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« Nous sommes encore dans la première moitié de la crise »

Publié par wikistrike.com sur 19 Décembre 2012, 10:39am

Catégories : #Economie

« Nous sommes encore dans la première moitié de la crise »

 

L’ex-ministre russe des Finances, apprécié pour sa sagesse budgétaire en dix ans au gouvernement, a rejoint l’opposition. Il n’est pourtant pas impossible qu’il succède un jour à Dimitri Medvedev comme Premier ministre si Vladimir Poutine décide d’un geste d’ouverture. Sur la scène russe, Alexeï Koudrine a promis de participer au « processus de consolidation des forces libérales et démocratiques ». Sur la crise mondiale, l’économiste de renom est très pessimiste.

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François Hollande a récemment déclaré que la crise de la zone euro « était derrière nous ». Partagez-vous son optimisme ?

Non. Nous nous trouvons dans la première moitié de la crise. Le pire est peut-être à venir. Les fondamentaux de l’économie se dégradent mois après mois, avec un profond déséquilibre dans le monde développé entre un fort niveau de consommation et un faible niveau d’épargne, cause principale de la crise. La baisse de la croissance du PIB se poursuit. Les problèmes de dette en Europe ne sont toujours pas résolus, notamment en Grèce.

Les autorités européennes se sont-elles attaquées aux problèmes en profondeur ou juste en surface ?

Elles ont repoussé les problèmes à plus tard. La Banque centrale européenne a fait ce qu’il fallait. Mais la suite dépend aujourd’hui avant tout des gouvernements : y aura-t-il une vraie volonté de soutenir sérieusement les pays en difficulté ? Politiquement, pour l’Allemagne en particulier, c’est très difficile d’aider les pays ayant transgressé les normes économiques. Fatalement, pour assurer la reprise de la croissance, se posera la question de l’annulation de la dette grecque et non simplement son étalement dans le temps. Cela sera douloureux. Mais la sortie de la Grèce de l’euro serait un scénario encore pire, provoquant la détérioration plus rapide dans d’autres pays. L’Espagne et l’Italie, qui inévitablement auront besoin d’aide, sont déjà en danger. Le départ de Mario Monti ne ferait qu’empirer la situation.

Vu de Moscou, les occidentaux ont-ils compris que l’économie mondiale après la crise sera différente ?

La stagnation économique dans les pays développés va se poursuivre pendant encore de huit à dix ans. Cela va rendre plus difficile la poursuite de la modernisation de ces économies, qui ont, depuis le début de la crise, épuisé beaucoup de ressources et de marges de main-d’oeuvre pour les réformes. Et le climat de confiance de la population s’est détérioré. Cela réduit d’autant plus les chances d’une sortie rapide de la crise. Les Brics se porteront mieux, avec des croissances plus élevées. La Russie sera un peu en retrait, avec des taux de 3,5-4 % par an. Cela pourrait s’accélérer si des réformes sont menées.

Quelles réformes devraient être menées en Russie d’ici à cinq ans ?

Avant tout, la priorité macroéconomique est de limiter l’inflation à 2-3 %. Cela suppose d’utiliser de manière très prudente les revenus de la vente de pétrole et de s’imposer de strictes règles budgétaires.

Une baisse du prix du baril de pétrole provoquera-t-elle des changements en Russie ?

Un baril à 100 dollars reste pour nous moins une chance qu’une menace car il n’incite pas aux réformes. Le prix du pétrole va baisser pour atteindre, d’ici à un an, probablement 80 dollars le baril. C’est un niveau critique pour l’équilibre de notre budget, qui oblige à faire des coupes et à augmenter des impôts. Cela aura aussi un impact social et doncpolitique sur les prochaines élections.

A quelles conditions seriez-vous prêt à devenir Premier ministre de Vladimir Poutine ?

Je ne peux pas répondre à cette question. Après la vague de contestation, le pouvoir a dû changer. Il a compris qu’il faut plus de concurrence politique. Depuis, il y a eu des petits pas en avant, comme les nouvelles règles plus libérales sur les partis. Et des petits pas en arrière, comme la législation plus restrictive sur les ONG. Le dialogue avec la société civile n’a pas encore eu lieu mais le paysage politique a bel et bien mûri. Il faut un nouveau grand Parti libéral en Russie. Je suis prêt à aider. Mais, pour le moment, je ne veux ni le créer ni le diriger. J’aide autrement, en participant au débat et en proposant des réformes libérales.

Benjamin Quénelle
Correspondant à Moscou

Source : Les Echos

 

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Arlette 25/12/2012 06:20


La VERITE sur la FIN de l'EURO :


http://youtu.be/Q1xttVBwudM

STEPH 19/12/2012 20:50


@Max


Absolument pas...mon post était purement sur le ton de la moquerie...justement pour me moquer de la marionette qui siège à l'Elysée car c'est un incapable fini qui ne fait que répéter ce qu'on
lui dit en coulisse et qu'il obéit à sa "hiérarchie" comme le gentil petit toutou qu'il est. J'aurai dû mieux écrire mon post sous le ton de la blague je te l'accorde 


Juste te préciser que j'avais lû l'article avant mon post et merci pour tes explications sur l'argent/dette que je connais suffisamment pour savoir que le seul but de ce système est de maintenir
un niveau d'inflation (voir hyperinflation) et donc un certain contrôle sur les états sur la base d'une dette qui n'existe vu que l'argent est créé à partir de rien...Pour conclure, la dette est
mathématiquement impossible à rembourser ce qui veut dire que même si l'économie va bien la dette d'un état ne sera jamais remboursée. inutile de parler de remboursement lorsque l'économie va
mal, ce qui est notre situation actuelle, une situation brillament planifiée et pilotée par "l'establishment"...


 

Max 19/12/2012 18:13


@Steph; Tu donnes de la crédibilité à Hollande ?  ... 


Faudrait que tu lise l'article avant de le commenter ...


Il dit que l'économie va stagner encore 8 à 10 ans. Je ne suis pas d'accord car pendant ce temps les dettes monstrueuses continues de s'accumuler(et leurs intérêts) et s'ils ne réussissaient pas
à les rembourser quand l'économie allait bien comment feront-ils lorsque l'économie va mal ? C'est évident que ce système basé sur la dette/croissance va se planter dans pas très longtemps(1 ou 2
ans, peut-être moins) si les dettes de tout les pays ne sont pas annulées.


 

yoplait 19/12/2012 17:26


la seule chose de certain c'est que ce n'est pas la fin de la bètise de ceux qui nous gouvernes!


 

Hercobulus 19/12/2012 15:47


Ce ministre pessimiste à court terme manie bien lui aussi la langue de bois. L'


Occident est en crise non seulement financière et économique mais aussi


civilisationnelle : perte de repères, inversion des valeurs, déclin démographique,


changement des souches de population, transformations religieuses, guerre de


gangs, criminalité.... Tous les indicateurs sont au rouge. Bonne année 2013.

STEPH 19/12/2012 11:44


Ah bon?????? Oui mais François "nounours" Hollande a dit que la crise était derrière nous....faudrait savoir bande d'incapables

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