comme la colère vient de
l'âme,il fallait tuer celle-ci!Et comme on ne peut tuer que ce qui est vulnérable,il fallait dans un premier temps la rendre sensible: exagération du code de la famille,les enlèvements d'enfants qui font que les parents ne sont pas
tranquilles quand leurs progénitures ne sont pas près d'eux,tensions permanentes quant à la bonne marche du couple,se mettre du côté du(de la) partenaire,de son enfant,et les défendre même s'ils
ont tort dans un litige,tenir les enfants comme on prend soin des oeufs,même dans les moments où ils ont besoin d'une tappe sur les fesses pour se calmer,afin de pouvoir penser à ce qu'il faut
faire qui arrangerait le futûr de ce même enfant,le coût de la vie qui n'arrête pas de grossir,d'où porter son attention sur le travail et ne penser qu'au travail,pour espérer échapper à la
précarité pour soi et pour sa famille,ce qui amène à releguer tout ce qui est parlotte politique au second plan! Regler les litiges dans le calme,le sang froid et la courtoisie,il n'y a rien de
tel,je dirais même idéal!Mais quels sont les effets réels de cette maîtrise de soi sur
l'individu?Je crois que les scientifiques ne nous ont pas tout dit!Je ne peux pas
croire qu'il soit conseillé à l'individu de se confier à quelqu'un quand il est tourmenté par quelque chose,alors qu'il doive refouler au fond de lui,une colère qui le consume,ce qui va à
l'encontre de la necessité de s'exprimer pour se sentir léger!Celà fait maintenant des décénies que nous refoulons nos ressentiments en disant à nos enfants par exemple "Ce n'est pas grave,ce que
tu as fait,mais ne recommence pas!",la même réaction vis-à-vis de nos collègues,même quand ils font les erreurs les plus élémentaires,on nous dit de rire de nos erreurs,alors que celles-ci sont
souvent des plus pénibles!Et je commence à me dire que cette pratique témoigne
peut-être d'une grandeur d'âme de la part de celui qui en use vis-à-vis d'autrui,mais
très dangereuse pour soi vis-à-vis des puissants!À chaque fois que nous refoulons notre colère,notre rage,que ce soit par souci de courtoisie ou pour éviter une situation plus compliqué,pour peu
que dans tous les cas,nous ayons raison,c'est une partie de nous qui meure! La preuve,les scandals politiques auxquelles nous avons assistés ces derniers temps sont assez pour que le monde se
retrouve sens-dessus-dessous et ce,depuis longtemps!Mais il ne s'est rien passé!Les mouvements estudiantins de Berkeley n'ont pas eu besoin de la moitié de ce que nous vivons aujourd'hui pour se
mettre en branle!Nous,avec les acquis tant démocratiques qu'en matière des droits de l'homme,c'est moins que ce qui a révolté les étudiants de Berkeley qui devaient susciter notre couroux,mais
nous subissons pire dans une passivité déconcertante!Nous sommes morts dans l'âme!On n'a plus,ni de fierté,ni d'orgueuil,et la somme de tout,manque de dignité!


 

Bernard 13/02/2014 23:47


Je pense que nous sommes TRES nombreux à rêver la nuit d'assassinats ciblés sur .... les commanditaires au pouvoir.

Athos 13/02/2014 22:41


tu sais bien que là dessus , je suis imparable.

Laurent Franssen 13/02/2014 21:53


Athos confonds terrorisme et jeux-vidéos...

Athos 13/02/2014 21:10


Si c'est un terrorriste, américain ou pas, si tu sais où il est ,tu le butes car lui ne se genera pas!

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