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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Pétra (partie 1)

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 26 Février 2011, 14:52pm

Catégories : #Civilisations anciennes

 

 

Pétra - JordaniePetra-al_deir_mali.jpg

 


Pétra, le  site le plus magique du Proche-Orient (élu parmi les nouvelles merveilles du monde par des millions d’internautes) est une double merveille, naturelle et architecturale.

fl_actu.gifNaturelle d’abord, avec ses défilés, comme le Siq, et ses falaises de grés aux dessins colorés. Pétra tire son nom du grec « pierre » ou « roche », mais son premier nom était « Reqmu » qui signifie multicolore. Ces deux noms correspondent bien à la particularité de Petra où les grés des roches déchiquetées, façonnés par le vent et le sable, donnent au site son extraordinaire palette de couleurs qui s’étend du jaune au violet en passant par l’orange, le rouge, le vert et le bleu. 

fl_actu.gifArchitecturale ensuite, avec ses vestiges romains, mais surtout avec ses imposants tombeaux, creusés puis sculptés dans la roche des montagnes par les nabatéens. Ce peuple originaire d’Arabie s’installe à Pétra au V° siècle avant J.C. et durant six siècles va tailler dans les rochers plus de 700 monuments, sur une zone qui s’étend sur plusieurs kilomètres.

fl_actu.gifCe lieu magique a inspiré la littérature, dont Hergé dans une des aventures de Tintin (Coke en Stock), et le cinéma (Spielberget La dernière Croisade).

 

LES NABATÉENS : L 'HISTOIRE DE PÉTRA & L' ARCHITECTURE DE PETRA


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bd21298_.gifCapitale Nabatéenne et cité commerciale.
fl_actu.gifLa région de Petra est occupée depuis le VI° millénaire avant J.C par des éleveurs cultivateurs du néolithique qui profitent de sa situation favorable (extrémité sud du croissant fertile) et de conditions climatiques plus propices qu’aujourd’hui. Puis, au VIII° siècle avant J.C, les nomades Edomites s’installent sur le site de el-Beida.
fl_actu.gifIls sont éclipsés par les Nabatéens, un autre peuple de nomades, originaires de la Péninsule Arabique, qui apparaît vers le VI° siècle avant J.C et s’installe en terre Edomite (sud et centre de la Jordanie actuelle) au V° siècle avant J.C, d’abord à Gaïa (actuel village de Wadi Moussa), puis à Petra. Ils se sédentarisent peu à peu et vont assurer leur prospérité en maîtrisant les routes commerciales, entre Orient et Occident, et en développant le commerce de la myrrhe, de l’encens et des épices, denrées précieuses à cette époque.
fl_actu.gifMais dés le IV° siècle avant J.C, les richesses nabatéennes attisent la convoitise des Macédoniens. Or le site de Petra offre de multiples avantages. En plus de sa position, au carrefour des routes commerciales entre Arabie, Egypte et Méditerranée, Petra, invisible parmi les massifs montagneux, bénéficie d’une situation naturelle facile à défendre, aussi lorsque les successeurs d’Alexandre le Grand attaquent la capitale, les Nabatéens sauront résister.


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Photos D & P Mariottini

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  Les tombeaux à façades

La ville romaine Architecture d'Alexandrie

Le Trésor (ou Khazneh) 

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bd21298_.gifUne royauté glorieuse : de l’apogée à l’oubli.
fl_actu.gifAu III° siècle avant J.C, les Nabatéens s’organisent en royauté et Petra devient leur capitale, puis au II° siècle avant J.C, Petra sera une ville importante de 20000 habitants et non une simple nécropole, comme on l’a cru pendant longtemps (à cause des nombreux tombeaux et sanctuaires).
fl_actu.gifAu I° siècle avant J.C, les romains s’intéressent au Proche-Orient, colonisent la région et créent la Province Romaine de Syrie (64 avant J.C). Pompée, gouverneur de cette nouvelle Province de Syrie lance une offensive contre la Nabatène et attaque Petra, en vain. Cette résistance Nabatéenne va préserver l’indépendance du royaume qui s’étend du nord de l’Arabie à la Jordanie actuelle (on trouve en effet la trace des Nabatéens dans toute la Jordanie) et Petra devient véritablement la capitale du royaume. Grâce a son commerce florissant le royaume Nabatéen atteint son apogée au début de notre ère et continue de construire et tailler les nombreux tombeaux de Petra, témoins les plus impressionnants de leur exceptionnelle civilisation.
fl_actu.gifMais la puissance Romaine se renforce. Ne pouvant vaincre militairement, les romains frappent l’économie de Petra en déplaçant les routes caravanières, et en 106 de notre ère, sous l’empereur Trajan, la Nabatène est annexée par Rome qui crée la Province d’Arabie (voir histoire de la Jordanie)
fl_actu.gifDevenue romaine, Petra connaît néanmoins un nouvel élan; commercial d’abord, grâce à la nouvelle Via Nova Traiana entre Bosra, la nouvelle capitale et Aqaba (en fait le pavement de la route du Roi), architectural ensuite, en prenant l’aspect classique des villes romaines avec la construction d’un Cardo à colonnade (grand axe nord-sud), d’un théâtre, d’un forum et de thermes.
fl_actu.gifAu IV° siècle, avec l’essor du christianisme, Petra devient évêché, mais cette domination Byzantine prolonge la période romaine sans rupture véritable.
fl_actu.gifLes tremblements de terre successifs des V et VI° siècles, puis le recul des byzantins, face à l’islam, font abandonner progressivement Petra. La conquête arabe du VII° siècle, en changeant les routes du commerce et des pèlerinages, la laisse à l’écart. Seulement habitée par les bédouins, Petra sombre dans l’oubli, jusqu’à sa découverte en 1812 par le suisse Burckhardt(déguisé en bédouin, celui ci pénètre dans ce lieu interdit et mystérieux jusqu’au Qasr el-Bint, mais il éveille le soupçon des bédouins et doit battre en retraite pour sauver sa vie). La voie était ouverte et quelques années plus tard, les occidentaux redécouvriront les merveilles nabatéennes de cette cité oubliée.
fl_actu.gifPendant des siècles, ce sont les bédouins qui ont défendu le site et ont peuplé les grottes de Petra, mais aujourd’hui ils n’ont plus l’autorisation d’y habiter; toutefois ils ont gardé le droit d’y travailler dans la journée comme loueurs de chevaux, dromadaires et mulets ou comme vendeurs de souvenirs.

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          Le HautLieu du Sacrifice

La nécropole de Gaïa

         Le Trésor


bd21298_.gifLes Nabatéens, une étonnante civilisation.
fl_actu.gifIntelligents, les nabatéens vont utiliser la situation de Petra, cuvette entourée de montagnes, pour recueillir les eaux de toute la région par un ingénieux système hydraulique, découvert depuis par des fouilles. Pour cela, ils vont creuser dans les falaises des canaux d’irrigation qui alimenteront des citernes, elles aussi creusées dans la roche. A propos des grands travaux entrepris à Petra, il est à noter que la société nabatéenne est égalitaire et dépourvue d’esclaves (fait rare à l’époque). 

fl_actu.gifSur le plan religieux, ils pratiquent une religion à l’image de leur architecture : un mélange syncrétique où interviennent diverses divinités. En effet, les nabatéens ont adopté les dieux d’Edom, d’Arabie et de Syrie ainsi que les dieux de la mythologie grecque et romaine. On retrouve ainsi à Petra : Qos, dieu Edomite de l’orage et de la pluie, Dushara, un dieu qui peut s’identifier à Zeus, Uzza, une déesse assimilée à Aphrodite. Mais des divinités gréco romaines sont aussi vénérées par les Nabatéens, comme Victoire, Tyché, Fortune, Zodiaque, Saturne ou Mercure, et en plus de la protection de déesses syriennes, celle des dieux arabes (comme Al-Kutba, dieu de l’écriture et du commerce) n’était pas négligée non plus

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Le Monastère (ou Deir)

Le Tombeau à étage

Tombeau de type Hégra

Tombeau tour        


bd21298_.gifL’architecture funéraire de Pétra
Sur le plan architectural, Petra est une magnifique alliance des influences assyriennes, perses, grecques et romaines mais surtout égyptiennes, comme le montre les tombeaux où les architectes se sont inspirés de l’école d’Alexandrie. Si les nombreux tombeaux de Petra mêlent des styles divers, ils se répartissent aussi en plusieurs types, dont trois principaux :
fl_actu.gifLes tombeaux temples : ce sont les plus nombreux, d’inspiration Gréco romaine, et aux décorations très riches. Les plus célèbres sont le Khazneh (le Trésor) et le Deir (le Monastère).
fl_actu.gifLes tombeaux Hégra : richement décorés, ils sont en forme de tour et possèdent une salle funéraire. La décoration mêle des éléments égyptiens et orientaux sous forme de pilastres et de frontons. Leur nom d’Hégra vient du site nabatéen d’Arabie Saoudite, une petite réplique de Pétra à 700 km au sud.

fl_actu.gifLes tombeaux tours : ce sont les plus simples, sous forme de blocs creusés dans la roche. L’ouverture est moins travaillée que celle des précédents et leur façade est ornée de frises aux motifs géométriques.

 

LES ROCHES COLORÉES DE PETRA


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fl_actu.gifOui ! Les puristes ont raison, notre titre est un pléonasme, mais qui n’a jamais dit « monter en haut ». Petit rappel pour ceux qui aurait oublié. : Pléonasme vient du grec qui veut dire « excès » et consiste à renforcer une idée par l'ajout de plusieurs mots. Le pléonasme est souvent constitué de deux termes qui vont dans le même sens.
fl_actu.gifOr, Petra en grec signifie « pierre » ou « roche ». D’accord ! Mais son premier nom était « Reqmu » ou « Reqem » qui en Araméen et Hébreu signifie : « diversité » ou « bigarrure », donc multicolore. Ces deux noms, roche et multicolore, correspondent bien à la particularité de Petra, avec ses défilés et ses falaises de grés aux dessins colorés.


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Photos D & P Mariottini

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      Falaises du Siq

Roche de Petra Sculpté dans la roche

Riche en oxydes     


fl_actu.gifCes grés de roches déchiquetées, façonnés par le vent et le sable, donnent au site son extraordinaire palette de couleurs qui s’étend du jaune au violet passant par les oranges, roses, rouges, jaunes, verts et bleus. Ces fantastiques couleurs sont dus aux oxydes métalliques contenus dans les grés. Oxydes de fer pour les rouges (comme dans le désert du Wadi Rum), oxydes de cuivre pour les verts et bleus, oxydes de zinc pour les blancs et sulfures pour les jaunes.

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      Strates de grés multicolores

Caverne creusée dans le grés

         Salle funéraire du Triclinium

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A Petra de nombreux tombeaux présentent d’extraordinaires couleurs naturelles, soit sur leurs façades décorées, comme la « Silk Tomb » ou Tombe de la Soie, soit dans leurs salles pour célébrer le culte des morts, comme celle du Triclinium, tombeau situé en face de celui du Soldat Romain..

 

LE SIQ (DÉFILÉ) OU BAB EL SIQ (PORTE DU DÉFILÉ)


En plus de sa position, au carrefour des routes commerciales entre Arabie, Egypte et Méditerranée, Petra, invisible parmi les massifs montagneux, bénéficie d’une situation naturelle facile à défendre
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© Hergé/Moulinsart 2008 *

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           L'entrée du site

Le début du Siq Nous avons retrouvé...

...le décor d'Hergé            


fl_actu.gifVoie d’accès principale et spectaculaire, conduisant au site de Pétra, le Siq (qui veut dire défilé, en arabe) est une longue et étroite faille naturelle d’un kilomètre et demi qui ne dépasse pas deux mètres de large alors que les falaises colorées qui l’entoure atteignent 100 m de haut.

fl_actu.gifTout le long du défilé on peut apercevoir dans la paroi les canaux creusés dans les rochers par les nabatéens et qui font partie du système d’approvisionnement en eau de la ville de Pétra. Les nabatéens ont utilisés la situation de Petra, cuvette entourée de montagnes, pour collecter toutes les sources  d’eau de la région.

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  Pour moins marcher

La gorge se rétrécit...

...derniers pas, et...

...Oh! Le voila              


fl_actu.gifDans le Siq se trouvent aussi des »Bétyles », stèles en relief, carrées ou arrondies et qui représentaient les dieux vénérés par les nabatéens et dont le principal était Dushara. Ce qui tend à prouver que le Siq, en plus de sa fonction de voie de communication avait aussi un rôle religieux.
fl_actu.gifPuis le Siq se resserre de plus en plus et au milieu des deux parois rocheuses on découvre le monument le plus célèbre de Petra, le Khazneh (traduit par Trésor).

* Avertissement : "Les visuels de l'œuvre d'Hergé sont protégés par le droit d'auteur et ne peuvent être utilisés
 sans le consentement préalable et écrit de la société MOULINSART (contact : delphine.maubert@moulinsart.be)."

LA RUE DES FAÇADES ET LES TOMBEAUX ROYAUX


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Photos D & P Mariottini

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Tombe Hégra à Merlons

Influence hellénistique Tombeau à façade

Les 17 tombes       


fl_actu.gifRue des Façades. Après le trésor, le défilé s’élargit progressivement et les tombeaux deviennent plus nombreux. Ces tombeaux, dont la façade richement décorée appartient à la catégorie Hégra, imitent les sanctuaires grecs et se caractérisent par la présence de merlons qui couronnent la partie supérieure. Parmi les tombeaux les plus remarquables, il faut citer celui aux 17 tombes. Le long de la « Rue des Façades » d’autres tombeaux, plus anciens, s’étagent sur plusieurs niveaux et s’inscrivent dans une tradition architecturale orientale. 
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        Tombeaux anciens

La rue des façades

              Le Tombeau à étage

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fl_actu.gifTombeaux Royaux. En face se succèdent une série de tombeaux aux dimensions spectaculaires.
D’abord le « Tombeau de l’Urne » construit sur des voûtes de pierres. Puis c’est le « Tombeau Corinthien » qui ressemble au « Trésor », bien que beaucoup plus endommagé par l’érosion. Le suivant est le « Tombeau à étage », ou « Tombe Palais », plus récent et plus imposant avec une partie supérieure endommagée. Enfin on arrive au « Tombeau de Sextus Florentinus » legouverneur de la Province Romaine d’Arabie.
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    Tombeaux Royaux

Tombeau de l’Urne… …et son entrée

Entrée à fronton    .


LE "MONASTÈRE" OU "DEIR" DE PETRA


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Photos D & P Mariottini

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fl_actu.gifLe chemin du Deir. Sur l’unique chemin qui mène au Deir alternent sentiers étroits et séries de marches (mais il est possible de louer les services d’un âne ou d’un mulet). Il s’agit de l’ancienne voie de procession qui présente de superbes points de vue sur des paysages grandioses et sur la ville basse. Après 10 minutes de marche, à gauche, un ravin conduit au Triclinium aux lions, puis le sentier passe sous un éboulis de rochers qui barre presque le passage. Tout le long du chemin on bénéficie d’une vue privilégiée sur les failles et les parois.
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fl_actu.gifLe Deir.  
Après 45 minutes le chemin débouche enfin sur une vaste esplanade au fond de laquelle apparaît le monumental temple du Deir. Sa façade, sculptée majestueusement dans le grés jaune d’une épaule rocheuse, est colossale (47 m de large sur 45 m de haut) et son style rappelle le Khazneh (le Trésor), sauf que le Deir n’est pas un tombeau mais un lieu de culte. D’ailleurs son nom : « Deir », signifie Monastère ou Couvent. En effet des moines de l’époque chrétienne étaient installés ici et certains y habitaient encore au XIII° siècle.
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Le Deir reprend effectivement le style et la composition du Khazneh :
 - au chapitre inférieur, 8 colonnes à chapiteaux (6 pour le Khazneh), de style ionique, encadrent la porte centrale.
 - à l’étage supérieur, comme au Khazneh, un Tholos (édifice circulaire, à destination funéraire ou religieuse) est coiffé d’une urne monumentale de 9 mètres de haut et est entouré de deux pavillons latéraux à demi fronton.
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      LA NÉCROPOLE DE GAÏA


Les Nabatéens, originaire de la Péninsule Arabique, apparaissent vers le VI° siècle avant J.C et s’installe en terre Edomite (sud et centre de la Jordanie actuelle) au V° siècle avant J.C, d’abord à Gaïa (Wadi Moussa), puis à Petra.
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           Site de Gaïa

Un Tombeau-Tour La nécropole de Gaïa

2 tombeaux superposés


fl_actu.gifAvant d’arriver au Siq, le chemin passe devant les tombeaux de Gaïa, la nécropole nabatéenne de l’actuel village de Wadi Moussa. Il s’agit de trois tombeaux monolithiques, suivis de deux tombeaux superposés et datés du I° siècle après J.C.
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        Les 3 tours ou Djinn Blocks

En haut le tombeau aux obélisques

              En bas le Triclinium

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bd21298_.gif Les Tombeaux-Tours.
fl_actu.gifLes premiers monuments que l’on rencontre, sur la droite du chemin qui mène à Petra, sont trois gros blocs, dégagés de la paroi rocheuse et que les anglo-saxons ont traduit par « Djinn Blocks ».
fl_actu.gifDeux ont une chambre funéraire, ce qui laisse supposer qu’il s’agit bien de tombaux, et même de tombeaux tours, très répandues dans l’Orient ancien, et non de citernes comme on l’a cru parfois. 

bd21298_.gif Le Tombeau aux obélisques et le Triclinium.
Un peu plus loin, sur la gauche, apparaît un monument qui représente, en fait, deux tombeaux distincts et superposés.
fl_actu.gifLe Triclinium, en bas, est le plus ancien (seconde moitié du 1° siècle) et sa façade se caractérise par deux rangées de pilastres dont une est surmontée par un fronton en arc de cercle et l’autre par un fronton brisé, éléments de décor que l’on retrouve sur de nombreux monuments de Pétra. L’intérieur est une grande salle bordée de trois banquettes, d’où son nom de « Triclinium ». Taillée dans la roche, cette salle servait de cadre aux banquets qui se tenaient lors des cérémonies funéraires.
fl_actu.gifLe Tombeau aux Obélisques se caractérise par ses quatre obélisques du niveau supérieur, d’inspiration égyptienne, qui encadrent une niche. Ce sont des « Nefesh », taillés dans le roc et qui représentent les personnes inhumées dans la chambre funéraire.
fl_actu.gifOn atteint ensuite l’entrée du Siq

LE "TRESOR" OU "KHAZNEH" DE PETRA


Le Siq débouche sur le plus célèbre temple de Petra : le « Trésor » (ou Khazneh, en arabe). Le matin, le soleil éclaire sa façade de 40 mètres de haut et le temple apparaît alors éblouissant à la sortie du défilé. Daté du I° siècle après J.C, le trésor était probablement un monument funéraire royal.


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       La fin du défilé…

...débouche sur le Trésor… (même vue mais le soir)

Le Khazneh (Trésor)…

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fl_actu.gifLe Khazneh est enserré dans la paroi d’une immense falaise de grés rose dans laquelle il a été taillé. Le matin sa façade s’illumine et déploie toute l’harmonie de son architecture d’Alexandrie, influencée par le modèle hellénistique.
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© Hergé/Moulinsart 2008 *      
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  ...découvert par Tintin…

…et par Dominique

Une perle rose…

…cité des nabatéens     


fl_actu.gifLe Khazneh doit son nom de trésor au fait qu’il était censé contenir le trésor du Pharaon, dans l’urne qui le couronne. Longtemps assimilé à la période romaine du II° siècle, on sait à présent qu’on le doit aux nabatéens. Le Trésor présente diverses influences architecturales, la plus importante étant helléniste,.mais on trouve aussi des éléments égyptiens telle la statue d’Isis dans le temple semi circulaire supérieur (ou tholos) et des éléments mésopotamiens telles les tours crénelées.
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         La corniche supérieure

Un des moyens de transport à Petra

Lumière particulière       

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fl_actu.gifSur 40 m de haut les deux étages déploient à profusion la richesse du style corinthien. Ces éléments du décor ont longtemps fait croire à un rôle de temple mais certains détails, de symbolique funéraire, comme la statue d’Isis, le disque solaire du fronton ou les bas reliefs des deux Dioscures (fils de Zeus) Castor et Pollux (les Dioscures étaient chargés d’accompagner les âmes des mort), plaident pour un tombeau funéraire monumental ou un mausolée royal. 
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           Les Dioscures

le Tholos et Isis

Colonne corinthienne

Détail                 

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fl_actu.gifÉtant donné l’époque et le style grec de ce tombeau il est attribué à Aretas III, un des grands souverains de Petra du I° siècle avant J.C.
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  D’ici, allez visiter la ville...

…basse et les tombeaux

L’entrée du défilé et…

…un dernier regard    

LA VILLE BASSE ET ROMAINE DE PETRA


fl_actu.gifLe Théâtre. 
Immédiatement après la Rue des Façades le chemin débouche sur le théâtre romain qui pouvait accueillir de 5000 à 8000 spectateurs (le grés très fiable a passablement souffert de l’érosion). Contrairement à la tradition antique, ses 33 rangées de gradins en demi cercle ne furent pas construites à partir de blocs de pierre, mais creusées dans la roche par les nabatéens, et non par les romains. En effet des fouilles ont montré que l’amphithéâtre datait d’une période plus ancienne (début de notre ère) que la période romaine a laquelle il fut longtemps attribué.
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   Fatigués ? en selle…

...pour le théâtre romain,… …et à la fin du Cardo…

…l’Arc monumental     


fl_actu.gifLe Cardo ou rue à colonnades. 
Cet axe, nommé aujourd’hui la Rue des Colonnades et qui date du début du I° siècle, est une partie très en ruine de Pétra car, construite en pierre, elle a subi les tremblements de terre de 550 après J.C. Le plus visible reste la grande et large voie dont le pavement est un aménagement de l’époque romaine mais les boutiques et les maisons de la période byzantine n’ont pas résisté aux tremblements de terre. 

fl_actu.gifL’arc monumental
La rue à colonnades se termine par l’Arc Monumental, une grande porte en pierre à triple entrée. Cette porte, décorée de petits panneaux représentant des divinités et des motifs d’inspiration hellénistique est postérieure au Cardo (II° siècle) comme le prouve son dépavement à cet endroit.
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       Le théâtre creusé dans la roche

Le Qasr el-Bint, temple …

              … à l’aspect Gréco romain

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fl_actu.gifLe Qasr el-Bint.
En face, le Qasr el-Bint est appelé aussi « le château de la fille du Pharaon », et date de la fin du I° siècle. C'était en fait un temple d’aspect Gréco-romain consacré à Dushara, le dieu principal de Petra. Seul à ne pas avoir été sculpté dans le roc, c’était le bâtiment religieux le plus important de Petra. Paradoxalement c’est le décor du revêtement extérieur qui a le mieux résisté au temps.


 

LE HAUT LIEU ET LES TOMBEAUX A FAÇADE


Une deuxième journée sur le site permet, par des sentiers de montagne sur les monts de Petra, d’accéder au « Haut lieu du Sacrifice », aux « Obélisques », à la « Fontaine au lion » et à une série d’autres tombeaux remarquables, caractérisés par leur façade sculptée. Le « Haut lieu du Sacrifice »  est un lieu de culte en plein air, typique des religions antiques du Proche Orient. Taillé dans les grés sur une énorme plate forme, c’est un autel destiné aux sacrifices d’animaux.


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Photos D & P Mariottini

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    1 des 2 obélisques

le Tombeau d'Unaishu Vue d'en haut

Tombeau à façade  .


fl_actu.gifLes Obélisques. Sur le chemin, qui offre de magnifiques points de vue, et avant le sommet, l’approche du Haut lieu est signalée par deux obélisques, taillés dans le roc. En effet, ces blocs de 6 m de haut ont été dégagés dans la roche autour et non érigés selon le modèle égyptien classique. Ils représentent les grands dieux vénérés par les nabatéens : Dushara et al-Uzza.
Sur les hauteurs du Haut lieu on aperçoit, en bas, en face du théâtre (non visible), une série de tombeaux à étage de type Hégra dont le plus important est celui d’Unaishu.
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    Vers le Haut-lieu du Sacrifice

La fontaine au Lion

La Tombe du Jardin            . 

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fl_actu.gifLa Fontaine du Lion. Sculptée dans une vaste paroi rocheuse, cette fontaine monumentale représente un lion de 4,50 mètres de long dont la gueule rejetait (probablement) l’eau provenant de la canalisation située au dessus de la tête du lion et alimentée par un réservoir. Hélas l’érosion a effacé beaucoup de détail de cette « Fontaine au Lion », dont la tête du félin. De là, des escaliers vertigineux, taillés dans la pierre, conduisent à un groupe de tombes et de tombeaux.
fl_actu.gifLa Tombe du Jardin. Avec une façade hellénistique, cette « Tombe du Jardin » est un Triclinium au style très strict qui ouvre directement sur l’extérieur par deux colonnes circulaires encadrées par deux pilastres, le tout supportant l’entablement.
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Tombeau du Soldat Romain

Le Soldat Romain Salle du Triclinium

Tombe au fronton brisé

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fl_actu.gifLe Tombeau du Soldat Romain. C’est un tombeau à la façade très décorée et orné de quatre demi colonnes supportant la table et un fronton triangulaire. Entre les colonnes se trouvent trois niches abritant chacune une statue. Celle du milieu représente un personnage en tunique, cuirasse et manteau et les statues latérales figurent des jeunes gens en manteau. Longtemps pris pour des romains (d’où le nom du tombeau) il s’agirait en fait du défunt (un nabatéen ?) entouré de ses deux fils.
fl_actu.gifLe Triclinium. Juste en face, le Triclinium, creusé dans la roche, est le plus vaste de Pétra. Ici, l’intérêt ne réside pas dans la façade, non sculptée, mais dans la salle (la plus belle du site), munie des trois banquettes (d’où le nom de triclinium) pour célébrer le culte des morts. Ses parois et ses colonnes bigarrées séduisent par leurs extraordinaires couleurs naturelles.
fl_actu.gifLe Tombeau Renaissance et la Tombe au Fronton terminent la série de tombeaux à façade sculptée. La tombe au fronton brisé possède deux doubles rangées de colonnes surmontées chacune d’un entablement et d’un demi fronton.

Le site 


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Au sommaire de Petra

fl_actu.gifLa civilisation des nabatéens

  2 fl_actu.gifVisiter Petra – Que voir ?

3 fl_actu.gifLes roches de Petra

  fl_actu.gifLa Nécropole de Gaïa

5 fl_actu.gifLe Siq (ou défilé)

  6 fl_actu.gifLe Trésor (ou Khazneh)

fl_actu.gifRue des Façades et Tombeaux Royaux

  fl_actu.gifLa Ville Basse et Romaine

fl_actu.gifLe Monastère (ou Deir)

10 fl_actu.gifLe Haut Lieu et les Tombeaux à façade

 

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