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Manger bio coûte 58% plus cher

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 9 Octobre 2011, 22:46pm

Catégories : #Santé - psychologie

 

 

Manger bio coûte 58% plus cher

Source : les moutons enragés

 

Sachant que le prix de l’alimentation est en augmentation chaque semaine et que les prix ne vont pas cesser d’augmenter dans les mois à venir, on peut librement penser que le prix du bio va suivre la tendance et devenir autre qu’inabordable! Une honte quand même, nous sommes pour la plupart contraints à manger de la nourriture empoisonnée faute de moyens pour nous nourrir avec de la nourriture saine!

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Face au flou artistique qui régnait en la matière, Linéaires a réalisé en 2009 une enquête exclusive afin de mesurer l’écart de prix entre produits bio et conventionnels. Verdict : le bio ressortait 72 % plus cher. Deux ans plus tard, nous avons voulu savoir comment la situation avait évolué, sachant que le chiffre d’affaires du bio en GMS a tout simplement doublé ces trois dernières années. 

Avec le développement du marché et son caractère stratégique, on était donc en droit d’attendre une baisse de l’écart de prix. D’autant que les distributeurs se sont largement emparés du sujet dans les médias, clamant leur volonté de rendre le bio accessible à tous. Les deux enseignes qui ont gagné le plus de part de marché sur le bio depuis deux ans ont d’ailleurs été les plus actives dans le domaine : Auchan, en dégainant ses 50 produits bio à moins d’un euro début 2010, et Leclerc, en créant son comparateur de prix lebiomoinscher.com presque dans la foulée.

 

 

1 100 prix relevés

le plus faible surcoût chez Intermarché, mais Leclerc est le moins cher.

Si la diminution de l’écart de prix n’a rien d’une surprise, encore fallait-il la chiffrer. Linéaires s’y est attelé, en visitant cinq enseignes (Leclerc, Carrefour, Intermarché, Auchan, Géant Casino) qui, ensemble, pèsent près de 60 % du chiffre d’affaires du bio en GMS.

Après 1 100 prix relevés, la sentence est tombée : manger bio coûte en moyenne 58 % plus cher. Un écart qui s’est réduit de 14 points en deux ans. La baisse est significative. Mais la « douloureuse » n’en reste pas moins élevée pour les clients du bio.

Au passage, l’enquête de Linéaires fait écho à celle de nos collègues de Rayon Boissons. En mai dernier, le magazine publiait une étude similaire sur un panier de 120 boissons. Conclusion : 49 % de surcoût pour le bio.

l'écart est le plus faible en crémerie, le plus élevé en charcuterie

Les écarts relevés par Linéaires sont par ailleurs très cohérents d’une enseigne à l’autre. Le plus faible surcoût est relevé chez Intermarché ( + 50 %), ses rivaux flirtant tous avec les 60 %.

Les Mousquetaires tiennent notamment ce score d’un bon positionnement prix sur les fruits et légumes bio. Mais il faut dire, aussi, que leur MDD conventionnelle n’est pas la plus compétitive, ce qui tend à diminuer le surcoût du bio. En outre, Intermarché présente une offre bio plus réduite que ses concurrents. Ces bémols n’enlèvent aucun mérite aux Mousquetaires, qui arrivent en second au classement de l’indice prix calculé sur un panier de 80 références bio présentes partout.

Le leader dans ce domaine est Leclerc. Le deuxième vendeur de bio en France (derrière Biocoop) présente le même surcoût que Géant Casino (60 % d’écart), mais les prix du Stéphanois sont en moyenne 20 % plus élevés que ceux de Leclerc !

 

 

La charcuterie ne suit pas le rythme

Le vinaigre balsamique bio est 62 % plus cher sous MDD Leclerc

Au-delà des chiffres bruts, c’est leur évolution qui est intéressante à scruter. En deux ans, l’écart entre le bio et le conventionnel a diminué dans toutes les catégories, d’environ 20 points en épicerie et en fruits et légumes, de 12 points en crémerie. Désormais, un produit bio sur deux présente un surcoût inférieur à 50 %.

A l’autre bout de l’échelle, plus d’un article sur sept affiche encore un prix double, voire plus, face au conventionnel.

Principal rayon concerné, la charcuterie. Jambons, lardons fumés, roti de porc ou terrine de campagne arborent en moyenne un prix de vente deux fois plus élevés en version bio. Ce fossé pénalise le développement du bio (0,9 % du CA charcuterie). Pire, le marché ne suit pas le rythme des autres catégories : le surcoût du bio s’est seulement réduit de 7 points en deux ans au linéaire charcuterie-traiteur.

La faute en revient au coût encore prohibitif de la matière première. « Le prix du porc bio est déconnecté de celui du porc conventionnel, témoigne Jérôme Lebrun, gérant de Bioporc, industriel transformant exclusivement du porc bio. Aujourd’hui, nous achetons le porc bio entre 2,5 et 3 fois plus cher. » L’écart de prix en linéaire atteint des sommets lorsque l’équivalent conventionnel est, en plus, bataillé en prix par les enseignes.

Le lait Lactel en bouteille est en moyenne 50 % plus cher en version bio.

Exemple avec le jambon découenné 4 tranches Herta, dont la version bio est, chez Leclerc, plus de trois fois plus chère au kg ! A ce niveau-là, les rotations ne risquent pas de décoller. Et la situation ne va pas se décanter tout de suite, car le porc est de loin la filière d’élevage la plus en retard sur le bio. En 2010, seules 0,5 % des truies élevées en France l’étaient selon le cahier des charges bio.

 

 

Opération de communication

Le cas caricatural du porc mis à part, l’écart de prix entre bio et conventionnel s’assagit nettement. Via les économies d’échelle engendrée par la hausse des volumes, d’une part. Mais aussi, avec parcimonie certes, via la concurrence entre enseignes.

En proposant toute l’année 50 produits bio à moins d’un euro, Auchan a clairement rogné ses marges sur les MDD concernées. Exemple dans les fromages : le parmigiano râpé bio (0,99 € les 50 g), moins cher au kg que le standard (1,26 € les 60 g), ou encore sur l’emmental râpé (100 g), vendu seulement 5 % plus cher en bio. Deux anomalies sur un marché du fromages où l’écart moyen s’établit à 55 %. Idem pour la moutarde bio, seulement 4 % plus chère quand le différentiel atteint 49 % en moyenne au rayon assaisonnements et huiles.

On touche là du doigt le revers de la médaille de cette opération de communication : elle laisse entrevoir le matelas de marges sur lequel s’assied le distributeur. La remarque vaut aussi pour qui observe les différences de prix entre Leclerc et Géant Casino… Leclerc, justement, semble n’avoir d’autre destin que de faire sur le bio ce qu’il fait déjà en conventionnel. A savoir être le moins cher sur un maximum de références et le faire savoir via son comparateur de prix. Voilà qui devrait contribuer à réduire l’écart de prix entre le bio et conventionnel.

Méthodologie

Les relevés de prix de Linéaires concernent un panier de 1 100 produits, soit 550 comparaisons de prix. Ils ont été réalisés entre le 25 août et le 2 septembre sur les villes de Rennes et Lyon. Seuls les produits conventionnels et bio de même marque (nationale, régionale ou MDD), à recette et format comparables, rentrent dans le champ de l’étude.

Source: lineaires.com

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