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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Ne serrez pas les fesses devant la police

Publié par wikistrike.com sur 9 Novembre 2013, 15:01pm

Catégories : #Social - Société

 

Ne serrez pas les fesses devant la police


 

stop.jpgTraduit par Laure Lancelle Sanvito pour Contrepoints 

 

Ne donnez pas l'impression de serrer les fesses quand vous ne marquez pas l'arrêt à un stop, ou vous serez torturé par des médecins. Amérique : ceci est votre guerre contre la drogue. 

Du ministère « les gars, on marche sur la tête » de lutte contre la drogue, raconté par KOB TV 4 au Nouveau Mexique. Ils relatent un procès qui découle d'un incident qui a commencé le 2 janvier 2013 quand David Eckert venait de terminer ses emplettes dans un Wal-Mart de la ville de Deming. Selon un procès verbal fédéral, Eckert n'a pas marqué le stop en sortant du parking et a été immédiatement arrêté par la police. 

L'avocat d'Eckert, Shannon Kennedy, a déclaré dans une interview accordée à KOB qu'après que la police lui a demandé de sortir du véhicule, il donnait l'impression de serrer les fesses. Les policiers ont pensé que c'était probablement parce qu'Eckert cachait des stupéfiants dans sa cavité anale. Pendant qu'ils maintenaient Eckert en détention, ils ont obtenu d'un juge un mandat de perquisition qui permettait une fouille anale. 

Le procès verbal allègue que la police de Deming a essayé d'emmener Eckert aux urgences de Deming, mais un médecin sur place a refusé d'exécuter la fouille anale arguant que c'était « contraire à l'éthique ». 

Mais les médecins du Centre Médical Régional Gila à Silver City ont accepté d'effectuer la procédure et quelques heures plus tard, Eckert y a été admis. 

Pendant son séjour là bas...

1. La région abdominale d'Eckert a été radiographiée ; aucune drogue n'a été trouvée. 

2. Les médecins ont alors pratiqué un touché rectal sur Eckert, aucune drogue n'a été trouvée. 

3. Les médecins ont pratiqué un deuxième touché rectal sur Eckert, aucune drogue n'a été trouvée. 

4. Les médecins ont pratiqué un lavement sur Eckert, qui a été contraint de déféquer devant des médecins et policiers. Eckert a regardé les médecins fouiller ses selles. Aucune drogue n'a été trouvée. 

5. Les médecins ont pratiqué un deuxième lavement sur Eckert, qui a été contraint de déféquer devant des médecins et policiers. Eckert a regardé les médecins fouiller ses selles, aucune drogue n'a été trouvée. 

6. Les médecins ont pratiqué un troisième lavement sur Eckert, qui a été contraint de déféquer devant des médecins et policiers. Eckert a regardé les médecins fouiller ses selles, aucune drogue n'a été trouvée. 

7. Les médecins ont ensuite radiographié Eckert à nouveau, aucune drogue n'a été trouvée. 

8. Les médecins ont préparé Eckert pour une chirurgie, l'ont sédaté puis ont effectué une coloscopie durant laquelle une caméra a été insérée dans l'anus d'Eckert, ainsi que dans son rectum, son côlon et son gros intestin. Aucune drogue n'a été trouvée.

 

Tout au long de cette épreuve, Eckert a protesté et n'a jamais donné aux médecins du Centre Médical Régional Gila son consentement pour effectuer ces procédures médicales.... 

De grandes inquiétudes pèsent sur la façon dont le mandat de perquisition a été exécuté. Kennedy affirme que le mandat de perquisition était beaucoup trop vague et dépourvu de cause probable. Mais au-delà de ça, le mandat n'était valable que dans le comté de Luna, où se trouve Deming. Le Centre Médical Régional Gila est situé dans le comté de Grant. Cela signifie que toutes les procédures médicales ont été effectuées illégalement et que les médecins qui ont effectué ces procédures l'ont fait sans aucun fondement juridique et sans le consentement du patient... 

Le mandat avait également expiré lorsque les « actes médicaux » ont été réalisés. Eckert poursuit en justice la ville de Deming et les policiers de Deming Bobby Orosco, Robert Chavez et l'officier Hernandez, ainsi que trois adjoints du comté d'Hidalgo et deux médecins du Centre Médical Régional Gila. 

Les petites illégalités concernant le temps et le lieu de la réalisation de ces affreux supplices seront, je l'espère, suffisantes pour qu'Eckert gagne son procès. Mais l'ensemble de cette histoire est une abomination du début à la fin. Si seulement il pouvait simplement poursuivre ces gens pour « petits crétins de policiers autoritaires et abrutis, et médecins violant leur éthique professionnelle et toute décence humaine en exécutant les ordres des policiers ». 

J'ai blogué lundi sur les médecins militaires violant aussi leur serment et la décence au nom des ordres qu'ils ont reçus

Au dernières nouvelles : Le procès d'Eckert. Eh oui : ils essaient de lui facturer les actes médicaux qu'il a subis. Du procès : « le défendeur Centre Médical Régional Gila a facturé le demandeur pour les « services » qu'il a fournis à la demande de la police... Le demandeur reçoit encore des factures médicales de plusieurs milliers de dollars pour ces procédures médicales illégales, invasives et douloureuses. »

 

Source

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Hercobulus 11/11/2013 23:22


Amérique policière et désormais totalitaire !

Damstounet 10/11/2013 04:10


Et au cas où vous refusiez la soumission, des mesures de rétorsion sont généralement prises à votre encontre : heures de colle, licenciement, exclusion, prison, violence, meurtre, viol,
torture, mutilation, etc. selon les situations. Et ceci demeure un fondamental du genre humain jusqu'à présent malgré les prétentions démocratiques de certaines sociétés avancées.


Car une démocratie pleine et entière suppose que tout être a une voix et que celle-ci soit respectée et entendue de tous. Sans cela, tout système de société ne peut-être, au mieux, qu'un ersatz
de démocratie et la liberté individuelle qu'une liberté conditionnelle et bornée, autrement dit bien peu de chose au regard de la philosophie des Lumières et des principes premiers et souverains
de notre civilisation occidentale.

Damstounet 10/11/2013 04:08


Derrière une telle situation se pose, à mon avis, la question de la liberté et du choix. En effet, quelle société peut se déclarer libre si elle tolère de telles disparités de
pouvoir entre les divers individus qui la composent ?


Pour ma part, je pense que nous acceptons de telles situations car nous sommes habitués à évoluer dans une société de contrainte qui nous lie du berceau à la tombe. La contrainte -violente ou non
- est une méthode des plus classiques pour éduquer les enfants par exemple qui se résume, en fin de compte, à un rapport de soumission du faible au fort dans bien des cas. Et de manière souvent
automatique, nous transposons, sans le remettre en question voire sans même en prendre conscience, un tel mode de fonctionnement dans le Monde adulte.


Ainsi nous permettons à des autorités d'exercer un rapport de domination sur l'ensemble de la classe citoyenne tout comme nous acceptons que les adultes exercent un pouvoir sur les enfants ou
tout comme, en tant qu'enfants, nous avons accepté (volontairement ou non) que des adultes décident en notre nom via l'éducation parentale ou le système scolaire par exemple.

Damstounet 10/11/2013 04:04


Finalement, rien de distingue un flic d'une petite frappe ou d'un quelconque malfaiteur ou brigand de grand chemin dans le sens où tous sont susceptibles d'utiliser la force pour vous imposer
leur volonté, que cette force réside dans le physique du policier, leur nombre, leurs armes ou, plus globalement, leur capacité d'intimidation.


Et cette force est décuplée par le fait que les flics, comme tant d'autres professions, servent un système mis en place. Donc, en supposant qu'on accepte la confrontation avec un flic, c'est
in extenso l'ensemble du système (juges par exemple) que l'on se met à dos. C'est un peu David contre Goliath.


Donc, d'une certaine manière, on permet à quelques catégories de personnes (policiers ou juges par exemple), tout du moins tacitement, d'exercer un pouvoir sur l'ensemble des citoyens,
ce qui est en soi foncièrement inégalitaire.


Et pour être clair, à partir du moment où un autre être manipule vos parties génitales sans et a fortiori contre votre consentement, il s'agit d'un viol ou d'une agression
sexuelle si on s'en tient à la définition légale en Occident. Ici, cette personne ne désirait pas cet acte mais on le lui a imposé par la force.

cosmocats 09/11/2013 19:30


jcrois qu'de toutes façons on la tous dans l'cul alors ...

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