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Mercure pourrait avoir abrité un ancien océan de lave

Publié par wikistrike.com sur 24 Février 2013, 11:01am

Catégories : #Astronomie - Espace

 

Mercure pourrait avoir abrité un ancien océan de lave

 

 

 

un-ocean-de-lave-aurait-peut-etre-existe-sur-la-surface-de-.jpgMercure aurait eu un océan de lave à sa surface, il y a plus de 4 milliards d'années : c'est ce que révèle une expérience récemment publiée par des scientifiques du Massachusetts Institute of Technology.

 

Mercure n'a pas fini de nous surprendre : après la découverte de glace en grandes quantités sur la planète la plus proche du Soleil, nous apprenons désormais qu'il se pourrait bien qu'un océan de lave ait existé à sa surface il y a environ 4 milliards d'années. Cette hypothèse a été exposée dans une récente expérience publiée sur Earth and Planetary Science Letters par des scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui ont utilisé les données récoltées par la sonde Messenger.

Lancée par la NASA en 2004, Messenger est en orbite autour de Mercure depuis mars 2011 et en fournit une cartographie très détaillée. En étudiant les données de la sonde, les scientifiques ont identifié à la surface de la planète, deux compositions de roches distinctes. Ceci les a amenés à s'interroger sur le processus géologique à l'origine d'une telle différence. Pour le savoir, l'équipe a décidé de reconstituer les deux types de roches retrouvées sur la surface de Mercure afin de les soumettre à une série d'expériences.

Des roches issues d'une même région ?

Dans ce but, l"équipe a observé les ratios d'éléments chimiques présents dans les roches tels que l'oxyde de magnésium, le dioxyde de silicium et l'oxyde d'aluminium. Puis ils ont utilisé des poudres de ces éléments afin de retrouver les bonnes concentrations. "Nous avons juste mélangé ces éléments dans les bonnes proportions et nous avons obtenu une copie synthétique de ce qu'il y a à la surface de Mercure", a expliqué Timothy Grove, professeur de géologie au MIT, dans un communiqué.

De là, les chercheurs ont fait fondre les échantillons de roche synthétique dans un fourneau, en faisant varier la température pour simuler des processus géologiques capables de provoquer la formation de cristaux et éventuellement de roches. "Vous pouvez dire ce qu'il se passe alors que le mélange fondu se refroidit et que les cristaux se forment et changent la composition chimique de la roche fondue restante", a précisé le scientifique. 

Après que les échantillons se sont refroidis, les chercheurs ont isolé les petits cristaux et fait fondre les poches pour les analyser. Ils ont tout d'abord cherché des scénarios dans lesquels les compositions originales des deux roches seraient liées. Par exemple, les deux pourraient provenir d'une même région : l'une aurait alors davantage cristallisé que l'autre, créant des compositions distinctes mais liées.

Un océan présent très tôt dans l'existence de Mercure

Toutefois, ils sont arrivés à la conclusion que les deux compositions étaient trop différentes pour que les roches soient issues d'une même région et qu'elles proviendraient donc de deux zones séparées de la planète. Selon Grove, la plus simple explication serait alors le fameux océan de magma qui aurait sur la durée, formé différentes compositions de cristaux au fur et à mesure qu'il se solidifiait.

"Ce qui est vraiment fascinant sur Mercure, c'est que ça ne s'est pas passé hier. La croûte est probablement vieille de plus de 4 milliards d'années, cet océan de magma est donc une caractéristique très ancienne", a déclaré le chercheur du MIT. Selon l'équipe, l'océan de magma existait très tôt dans l'existence de Mercure - probablement dès le premier million d'années et jusqu'à 10 millions d'années. Il aurait alors pu être créé par les violents processus déjà à l'origine de la planète.

Tandis que la nébuleuse solaire se condensait, des morceaux et des pièces sont entrés en collision et ont créé de plus gros morceaux pour former de petites, puis de plus larges planètes. Or, ce processus de collision et d'accrétion a peut-être produit suffisamment d'énergie pour fondre complètement la planète. Un scénario qui rend l'existence d'un ancien océan de lave tout à fait possible. 

De nouvelles connaissances sur l'évolution planétaire

"L'acquisition de données par la sonde doit être combinée par des expériences en laboratoire. Bien que ces données aient elles-mêmes de la valeur, des études expérimentales sur ces compositions permettent aux scientifiques d'atteindre le prochain niveau dans l'interprétation de l'évolution planétaire", a commenté Bernard Charlier, autre scientifique impliqué dans l'étude.

"C'est un premier pas très important vers le fait de passer de données intéressantes à une réelle compréhension", a ajouté de son côté Larry Nittler, chercheur à la Carnegie Institution of Washington qui étudie aussi avec ses collègues les données de Messenger.

 

Source: Maxisciences

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