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Paludisme : des parasites résistants se propagent en Asie

Publié par wikistrike.com sur 6 Avril 2012, 20:43pm

Catégories : #Santé - psychologie

Paludisme : des parasites résistants se propagent en Asie

 

para.jpgL'émergence en Thaïlande de parasites du paludisme résistants aux traitements fait craindre une épidémie en Asie et en Afrique. C’est une course contre la montre qu’engagent les chercheurs.

C'est une découverte préoccupante que vient de révéler une équipe du Texas Biomedical Research Institute (TBRI). Dans le cadre d'une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, ceux-ci ont suivi de 2001 à 2010, un groupe de 3.202 Thaïlandais atteints du paludisme. Ils ont ainsi constaté que des cas de résistance à l'artémisinine, la thérapie la plus efficace étaient apparus dans des cliniques du nord-ouest du pays. Plus sérieux encore, ils ont observé un fort déclin de l'efficacité de cet anti-paludéen durant cette période. Une résistance du parasite qui proviendrait de la propagation de gènes mutants et qui inquiète fortement les chercheurs.

"La dissémination des parasites résistants à l'artémisinine en Asie du Sud-Est et le risque de propagation en Afrique subsaharienne, où la plupart des décès se produisent, seraient un désastre en terme de santé publique et provoqueraient des millions de morts", indique Standwell Nkhoma, chercheur du TBRI et principal auteur de l'étude cité par l'AFP. "Avec la propagation des parasites résistants à l'artémisinine on risque de se retrouver sans autres traitements contre le paludisme", redoute le chercheur. Cela est d’autant plus inquiétant que la résistance aux autres anti-paludéens, comme la chloroquine et le fansidar, s'était déjà effectuée de l'Asie du Sud-Est vers l'Afrique. Déjà, le Cambodge voit ainsi apparaître des cas de parasites mutants résistants.

Les responsables sanitaires avaient toutefois espéré pouvoir éviter leur propagation à d'autres zones géographiques en essayant de les détruire tous, explique le Dr Nick White. Cependant, une seconde étude menée par les mêmes chercheurs fait briller une lueur d’espoir. Ceux-ci ont en effet identifié une zone clé dans le génome de cesPlasmodium falciparum (les plus mortels des parasites du paludisme), où siège la résistance à l'artémisinine.

Grâce à cette importante découverte, il pourrit être possible de créer des marqueurs moléculaires efficaces permettant de surveiller la propagation des parasites résistants. "Si à partir de là nous pouvons identifier le ou les gènes spécifiques, dont les mutations sont à l'origine de cette résistance, nous pourrons alors en comprendre le mécanisme", relève le Dr Tim Anderson du TBRI.

 

Source: Maxisciences

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