Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 16:51

Merkel/Hollande : ce n’est certainement pas pour la vie !

 

oups.jpg Quelles seront réellement les relations entre le nouveau président F. Hollande et la chancelière allemande A. Merkel ? Un compromis semble une obligation dans le contexte où tous les politiciens artisans des mesures d’austérité furent balayés avec leurs partis politiques. David Cameron a reçu une gifle aux élections locales, et que dire de la débâcle municipale de la droite italienne ?

On se souvient que durant la campagne présidentielle, A. Merkel avait refusé toute rencontre avec le candidat du Parti socialiste. Maintenant, si les choses sont différentes depuis le soir du 6 mai 2012, la position de l’Allemagne est toujours inflexible : Berlin s’oppose encore à une renégociation du pacte budgétaire ou à l’émission de «project bonds» européens.

En fait, une rencontre entre F. Hollande et A. Merkel devrait très rapidement survenir après l’intronisation du président socialiste : le jour même ou le lendemain, assure t-on. En tout cas, l’un et l’autre feindront d’être les meilleurs amis du monde lors du sommet du G8 à Camp David, les 18 et 19 mai. Juste avant ce sommet, F. Hollande est invité à la… Maison Blanche.

Pour Marvin Kalb, de la Brookings Institution, un cercle dit de réflexion, les déclarations de F. Hollande sur le retrait français de l’Afghanistan, sont un “mauvais signal” en direction des alliés qui seront tentés d’accélérer eux aussi le calendrier. “Comme nous l’avons appris au Vietnam, quand un camp commence à se retirer du combat, il perd du pouvoir dans la négociation”, estime-t-il. Jonah Levy pense lui aussi que “c’est un geste embarrassant pour le gouvernement Obama. Et il (Hollande) est perçu comme anti-américain”.

Un point positif cependant: les analystes économiques de New York et Washington voient des points communs entre le programme de relance de F. Hollande et les mesures pour la croissance d’Obama, que les républicains critiquent. Certains analystes pensent que la chancelière Angela Merkel pourrait se trouver isolée au G8. Le porte-parole de la Maison Blanche a exclu que le président américain se mêle de jouer les intermédiaires entre Paris et Berlin.

Les semaines passant très vite : restera ensuite l’important sujet des législatives françaises, les 10 et 17 juin. Ensuite, il y aura le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement européens du 28 et 29 juin, lui-même précédé d’un sommet de préparation, le 23 mai. Deux jours après, les Allemands doivent voter le pacte budgétaire, tandis que les eurocrates attendront l’issue du référendum irlandais…

D’ici là, il faut croiser les doigts : y aura-t-il des faillites de banques dans cet intervalle ? Les informations en provenance d’Espagne sont assez inquiétantes. Verrons-nous des centaines de milliers d’espagnols faire la queue devant de nombreuses succursales de plusieurs banques ? Et que feront les Grecs qui ne parviennent pas à construire un gouvernement de façade ? La situation est très délicate car,  de l’aveu même de Mariano Rajoy, le système bancaire espagnol n’a pas d’autre solution que de passer par un sauvetage. Qui paiera ?

 

Source: Liesi

Par wikistrike.com - Publié dans : Politique internationale
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés