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Quand des poivrons deviennent la propriété de la multinationale Syngenta

Publié par wikistrike.com sur 6 Février 2014, 06:51am

Catégories : #Religion - pensées

Quand des poivrons deviennent la propriété de la multinationale Syngenta

 

 

 

stop_patents_on_life-44b2c.jpgUn nouveau brevet vient s’ajouter à la longue liste détenue par Syngenta, une multinationale suisse qui contrôle 9 % du marché mondial des semences. Le 8 mai 2013, l’Office européen des brevets (OEB) lui a accordé un brevet sur un poivron résistant aux insectes. Concrètement, tout agriculteur, maraîcher ou jardinier se trouvant dans l’un des 38 États dans lequel le brevet s’applique [1], et qui souhaite sélectionner un poivron présentant un trait de résistance à un insecte de la famille des Bemisia, doit demander l’autorisation à Syngenta. «  S’il ne le fait pas, cette utilisation risque de constituer une contrefaçon du brevet »prévient No Patent on Seeds, un collectif d’associations engagées contre le brevetage des végétaux, des graines et des animaux d’élevage. « Le brevet ne concerne que la génétique propre à notre invention, précise Syngenta. Le biomatériau d’origine reste libre d’utilisation par les autres sélectionneurs. »

Mais l’argument ne convainc pas les représentants d’une trentaine d’ONG européennes qui ont annoncé déposer un recours le 3 février. D’après elle, il ne s’agirait pas d’une invention mais d’une découverte. « Cette résistance spécifique a été obtenue en croisant un poivron sauvage, de Jamaïque, qui comporte naturellement des résistances aux insectes, avec un poivron commercial. Elle existe donc déjà dans la nature et n’a en aucun cas été inventée par Syngenta », écrit la coalition. Qui insiste également sur le non respect de la Convention sur le brevet européen. « Le poivron de Syngenta est le résultat de procédés essentiellement biologiques (méthodes de sélection traditionnelles) qui ne sont pas brevetables en vertu de l’art. 53 b) de la Convention sur le brevet européen ». Reste à la Grande Chambre de recours de l’OEB de décider si les produits découlant des méthodes de sélection traditionnelles sont brevetables ou non.

La coalition européenne considère plus généralement que ces brevets posent un problème d’un point de vue éthique, mais aussi en termes de réduction de la biodiversité et de phénomènes de concentration. Les trois plus grandes sociétés semencières – Monsanto, DuPont et Syngenta – contrôlent plus de 50 % du marché international des semences (voir notre enquête). « Dans le cas du poivron, Monsanto et Syngenta possèdent près de 60 % de toutes les variétés protégées en Europe », selon No Patent on seeds. Les organisations demandent à ce que « les plantes et les animaux ne puissent plus être brevetés. La révocation de ce brevet sur le poivron serait déjà un premier pas important. » Plus généralement, elles exigent du Conseil d’administration de l’OEB de modifier les critères d’octroi des brevets « afin d’en exclure toutes les plantes et en priorité celles qui sont obtenues par sélection traditionnelle ».

Plus d’information sur la campagne #FreePepper (« Libérez le poivron »en cliquant ici.

 

Source: BM


Notes

[1Outre les 28 États membres de l’UE, les pays concernés sont la Suisse, la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein, la Serbie, l’Albanie, la Macédoine, Saint Marin, Monaco et la Turquie.

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Laurent Franssen 06/02/2014 13:12


Un sacré bord'el...

village n'est pas vil âge,
Il vit l'âge,

l'age de pierre comme l'age de bronze,
l'age de fer sans trop s'en faire.

Car hotêl n'est pas Autel,
Untel au tèl' pensait à L.


Tipol 06/02/2014 08:36


Il me semble que la détermination d'un végétal ne dévrait pas être suffisante uniquement avec des carastéristiques visuelles, ou des autres sens, ni de croissances, ni à l'aide de tests
réducteurs incomplets, mais avec une analyse génétique complète sur des végétaux qui n'ont été reproduits uniquement que par multiplications végétales et jamais par graines ni semis.
On pense toujours uniquement à la contamination des semis par les OGM, mais jamais au contraire.
Les semis vendu OGM protégés comportent une bonne proportion de non OGM, ou d'OGM mals construits qui échappent à la protection, ce qui légalement peut prendre toute son importance.
-
Ensuite, des preuves de possessions, ou d'utilisations peuvent être apportées avec des factures, ou des certificats divers de vente ou d'autenticité fournis avec les végétaux.
-
Mêmes les végétaux bouturés finissent par perdre leurs carastéristiques, en procès la présence génétique devrait donc même être systèmatiquement prouvée sur pièce et pas sur facture.
Combien se font flouer sur des factures, beaucoup de fraudes aux produits facturés qui ne correspondent pas aux produits livrés.
- Mais en matière commerciale, la preuve n'est pas comme en pénal, la suspicion légère, la parole donnée l'emporte sur l'irréfutable preuve.
- Aller ! Un petits coup d'insultes inscrites au dictionnaire libre avant qu'elles ne soient réglementées par des droits de propriétés réservés aussi... aux mêmes trous-du-cul.
Les insultes dégradantes, c'est le minimum qu'ils méritent avant un tribunal populaire.
Ces pouritures de mondialistes ont transformé la preuve de culpabilité à apporter en preuve d'innocence à démontrer.
Ces mêmes salopards n'ont rien à faire de votre avis, c'est eux les propriétaires de tout.
Comme en plus, ces saletés-là ont déjà quasiment finalisé le remplacement des états par les multinationales...
Je rappelle que tout ce qui est indépendant comme la justice, ce n'est toujours indépendant uniquement par rapport au peuple qui n'a plus rien à dire pour devenir des divisions opérationneles
sour les ordres de toutes ces ordures.
Même pensée pour tous ces merdias de faux-culs corrompus.
- Deux cangrènes du système, c'est :
1) Toutes ces indépendences où le peuple se fait déposséder de tout.
2) Toutes les formes de sociétés anonymes qui cachent les vrais escrocs et voleurs.

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