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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Pétition contre les machines à voter et le vote électronique

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 3 Avril 2011, 12:46pm

Catégories : #Social - Société

00481108-photo-ivotronic-machines-a-voter.jpgPétition contre l'utilisation des machines à voter et le vote électronique

 

WikiStrike lance une pétition contre les machines à voter et le vote électronique. Aujourd'hui, la démocratie est en danger. Les machines sont facilement manipulables, aucun contrôle strict ne les entoure. Signer cette pétition, c'est oeuvrer à la démocratie.

 

En lisant ce qui suit, vous comprendrez que nous sommes en danger. Voici comment Nicolas Sarkozy a profité des machines à voter pour se faire élire en 2007. Car la vérité est tragique, nous sommes dirigé par un homme qui n'a pas été élu démocratiquement, donc nous sommes en présence d'un dictateur.

 

Revenons à présent sur les conditions de son élection qui étonnamment n’ont créent aucune polémique en France. Pour comprendre notre inquiétude face à ce silence, il faut remonter un an avant les élections françaises.  En septembre 2006, le département informatique de la prestigieuse université de Princeton a, par exemple, rendu publique une étude sur la sécurité des machines à voter.

D’après le professeur Felten, membre du  laboratoire, les défis techniques nécessaires pour rendre fiable le vote électronique sont « très difficiles voire impossibles à relever ». L’étude stipule : « À la lumière des procédures réelles d’élection, l’analyse de la machine montre qu’elle est vulnérable à de très graves attaques. Par exemple, une personne qui obtient un accès physique ne serait-ce que pendant une minute à la machine ou à sa carte mémoire, peut y installer un programme pirate ; un tel programme peut voler des voix de manière indétectable, modifier les enregistrements, journaux et compteurs de sorte qu’ils soient en accord avec les faux résultats qu’il vient de créer. Une telle personne mal intentionnée peut également créer un programme qui se répand silencieusement et automatiquement durant le cours normal des activités électorales – un virus de vote. Nous avons procédé à des démonstrations de ces attaques dans notre laboratoire. »

Le logiciel pirate peut être installé aussi bien par un employé du fabricant, du vendeur ou loueur, que par le transporteur ou toute personne ayant accès au lieu de stockage des machines ou à ces même machines le jour du vote.

Une étrange société du nom de VoteHere joua d’ailleurs un rôle prépondérant dans l’installation systématique des ordinateurs de vote aux États-Unis. Malgré sa taille réduite, elle dépensa plus d’argent que les trois fabricants d’ordinateurs de vote réunis, ES&S, Diebold et Sequoia, pour promouvoir le vote électronique. Le fait que Robert Gates, ancien agent de la CIA, remplaçant de Donald Rumsfeld au poste de secrétaire à la Defense, ait été l’un des directeurs de VoteHere accroît la suspicion légitime contre les ordinateurs de vote.

Mais ce qui accroit d’autant plus la suspicion, c’est que Walden O'Dell, directeur général de Diebold,  soutenait Bush, collectant des fonds pour sa campagne électoral pour financer ce dernier. Les présidents du conseil d’adminitration de ES&S et Sequoia étaient également pro-bush…

En France, le ministère de l’Intérieur – alors dirigé par Nicolas Sarkozy – a autorisé l’utilisation des ordinateurs de vote par l’arrêté du 17 novembre 2003. Les modèles agréés sont le modèle « ESF1 » de la société Nedap-France élection, le modèle « iVotronic » de la société ES&S Datamatique et le modèle « Point & Vote » de la société Indra Sistemas SA. Ils ont été utilisés à partir de 2004. Lors des élections européennes, une quarantaine de villes les ont utilisées dont Marseille, Nice, Dijon, Rennes et Grenoble. Lors de l’élection présidentielle de 2007, 82 villes, dont la grande majorité était des fiefs de la gauche, ont eu recours aux ordinateurs de vote, ce qui représente 1,7 millions d’électeurs...Nous avons donc littéralement un dictateur au pouvoir qui n’a pas remporté les élections présidentielles… Aucun journaliste en France n’en a fait mention, hormis deux journalistes intègres et indépendants qui se sont mystérieusement suicidés à trois heures d’intervalle…Nous sommes devenus un pays qui n’ose pas dire son nom : une dictature…

 

Ghisham Doyle pour WikiStrike

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Comment pirater une machine à voter

Par Nicolas Kayser-Bril | Owni.fr | 08/02/2008 | 11H08

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Avoir des idées, c'est dur. Avoir des voix, c'est facile ! Grâce au ministère de l'intérieur et aux machines à voter Nedap ESF1, faites-vous élire en cinq étapes, avec ou sans programme.

 

1 Choisir sa commune

Les machines Nedap représentent 90% du parc français et équipent une soixantaine de villes. De Brest à Vence, vous trouverez commune à votre pied. Station balnéaire ou banlieue parisienne, vous avez le choix.

Gagner l'accès aux machines

Il vous faut tout d'abord trouver une machine. A l'exception de quelques communes, qui optent pour une chambre forte ou pour les locaux de la police municipale, elles sont, en général, stockées précieusement dans les armoires ou les locaux techniques de la mairie.

Comptons 5000 euros pour s'attacher les services du veilleur de nuit. Si vous avez une estimation plus fiable, n'hésitez pas à l'indiquer !

Programmer votre victoire

Maintenant que vous avez ramené une machine chez vous, il va s'agir de modifier le programme qui contrôle l'ordinateur. Le groupe néerlandais Nous ne faisons pas confiance aux ordinateurs de vote a publié un article expliquant la marche à suivre.

Deux EPROMs, des barrettes de mémoire informatique contiennent le code. Pour les déchiffrer et les reprogrammer, il vous faut un informaticien spécialiste des technologies des années 1980. Pour Ron Gonggrijp, co-auteur de l'article suscité, vous aurez à débourser entre 5000 et 10000 euros pour un tel job, en fonction du niveau de discrétion désiré.

Les mairies peuvent facilement détecter une manipulation trop grossière, en testant, par exemple, les machines avant l'élection. Heureusement, les Nedap ESF1 sont à la fois assez complexes pour vous permettre de les programmer précisément et assez obsolètes pour ne pas détecter la modification.

Vous pouvez, par exemple, spécifier une combinaison de touches qu'un de vos complices effectuera dans le bureau de vote le jour du scrutin, déclenchant alors le mode « triche ».

Avant de désosser l'engin, prenez néanmoins le soin de noter la marque du scellé, s'il est présent. Il vous faudra le remplacer avant le scrutin. A 170 euros les mille pièces, vous aurez du rab » pour les élections de 2014.

Installer les EPROMs

Vous allez maintenant installer votre programme dans les machines de la commune. Une paire d'EPROM coûtant un peu moins de dix euros et chaque machine servant un peu plus de mille électeurs, cette étape ne grèvera pas trop votre budget. Songez quand même que la configuration de chaque EPROM prend plusieurs minutes : ne la laissez pas au dernier moment, surtout si la ville qui vous intéresse est relativement grande !

Vos EPROM doivent ensuite être insérés dans chaque machine. Avec une petite équipe – vos futurs conseillers municipaux, par exemple – la manœuvre dure moins d'une minute. Nous ne faisons pas confiance aux ordinateurs de vote a filmé l'opération. Notez que vous gagneriez quelques secondes avec un tournevis électrique.

5 Préparer votre discours

En quelques minutes, les machines sont prêtes à vous offrir la mairie, sans risque d'être découvert puisque le recompte n'est pas possible. Surtout, les communes restent persuadées d'avoir acquis des machines infaillibles et candides comme des montres à quartz. A moins d'avoir programmé une victoire soviétique ou chiraquienne, le doute ne sera pas permis.

Tiré par les cheveux ? Peut-être. Impossible ? Sûrement pas.

En reprenant les coûts estimés au dessus, la manipulation d'un parc de machines coûterait aux alentours de 17000 euros dans une ville de 150000 habitants, soit 10% des dépenses de campagne remboursables.

(Une fois la présidence du conseil municipal entre vos main, pensez à vos journalistes préférés s'il reste des emplois fictifs.)

Le principal avantage des machines à voter réside dans leur coût d'exploitation, plus faible que celui d'un scrutin traditionnel. Comme le soulignent Jérôme Tournadre-Plancq et Benoît Verrier, auteurs d'une note sur la question pour le Centre d'analyse stratégiques, les responsables administratifs souhaitent surtout réduire les coûts liés au transport des chaises et des isoloirs – et au traitement du personnel qui les installe.

Selon Nedap, une commune amortirait son investissement de cinq à huit mille euros par machine au bout de quatre scrutins. Mais en l'absence d'une étude systématique et fiable, impossible de savoir si les économies réalisées, si elles existent, justifient les risques de fraude.

Le Forum Internet, recommandateur paragouvernemental, a récemment pondu unrapport sur les machines à voter. Après quelques développements sur les coûts (peut-être inférieurs au dépouillement manuel, mais peut-être pas) et sur le comptage des votes (peut-être plus précis, mais c'est pas sûr) arrive l'unique page sur la sécurité. Où l'on apprend que » le groupe de travail n'a pas auditionné de personnes disposant d'avis ou d'une expertise sur les aspects de sécurité »  . Qu'on se rassure, c'est prévu, » dans les prochains mois » .

Les ordinateurs de vote suspendus à l'étranger

Aux Pays-Bas, les machines à voter ont été suspendues en octobre à la suite d'unrapport suggérant que seul le vote papier répondait aux exigences imposées par le ministère de l'Intérieur.

Le pays ne retourne pas à l'âge de pierre pour autant. A l'avenir, les bureaux de vote seront équipés de lecteurs de bulletins optiques. Le Maryland et la Floride sont également en train d'adopter ce système, où l'électeur dépose son bulletin dans une urne dotée d'un scanner et capable de le lire. On conserve la rapidité d'exécution tout en regagnant beaucoup de transparence. Le beurre et l'argent du beurre.

 Sur son blog, François Nonnenmacher a publié une série de billets sur le thème.

 Le site Ordinateurs de vote.org propose lui aussi plein d'infos, ainsi qu'une pétition contre les machines à voter.

source : rue89


    Pour signer la pétition

 


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