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Minute, bande de bananes

Publié par wikistrike.com sur 13 Novembre 2013, 07:49am

Catégories : #Politique intérieure

Minute, bande de bananes

 

WikiStrike s'élève à son tour contre la Une infame du journal Minute. Nous ne sommes plus ici dans la politique, mais dans du racisme pur et dur, une honte évidemment condamnable, et sévèrement condamnable. Malgré ses conneries, sa loi sur la libération des condamnés à moins de 5 ans de prison, et sa partacticipation active dans la mafia toulonnaise, on ne peut pas atteindre les gens gratuitement... Nous sommes tous humains... jusqu'à preuve du contraire...

Nous sommes conscients que le racisme dans les médias, sur le web, et dans la vie de tous les jours n'est pas nouveau. Il va de soi que culpabiliser les gens sur le racisme de la société est une nouveauté créée de toute pièce par les socialistes (qui tente de sauver sa peau) pour contrer la montée en puissance du Front National. Des Une aussi choquantes sont déjà parues par le passé, même récent, ce pourquoi nous vous prions de ne pas tomber dans le jeu politique tout en condamnant évidemment les dérives.

 

WikiStrike

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MÉDIAS - L'association SOS Racisme a annoncé mardi qu'elle allait déposer plainte pour incitation à la haine raciale contre l'hebdomadaire d'extrême droite Minute, qui titre en Une Christiane Taubira "maligne comme un singe" (voir plus bas).

"SOS Racisme a décidé de déposer plainte contre Minute suite à une réunion de sa commission juridique", a annoncé sa présidente Cindy Léoni. La plainte sera déposée prochainement devant le tribunal de grande instance de Paris par Me Patrick Klugman, a-t-elle ajouté. Une plainte qui pourrait bien aboutir, d'après Éric Andrieu, avocat spécialisé en droit de la presse.


"Absolument intolérable et abjecte"

L'hebdomadaire, à paraître mercredi en kiosque, surfe sur les insultes racistes qui ont récemment visé la ministre de la Justice, comparée à une guenon par une ex-militante FN puis par une enfant lors d'une manifestation hostile au mariage pour tous.

"Cette nouvelle provocation confirme que les insultes envers la garde des Sceaux n'étaient pas un acte isolé", analyse SOS Racisme, qualifiant cette Une d'"absolument intolérable et abjecte"."Il y a bien une stratégie globale de l'extrême droite, qui tente de légitimer l'utilisation de la haine raciale comme forme acceptable du débat démocratique", ajoute l'association en appelant à la "vigilance". Comme lors des attaques précédentes, la chancellerie a précisé qu'elle n'envisageait pas d'action en justice.

Des chances "assez sérieuses" d'aboutir

Contacté par Le HuffPost, l'avocat Éric Andrieu — spécialisé en droit de la communication et en droit de la presse — pense que SOS Racisme "a des chances assez sérieuses de réussir" si une action en justice est intentée.

"On est vraiment dans l'injure, l'injure raciste sérieuse. Le fait de jouer sur l'aspect positif de ces expressions est un artifice qui ne devrait pas faire le poids devant un tribunal".

Étant donné le contexte actuel, l'hebdomadaire d'extrême droite aurait effectivement du mal à prétendre avoir simplement souhaité faire l'éloge de la garde des Sceaux sur sa Une.

Indignation générale sur Twitter

Sur Twitter, de nombreux responsables politiques tout comme des internautes anonymes ont protesté contre cette Une, beaucoup réclamant une action en justice pour incitation à la haine raciale. Harlem Désir, premier secrétaire du PS, s'est dit "révolté par l'ignoble Une de Minute".


La ministre des Sports, Valérie Fourneyron, a dénoncé "une Une inacceptable", toujours sur twitter. "J'apporte tout mon soutien à ma collègue Christiane Taubira devant ces propos honteux et nauséabonds". La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a écrit un tweet pour dénoncer cette Une "incitant à la haine raciale".


Du côté de l'UMP, Eric Ciotti, a assuré que la Une était choquante. "C'est une provocation, une dérive, je la condamne. Le racisme n'a aucune place dans le débat politique." Ce dernier a cependant mis "aussi en garde la majorité sur les tentatives de récupération de ces sujets. Lorsqu'on veut les exploiter politiquement, on les entretient aussi".

Même la présidente du Front National Marine Le Pen a publié un message sur le sujet, montrant ainsi qu'elle tentait de s'éloigner au possible de ce qui était estampillé "extrême-droite".

De nombreux internautes réclamaient "un procès" contre Minute, estimant que sa Une tombait sous le coup de la loi. "Couverture abjecte", "à vomir", "du papier toilette", "couverture honteuse"... Les réactions indignées étaient innombrables mardi, le mot "Minute" devenant l'un des sujets les plus commentés sur Twitter.

 

Le gouvernement veut "agir contre la diffusion" de l'hebdomadaire

 

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a affirmé mardi soir que le gouvernement étudiait "les moyens d'agir contre la diffusion" de l'hebdomadaire d'extrême droite Minutequi reprend des insultes racistes contre la ministre de la Justice Christiane Taubira. Une décision confirmée plus tard par Matignon qui a saisi le procureur de la République de Paris.

"Nous devons étudier les moyens que nous pouvons prendre pour agir contre la diffusion de ce journal. Nous ne pouvons pas laisser passer cela", a déclaré Valls à la presse , en marge d'un colloque à l'Assemblée nationale sur les réponses à apporter face à la montée du FN.

Le ministre a notamment jugé la Une de l'hebdomadaire (voir plus bas)"révoltante", "insupportable par la personne qu'elle attaque, Christiane Taubira mais aussi par l'aspect révulsif que cela provoque".

Lire aussi: » Une de Minute sur Taubira : SOS Racisme porte plainte

Dans ce même esprit, le Premier ministre a donc plus tard saisi le procureur de la République de Paris, a annoncé Matignon dans un communiqué, afin "de porter ces faits susceptibles de constituer l'infraction d'injure publique à caractère racial".

En faisant appel au procureur de la République — qui reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner — Matignon estime donc que la Une de l'hebdomadaire Minute est contraire à la loi et n'a pas d'autre choix que de la dénoncer à la justice comme telle.

En effet, d'après le code de procédure pénale, "toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs".

 

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