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Notre niveau de vie baisse (sauf celui des plus riches)

Publié par wikistrike.com sur 7 Septembre 2012, 16:09pm

Catégories : #Economie

Notre niveau de vie baisse (sauf celui des plus riches)

 

prix-niveau-vie-insee.jpgLa crise aura eu raison du pouvoir d’achat. Selon l’Insee, après cinq ans de hausse, le niveau de vie baisse ou stagne pour pratiquement toutes les catégories de population, sauf pour les plus aisées : c’est ce que l’institut constate dans une étude, « Les niveaux de vie en 2010 », publiée ce vendredi.

Seules les 5% des personnes les plus aisées en France ne voient pas leur niveau de vie diminuer. Pour la quasi-totalité de la population, donc, c’est l’érosion.

Depuis 2004, la tendance allait pourtant crescendo. Jusqu’à 2009, l’année qui a suivi le début de la crise financière. Cette année-là, la moitié la moins aisée de la population a vu son niveau de vie décroître.

Nouveauté en 2010 : même dans la moitié la plus fortunée de la population, le niveau de vie diminue.


L’évolution du niveau de vie (D1 = les 10% les plus modestes, D2 : les 10% suivants, C95= les 5% les plus riches) (Insee)

Les inégalités progressent

Cette tendance générale ne doit toutefois pas masquer une distinction : la baisse est plus forte dans le bas de la distribution que dans le haut, où il faudrait plutôt parler de stagnation.

En cause :

  • la proportion de personnes ayant un emploi recule de 23% à 21% ;
  • la revalorisation du smic horaire brut a été limitée en 2010 du fait de la faible inflation en 2009 ;
  • en 2010, le salaire moyen des cadres augmente, en particulier dans le secteur financier, tandis qu’il diminue pour les ouvriers.

Ceci ne fait que confirmer une évolution plus globale. Entre 1996 et 2010, le niveau de vie moyen des 10% de personnes les plus aisées a augmenté d’environ 2,1% par an en moyenne, contre 1,4% pour le niveau de vie moyen de l’ensemble de la population.

Taux de pauvreté : nouveau record

Conséquence de cette baisse généralisée du niveau de vie : le taux de pauvreté augmente pour passer à 14%. Il atteint son plus haut niveau depuis 1997.

Toutefois – faut-il s’en réjouir ? –, comme le niveau baisse pour tout le monde chez les moins aisés, les inégalités au sein des plus modestes restent les mêmes.

Si on entre dans le détail, les plus fortes contributions à la hausse de la pauvreté sont celles des inactifs :

  • les retraités ;
  • les adultes inactifs autres que les étudiants et retraités ;
  • et, surtout, les inactifs de moins de 18 ans, c’est-à-dire les enfants.

La pauvreté des enfants bondit

Ceux-ci contribuent pour près des deux tiers à l’augmentation du nombre de personnes pauvres. Leur taux de pauvreté atteint 19,6%, en hausse de 1,9 point en une année.

Pour les auteurs de l’étude :

« La non-reconduction de mesures d’aides ponctuelles, mises en œuvre en 2009 afin de limiter les effets de la crise sur les ménages modestes, et le gel du barème des prestations familiales en 2010, expliquent pour partie que cette population soit plus affectée. »

Si l’augmentation de la pauvreté des enfants a pu être contenue en 2009, reste à savoir quelles sont les causes profondes de celle-ci.

De manière générale, la baisse des niveaux de vie va-t-elle durer plus longtemps que la précédente, celle qui avait été constatée entre 2002 à 2004 ?

Source: Rue89

 

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