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Les puissantes éruptions solaires annoncent l'imminence d'un inquiétant pic d'activité solaire

Publié par wikistrike.com sur 16 Mars 2012, 19:54pm

Catégories : #Astronomie - Espace

Les puissantes éruptions solaires annoncent l'imminence d'un inquiétant pic d'activité solaire

 

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Début mars 2012, d'importantes éruptions solaires ont généré des tempêtes géomagnétiques qui ont touché la Terre avec des effets heureusement limités. Toutefois, elles annoncent l'imminence d'un pic d'activité solaire dont les conséquences pourraient être sérieuses.

 

La couronne solaire est la zone entourant le soleil (visible durant une éclipse solaire). Les températures peuvent y atteindre plus d'un million de degrés et elle émet des rayons X. Les éjections de masse coronale (CME), souvent dues à des zones en activité sur la surface du soleil (comme les groupes de taches solaires), rejettent d'énormes quantités de rayons et de matière dans l'espace.

 

Dès le 2 mars 2012, l'observatoire spatial euro-américain d'étude du Soleil et de l'héliosphère (SOHO) a détecté une nouvelle région particulièrement active sur le Soleil. Celle-ci a donné lieu à trois éjections de masse coronale qui ont atteint directement la Terre, heureusement protégée par sa magnétosphère[1].

 

 

Les 5, 6 et 8 mars 2012, des éruptions solaires ont émis d'énormes nuages de plasma magnétisés dans l'espace interplanétaire à des vitesses inhabituellement rapides : jusqu'à plus de 2000 km/s, contre moins de 1000 km/s lors de l'exceptionnelle éruption solaire de juin 2011.

En outre, un puissant flux de protons à haute énergie a été généré par ces éruptions.

 

La tempête du 8 mars 2012 a été classée G3 (forte) sur une échelle de 1 à 5.

 

Eruption solaire du 6 mars 2012 enregistrée par le Solar Dynamics Observatory (SDO). Une des caractéristiques les plus spectaculaires est l'ondulation de la surface du Soleil, conséquence de la puissance de l'éruption. Les ondes se sont propagées sur toute la surface du soleil avec des vitesses de 450 km/s. Le film montre deux vagues distinctes. La première semble se propager dans toutes les directions, la seconde est plus limitée, se déplaçant vers le sud-est.

© NASA/SDO/AIA

 

Des conséquences limitées

 

Si les tempêtes géomagnétiques créent de magnifiques aurores boréales aux hautes latitudes, elles peuvent affecter les satellites et donc les systèmes de navigation par satellite (GPS), les communications radio à haute fréquence mais aussi les réseaux électriques au sol. Les conséquences sur nos sociétés de plus en plus dépendantes des technologies pourraient être sérieuses.

 

Le 8 mars 2012, l'orientation du champ magnétique a été contraire à ce qu'il aurait fallu pour provoquer un impact géomagnétique plus fort. Toutefois, des liaisons aériennes commerciales ont évité les itinéraires polaires en raison des perturbations au niveau des communications haute fréquence.

 

Conscient des inquiétudes internationales grandissantes concernant le risque de perturbation des satellites et des mécanismes de communication, de la navigation aérienne et de l'approvisionnement en énergie électrique, le Congrès météorologique mondial de 2011 a convenu de renforcer la coordination internationale de la météorologie spatiale. L'OMM collabore avec l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et le Service international de l'environnement spatial (ISES) et d'autres partenaires afin qu'une meilleure coordination internationale réponde aux exigences au moyen d'alertes et de produits normalisés.

 

« Nous sommes de plus en plus confrontés aux effets de la météorologie de l'espace. La coordination internationale permet de partager les informations à une plus large échelle et, par conséquent, de mieux tirer parti des investissements nationaux », a déclaré Barbara Ryan, Directrice de la Division des activités satellitaires de l'OMM.

 

Mais le pire est à venir

 

La fréquence et l'ampleur de ces phénomènes sont en effet amenées à croître à l'approche du prochain pic d'activité solaire, aux alentours de 2013.

 

Après une période d'activité solaire relativement calme, un pic devrait se produire aux alentours de 2013, avec des incidences sur l'environnement situé entre le soleil et la Terre. Un minimum solaire se produit les années durant lesquelles le nombre de taches solaires est au plus bas. Un maximum solaire au contraire se caractérise par un accroissement des taches solaires, qui peuvent parfois atteindre plusieurs centaines sur une même journée. Durant un maximum solaire, l'activité du soleil et les effets de la météorologie spatiale sur la Terre sont élevés.

 

Un cycle solaire dure généralement 11 ans. Toutefois l'exposition aux incidences de la météorologie de l'espace est beaucoup plus importante que par le passé en raison de la forte dépendance de la société à l'égard des technologies de communication sans fil et des satellites.

 

Notes

1.La magnétosphère terrestre est située au-delà de l'ionosphère, c'est-à-dire au-dessus de 800 à 1 000 km d'altitude. La magnétosphère agit comme un écran et protège la surface terrestre des excès du vent solaire, nocif pour la vie.

 

Sources

•Geomagnetic Storm Strength Increases - NASA

•Large solar flares generate geomagnetic storm - ESA

•Les scientifiques surveillent les incidences des tempêtes solaires - OMM

•BIG (X5 LEVEL) FLARE AND CME ERUPTS (MARCH 7, 2012) - SOHO

 

Via "2012 vers un nouveau paradigme" (que nous saluons)

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