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Médicaments : voilà pourquoi vous payez trop cher pour même pas le meilleur médicament

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 5 Octobre 2011, 10:21am

Catégories : #Santé - psychologie

Médicaments : voilà pourquoi vous payez trop cher pour même pas le meilleur médicamen

Source : amessi

 

« Ce livre choque. Il révèle comment les grands holdings pharmaceutiques ­ avec la collaboration des pouvoirs publics ­ escroquent massivement et systématiquement l’assurance-maladie, « Ce livre choque. Il révèle comment les grands holdings pharmaceutiques ­ avec la collaboration des pouvoirs publics ­ escroquent massivement et systématiquement l’assurance-maladie, incitent à agir de façon irresponsable sur le plan médical et laissent sur le carreau les gens dénués de pouvoir d’achat », déclare Koen Steel, président du KWB.


Voilà pourquoi vous payez trop cher pour... même pas le meilleur médicament !

« Une bombe éclatera le 3 octobre, à la Foire du Livre à Anvers », écrit le journaliste Wilfried Hendrickx au début de sa série d’articles sur la guerre des médicaments dans l’hebdomadaire Humo.

« Ce jour-là, le docteur Dirk Van Duppen présentera son ouvrage La guerre du cholestérol au grand public et il en débattra avec Rudy Demotte, ministre de la Santé. » Le bouquin fait déjà fureur, avant même d’être sorti. De nombreuses personnalités du monde académique et, il faut le souligner, syndical ne tarissent pas d’éloges à son propos, comme s’ils choisissaient déjà leur camp dans le grand débat que beaucoup attendent. Kris Merckx, co-fondateur de Médecine pour le Peuple, n’est pas peu fier de la fermeté avec laquelle Dirk Van Duppen défend une alternative très concrète.

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« Ce livre choque. Il révèle comment les grands holdings pharmaceutiques ­ avec la collaboration des pouvoirs publics ­ escroquent massivement et systématiquement l’assurance-maladie,
« Ce livre choque. Il révèle comment les grands holdings pharmaceutiques ­ avec la collaboration des pouvoirs publics ­ escroquent massivement et systématiquement l’assurance-maladie, incitent à agir de façon irresponsable sur le plan médical et laissent sur le carreau les gens dénués de pouvoir d’achat », déclare Koen Steel, président du KWB.

La guerre du cholestérol du Dr Dirk Van Duppen (Médecine pour le Peuple)

Un ouvrage de référence sur Big Pharma, à l’usage des médecins et des patients

La guerre du cholestérol. Pourquoi les médicaments sont si chers, de Dirk Van Duppen,1. Mais il constitue aujourd’hui déjà le fil rouge d’une série de trois reportages dans l’hebdo Humo2.

L’intro de Wilfried Hendrickx est éloquente :

« Voici l’un des deux ou trois bouquins qui, ces dernières années, sont parvenus à me faire bouillir les sangs (moi qui suis habituellement froid). » Dans une langue simple et à l’aide de faits irréfutables, Dirk Van Duppen nous livre un récit choquant sur ce qui se cache derrière tous ces médicaments onéreux que vous ou votre entourage devez avaler, parfois à bon escient, mais bien plus souvent sans en avoir vraiment besoin.

Kris Merckx

« Ce livre choque. Il révèle comment les grands holdings pharmaceutiques ­ avec la collaboration des pouvoirs publics escroquent massivement et systématiquement l’assurance-maladie, incitent à agir de façon irresponsable sur le plan médical et laissent sur le carreau les gens dénués de pouvoir d’achat », déclare Koen Steel, président du KWB.


Le livre De cholesteroloorlog. Waarom geneesmiddelen zo duur zijn de Dirk Van Duppen est paru aux Editions EPO, compte 264 pages et coûte 17 euros. Le livre existe uniquement en néerlandais. La traduction française est prévue pour janvier 2005.


Malgré tous les avertissements, il est possible qu’après la lecture du livre de Dirk, il vous faille vous aussi prendre un comprimé. Contre l’écurement. Car quel autre sentiment avoir quand on découvre comment l’industrie pharmaceutique abuse les gens à grande échelle et achète même les personnes en qui, en tant que patient, vous devriez avoir toute confiance ? Peut-être avez-vous également une (grand-)maman qui prend de l’Amlor pour sa tension ? Vous ne serez pas peu étonné d’apprendre que, dans la plupart des cas, elle ­ et l’assurance maladie ­ se porterait bien mieux en prenant un simple comprimé d’Hygroton. Ou peut-être votre conjointe prend-elle depuis des années des hormones de substitution (Premarin, Activelle, Cyclocur) dont il apparaît que les inconvénients et les risques sont bien plus nombreux que les avantages ?

Quel médicament miracle (pour les tiroirs-caisse) prenez-vous ?

Devez-vous aussi courir de plus en plus souvent chez le médecin et à la mutuelle pour demander des autorisations pour tous ces nouveaux médicaments dont la boîte coûte plus de 50 ou 100 euros ? Par exemple, pour le Vioxx, Celebrex, Bextra ou Arcoxia que le médecin vous a brusquement prescrit au lieu des anciens Brufen ou Voltaren, quatre fois moins chers, pour soigner vos vieilles articulations douloureuses ? Et pourquoi, pour soigner son ulcère à l’estomac ou son sophagite, votre mari doit-il tout d’un coup prendre duNexiam, juste quand le prix de son Losec, sous sa forme générique (Omeprazole) a diminué de moitié ?

N’avez-vous pas sursauté en lisant que l’antidépresseur Seroxat qui, dernièrement encore était prescrit à votre nièce, peut mener les enfants au suicide ? Et n’avez-vous pas compris non plus pourquoi l’antidépresseur Cipramil, après la péremption de son brevet, a été brusquement « rejeté » par nombre de médecins au profit duSipralexa, à peine différent mais beaucoup plus cher ?

Et pourquoi avez-vous dû, des années durant, faire des prises de sang et remplir des papiers pour obtenir le remboursement de réducteurs de cholestérol, telsZocor, Lipitor, Pravasine alors que ce n’est plus nécessaire aujourd’hui et que, d’un seul coup, le prix du Zocor a été réduit de moitié ?

Dans chaque famille, il y a au moins une personne qui avale l’un de ces médicaments qui rapportent gros et assurent un rendement de 17% sur le chiffre d’affaires de l’industrie pharmaceutique. C’est pour ça que le livre peut passionner presque tout le monde. Et peut-être, après l’avoir lu, serez-vous d’accord avec la postface du livre que j’ai eu l’honneur de rédiger, en tant que fondateur de Médecine pour le Peuple. En voici quelques extraits.

Les géants pharmaceutiques sont la première cause du déficit de l’assurance-maladie

Dans cette postface, j’écris : « Je suis fier parce que Dirk prouve qu’un médecin peut être engagé socialement et politiquement tout en étant très compétent sur le plan scientifique. Je lui suis reconnaissant de nous avoir livré un impressionnant ouvrage de référence sur l’un des acteurs incontournables de notre système de santé : l’industrie pharmaceutique.

Après la lecture de son livre, personne ne pourra plus l’ignorer : la soif de profit des géants pharmaceutiques est l’une des causes premières de la dégringolade de notre système de soins. Naturellement, les nouveaux médicaments sont des vecteurs de progrès, ne serait-ce que dans le traitement de l’asthme, des problèmes stomacaux, des maladies cardiovasculaires Mais en encourageant l’usage abusif ou irréfléchi de médicaments, l’industrie pharmaceutique est en même temps devenue une grave menace pour la santé publique.

La soif du profit rend la médecine malade

Dans le top-10 des entreprises les plus rentables du monde figurent cinq boîtes pharmaceutiques. Ce qu’est le capitalisme, Dirk l’a retrouvé sous tous ses aspects, dans ce secteur : prix élevés, corruption, fraude, gaspillage, parasitisme Cela illustre le slogan avec lequel, dans la foulée du mouvement estudiantin de mai 68, nous avons lancé Médecine pour le Peuple : Le capitalisme rend malade ­ Les soins de santé sont malades du capitalisme.

Cette opinion, à savoir que la soif de profit empoisonne nos soins de santé, gagne aujourd’hui du terrain parmi le corps médical. Plus solidement qu’il y a 30 ans. A presque tous les recyclages, je rencontre des confrères qui se plaignent : "Nous aurons beau tenter d’appliquer les recommandations scientifiques pour une bonne pratique de la médecine, dans les cliniques ou chez certains spécialistes, nos patients recevront une fois de plus les traitements onéreux et injustifiés prônés par les firmes pharmaceutiques." C’est l’une des raisons du malaise qui règne au sein du corps médical.

L’industrie pharmaceutique a attaqué Dirk en raison de ses convictions politiques. Dirk ne cache pas qu’il est membre du PTB, auquel Médecine pour le Peuple est liée. L’industrie pharmaceutique a essayé de l’isoler via ce détour. C’est le contraire qui s’est produit : Dirk a reçu particulièrement beaucoup de soutien. Non seulement de la part de l’Association scientifique des Généralistes flamands et d’autres cercles de médecins, mais également de la part d’universitaires et de responsables de mutualités.

Le coût des médicaments est une catastrophe pour beaucoup de gens. François Sprenger (photo) paie chaque mois 60 euros de sa propre poche. Dans son livre, Dirk Van Duppen défend une proposition de loi concrète qui peut y mettre fin.


Le « langage PTBiste » dans des revues médicales

Un stagiaire qui a travaillé durant un an dans notre maison médicale et qui provient d’un milieu catholique de médecins, m’a dit : "J’ai travaillé ici dans un bon cabinet, avec une chouette ambiance, et j’ai beaucoup appris. Mais tu ne peux pas t’imaginer les vannes que j’ai ramassées, à la maison, parce que je travaillais ’chez les communistes’. Mon épouse est apolitique et elle avait peur de vous mais, une fois qu’elle a appris à mieux vous connaître, ça lui a beaucoup plu. Bien trop peu de gens savent qui vous êtes réellement, ce que vous pensez et voulez vraiment".

Avec son bouquin, Dirk montre que ce que nous "pensons et voulons" est pertinent. Sur certains points essentiels, en effet, il est appuyé par la crème du gratin des revues médicales internationales. Dirk cite The Lancet qui, dans des termes identiques aux nôtres, dénonce "les autorités qui ne font pas passer leur population avant le profit" et "le carcan étouffant de Big Pharma". Ou encore "les grandes entreprises qui ont suffisamment d’envergure pour influencer directement les gouvernements". Le professeur Marcia Angell du New England Journal of Medicinetire à boulet rouges sur les "chercheurs qui travaillent comme consultants au service des firmes pharmaceutiques, vantent leurs médicaments lors de symposiums sponsorisés, se laissent corrompre par toutes sortes de cadeaux ou luxueux voyages d’agrément et finissent comme actionnaires de ces mêmes firmes".

Le pharma-business a besoin d’une pilule politique

Dirk illustre le fait que Médecine pour le Peuple et le PTB ont également desalternatives concrètes, applicables ici et maintenant. Le livre expose les grandes lignes d’une proposition de loi concrète en faveur d’une politique des médicaments calquée sur le modèle néo-zélandais. Cela pourrait rapporter plus d’un milliard d’euros à la sécurité sociale. Cet argent peut être utilisé pour pallier les besoins énormes en soins de santé et pour empêcher la privatisation des hôpitaux publics et autres mesures de restrictions sociales.

Aux Pays-Bas, une association a mené campagne pendant trois ans sous le slogan on ne peut plus éloquent : Existe-t-il un remède pour le marché des médicaments ?(www.isereenpil.nl) L’ouvrage de Dirk montre clairement que seul un vigoureux remède politique peut encore faire de l’effet, et la recette qu’il préconise est excellente.

1 En Néerlandais. Traduction française prévue pour fin janvier 2005 · 2 L’équivalent néerlandophone du Télémoustique

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Quelques personnalités à propos de La guerre du cholestérol. Pourquoi les médicaments sont si chers

Pr et Dr Josse Van Steenberge, ancien recteur de l’UIA, professeur en droit relatif à la sécurité sociale et président de l’Association Université & Ecoles supérieures à Anvers. « C’est avec beaucoup d’intérêt et d’attention que j’ai lu l’ouvrage très engagé, mais en même temps d’une très grande rigueur scientifique, du Dr Van Duppen sur (l’absence de) la politique belge en matière de médicaments. Il nous emmène à travers l’historique de nombre de médicaments connus et moins connus, les législations internationales et les prix de fabrication, la politique des grands holdings pharmaceutiques et les réactions du personnel médical, des patients et des pouvoirs publics. Avec le scalpel précis du médecin, il met en évidence systématiquement tous les points douloureux et, à la fin de son histoire, il émet des propositions concrètes pour une politique saine et ouverte et amorce ainsi un large débat de société. En espérant qu’il se trouvera également ­ ce qui ne manquera pas ­ de bons arguments susceptibles de contredire quelque peu ses points de vue. »

Koen Steel, président de la KWB (Equipes Populaires) : « Ce livre choque. Il révèle comment les grands holdings pharmaceutiques ­ avec la collaboration des pouvoirs publics ­ escroquent massivement et systématiquement l’assurance-maladie, incitent à agir de façon irresponsable sur le plan médical et laissent sur le carreau les gens dénués de pouvoir d’achat. Ce livre débarque à temps. Il montre qu’il existe une autre politique, en Nouvelle-Zélande, par exemple. Pour les mutualités et tous les gens de terrains, cet ouvrage constitue un instrument important pour aider à obtenir une politique honnête et juste en matière de médicaments. »

Pr et Dr Marc De Meyere, unité d’enseignement de médecine générale, Université de Gand, rédacteur en chef de la revue médicale Minerva : « Ouvrage excellemment documenté et qui fait également des propositions importantes : un système d’adjudication publique pour les médicaments, et un plaidoyer en faveur d’un débat public et parlementaire afin de briser un tabou. Il n’est pas nécessaire d’être toujours d’accord avec l’auteur. Les "petites histoires" des chapitres 1 à 3 auraient plutôt leur place dans d’autres publications. Elles sont toutefois révélatrices de la détermination et de l’honnêteté foncière de l’auteur. En espérant que les décideurs et les politiques auront enfin le courage, suite à la lecture du présent livre, de traiter ces problèmes en priorité absolue. »

Walter Cornelis, secrétaire national LBC-NVK (syndicat chrétien néerlandophone du non-marchand).

« Dans certains milieux autorisés, le mouvement professionnel du non-marchand est désigné comme coupable de la hausse des dépenses santé dans le budget national. Une étude comparative des salaires réalisée par HIVA-KUL révèle toutefois que les salaires des travailleurs (para)médicaux, aujourd’hui, ont 10,5% de retard sur la moyenne des autres secteurs et que la poursuite de l’amélioration des conditions de salaire et de travail constitue une nécessité afin d’accroître l’attirance du secteur dans le cadre de l’afflux d’un personnel indispensable pour pouvoir répondre aux besoins de la population.

L’étude du Dr Van Duppen constate de douloureuse façon le pillage de notre assurance maladie basée sur la solidarité par l’industrie pharmaceutique et ses profits délirants. Sous la pression des déficits récurrents de l’assurance maladie, banques et compagnies d’assurance convainquent de plus en plus de monde dans les milieux politiques qu’il faudrait abandonner le système de l’assurance solidaire. Aussi, en tant que piliers de notre assurance maladie solidaire, le mouvement professionnel et les mutualités doivent-ils exiger que soit mis un terme à ce "pillage" en règle par l’industrie pharmaceutique. »

Le Pr et Dr Frank Buntinx, président du Centre belge de Médecine reposant sur l’évidence (CEBAM), professeur en épidémiologie clinique et médecine générale à l’Université de Maastricht et à la KUL. « Dirk Van Duppen prouve avec cet ouvrage qu’il est un médecin engagé et un scientifique à la plume acérée et au style limpide. L’ouvrage contient un très grand nombre de choses qui méritent d’être lues et plus encore par tous ceux qui, professionnellement, s’occupent de santé publique. »


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