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Les prix Nobel du cartel bancaire sont de vraies lumières

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 13 Octobre 2011, 07:40am

Catégories : #Economie

Les prix Nobel du cartel bancaire sont de vraies lumières


Christopher Sims et Thomas Sargent ont tous deux reçu le prix Nobel d’économie 2011. Bien sûr, ils sont Américains puisque la « lumière » est censée venir de là pour illuminer le monde vers la sortie de crise. Ces deux caporaux de Wall Street n’ont pas tardé à satisfaire les « intelligences » à l’origine de leur promotion. En effet, ils ont une idée géniale pour sortir cette fichue Europe de la crise : renforcer la compétence budgétaire de Bruxelles !

Le Secrétaire américain au Trésor s’est récemment déplacé en Pologne pour expliquer aux Européens qu’ils devaient ouvrir le portefeuille plus largement pour la Grèce, faire comme les Etats-Unis : dépenser sans compter et faire confiance à leur sauveur de la Seconde Guerre mondiale. Bien sûr, il n’a pas dit que Wall Street haïssait l’Europe et que les agences de notation américaine travaillaient pour l’Empire. Pensez-vous, cela ne serait pasgentlemen.

Mais revenons à nos deux prix Nobel et à leur solution miracle : le fédéralisme budgétaire.

Un précédent historique doit selon eux servir de modèle: l’union des budgets des treize États fondateurs des États-Unis avec la Constitution de 1787. Pour Christopher Sims, il s’agit-là d’une «solution déterminée» avec laquelle «nous sommes nés». Et Thomas Sargent d’appeler la zone euro à concevoir «une manière de partager les fardeaux budgétaires pour relier la compétence budgétaire à la Banque centrale européenne (BCE) et au prêteur en dernier ressort». D’après lui, les perspectives pour l’euro demeureront «sombres» si ces liens «restent aussi peu clair». Même si l’idée n’est pas nouvelle, elle a ressurgi à la faveur de la crise grecque. Ce mercredi, des personnalités politiques et économiques de toute l’UE (dont le milliardaire George Soros ou Martti Ahtisaari, l’ancien premier ministre finlandais) ont signé une tribune appelant les dirigeants de la zone euro à s’unir. Publiée par le Financial Timescette missive prône la «mise en place d’un budget commun qui pourrait lever des fonds et assurer la discipline fiscale des États membres». Dans cet esprit, Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, a récemment souhaité que l’Europe se dote «d’un ministre fédéral des Finances».(Source : Le Figaro 11.10.12)

La menace sur l’euro n’est pas nouvelle et nos deux Nobel n’apprendront rien à quiconque réfléchit un tant soit peu. De toutes les façons, l’euro est cuit et l’Allemagne prépare son retrait. Car l’Allemagne n’est intéressée par le projet européen que dans la perspective d’un système qui fonctionne normalement et lui rapporte. La classe politique de Berlin n’a rien à voir avec la nôtre. Désormais, les remontées magmatiques venant de Grèce et d’autres pays par effet dominos, ont déclenché un scénario où nous sommes spectateurs en comptant les laissés pour compte, ces pauvres gens qui souffrent de plus en plus au quotidien de l’énorme arnaque organisée par les banquiers internationaux avec la complicité des politiciens. Nous parlons de la plus grande spoliation jamais réalisée au niveau européen au cours des deux derniers siècles. Le scénario des prix Nobel américains est connu : les pauvres sont et seront de plus en plus nombreux, et la classe moyenne va maigrir considérablement d’ici le mois d’octobre 2012. Nous en reparlerons peut-être dans un an.

 

Source : L.I.E.S.I

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