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Négociations israélo-palestiniennes, pour quoi faire ?

Publié par wikistrike.com sur 6 Août 2013, 10:41am

Catégories : #Politique internationale

Négociations israélo-palestiniennes, pour quoi faire ?

 


ne.jpgIl y a des cycles comme ça, incontournables. Les jeux olympiques, les jeux d’hiver, la coupe du monde de Football… Et aussi les négociations de paix israélo-palestiniennes. Régulièrement, on les remet sur le tapis, au rythme des présidents américains. C’est leur chasse gardée, leur prérogative absolue. Il ne peut y avoir négociations qu’avec et par l’intermédiaire d’un président américain. Et chaque président se doit d’avoir ses négociations à lui. Ce n’est pas seulement une question de prestige, c’est presque un devoir sacré devenu routine. S’il y a deux choses qu’un président américain doit avoir fait avant de se retirer c’est d’avoir bombardé au moins un pays et avoir fait dialoguer israéliens et palestiniens. Le dialogue terminé, il peut partir l’âme en paix, à défaut de l’avoir obtenue entre les deux protagonistes. Son successeur reprendra tout à zéro quand son tour sera venu, et le cycle recommence.

Ils sont donc toujours trois à participer à ces négociations dites de paix. Ils sont aussi trois à savoir qu’elles ne mèneront à rien. Ils savent que c’est du cinéma, mais ils joueront leurs rôles le plus sérieusement du monde. Ils le feront parce qu’il y a tout de même des enjeux, même s’ils sont très éloignés des objectifs avoués. Après la mascarade des pourparlers, tous en sortiront gagnants, mais la Palestine restera toujours occupée, Gaza sera toujours bombardée avant chaque investiture présidentielle américaine, et les colonies continueront à se développer, pendant que l’Europe enverra Mme Ashton à Tel-Aviv pour demander quelle est la conduite à tenir à chaque évènement concernant la région.

Que gagneront nos trois larrons ?

Obama a déjà été payé. Il a à rembourser une grosse dette qui, par ses faits de guerre, s’est alourdie au point de ressembler à la dette américaine. Cette dette c’est ce prix Nobel de la paix qu’on lui a octroyé à peine élu. Un beau piège, finalement. Un président américain a toujours une guerre en cours ou en prévision ici ou là. Lui coller un prix Nobel de la paix, c’est lui lier les mains, l’empêcher de faire son job de président des Etats-Unis. Obama a quand même fait son boulot comme si de rien était. Mais pour que ce prix Nobel encombrant ne devienne pas une imposture historique, l’étape obligée du ‘’processus de paix’’ israélo-palestinien tombe à pic. Pour les vieillards d’Oslo, une rencontre entre un dirigeant palestinien et un dirigeant israélien vaut, à elle seule, au minimum dix prix Nobel. Obama sera donc cet homme de paix qui réussira à arracher, au forceps, la promesse (seulement la promesse) à Netanyahou de ne pas construire plus de 100 logements supplémentaires en territoire palestinien d’ici Décembre.

Netanyahou, par la seule tenue des négociations, a déjà gagné. Un faucon cherche-t-il à dialoguer ? Un belliqueux va-t’en guerre discute-t-il avec l’ennemi ? Voilà déjà de quoi édulcorer, sinon changer, son image. De plus, il connait par cœur ce que veulent ceux d’en face. Il lui suffit, pour bloquer les négociations dès les premières minutes, d’arriver avec des propositions qu’ils ne peuvent ni personnellement, ni politiquement accepter. A supposer que Netanyahou ait vraiment envie de mener de vrais négociations en vue de la paix (ce qui serait quand même  étonnant), il n’a aucun moyen, ni lui, ni aucun homme politique aujourd’hui en Israël, d’accéder aux demandes du peuple palestinien pourtant simples. Citons-en deux. Disparition de ces enclaves que sont les colonies qui font ressembler la Palestine à du gruyère.  Techniquement Netanyahou n’a pas les moyens de s’y attaquer, et économiquement Israël n’a pas la capacité de le supporter. L’autre exemple concerne le retour des réfugiés ou leurs descendants. L’accepter signifie, dans un premier temps, dire adieu à la notion d’état juif et, dans un deuxième temps, la mort du sionisme dans cette partie du monde. Ce que les promoteurs du sionisme, dans leurs bureaux à New-York ou Londres, n’accepteront jamais.

Et justement, ces promoteurs qui sont les principaux intéressés par ces négociations, y sont absents. Physiquement seulement. Mais leur ombre est omniprésente. Si Netanyahou joue bien son rôle, son avenir politique sera assuré, et les dollars pleuvront sur Israël.

Et Mahmoud Abbas ? Puisqu’il est dit qu’il y aura dialogue, il faudra un interlocuteur. Ce sera donc lui. Il n’est là d’ailleurs que pour être interlocuteur en cas de besoin. Après les pourparlers, on le rangera au placard en attendant la future séance. Aucune de ses revendications n’aboutira et il le sait, il connait trop son monde. Il sait aussi que son protagoniste va essayer de le tourner en bourrique. Mais qu’à cela ne tienne. Ces pourparlers, malgré tout, assoiront un peu plus l’image de la Palestine du point de vue diplomatique et politique. C’est peu et beaucoup à la fois. Pour lui et son parti, ces négociations renforceront encore un peu plus une légitimation de représentants du peuple palestinien qui ne repose sur rien.  Les pourparlers pourront même repousser d’éventuelles élections aux calendes grecques. Là aussi, il est primordial de bien jouer son rôle, sans couacs. Si tout se passe bien, c’est, comme pour Israël, une pluie de dollars et aussi d’euros qui pleuvra sur la Palestine. Par ces euros, les européens auront l’impression d’avoir participé et d’avoir encouragé la paix, tout en satisfaisant leurs grands sentiments humains mis à mal par les raids israéliens sur Gaza.

Puisque seule la cause palestinienne (comme d’habitude) n’y gagne rien, pourquoi avoir entamé les négociations si tard ? Pour Obama, ça n’a pas dû être simple. Les printemps arabes qui n’en finissent pas, les positions russes et chinoises qui compliquent l’équation, l’attentat de Benghazi et, surtout, ce maudit Bachar Al Assad qui a tout fait capoter. S’il était parti tout de suite, comme cela avait été prévu, les choses auraient été plus faciles. On y aurait vu beaucoup plus clair dans le nouveau paysage qui se serait dessiné. Il aurait même été possible de trouver des solutions qui satisfassent tout le monde : Israël, les palestiniens, les colons et même les réfugiés. Mais avec l’entêtement des russes et des chinois, deux ans après Assad est toujours là, malgré les rappels incessants de ‘’Bachar Al Assad doit partir’’. Deux ans de perdus. On ne peut plus attendre. Il faut s’entendre avec les russes, peut-être même les iraniens  (horreur !), car le temps passe vite. Une négociation à minima vaut mieux que pas de négociation du tout.

Il ne sera pas dit que Barak Hussein Obama, prix Nobel de la Paix, n’aura pas rajouté son nom dans la longue liste des négociateurs de paix au Proche Orient.

Avic

 

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Arlette 16/08/2013 02:03


Site  alterinfo.net :  Bernard-Henri Lévy : ''Je ferai tout CONTRE l'accession au Pouvoir des Frères Musulmans''.
VIDEO choc : Comment les Policiers en ISRAEL maltraitent les habitants d'origine Palestine :


http://www.europalestine.com/spip.php?article8534

Laurent Franssen 07/08/2013 13:06


Si on veut regler le probleme, il est utile de negocier.

note 07/08/2013 11:59


Note de la rédaction IF

La logique des Occidentaux fonctionne à l’envers, au lieu de couper tout financement en direction des terroristes, l’Europe et les USA financent les entités corrompues, mafieuses et terroristes
de Ramallah et de Gaza (sur les 4 milliards de dollars convenus entre Kerry et Abbas, près de 35% seront transférés aux terroristes du Hamas à Gaza), et évoquent des intérêts de sécurité
nationale. En finançant ces terroristes d’une part, cela les enhardit dans leur objectif de vouloir détruire la seule démocratie viable du Proche-Orient, et d’autre part agissent contre Israël et
promeuvent le terrorisme.

Les terroristes savent que si les Occidentaux payent c’est pour avoir la paix chez eux, peu importe que cela nuise à Israël, le chantage pour ces barbares est alors un jeu d’enfants. Les
Occidentaux n’ont rien compris à la mentalité des terroristes, le retour de bâton sera terrifiant – Ce ne sera pas faute d’avoir prévenu – dernier exemple en date, l’Egypte et les frères
musulmans.

La politique pro-terroriste des Occidentaux, mènera inéluctablement l’Occident à sa perte.

petrol-connection 07/08/2013 11:44


Il y a des .......avocats qui aiment faire durer ..

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