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Plus de 45 millions de personnes déplacées dans le monde, selon le dernier rapport du HCR

Publié par wikistrike.com sur 8 Juillet 2013, 21:37pm

Catégories : #Social - Société

Plus de 45 millions de personnes déplacées dans le monde, selon le dernier rapport du HCR

 

 

 

Iraq_3_0.jpgIl n'y a jamais eu autant de réfugiés dans le monde depuis près de vingt ans : c'est ce que révèle le dernier rapport du HCR rendu public ce mercredi 19 juin. 45 200 000 personnes dans le monde sont aujourd'hui des personnes déplacées. 

Il y a d'abord les réfugiés, plus de 15 millions aujourd'hui dont 5 millions de Palestiniens. Il y a aussi les déplacés internes (dans leur propre pays), près de 30 millions de personnes, un chiffre lui aussi en augmentation. Enfin, il y a les demandeurs d'asile, un peu moins d'un million de personnes. Antonio Guterres, le Haut Commissaire des Nations unies aux réfugiés, met l'accent sur l'augmentation du nombre de nouveaux déplacés sur la seule année 2012 : 7,6 millions, soit une personne déplacée toutes les quatre secondes, « à chaque fois que vous clignez de l'œil ». 

Ces personnes sont surtout chassées de chez elles par la guerre : « Nous assistons à une multiplication des nouveaux conflits et il semble que les anciens conflits ne meurent jamais ». 55% des réfugiés viennent de cinq pays en guerre : l'Afghanistan, la Somalie, l'Irak, la Syrie et le Soudan. L'Afghanistan est depuis trente-deux ans le pays qui génèrent le plus de réfugiés : aujourd'hui, un réfugié sur quatre est afghan, des Afghans qui sont allés à 95% au Pakistan et en Iran. Ces deux pays sont ceux qui accueillent le plus de réfugiés dans le monde : plus de 1,6 million au Pakistan, et près de 870 000 en Iran. 

Les pays en voie de développement accueillent 81% des réfugiés 

Contrairement à la perception de certains occidentaux, ce n'est pas l'Europe, mais bien les pays en voie de développement qui accueillent le plus de réfugiés : un tiers en Asie, le quart en Afrique, 15% au Moyen-Orient, et 17% en Europe. 

En fait, ces réfugiés, qui fuient la guerre et recherchent la sécurité, franchissent le plus souvent la frontière la plus proche de chez eux et restent dans leur région d'origine pour ensuite rentrer chez eux le plus vite possible, dès que la situation sécuritaire s'est améliorée. 

Les pays riches doivent donc aider ceux qui accueillent le plus de réfugiés, explique le porte-parole du HCR, William Spindler : en leur procurant une aide financière, en accueillant ceux qui en font la demande, mais aussi en prenant en charge les réfugiés situés dans des pays qui n'ont pas la capacité de continuer à les accueillir en si grand nombre, comme le Pakistan, le Kenya, la Jordanie, la Turquie ou encore le Liban. 

Le conflit syrien 

Exemple au Liban : aujourd'hui, près d'un quart de la population libanaise est composée de réfugiés syriens, un million six cent mille personnes, soit une très grande pression pour le pays, avec le danger d'une importation du conflit syrien en territoire libanais. 
Plus largement, le nombre de réfugiés syriens dans le monde a explosé en 2012, et la poursuite du conflit ne laisse rien augurer de bon : le HCR en prévoit 3,5 millions, plus du double d'ici la fin de l'année ; et le nombre de déplacés internes, plus de 4 millions de personnes, devrait aussi augmenter. 

Des femmes et des enfants surreprésentés 

48% des réfugiés sont des femmes et des enfants, et 46% des mineurs de moins de 18 ans. Antonio Guterres s'est d'ailleurs ému du nombre de mineurs qui voyagent seuls, non accompagnés ou séparés de leurs parents : 21 300 ont déposé une demande d'asile en 2012, c'est le chiffre le plus important jamais enregistré par le HCR. Pour voyager, ces enfants emploient des circuits contrôlés par des trafiquants de toutes sortes. 

Le retour au pays 

2,7 millions de personnes ont pu rentrer chez elles en 2012, par exemple en Côte d'Ivoire, en Angola et au Liberia. Un retour rendu possible même dans des pays qui continuent à générer des réfugiés, comme l'Afghanistan, la République démocratique du Congo et l'Irak. « Il ne faut pas perdre espoir », dit William Spindler : « On espère qu'un jour aussi les réfugiés syriens, comme les Somaliens, comme ceux des autres pays auront la possibilité de rentrer chez eux ».

 

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