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Pluie de météorites, comètes et ballet galactique : quelques explications

Publié par wikistrike.com sur 18 Décembre 2012, 05:16am

Catégories : #Astronomie - Espace

 

 

Pluie de météorites, comètes et ballet galactique : quelques explications

 


(Extrait du livre Au nom de la Vérité)
 
« Quel temps fera-t-il demain? »

Voilà une question bien familière au Québec. En effet, nous avons cette particulière obsession quotidienne de la météo. C’est le sujet le plus manifeste de nos conversations de tous les jours. Je ne sais pas s’il en est ainsi dans d’autres pays, mais pour les Québécois le temps qu’il fera (ou fait ou a fait) est un sujet tout à fait courant, voire inévitable, et pour peu on le croirait génétique! Fera-t-il beau ou mauvais, froid ou chaud, soleil ou pluie? Voilà le tracas principal des Québécois. C’est un peu comme si notre qualité de vie en dépendait directement et pourtant nous ne sommes ni ces agriculteurs d’autrefois ni ces natifs en symbiose avec la nature. C’est tout simplement typique de notre culture locale, nous voulons savoir, nous devons en parler.

Mais si la météo est au cœur de nos préoccupations quotidiennes, celles-ci ne dépassent pas le cadre de notre petit confort immédiat : apportons-nous un parapluie? Devrions-nous enfiler nos bottes ou nos souliers?

Peut-être y a-t-il dans nos gènes une faible trace d’ancêtres Gaulois et qu’inconsciemment nous entretenons l’atavique peur que « le ciel nous tombe sur la tête ». Ou peut-être est-ce simplement le canal météo qui prend trop de place dans nos vies. « Parce que ça ne durera pas » indique un énorme panneau publicitaire, en bordure de l’autoroute, signé Météomédia, sur lequel figure une flèche pointant vers le haut qui insiste sur l’incertitude que nous devrions entretenir face au temps qu’il fera! Joli marketing, admettons-le.

Mais cette fascination pour « le temps qu’il fera » est insidieusement limitative. En effet, la météorologie contemporaine joue aujourd’hui un double rôle car, au même titre qu’elle nous incite à nous enquérir de l’état du ciel, elle n’en limite notre perception qu’à quelques kilomètres, c’est-à-dire jusqu’à la couche nuageuse, sans plus.

Pourtant, si nous considérons l’étymologie du mot météorologie, nous nous apercevons qu’au départ cette science prenait en compte des phénomènes d’un tout autre ordre que ceux qui « font la pluie et le beau temps ». En effet, la météorologie est carrément la science desmétéores. Au sens large, les météores sont « tout phénomène qui se produit dans l’atmosphère ». Ils incluent donc, par définition, les « phénomènes lumineux qui résultent de la chute dans l’atmosphère terrestre d’un corps solide venant de l’espace ». Mais à quand remonte la dernière fois où nous avons entendu parler de prévisions météorologiques concernant ces derniers? Pas de ce millénaire. Certes, la météorologie contemporaine est quasi indispensable (lorsqu’elle ne se trompe pas) à la prévision des transports, notamment aériens et navals. Mais n’est-il pas intéressant de constater que cette science n’inclut pas, dans ses observations et prédictions, des éléments aussi importants que les chutes de corps solides dont les conséquences pourraient être importantes, voire dévastatrices?

Malheureusement, comme tant d’autres domaines, cette science a été pervertie au cours du temps pour devenir la banale et insipide prédiction de la goutte de pluie et des 20 degrés ensoleillés que nous connaissons aujourd’hui. Elle a subi, pour ainsi dire, le même sort que l’astrologie qui, de véritable science de l’influence des corps célestes, est devenue la ridicule prédiction amour/travail/santé/chance pour tous les Gémeaux du globe via le journal local et qui se contredit d’un journal local à un autre. Ces deux sciences, comme bien d’autres, ont été réduites à l’insignifiance et leurs prédictions ne valent guère plus qu’un certain amusement.

Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Il fut une époque où le ciel tapissé d’étoiles et rempli de phénomènes de toutes sortes était considéré avec autant d’admiration que d’appréhension, et chacun de ses soubresauts comme important et annonciateur d’événements particuliers pour les hommes.

Dans leur livre Hiver cosmique, Victor Clube et Bill Napier dédient plus d’une centaine de pages à l’étude de la perception que les hommes avaient du ciel et de ses acteurs. En remontant aussi loin que possible dans l’Histoire, ils passent en revue la compréhension des cieux qu’en avaient les différentes civilisations, et ce, à travers leurs légendes et écrits, et les conclusions qu’ils en tirent sont des plus intéressantes. Analysant ainsi – d’un point de vue d’astrophysiciens – de nombreux mythes, ils ont su exposer le caractère clairement cosmique attribué à la majorité des dieux, révélant ainsi que ces « dieux du ciel » étaient, il y a à peine quelques millénaires, littéralement des comètes. Ce ne sont certes pas les seuls auteurs à avoir fait ce rapprochement (voir, entre autres, Michel-Alain Combes, La Terre Bombardée), mais leur cheminement dans le « labyrinthe de l’Histoire » et les nombreux exemples qu’ils mettent en évidence ne laissent aucune place au doute : la majorité des dieux célestes étaient, en réalité, des comètes.

Après plus de 30 ans de recherches et de recoupements soigneusement étudiés, ces deux astrophysiciens mondialement reconnus – qui ont passé la majeure partie de leur vie à scruter les cieux afin de repérer les astéroïdes et comètes dont la trajectoire pourrait croiser celle de la Terre – ont analysé et fait des rapprochements entre de nombreux domaines scientifiques (mythologie, témoignages antiques, carottages polaires, paléoastronomie, observations satellites, etc.) afin de dresser un tableau clair de l’histoire des comètes et des météorites, et d’en arriver à une compréhension juste de leur influence dans l’Histoire.

Après avoir expliqué de quelle façon, au cours des millénaires, l’importance des bolides cosmiques fut pratiquement réduite à néant – entre autres par l’attribution du nom des « dieux » aux planètes plutôt qu’aux comètes (qui subirent éventuellement une période de déclin, comme tout corps céleste) -, ils nous expliquent en détail le fonctionnement de la vie des comètes et leurs possibles impacts sur la vie terrestre. Pour faire une synthèse rapide, disons simplement que l’orbite d’une comète autour de notre soleil ne contient pas seulement ladite comète, mais une multitude de « morceaux de roche » allant de la simple poussière à des cailloux de tailles diverses , car elle se fragmente plusieurs fois au cours de sa vie et que ses fragments aussi se sectionnent en parcelles encore plus petites et ainsi de suite.

 

Cette orbite, lorsqu’elle croise le plan de l’écliptique, devient donc une zone hasardeuse où les collisions – d’intensité variable – sont possibles. Ce sont d’ailleurs ces zones orbitales qui sont responsables de spectacles cycliques tels que les perséides du mois d’août, car la Terre traverse un champ de débris laissé par une comète qui fut, à une certaine époque, visible à l’œil nu et qui avait, on le comprendra, le statut de dieu pour les anciens.

Ce qu’il faut saisir ici, c’est que la météorologie actuelle nous inculque la fausse conception – sous-entendue – que la Terre est un environnement clos, un système fermé, et que le reste des corps solides sont « là-bas », très loin de nous et donc pratiquement sans influence ni conséquence. Cet état de choses naît de la simple omission dans l’éducation populaire du fait que notre système solaire en entier, suivant son tuteur le soleil, voyage à la tumultueuse vitesse de 217 kilomètres par seconde dans une danse circulaire autour du centre galactique. Bien qu’on insiste régulièrement sur le fait que l’Univers est composé, en grande partie, de vide et donc qu’il ne représente aucun danger, celui-ci est pourtant rempli d’un nombre incalculable (voire infini) de corps en mouvement de toutes sortes : soleils, planètes, comètes, astéroïdes, nébuleuses (amas de gaz et de poussière de dimensions à couper le souffle), etc. Tous ces corps sont appelés, un jour où l’autre, à interagir les uns avec les autres, gravitation oblige. Croire que notre croisière intergalactique est ce qu’il y a de plus sécuritaire revient à penser qu’une balade à toute vitesse en voiture n’a rien de dangereux puisque la route est à 90% « vide ». Pourtant, ces 90% sont remplis d’endroits comportant des voitures allant à sens inverse, des trous dans la chaussée, des enfants traversant aveuglément en quête de leur ballon et même des oiseaux de passage qui, malgré leur faible poids, réduisent en miettes le pare-brise, risquant ainsi de provoquer une perte de contrôle et un accident fatal.

Poussant plus loin leurs explications sur la nature de la danse mouvementée de l’Univers, Clube et Napier insistent sur le fait que notre système solaire, au cours de sa longue révolution autour du centre de la galaxie, coupe à deux reprises le plan galactique et subit donc des périodes où les rencontres célestes sont à leur maximum et d’autres où elles sont à leur minimum. Ceci s’explique par le fait qu’au plan galactique, la densité d’amas de matière est beaucoup plus grande que lorsque nous nous éloignons de ce plan.

Image à titre d’exemple uniquement : la ligne blanche représentant le plan incliné de l’orbite du système solaire par rapport à l’écliptique

Bien que la durée de ce cycle orbital soit approximativement de 230 millions d’années – ce qui suggère inconsciemment que nous ne courons aucun danger -, il serait d’une importance capitale de savoir où nous nous situons dans le moment présent. Qui plus est, d’autres facteurs, tout aussi importants, tels que le passage dans les bras spiraux de la galaxie, la traversée de nébuleuses, etc. jouent un rôle prépondérant dans l’activité cyclique des comètes dont la proximité est hasardeuse et possiblement désastreuse. (Notons ici, encore une fois, que l’étymologie nous renseigne amicalement sur certaines réalités tapies sous les mots. Désastre : disastro, de disastrato, astrol. « né sous une mauvaise étoile » —> astre.)

Sans entrer plus en profondeur dans les détails de cette mécanique, je laisserai Victor Clube et Bill Napier nous résumer la situation actuelle :

La position actuelle du soleil dans la galaxie créé les conditions d’un taux d’impact exceptionnellement élevé. Si le caractère épisodique de l’histoire de la Terre reflète le passage dans les bras spiraux, alors la position présente du soleil sur le bord interne du bras d’Orion nous assure d’être actuellement dans une phase active. En outre, le soleil vient tout juste de traverser le plan galactique, où les forces de marée agissant sur le nuage de comètes sont maximales ; l’intensité du flux cométaire passe donc en ce moment par les valeurs fortes de son cycle galactique. Le soleil vient également de traverser la Ceinture de Gould et subit de ce fait une force de marée exceptionnelle créée par un ancien nuage moléculaire en cours de désintégration. Enfin, il semble – on n’a pas encore de modèles précis à ce sujet – que le soleil ait traversé il y a quelques millions d’années seulement l’association Scorpion-Centaure, groupe de jeunes étoiles bleues et chaudes et de nébuleuses massives appartenant à la Ceinture de Gould. Cette rencontre a dû déclencher un épisode d’impact brutal qui n’est pas encore terminé, le déversement des comètes dans le système solaire se produisant dans les quelques millions d’années suivant encore.

En résumé, nous nous trouvons actuellement dans un environnement galactique fort agité puisque nous traversons un épisode d’impact et sommes tout près du point maximum d’un cycle galactique dont l’intensité est encore accrue par une nébuleuse massive. Il est donc probable que le taux d’impact des deux ou trois derniers millions d’années a été plusieurs fois supérieur – encore n’est-ce qu’une estimation prudente – à celui que révèle l’examen des cratères lunaires. Cette conclusion cadre à la fois avec les données terrestres (cratères et perturbations géologiques récents) et avec le nombre actuel d’astéroïdes géocroiseurs, trop important par rapport aux cratères lunaires observés.[1]

Bien entendu, lorsqu’il est question d’ « actuellement », il est question ici d’une période de temps relativement grande (tel que mentionné) d’une durée de plusieurs milliers d’années, voire de millions d’années. Alors, en quoi devrions-nous nous inquiéter de ces découvertes? Pour y répondre, nous devons nous pencher sur les données historiques qui nous sont accessibles ainsi que sur une minutieuse observation des temps présents.

Serait-il possible de valider la véracité de ces informations par un simple examen des cicatrices d’impact de la Terre? Une rapide requête sur n’importe quel moteur de recherche sur le Web nous rapporte quelques images qui laissent songeur quant au nombre d’impacts et à leur ampleur.

(Cliquer pour agrandir)

 

 

En fait, il existe plus de 170 cratères d’impact dûment investigués et répertoriés. Le Earth Impact Database de l’Université du Nouveau Brunswick en publie une liste ici.

Le gros bon sens nous indique spontanément que notre chère Terre a été bombardée à plusieurs reprises, et ce, probablement beaucoup plus récemment qu’à l’époque où les dinosaures auraient supposément disparu, soit il y a « quelques millions d’années ».

Mais plus que des spéculations, aurions-nous, de mémoire écrite dans l’Histoire, des impacts notoires que l’éducation populaire aurait omis de nous enseigner? Malheureusement, la réponse est affirmative. En voici quelques exemples :

En 1833, la pluie de léonides fut des plus spectaculaires. Plus de 200 000 météorites tombèrent en l’espace de quelque 7 à 9 heures! D’après Sanderson (The night it rained fire) : « Le plus terrifiant dans cette averse, ce fut les nombreuses et étincelantes boules de feu« . En effet, certaines étaient aussi brillantes que la pleine lune, et bien des gens furent réveillés par les nombreux éclairs illuminant leur chambre. Des dizaines des traînées de fumée furent parfois visibles simultanément. Essentiellement, il s’agissait de météores de type « étoiles filantes », venant par vagues et trop nombreux pour être comptés! Le sentiment général était : « si les étoiles tombent, c’est que la fin du monde arrive« .

Au 19e siècle, d’autres pluies météoritiques furent spectaculaires. Notons, entre autres, celles des Andromédides de 1872 et 1885. D’après le nombre de météores enregistrés, environ deux météores par seconde laissaient leur trace dans le ciel au plus fort de l’activité. Quelques années auparavant, en 1842/1843, la comète 3D/Biela s’était fragmentée et a continué à se désagréger lors des retours de 1846 et 1852. Lorsque l’essaim météoritique a été observé en novembre de 1872 et 1885, on a supposé que ces essaims étaient les débris de cette cassure.

Plus récemment, dans la matinée du 30 juin 1908, en Russie, un météorite a explosé en altitude à environ 5 km du sol au-dessus de la Toungouska. « L’explosion détruisit intégralement la forêt dans un rayon de plus de 20 km ; le souffle fit des dégâts sur plus de 100 km et la déflagration fut audible dans un rayon de 1 500 km. De nombreux incendies se déclenchèrent, brûlant des zones forestières pendant plusieurs semaines. Un vortex de poussière et de cendres se forma et fut entraîné jusqu’en Espagne par la circulation atmosphérique, créant des halos dans la haute atmosphère, qui s’étendirent sur tout le continent. Une luminosité exceptionnelle en pleine nuit fut constatée pendant plusieurs jours en Europe occidentale, à tel point qu’on pouvait lire un journal de nuit. Cette explosion libéra une énergie de 15 mégatonnes, soit mille fois la bombe d’Hiroshima. Si elle était tombée trois heures plus tard, la rotation de la Terre aurait amené Moscou juste en dessous du point d’impact. » [2]

Encore plus près de nous dans le temps, quoique plus loin en distance, entre le 16 et le 22 juillet 1994 les collisions des différents fragments de la comète Shoemaker-Levy avec Jupiter ne laissèrent personne indifférent. Hautement médiatisés, ces impacts n’ont malheureusement pas su éveiller suffisamment les consciences sur le fait que ce type de collision n’arrive sûrement pas uniquement « là-bas », mais que la possibilité d’un tel cataclysme ici sur Terre est bien réelle.

Plus récemment encore, au Pérou, dans la région de Caranca, en septembre 2007, un météorite a frappé le sol et causé d’étranges désagréments aux résidents. Cet incident est passé pratiquement inaperçu – puisque non médiatisé -, mais on peut le retrouver ici (pour l’instant).

Si nous extrapolons quelque peu et revenons dans le passé, serait-il possible que la chute d’un grand nombre de civilisations et d’empires, si on y regarde de plus près, ait été causée par des impacts météoriques? À la lumière des recherches du Dr. Clube et du Dr. Napier, il devient évident qu’il en fut ainsi.  Divers textes anciens, relatant la destruction de villes entières aux mains d’un « ennemi » céleste ou tout simplement d’un ennemi si puissant et si dévastateur qu’il était impossible de l’identifier clairement autrement qu’en le nommant « colère des dieux », nous permettent de mettre en doute les interprétations habituelles des disparitions de certaines civilisations. Villages entiers, récoltes et boisés complètement incendiés pullulent entre les lignes de l’Histoire officielle. Destructions totales, famines et exodes sont bien plus près de la règle que de l’exception.

Car on vit partout dans le monde les étoiles du ciel tomber vers la terre, serrées ensemble et denses comme grêle et flocons de neige. Peu après, une voie de feu parut dans les cieux ; et après un court laps de temps, le ciel prit la couleur du sang. -Recueil des historiens des croisades

Dynastie Han, règne de Yuan-yan, jour Ding-you du 4e mois de l’an I [22 mai de l'an -12]. À l’heure rifu [entre 15 et 17h], le ciel était sans nuage. Il y eut un grondement pareil à celui du tonnerre. Venu de dessous le soleil, un météore aussi gros qu’un fou [pot en terre] et long de dix zhang [120 degrés] au moins, d’un rouge et d’un blanc vifs, se dirigea vers le sud-est. De brillants météores, dont certains étaient gros comme des bols et d’autres comme des œufs de poule, se mirent à pleuvoir dans toutes les directions. Cela ne cessa qu’à la nuit tombante. -Tian-Shan, Ancient Chinese Observations

L’astronome Michel-Alain Combes résume le phénomène de cette façon :

L’universalité de cette notion de cycles cosmiques est la preuve que des catastrophes importantes, pouvant causer la mort d’une partie appréciable des populations humaines et animales, ont été le lot de toutes les parties du monde. Étonnamment, le langage est le même dans le Bassin méditerranéen, qu’en Amérique centrale, en Extrême-Orient ou en Polynésie.

Cependant, il faut bien insister sur le fait que, dans la plupart des cas, il s’agissait d’événements régionaux qui n’ont pu semble-t-il concerner l’ensemble de la planète. Les effondrements périodiques du firmament ou les pluies de feu souvent citées dans les textes et traditions orales des Anciens se rapportent à des cataclysmes cosmiques (certainement la collision de petits astéroïdes ou de comètes ou de leur explosion dans l’atmosphère) plus ou moins importants, mais surtout beaucoup plus fréquents que ce que l’on croyait jadis.[3]

Effectuer une telle revue historique, même partielle, dépasse largement la portée de cet article, mais le lecteur intéressé pourra se procurer l’excellent ouvrage Hiver Cosmique pour des exemples concrets ou encore lire l’ouvrage – tout aussi intéressant – de Michel-Alain Combes, La Terre Bombardée (disponible sur le site officiel).

À la lumière de tout ceci, il devient évident que l’impactisme et le catastrophisme, largement ridiculisés et niés (notons d’ailleurs que le mot impactisme, quoique « couramment » utilisé, ne figure dans aucun dictionnaire), sont des concepts que nous devrions prendre très au sérieux, car comme le dit si bien Michel-Alain Combes : « Le cataclysme est la règle, PARTOUT, TOUJOURS. », « […] nous vivons dans un Univers violent en permanence, dans lequel le cataclysme est la règle et non l’exception. »

Plusieurs sites Web tirent d’ailleurs la sonnette d’alarme à ce niveau en recueillant les fréquentes observations de météorites (plus fréquentes que nous le croirions à priori) et en insistant sur l’importance de cette réalité non médiatisée. Le lecteur intéressé à se faire une meilleure idée de la fréquence à laquelle nous sommes littéralement bombardés pourra visiter le blog du Quantum Future Group dédié au phénomène. État du Monde, État d’Être fait aussi un bon travail en recueillant ces observations.

En somme, il est de plus en plus clair qu’il pleut, littéralement, des roches – et de grosses roches de surcroît – avec une régularité et une fréquence qu’il nous faut absolument cesser d’ignorer. Cet état des choses est d’une importance capitale puisqu’il a, depuis trop longtemps, été ignoré et qu’à cet égard notre civilisation est bâtie sur un château de cartes très fragile. En effet, minimisant les possibilités d’impact au point de les ignorer totalement, il en résulte que l’infrastructure de nos sociétés n’est pas conçue pour répondre adéquatement à de tels cataclysmes, même régionaux. Notre dépendance à l’électricité pour les tâches aussi vitales que la préparation de la nourriture en témoigne allègrement. Jusqu’à nos soins de santé qui ne peuvent opérer (jeu de mots non intentionnel) sans cette infrastructure précaire dont le moindre séisme rend inopérante. Il devient donc impératif d’ajuster nos pratiques de vie en conséquence. Combien de nous ont assez d’eau et de nourriture pour subsister une, deux ou trois semaines sans recourir au pillage, au vol ou autres agissements de la sorte en temps de crise? Combien de nous ont une trousse de premiers soins à portée de la main et combien de nous savent réellement s’en servir? Nous sommes très peu à avoir une base en premiers soins. Comment traiter une entorse, une brûlure sérieuse, une cassure ou un arrêt cardiaque?

Sans nécessairement vouloir être alarmiste, notre dépendance généralisée aux soins de santé institutionnalisés nous laisse totalement démunis en cas de sinistre, quel qu’il soit. Notre dépendance à l’énergie aussi doit être revue. Sans électricité, point de pompes fonctionnelles dans les stations-services, donc essence indisponible, donc transport impossible. Et que dire de l’argent? Sans électricité, aucun guichet pour nous servir, aucun système informatique bancaire pour répondre à la demande. Nous ne sommes pas préparés à de telles éventualités et le chaos social qui en résulterait ne ferait qu’augmenter le problème. Nous avons été habitués à attendre patiemment que les secours arrivent, mais s’il n’y avait pas de secours? Savons-nous simplement comment rendre l’eau souillée potable à nouveau? Encore une fois, le but ici n’est pas d’être alarmiste, mais simplement de prendre conscience que nous ne sommes pas équipés en termes de préparation psychologique, ni en termes de logistique, d’équipements et de vivres à faire face à quoi que ce soit qui dépasse la simple panne d’essence. Même les téléphones cellulaires « sauveurs de vie » risquent fortement de n’être d’aucune utilité dans pareils cas. Seuls un courage bien placé, des connaissances adéquates et un minimum de préparation seront salvateurs.

Prenons exemple sur les grands et les richissimes de ce monde qui, eux, se préparent visiblement à quelque chose d’importance en multipliant les bases souterraines et les télescopes observateurs de météores. Ne nous sommes-nous pas posé des questions en apprenant la construction d’une « Arche de Noé verte » financée par nul autre que Bill Gates appuyé de ses amis Rockfeller, Monsanto et compagnie ? Bien sûr, le vert est à la mode, mais encore. « Cela sonne comme une prise de conscience des dangers qui guettent notre monde » commente techno-science.net avec raison. « Que craignent-ils? Que savent-ils? Que préparent-ils? » se demande (à juste titre) Roberto sur son blog. Craignent-ils que la présente pluie météorique ne touche le sol ? Savent-ils qu’une comète à orbite millénaire nous rendra visite sous peu ? Une chose est certaine, ils se préparent à quelque chose d’ordre cataclysmique.

Plus nous nous renseignons sur la réelle nature des bouleversements climatiques, plus nous nous rendons compte qu’on nous ment et nous détourne de ce qui est important à l’aide des médias de masse, plus il devient clair que nous sommes laissés à nous-mêmes tant pour trouver la vérité que pour s’y préparer. Notre seule planche de salut à cet égard est une prise en charge de notre responsabilité personnelle face à nos dépendances au système présent, car personne ne le fera pour nous. Nous sommes littéralement laissés à nous-mêmes.

En guise de conclusion, peut-être que la fascination de la race humaine pour le ciel, évidente à travers toutes les civilisations et toutes les époques, vient directement du fait que celui-ci est très imprévisible et qu’il est cycliquement dévastateur. Il se devait donc d’être étudié très sérieusement afin de possiblement pouvoir prévenir le moment des catastrophes et de s’y préparer en creusant des tunnels ou en se réfugiant dans des grottes le temps que le calme revienne. Peut-être que les Gaulois avaient toutes les raisons du monde de craindre que « le ciel leur tombe sur la tête » puisque, après tout, celui-ci ne cesse de le faire à intervalles réguliers.

« Chéri, quel temps fera-t-il demain? » me demande ma douce, en bonne Québécoise.

« Mon amour, je crains bien que demain… il pleuvra. »

 


Lectures et liens supplémentaires :

Site français du Quantum Future Group
Site officiel de Michel-Alain Combes auteur de La Terre Bombardée)
La rubrique « Feux célestes » du site État du Monde, État d’Être sur le sujet
Entrevue avec Alain Carion sur l’impactisme


Sources :

[1] Hiver cosmique, Dr Victor Clube et Dr Bill Napier, ISBN 2-914569-36-X, P.262
[2] Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Toungouska
[3] La Terre Bombardée, édition 2007, Michel-Alain Combes

 

Source: Etat du monde état d'être

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