Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 10:10

Mehrgarh

Présentation de la civilisation de la vallée de l'Indus (issue d'une exposition présentée à Tokyo et Nagoya en 2000 et 2001 (De nombreuses photos)

Ecriture de l'Indus

Mehrgarh sur wikipedia

Civilisation de la vallée de l'Indus sur wikipedia



Ravi Phase Interaction Map 3300-2800 B.C.


Mehrgarh - parfois noté Mehrgahr, Merhgarh ou Merhgahr - était un ancien site de peuplement en Asie du sud et l'un des plus importants enarchéologie pour l'étude des premiers peuplements néolithiques de la région. Le site se trouve au Baloutchistan pakistanais dans la plaine du Kachi près de la passe de Bolan, à l'ouest de la vallée de l'Indus et entre les villes actuelles de Quetta, Kalat et Sibi.

Mehrgarh est parfois considéré comme le premier site de fermage - vers 7000 av. J.-C. - en Asie du sud, sur la base des fouilles archéologiques exécutés entre 1974 et 1985 par l'archéologue français Jean-François Jarrige et son équipe. C'est là aussi que l'on trouve les plus anciennes poteries de l'Asie du sud.

La période Mehrgarh I (7000 av. J.-C. - 5500 av. J.-C.), était néolithique et acéramique (c.-à-d. sans utilisation de la poterie). Le premier fermagedans cette aire était développé par des peuples semi-nomades exploitant le blé et l'orge et des animaux tels que le mouton, la chèvre et lesbovins. Les habitations étaient de simples constructions en pisé, divisées en quatre zones. La chasse satisfait encore la plus grande partie de la consommation de viande, puis l’élevage d’ovins et de bovins (zébus, buffles) augmente rapidement. Des paniers recouverts de bitume sont utilisés. Les niveaux supérieurs (fin du VIIe millénaire av. J.-C., début du VIe millénaire av. J.-C.) ont donné de nombreuses maisons aux plans réguliers et de vastes zones d’activité artisanale et domestique, ainsi que des cimetières. De nombreuses tombes ont été mises au jour, plusieurs contenant des objets élaborés comme des paniers, des outils en pierre ou en os, des perles, des bracelets, et parfois des animaux sacrifiés. On y a retrouvé aussi des bijoux fabriqués avec des coquillages, du calcaire, de la turquoise, du lapis-lazuli, du grès et du cuivre poli, aussi bien que des figurines simples de femmes ou d'animaux. La céramique apparaît dans la première moitié du VIe millénaire av. J.-C., sous la forme de poteries grossières. L’agglomération est alors caractérisé par la présence de bâtiments qui constituent un complexe impressionnant de magasins. On note la multiplication des figurines humaines et animales dans les tombes à cette époque.


Les périodes Mehrgarh II (5500 av. J.-C. - 4800 av. J.-C.), et Merhgarh III (4800 av. J.-C.-3500 av. J.-C.), étaient néolithique céramique (i.e. lapoterie est maintenant utilisée) et plus tard chalcolithique. On y fabrique des perles de faïence émaillée et les figurines de terre cuite deviennent plus détaillées. Les figurines féminines sont décorées de peinture et montrent des coiffures et bijoux variés. Les objets laissés dans les tombes deviennent moins nombreux. On y trouve aussi les premiers sceaux fait de terre cuite ou d'os et décorés de motifs géométriques. Du côté technologique, on y utilise des forets en pierre ou en cuivre, des fours et creusets pour faire fondre le cuivre.

Les périodes Mehrgarh IV à VI (3500 av. J.-C.-2800 av. J.-C.)

La période Mehrgarh VII

La cité semble avoir été largement désertée autour de 2600 av. J.-C.-2000 av. J.-C., ce qui correspond à la période de la civilisation de la vallée de l'Indus.

Il a été décrit en 2001 la pratique par les habitants de Mehrgarh de la dentisterie, car quelques petits trous ont été retrouvés sur les molaires de deux hommes. Il a été suggéré que les forets de pierre destinés à la fabrication de perles, ont été utilisés à cette fin (Andrea Cucina, Université du Missouri-Columbia.

 


 

 

 

Mohenjo-Daro

 

 British museum



 

      Mohenjo-daro — littéralement le Mont des morts, un nom qu'il partage avec Lothal — est un site important de la civilisation de la vallée de l'Indus, on y trouve les vestiges d'une des plus grandes cités de l'âge du bronze. Il est situé au Pakistan à 300 km au nord-nord-est de Karâchi.

Ayant subi peu de dégradations modernes, son état de conservation est meilleur que celui d'Harappâ, et par suite, c'est une importante source d'informations sur la civilisation à laquelle la ville appartenait. Elle a été construite durant le IIIe millénaire avant J.-C. et a été abandonnée à la fin duxviiie siècle av. J.-C., vraisemblablement en raison d'un changement du cours du fleuve

 

Découverte d'une civilisation inconnue

Le site est redécouvert dans les années 1920. Entre 1922 et 1927, des fouilles à grande échelle y sont entamées par Rakhal Dâs Banerjî puis continuées par Madho Sarup Vats et Kashinath Narayan Dikshit sous la direction de John Marshall. Ernest MacKay y effectue d'autres fouilles de1927 à 1931Mortimer Wheeler complète ces travaux en 1950 par des excavations de moindre envergure.

Les travaux effectués sur le site ont permis de dégager une centaine d'hectares des ruines de la ville, dix fois plus que ce qui avait été révélé dans les années 1920, mais probablement seulement un tiers de la surface totale à étudier. Avec Mohenjo-daro c'était la première fois que l'on mettait au jour des vestiges de la civilisation de la vallée de l'Indus dont on ignorait jusqu'alors l'existence.

Mohenjo-daro ne s'est pas bâtie au hasard des constructions ajoutées au cours du temps, mais comme les autres villes de la civilisation de l'Indus,HarappâKâlîbangan ou Lothal, elle révèle une urbanisation réfléchie et planifiée dans le tracé des rues, formant une grille dont au moins un boulevard large de 10 mètres partageait la ville basse en deux. En effet, il existe, comme dans les autres sites de l'Indus, une division de la ville en deux parties que l'on nomme traditionnellement la citadelle ou ville haute et la ville basse. Les constructions sont faites de bois durci au feu, de briques séchées au soleil, communes en Mésopotamie ou cuites au four, une caractéristique de l'Indus qui assurait une plus grande longévité aux bâtiments. Ces dernières suivaient les normes de dimensions standardisées de la civilisation de l'Indus, la largeur du double de la hauteur, la longueur du double de la largeur (à comparer à la norme NF actuelle : longueur 240 mm x largeur 115 mm x hauteur 52 mm).

The first Indus Valley seal found at Harappa in 1872Les deux villes

On estime généralement la population de la ville à 40 000 personnes. Les fouilles ont révélé, outre les maisons d'habitation comportant souvent une salle de bain, un système de drainage des eaux usées, un confort probablement inventé par cette civilisation, ainsi que des greniers.

La citadelle possède un Grand bain, l'ancêtre des bâolis ou des citernes que l'on trouve dans l'Inde entière et au Sri Lanka, de 14 m de long sur 9 m de large, avec une profondeur de 2,40 m. Ce réservoir est entouré de petites pièces dont l'une abrite un puits. La citadelle comporte aussi d'immenses greniers de 50 x 20 m, une grande structure résidentielle. La découverte peut-être la plus inattendue est celle d'un bâtiment comportant un hypocauste, probablement pour le chauffage de l'eau du bain.

À l'est de la ville haute, c'est la ville basse, très étendue, où l'on trouve le plan de rues en grille. Celles-ci y sont droites, longées par le système d'égouts. Elles déterminaient des blocs d'habitation de 390 x 260 m. Les constructions possèdent un toit en terrasse, toujours très courant dans le monde indien actuel, soutenu par des poutres et auquel mène généralement un escalier. Certaines possédaient probablement deux étages et la plupart jouissent d'une petite salle de bains. Les maisons sont de tailles diverses, certaines petites, d'autres plus spacieuses comportent une cour intérieure, sans ouverture sur la rue et donnent dans une ruelle, pour s'isoler de l'agitation des rues principales.

Des fours de potiers, des cuves à teindre, des ateliers de travail des métaux, de fabrication de perles et de travail des coquillages y ont été mis au jour. Les habitants de la ville maîtrisaient l'irrigation et contrôlaient les crues du fleuve. On a retrouvé au cours des fouilles une grande quantité de sceaux de terre comportant des inscriptions, ainsi que des œuvres plus rares, en pierre comme la statuette de stéatite (17,7 cm de haut) dénommée, certainement de façon incorrecte, le Prêtre-roi ou celle en bronze connue sous le nom de la Danseuse.

La société

D'après les objets manufacturés et d'autres indices découverts sur le site, les archéologues se font une idée acceptable de cette civilisation, dont l'écriture n'a toujours pas été déchiffrée à ce jour. En étudiant les plans et les constructions de Mohenjo-Daro et Harappâ, on peut déduire que ces deux cités faisaient partie d'une aire culturelle identique, et partageaient peut-être une communauté de gouvernement, en tant que capitales régionales. Les deux villes ont été construites avec des briques standardisées, de forme et de dimensions. À l'inverse d'autres civilisations, les inhumations se révèlent assez simples, sans objets funéraires remarquables par leur richesse. On en déduit que cette société ignorait la division en classes sociales. Aucune structure identifiable comme palais ou temple n'a été retrouvée dans les villes de l'Indus en général et à Mohenjo-Daro en particulier. Ce peuple agricole probablement paisible n'a laissé aucune trace d'activité militaire incontestable, même si l'emploi de couteaux, de lances et de pointes de flèche de cuivre et de bronze est avéré. Les villes comportaient cependant des fortifications.

La ville a été successivement détruite et reconstruite au moins sept fois. Les crues de l'Indus sont la cause la plus vraisemblable des destructions. À chaque fois, la nouvelle ville a été édifiée au-dessus de l'ancienne.

 

Harappa

 

 

Harappa.com

An early example of writing

Harapa (Urdu: ہڑپہ, Hindi: हड़प्पा) est un village situé dans l'État du Penjab dans le nord du Pakistan à environ 20 km à l'ouest de Sahiwal. Ce village est connu du fait du site archéologique qui, sur l'ancien cours de la rivière Ravi, se trouve à 5 km au sud de la ville.

 

Histoire de la découverte

En 2005, la construction d'un parc d'attraction fut abandonnée lorsque les ouvriers découvrirent de nombreux artéfacts dès les premières étapes des travaux. Bien que le site ait déjà été endommagé en 1857 par la récupération de ballast pour la construction de la ligne de chemin de fer Lahore-Multan par la compagnie Sind and Punjab Railway, un nombre important d'artéfacts a néanmoins été retrouvé1.

Un plaidoyer de l'archéologue pakistanais Ahmad Hasan Dani au ministère de la Culture a entraîné une remise en état du site2. Ce site a donné son nom à une culture dite Cemetery H culture terme qui peut se traduire par « culture des cimetières H » et également à toute une série de périodes historiques de la zone dite période harappienne.

Le site archéologique

Poterie rouge d'Harappa

Ce site qui s'étend sur plus 150 hectares au total, a été occupé à l'âge du bronze, plus précisément du xxxiiie siècle av. J.-C.3 au xvie siècle av. J.-C.. Les quartiers populaires situés dans la 'ville basse" sont rationalisés avec des perpendiculaires et une division par professions. Les bâtiments sont construits en briques crues ou cuites, liées par un mortier d’argile ou de plâtre. Des zones collectives destinées au battage, des entrepôts pour les céréales, des fours de potiers et de forgerons ont été identifiés. Harappa aurait compté jusqu'à 40 000 habitants[réf. nécessaire]. À l'ouest se dressait une terrasse artificielle bordée de murs de 14 m de largeur à la base, appelée la citadelle. Au sud de la citadelle, un cimetière a été découvert4. Les corps sont inhumés allongés dans des jarres, les genoux repliés. Deux strates ont été identifiées, la plus récente est à approximativement 80 cm de la surface tandis que la plus ancienne, qui compte une douzaine de tombes, est à 1,8 m de profondeur. Les corps de la première strate sont enterrés suivant un axe nord sud avec des ornements comme des bracelets de pied en stéatite, des bagues, boucles de nez ou d'oreilles en cuivre, des colliers en nacre, plus rarement avec des artéfacts comme des miroirs en cuivre, des bâtons d'antimoine, de larges cuillères en coquillage, des petites statuettes de femmes, de bovins ou d'êtres mi-homme mi-animal ... Les corps des tombes de la strate ancienne ne sont pas ornés et sont enterrés en direction du nord et du nord-est. Si plusieurs corps des tombes de cette strate sont considérés comme incomplets, dans la plus récente, seuls ceux de nourrissons le sont. Les poteries rouges peintes de motifs en noir sont très typiques.

Ces méthodes d'ensevelissement sont typiques de la région. Cette culture fait partie des civilisations de l'Indus, qui a laissé principalement des traces au Sindhet au Penjab5.

À proximité se trouvent également des tombes beaucoup plus récentes, prouvant que des habitants musulmans vivaient a proximité du site.

 

Classification de l'écriture :

Ecriture de la Vallée de l'Indus (suite)

Ecriture-de-la-Vallee-de-l-Indus.jpg

 


 

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