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Nouvelle folie espagnole : contre la crise, un casino géant !

Publié par wikistrike.com sur 28 Octobre 2012, 10:11am

Catégories : #Insolite - étrange et bêtise humaine

 

Nouvelle folie espagnole : contre la crise, un casino géant !



Des machines à sous (Tedmurphy/Flickr/CC)

Pour lutter contre la crise, Madrid et Barcelone s’arrachent depuis des mois les faveurs du roi américain des casinos, rêvant de décrocher la construction d’un gigantesque temple du jeu, quitte à assouplir les lois... et retomber dans les pires excès qui ont justement précipité l’Espagne au cœur de la tourmente économique, dénoncent les opposants au projet.

Il ne reste que quelques jours : « La décision sera prise en mai » et annoncée d’ici l’été, ont affirmé les responsables de Las Vegas Sands, propriété du magnat américain Sheldon Adelson, quatorzième homme le plus riche du monde, selon Forbes.

Depuis des mois, la traque de ce roux dégarni et ventripotent occupe autant les paparazzis espagnols qu’une image de Penelope Cruz, Ronaldo et Messi dansant ensemble sur « Ai Se Eu Te Pego ».

Et les photos du milliardaire américain volées lors de ses visites discrètes auprès des gouvernements régionaux de Madrid et de Barcelone rythment un suspens haletant : qui des deux villes, éternelles rivales, remportera le juteux contrat d’Eurovegas ?

Sous ce petit nom donné en Espagne au projet, se cachent :

  • 6 casinos,
  • 12 hôtels avec 36 000 chambres,
  • 9 salles de spectacle,
  • 3 terrains de golf.

Soit un investissement global de 15 à 20 milliards d’euros, selon les médias. Et surtout jusqu’à 260 000 emplois directs et indirects. De quoi donner un travail à « plus de la moitié des Madrilènes au chômage », se réjouit la présidente de la région de Madrid, Esperanza Aguirre.

La récession frappe l’Espagne, où un actif sur quatre est au chômage, et plus d’un jeune actif sur deux n’a pas d’emploi. Cette manne hypothétique est donc « un grand projet », a renchéri le président de la Catalogne, Artur Mas.

Plutôt un « centre européen des congrès »...

Insistant sur l’activité plus « noble » que le jeu, celle des séminaires et congrès, qui, comme à Las Vegas, pourraient être organisés par centaines dans ce nouveau complexe hôtelier, le lobby œuvrant pour l’industrie espagnole du tourisme, Mesa del Turismo, bénit l’aubaine. Son président Abel Matute a déclaré L’Expansion :

« Dans des circonstances aussi dramatique que celles d’aujourd’hui, l’hypothèse que Madrid puisse compter sur des infrastructures de ce type et se convertir en centre européen des congrès doit être soutenue. »

La soutenir, quitte à assouplir les lois ? C’est ce que dénoncent les opposants au projet, qui se sont regroupés sous la banderole « Eurovegas No ». Lors de la présentation de la plate-forme à Madrid, l’un de ses membres, Carlos Ruiz, a dénoncé :

« Ça va être une zone franche où les lois seront fixées par cet investisseur. »

L’Américain exige de nombreuses faveurs

Sheldon Adelson aurait en effet réclamé, selon les médias, plusieurs faveurs au gouvernement espagnol et aux responsables locaux avant de se décider à construire ou non en terre ibérique. Notamment :

  • que la loi sur le blanchiment de capitaux soit modifiée sur cette « zone franche » ;
  • être exempté du paiement des cotisations sociales de ses employés pendant deux ans ;
  • bénéficier de l’obtention plus rapide de permis de travail pour les employés étrangers de Las Vegas Sands ;
  • bénéficier d’un moratoire de dix ans sur les impôts sur le jeu ;
  • que l’Etat espagnol se porte garant des emprunts contractés par Las Vegas Sands ;
  • suspendre l’interdiction de fumer dans le complexe, pourtant en vigueur en Espagne dans les bars, restaurants et autres lieux fermés depuis début 2011.

Rodrigo Fernández Miranda, l’un des porte-parole d’Eurovegas No dénonce « avant tout l’opacité qui couvre les négociations des autorités avec Las Vegas Sands ».

Plus de 200 000 emplois, vraiment ?

La plate-forme a bien demandé des informations plus précises sur les négociations en cours au gouvernement et aux autorités locales de Madrid (gouvernement régional et mairie), mais sans succès pour l’instant. « Silence administratif », regrette Rodrigo qui s’indigne :

« C’est ce qui nous rend suspicieux : que cherche-t-on à cacher ? A l’évidence, ces négociations ne se font pas pour le bien commun des citoyens espagnols. Et instrumentaliser la situation dramatique que traverse l’Espagne pour éviter l’opposition à ce projet est irresponsable. »

Surtout que la manne promise d’emplois (260 000), du moins dans les « fuites » publiées dans les journaux, est largement exagérée, selon Eurovegas No.

Ses militants estiment que le chiffre devrait être bien inférieur, en se basant sur le nombre d’employés des casinos déjà existants de Las Vegas Sands, à Singapour, Macao, et bien sûr Las Vegas (Le Venetian). Rodrigo Fernandez Miranda accuse :

« Il est fondamental de ne pas parler seulement de quantité d’emplois mais de qualité. Or ici, on parle d’un travail précaire. »

Alors, jackpot ou non ? Réponse, peut-être, le 7 juin, date fixée pour le conseil annuel des actionnaires où pourrait être révélé le nom du « gagnant ».

Source: Rue89

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Laurent; 28/10/2012 14:34


que la loi sur le blanchiment de capitaux soit modifiée sur cette « zone franche » ;


 


être exempté du paiement des cotisations sociales de ses employés pendant deux ans ;


 


bénéficier de l’obtention plus rapide de permis de travail pour les employés étrangers de Las Vegas Sands ;


 


bénéficier d’un moratoire de dix ans sur les impôts sur le jeu ;


 


que l’Etat espagnol se porte garant des emprunts contractés par Las Vegas Sands ;


 


suspendre l’interdiction de fumer dans le complexe, pourtant en vigueur en Espagne dans les bars, restaurants et autres lieux fermés depuis début 2011;


 


 


A l’évidence, ces négociations ne se font pas pour le bien commun des citoyens espagnols.


 


*


 


« Il est fondamental de ne pas parler seulement de quantité d’emplois mais de qualité. Or ici, on parle d’un travail précaire. »


 


On parle ici d'exploitation humaine par des débauchés avec garantie de l'état en cas de faillitie.


 


ET


 


La plate-forme a bien demandé des informations plus précises sur les négociations en cours au gouvernement et aux autorités locales de Madrid (gouvernement régional et mairie), mais sans succès
pour l’instant. « Silence administratif », regrette Rodrigo qui s’indigne :


 


« C’est ce qui nous rend suspicieux : que cherche-t-on à cacher ?


 


A l’évidence, ce projet est destiné à faire faillite.


 


Voici.

Nenuphar 28/10/2012 12:14


Ele est bien bonne celle-là ! Voilà que ce sioniste vient en Europe pour échapper à la justices amériacines et chinoise qui risque de lui couter très cher, lui qui a déjà perdu pas moins de 20%
de sa fortune au cours de la dernière crise financière (2008). 


Et en plus, il exige du gouvernement espagnol des autorisations de blanchiement. remarquons qu'en Espagne la protitution est autorisée, cela lui a évité d'en demander une dérogation. 


http://www.lemonde.fr/international/article/2012/07/23/le-roi-des-casinos-americains-embarrasse-les-republicains_1736722_3210.html


http://www.romandie.com/news/n/Enquete_sur_le_casino_Las_Vegas_Sands_d_un_donateur_republicain47050820120725.asp?


 

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