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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Les médias s'en foutent de l'Espagne, je ne vous parle même pas de la Grèce (2)

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 3 Juin 2011, 08:57am

Catégories : #Economie

 

 

Grèce: les Indignés raniment la démocratie 


3-0126-Drapeau-Grec--1-.jpgAthènes, envoyé spécial. En Grèce, « Los Indignados » ont pris la place… de la Constitution. Ils s’indignent, débattent, proposent. Peu à peu, ils s’organisent. A partir de 18 heures, le visage de la capitale est transformé. Quand le jour tombe, les mains se lèvent, devant la Vouli, le Parlement, casseroles et sifflets retentissent ; en assemblée générale, certains discutent. Comme si le pays renouait avec la démocratie participative… (à lire: Face à l'austérité, la Grèce entre protestations et divisions)


Il est 18 heures, Athènes s’éveille. Athènes s’indigne. Sur la place de la Constitution, des petits groupes échangent. Lefteris, 28 ans, est assis avec des amis devant sa tente plantée sous les orangers. Un peu d’ombre sous un soleil de plomb. «Nous sommes frustrés par la situation en Grèce.Nous espérons qu’enfin, vue la situation, les gens sortent de chez eux, manifestent. En Grèce bien sûr, en Europe, et même dans le monde!», déclare-t-il. Il est chômeur. Et bien convaincu que les politiques menées ne feront que réduire un peu plus encore ses chances de trouver un emploi.

L'esprit mêlé de peurs et d'espoirs

Soumis depuis plus d’un an à une austérité débridée, le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans unerécession dont nul ne connaît l’issue. Sur la place de la Constitution, les mots sont clairs : «Je suis là pour refuser les taxes qui augmentent, les scandales impliquant ceux qui, au pouvoir, nous ont volé notre argent», explique Olga. Elle a 21 ans, vient pour la troisième fois. Etudiante en pharmacie, elle est directement touchée par les mesures : dans ces études, par la baisse des moyens accordés à l’enseignement ; pour son avenir. Ce corps professionnel fait partie des «professions fermées». Il sera ouvert à la concurrence. «Je ne crois pas que ce soit une bonne chose. Nous ne pourrons pas avoir notre propre affaire. Nous allons devoir travailler pour des grandes chaines de pharmacie internationale» pressent-elle. Alors, elle compte revenir les jours suivants. «Je ne suis pas très positive sur la situation. J’espère que ce mouvement va changer les choses». Olga continue son chemin, l’esprit mêlé de peurs et d’espoirs.

Le Parlement grec, volets fermés

Sur le haut de la place de la Constitution, la Vouli, le Parlement grec, trône. Volets fermés. Les députés voient-ils ce qui se passe dans les rues ? En Grèce, en tout cas, quelques uns, du groupe socialiste, viennent d’envoyer une lettre au Premier ministre pour lui demander un changement de politique. «Des seconds couteaux», affirment quelques observateurs. Mais eux, peut-être ont compris le ras-le-bol profond qui s’exprime devant les Evzones, les folkloriques gardes nationales, protégées, comme le bâtiment, par une rangée de policiers bien plus calmes que lors des manifestations des syndicats.

 

grece_indignes_2.jpg«Nous voulons parler avec les gens et mieux comprendre ce qui se passe. Dire notre désaccord à la Vouli». Ainsi Sotiris, 18 ans, résume-t-il les raisons de sa venue. Une main levée régulièrement, il reprend en chœur le «dégage» que la foule lance aux députés. Eux ne voient pas, les volets sont fermés.

 

Rouge globe

 

Plongée dans une Grèce en crise

Depuis plus d’une semaine maintenant, les manifestations se succèdent devant le parlement grec à Athènes. Chaque soir, des milliers de manifestants viennent crier leur opposition aux mesures de rigueur. Une nouvelle aide financière internationale se profile pour la Grèce, afin d’éviter la faillite du pays. Mais en contrepartie le gouvernement grec va devoir encore durcir son plan d’austérité déjà très mal ressenti par la population. France Info a enquêté sur les conséquences concrètes de ces mesures de rigueur sur la vie quotidienne des Grecs.

Plongée dans une Grèce en crise L’enquête de Florent Guyotat  (4'44")
 
(c)RF/F.Guyotat

Manifestation devant le parlement grec
©RF/F.Guyotat

Un an après le début de l’application des premières grossesmesures d’austérité, beaucoup d’Athéniens constatent uneréduction très nette de leur train de vie. Un exemple marquant, parmi d’autres : celui des retraités. 
Pour faire des économies, le gouvernement a dû baisser le niveau des pensions. D’où la colère d’Hélène qui vient tout juste de prendre sa retraite et qui vient manifester tous les soirs devant le parlement grec avec le mouvement des indignés : “je devais toucher 800 euros par mois, mais finalement ce n’est que 500 euros. Expliquez-moi comment faire pour vivre avec une telle somme, quand on a un mari malade à la maison”.

Et il n’y a pas que les retraités qui sont touchés par les coupes budgétaires. Parmi les manifestants réunis chaque soir, Thémistoclès fait partie des plus assidus. Il est cadre dans le secteur public, et il affirme avoir perdu 400 euros par mois. Car le gouvernement a supprimé plusieurs primes qui étaient versées aux agents du public. Thémistoclès enrage, car parallèlement, le coût de la vie ne cesse d’augmenter, avec la hausse des taxes sur de nombreux produits : “on nous annonce par exemple un prélèvement sur les boissons gazeusesque nous consommons tous les jours.

France Info - Banderoles près du parlement grec

Banderoles près du parlement grec
©RF/F.Guyotat

Évidemment, avec la baisse des salaires et l’augmentation du coût de la vie, les Grecs consomment moins. Ce n’est pas bon pour l’économie du pays qui est toujours en récession (le montant du PIB devrait à nouveau baisser cette année, de presque 3%). Tout cela a des conséquences sur la vie des entreprises grecques. “Elles sont de plus en plus nombreuses à fermer”, raconte Julia Papatanasiou, responsable du syndicat des petites entreprises d’Athènes. Un magasin athénien sur cinq aurait fermé depuis un an d’après les chiffres collectés par cette organisation. Effectivement, dans la rue, on voit beaucoup de commerces au rideau baissé. “Nous souffrons de la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs, surtout les fonctionnaires, dont le salaire a diminué. C’est autant d’argent qu’ils ne dépensent plus chez nous”, ajoute Julia Papatanasiou.


Florent Guyotat
Avec la récessionle chômage continue d’augmenter. Il touche désormais plus de15 % de la population active grecque. Chez les jeunes, le taux est beaucoup plus élevé et dépasse les 30 %. Katerina, une autre manifestante athénienne, s’inquiète pour sa famille : “mon fils a quatre enfants et vient de perdre son travail. Il était mécanicien en CDD sur des bateaux. Mais son contrat n’a pas été reconduit avec la crise. Il a même été obligé d’aller à l’église pour se nourrir”. 

Toute une partie de la population glisse donc vers la pauvreté. C’est ce que constate le service social de Médecins du Monde à Athènes : “Nous avons un dispensaire où les soins sont gratuits, pour les personnes qui n’ont pas de sécurité sociale. Avant c’étaient surtout des étrangers et des demandeurs d’asile qui venaient chez nous. Mais désormais, on voit aussi des Grecs qui n’ont plus les moyens de se soigner. Entre 11 et 13 % de nos patients sont des Grecs, et pas des étrangers.

France-Info

 

 

La CIA ne voit plus que le coup d'Etat pour sortir la Grèce de la crise

 

Selon Hürryet, quotidien turc, citant l'allemand Bild, la Central Intelligence Agency (CIA) des États-Unis a averti qu'il pourrait y avoir un coup d'Etat militaire en Grèce par la marée montante de l'agitation sociale avant les plans d'austérité draconiens imposées par les gouvernements. La Grèce n’a plus d'autre moyen que de se retirer de l'euro, mais cela impliquerait et compliquerait l'ensemble de l'Europe et la finance mondiale. 


Selon le rapport de la CIA, les manifestations qui se déroulent en Grèce ont donné lieu à une escalade de la violence dans les rues avec un soulèvement populaire massif contre lequel le gouvernement grec a perdu le contrôle. Par conséquent, le coup d'État militaire n’est plus que la seule manière viable dans la perspective d’une prochaine sortie de crise. 

La Grèce est sous une pression énorme, le gonflement de sa dette publique atteint 340 milliards d'euros. La troïka comprenant l'Union européenne, le FMI et la BCE font pression sur la Grèce pour un programme rigoureux de privatisation et forcent tous les partis politiques à adopter des mesures d'austérité en plus des réformes qui ont déjà provoqué de violentes manifestations dans les rues. La réduction des dépenses dans la fonction publique est considérée comme exagérée et l'austérité et enfonce davantage leur l'économie. 

 
Le Ministre néerlandais des Finances, Jan Kees de Jager, a déclaré que son pays, avec l'Allemagne, la Finlande et d'autres membres de l'UE, que la Grèce n’est plus en accord avec l’euro, et qu’avec elle, hélas, prêter de l’argent ne sert à rien si le pays ne se dote pas dès maintenant de nouvelles mesures d’austérité.

 

«Il est vital que la Grèce soit à la hauteur des accords conclus l'année dernière, si elle veut recevoir le colis de secours, soit la modique somme de € 110.000.000.000 (155 milliards de dollars)."

 

Traduction : Ghisham Doyle pour WikiStrike

 

WikiStrike LIVE

Grèce: Des militants bloquent l'accès au ministère des Finances

Des militants communistes ont bloqué ce vendredi l'entrée du ministère grec des Finances, où se déroulent des négociations sur le sauvetage financier du pays.

Des activistes du Pame, un syndicat communiste et non-violent, ont déployé sur cinq étages du bâtiment une large banderole, sur laquelle était écrit : «Organise-toi et combats pour la révolution - Grève Générale».

Il était impossible d'accéder au ministère, situé dans le centre d'Athènes.

Dans un communiqué, le Pame affirme qu'il est du devoir des Grecs «de faire obstacle au projet de transformer les travailleurs en esclaves modernes».

Nouvelles mesures d'austérité budgétaire pour 2011

Le ministère des Finances est situé place Syntagma, où des manifestants se rassemblement tous les soirs pour protester contre la corruption et la mauvaise gestion économique du pays.

Des négociations s'y déroulent depuis un mois entre le gouvernement grec et des inspecteurs de la troïka Union européenne-Fonds monétaire international-Banque centrale européenne.

La Grèce a accepté jeudi de prendre de nouvelles mesures d'austérité budgétaire pour 2011, représentant 6,4 milliards d'euros, dont une hausse des impôts ainsi qu'une révision des exonérations de l'impôt sur le revenu, a-t-on appris de source gouvernementale grecque.

Les dicussions sur le programme budgétaire à moyen terme de la Grèce devraient s'achever vendredi et la troïka devrait publier un communiqué dans la journée.

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