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Les médias s'en foutent de l'Espagne, je ne vous parle même pas de la Grèce

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 29 Mai 2011, 09:00am

Catégories : #Social - Société

Grèce: nouvelle manifestation de milliers d' "Indignés" contre l'austérité


Grèce: nouvelle manifestation de milliers d' "Indignés" contre l'austérité

Tapez "Grèce", "manifestation" et la date du 28 mai 2011 dans Google, vous ne trouverez pas grand chose dans les grands médias, aujourd'hui, l'éclairage médiatique grec passe avec du mal dans le grand, somptueux, scandaleux, et retentissant quotidien "Le courrier Picard". Ouf et merci la Picardie !



RIB-Plusieurs milliers de Grecs se sont rassemblés, jeudi, pour la deuxième soirée consécutive, à Athènes et Salonique (nord), à l'appel d'un collectif, les "Indignés", protestant, sur le modèle espagnol, contre l'austérité imposée au pays. 
En début de soirée, les manifestants, protégés par des parapluies de violentes pluies orageuses, étaient, environ, 3.000, selon un photographe de l'AFP, la moitié, selon la police, en début de soirée. 

http://french.irib.ir/info/international/item/116027-gr%C3%A8ce-nouvelle-manifestation-de-milliers-d-indign%C3%A9s-contre-laust%C3%A9rit%C3%A9 

A Athènes, les "Indignés" grecs montent leur campement place Syntagma 

ATHENES (AFP) - Après Madrid, les "Indignés" grecs, qui réunissent des milliers de personnes depuis deux jours à Athènes via les réseaux sociaux, montent un campement place Syntagma, devant le Parlement, pour exiger une "vraie démocratie" ou un "référendum" contre l'austérité. 

Vendredi, la place centrale d'Athènes, lieu de convergence de toutes les manifestations qui rythment le quotidien du pays depuis un an, est devenue une sorte de ruche, où se côtoient touristes flâneurs, députés pressés, et petits groupes de militants de tous bords qui disent vouloir "réveiller" la démocratie grecque. 

Sous un arbre, une grande table sur des tréteaux porte l'inscription "une vraie démocratie maintenant" (realdemocratie.gr). Des listes y sont accrochées portant des en-têtes comme "secrétariat", "traduction juridique", "transport", ou encore "sécurité", et les passants sont invités à inscrire leurs noms. 

Une pétition? non. "Nous collectons les adresses et contacts des gens qui peuvent nous aider à nous organiser selon leurs talents", explique à l'AFP un jeune homme barbu, qui s'affaire au-dessus d'un carton plein de fiches et préfère taire son identité.

"Nous dormons ici sous des tentes", ajoute-t-il, en montrant derrière lui plusieurs petites tentes rouges et vertes tassées les unes contre les autres. 
© AFP Un manifestant est assis devant une rangée de policiers, le 26 mai 2011 devant le Parlement grec à Athènes 
© AFP Aris Messinis 

"Ce que nous voulons? une vraie démocratie, c'est tout", se contente-t-il de dire, les yeux tournés vers le Parlement voisin. "Revenez à 21 heures", ajoute-t-il, "nous vous dirons exactement qui nous représentons car nous n'avons pas encore élu nos chefs". 

Plus loin, une bannière a été hissée sur le mur de l'entrée d'une station de métro portant, rédigée en français, l'inscription en lettres géantes: "Et vous combien de temps allez-vous dormir?", invitant les Français à se joindre aux mouvements de protestation pacifiques, à l'instar de ceux qui ont eu lieu en Espagne. 

En Grèce, où la contestation était jusqu'à présent portée par des manifestations quasi-institutionnelles, ritualisées à l'extrême, et encadrées de près par les partis, tous les mouvements et groupuscules actifs sur internet, certains se disant apolitiques, d'autres ultra-engagés, se sont révélés au grand jour mardi. 

Ce jour là a eu lieu le premier rassemblement "d'Indignés" sur la place Syntagma, lancé notamment via Facebook. Il a réuni spontanément 8.000 personnes, selon la police, mais plus probablement 20.000, selon la plupart des médias, venus sans slogan, sans étiquette, juste dire que la vie devient trop difficile en Grèce. 

Le lendemain, plusieurs milliers de personnes ont à nouveau afflué. 
© AFP Des manifestants devant le Parlement grec à Athènes le 26 mai 2011 
© AFP Aris Messinis 

De fait, après un an d'austérité draconienne, et surtout plus de deux ans de profonde récession, la population a du mal à digérer les nouvelles mesures de rigueur en préparation, censées stopper l'avancée de la crise de la dette qui fait trembler toute la zone euro. 

Vendredi, les créanciers du pays, UE et FMI, étaient d'ailleurs engagés dans une partie de poker à trois avec le gouvernement grec et l'ensemble des partis politiques du pays pour exiger un consensus sur le renforcement de l'austérité et des privatisations en échange de leur soutien financier. 

"Ce n'est que du théâtre, et ils sont de très mauvais comédiens", juge Panos Theodorides, un agent d'assurances présent depuis dimanche place Syntagma, après avoir lancé, sur internet également, le groupe "Les 300 Grecs" pour demander un référendum sur l'arrêt du mémorandum signé en 2010 par la Grèce avec l'Union européenne et le Fonds Monétaire international. 

"Nous avons recueilli 5.000 signatures en quelques jours" dit-il. "Nous ne partirons pas d'ici avant qu'il n'y ait un référendum". 

photo_1306511415132-2-1.jpgGrèce: Papandréou s'engage à durcir l'austérité, malgré un blocage politique


Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, s'est engagé vendredi à lancer sans délai son nouveau programme d'austérité, en dépit du refus de son opposition d'épauler l'effort, comme le réclame l'Union européenne en vue d'une poursuite du soutien accordé avec le FMI à la Grèce.

Prenant acte de son échec à arracher un consensus minimal lors d'une réunion de crise avec les quatre autres dirigeants des partis politiques parlementaires, M. Papandréou a souligné qu'il était "de la responsabilité du gouvernement de sortir le pays de la crise", dans un message télévisé.

"Nous remplirons cette mission avec ou sans consensus", a-t-il ajouté, annonçant une conclusion "ces prochains jours des négociations" avec les représentants de l'Union Européenne et Fonds monétaire international pour finaliser les nouvelles mesures.

Mais il a souligné qu'il "poursuivra ses efforts d'entente nationale".

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, venait de déplorer le blocage politique grec, et d'avertir le gouvernement, qui dispose d'une majorité de 156 députés sur 300, que le "temps presse" pour adopter le plan d'austérité, dont le vote au Parlement est prévu début juin.

"Nous comptons sur la poursuite des efforts en vue d'un accord de l'ensemble des partis pour soutenir le programme de l'UE et du FMI. Un accord doit être trouvé rapidement", a souligné M. Rehn.

Les dirigeants des partis politiques grecs autour du Premier ministre et du président, à Athènes, le 27 mai 2011 (Photo Aris Messinis/AFP)

Les créanciers réclament cet engagement car la portée de certaines mesures dépassent le terme électoral de l'actuelle majorité socialiste.

Le président français Nicolas Sarkozy a toutefois mis en avant vendredi la solidarité européenne, en affirmant que "la chose importante, c'est que nous défendrons et nous soutiendrons l'euro et la solidarité à l'intérieur de la zone euro".

Le chef de l'opposition grecque de droite, Antonis Samaras, a expliqué que son parti ne pouvait avaliser la hausse prévue des impôts.

M. Papandréou a affirmé lui avoir proposé une "négociation commune" sur cette question avec la Troïka (Commission et banque centrale européennes, FMI) qui assure le suivi de l'austérité grecque.

Le nouveau plan combine accélération des privatisations et durcissement de la rigueur administrée depuis un an.

Dénoncé vendredi pour la troisième soirée consécutive par des milliers de personnes massées devant le Parlement en réponse à un appel "apolitique" sur internet, ce programme vise à convaincre UE et FMI de poursuivre leur soutien financier, initié en mai par le déblocage d'un prêt de 110 milliards.

Le chef de l'opposition de droite Antonis Samaras (d) et le leader populiste Georges Karatzaféris à Athènes, le 27 mai 2011 (Photo Aris Messinis/AFP)

Athènes négocie depuis le 10 mai avec la Troïka le déblocage crucial, prévu en juin, de la cinquième tranche de 12 milliards d'euros de ce prêt, ainsi qu'une éventuelle rallonge, les taux prohibitifs réclamés au pays lui barrant le retour sur les marchés.

La Troïka n'a pas indiqué le moment auquel elle rendra son verdict.

Le FMI, qui prête 30 milliards d'euros sur les 110, avait averti jeudi qu'il conditionnerait son aide à des "assurances" sur la capacité du pays à lui rembourser cet argent.

M. Papandréou avait auparavant souligné dimanche qu'un gel de la cinquième tranche équivaudrait "selon toute probabilité, à la banqueroute" du pays, plombé par une dette supérieure à 150% de son PIB.

Des analystes européens voient une pression maximale mise sur la Grèce pour passer aux actes de la rigueur. Athènes a d'ailleurs pris acte du message en annonçant jeudi avoir lancé la cession d'une nouvelle part publique dans le groupe de télécoms OTE à l'allemand Deutsche Telekom.

"Le problème avec la Grèce ne sont pas les engagements, mais leur mise en oeuvre effective", a lâché une source européenne proche du dossier.

 

 

Grèce: une première manifestation des "Indignés" grecs via les réseaux sociaux

Des manifestants grecs à Athènes le 25 mai 2011

Des manifestants grecs à Athènes le 25 mai 2011

Plusieurs milliers de Grecs ont envahi mardi soir la place Syntagma au centre d'Athènes, à l'appel du collectif les "Indignés", qui proteste, sur le modèle espagnol, via les réseaux sociaux contre les mesures d'austérité qui frappent le pays, englué dans la récession.

Environ 8.000 personnes, dont énormément de jeunes, étaient présentes selon la police, tandis que d'autres manifestations spontanées sur le même modèle avaient lieu dans d'autres villes grecques, notamment à Salonique (4.000 personnes selon la police).

Le rassemblement, inspiré de celui de la Puerta del Sol à Madrid, a été organisé via internet, notamment le réseau Facebook, sous un seul mot "les indignés", qui rassemble à droite et à gauche.

Mardi soir, la page Facebook "Indignez vous à Syntagma" comptait 32.500 fans. Lundi soir, au moment où l'appel à manifester est arrivé dans les rédactions, elle n'en comptait que 22.000 environ.

Sur la place, quelques slogans, comme "voleurs" ou "kleptocratie", ont été criés à l'encontre du gouvernement, malgré un mot d'ordre de rassemblement silencieux.

Pour Dimitris Georgiou, un chômeur de 28 ans qui travaillait auparavant dans un groupe pharmaceutique "il n'est plus possible de supporter tout ça". "Il faut que ceux qui ont volé paient", a-t-il dit à l'AFP.

Dora Gazi, ex-publicitaire, 35 ans, dit avoir "fait face à la précarité depuis trois ans et demi". "Cela ne peut plus durer. Les gens doivent réagir. Pas violemment, mais avec des manifestations pacifiques", a-t-elle dit.

Plus loin, Georges, 44 ans, bijoutier, se disant apolitique et anti-syndicat, est venu simplement parce qu'il a "entendu parler d'un rassemblement d'indignés".

Un homme âgé d'une quarantaine d'années, constate qu'en "Espagne, cela a commencé avec des groupes de quelques centaines de personnes". "En Grèce, nous sommes toujours en retard, et nous voulons tout maintenant", a-t-il ajouté.

Plus loin, une femme, âgée d'une cinquantaine d'années soupire contre les privatisations annoncées par le gouvernement sous la pression de ses créanciers pour tenter de désendetter le pays: "Il était temps qu'il y ait une manifestation comme celle-là. Ils sont en train de vendre le pays".

Un autre défilé de salariés de l'entreprise énergétique PPC-DEI, rassemblant environ 1.000 personnes selon la police, s'est d'ailleurs déroulé dans une autre partie de la capitale grecque contre le projet de privatisation, également annoncé dans le cadre du plan de redressement économique du pays, sous la pression des créanciers de la Grèce.

Le gouvernement grec a annoncé lundi un plan prévoyant des privatisations immédiates, dont celle de PPC-DEI, et de nouvelles mesures d'austérité, dont des hausses d'impôts, et des coupes sociales, alors que le chômage progresse sur fonds de récession pour la troisième année consécutive, en particulier chez les jeunes de moins de 24 ans, où il frôle les 40%.

A Madrid, les jeunes "indignés" espagnols, qui expriment le ras le bol de la jeunesse espagnole désenchantée, souvent précaire, sans réelles perspectives, ont développé un mouvement de protestation depuis quelques jours sur la place Puerta del Sol.

En Grèce, où les manifestations sont quasi quotidiennes depuis plusieurs mois contre l'austérité, il s'agit de la première protestation de ce type.

Généralement, les défilés, très organisés, et encadrés par les centrales syndicales, sont annoncés longtemps à l'avance et rassemblent quasiment toujours les mêmes personnes. Ils donnent lieu souvent à des violences, devenues quasi rituelles, entre des groupes autonomes ou anarchistes qui contestent l'ordre établi et la police.

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