Mères exposées à un pesticide : Des “anormalités importantes” pour leurs enfants SANTÉ


sipa_00584915_000007.jpgUne étude américaine parue lundi montre que les femmes enceintes confrontées à certain type de pesticide exposent leurs enfants à des modifications durables de leur cerveau.

 

Les résultats d'une étude scientifique américaine, publiés lundi, mettraient en lumière les effets nocifs du chlorpyriphos-éthyl, un pesticide largement utilisé dans les champs et les parcs. Les conclusions scientifiques, parues dans les Proceedings of the National Academy of Sciences montrent, en effet, des « anormalités importantes » chez vingt enfants âgés de cinq à onze ans dont les mères ont montré des niveaux élevés de chlorpyriphos-éthyl. Des anormalités ont également été constatées sur vingt enfants dont les mères avaient été aussi exposées à ce pesticide mais à des niveaux moindres.

 

Des effets sur les capacités intellectuelles et comportementales

« Cette étude prouve que la période prénatale est cruciale pour le foetus en développement », a déclaré l'auteur principale de l'étude Virginia Rauh, professeur à la Mailman School of Public Health et directrice adjointe d'un centre consacré à la santé des enfants. Le fait d'être exposé « à des produits toxiques pendant cette période critique peut avoir des effets sur le développement du cerveau et sur le fonctionnement comportemental », affirme-t-elle.

 

Reste à déterminer les effets à long terme de ce pesticide


L'étude, menée sur des New-Yorkaises enceintes exposées au chlorpyriphos-éthyl, s'appuie sur des imageries à résonances magnétiques (IRM) qui ont montré que certaines zones du cerveau de l'enfant étaient moins développées que la normale en raison du pesticide. Il faudra d'autres études pour déterminer les effets à long terme de l'utilisation de ce pesticide qui pourrait expliquer « les déficits en matière de quotient intellectuel rapportés chez les enfants exposés à des hauts niveaux de chlorpyriphos-éthyl », est-il rapporté dans l'étude. Les chercheurs ont indiqué que d'autres études avaient montré que les niveaux de chlorpyriphos-éthyl constatés dans les espaces urbains avaient chuté depuis que les Etats-Unis avaient restreint l'usage de ce pesticide mais que le risque était toujours présent, le pesticide étant toujours utilisé dans l'agriculture ou sur les parcours de golf.

 

Source: France-Soir

Tag(s) : #Santé - psychologie
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