Obama refuse la divulgation des documents de l’Opération Fast and Furious


0308-world-mexguns_full_600.jpgMême nom, mêmes pays, mais pas les même acteurs…

L’opération « Fast and furious » éclabousse Obama!

Jamais, depuis Nixon, un président n’avait outrepassé si radicalement ses pouvoirs, estime mercredi le Washington Post. Pour le Baltimore Sun, c’est le Watergate d’Obama. Le candidat à sa réélection peut-il cette fois se remettre du nouveau scandale qui éclabousse sa présidence?

Ce mercredi soir, Washington n’a pas beaucoup dormi. Ce qui n’aurait pû être qu’un épisode de plus dans la déconstruction de la statue de Barack Obama s’est transformé, au fil des heures, en une affaire d’Etat. Et tout, dans cette nouvelle glissade, ressemble à un geste de panique du président sans que l’on en comprenne les véritables raisons. Mais la presse, elle, s’interroge de plus en plus sur ce président.

Le Comité de la Chambre des Représentants sur la Surveillance et la Réforme du gouvernement a finalement inculpé le Procureur général des Etats-Unis, Eric H. Holder Jr, d’outrage au Congrès pour avoir omis de fournir des documents alors qu’il est assigné à comparaître dans l’enquête parlementaire sur l’Opération Fast and Furious.

Fast and Furious – inspiré du nom du film! – est un trafic d’armes à feu qui a été conduit sous couverture par l’administration américaine en 2009 et 2010 et qui s’est soldé par une énorme fiasco.

En pleine enquête pour en comprendre tous les rouages, la mise en cause officielle d’Eric Holder, l’un des plus puissants personnages des Etats-Unis et également des plus proches de Barack Obama, est survenue dans l’après-midi après que le président Obama a invoqué le privilège de l’exécutif et soutenu dans son refus le procureur Général pour délivrer le matériel exigé. Un privilège dont il s’était fait le grand détracteur et qui avait été initié par Nixon.

Par son accusation, le Comité de la Chambre des Représentants initie un affrontement constitutionnelle important entre deux branches du gouvernement fédéral et place le président dans une posture inédite. Le comité, dirigé par le républicain Darrell Issa  va maintenant demander à la Chambre un vote pour demander au Procureur de Washington (DC) ou à un procureur spécial de contraindre l’administration Obama à fournir les documents.

Mais pourquoi fallait-il donc en arriver là?

 

Lire la suite de l'article de Stéphane Trano ici sur son blog Marianne2 (Vidéos)

Tag(s) : #Politique internationale
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