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Quand l'Assemblée nationale supprime la démocratie locale

Publié par wikistrike.com sur 29 Juillet 2013, 11:11am

Catégories : #Politique intérieure

Quand l'Assemblée nationale supprime la démocratie locale

 

 

Sous la chaleur accablante, est-ce l'attention du peuple ou le bon sens des politiciens qui s'évapore en premier ? Telle est la question que l'on pourrait se poser en découvrant les activités du Parlement durant le mois de juillet. 


assembl_eNationale.jpg


Marqués par les images de sénateurs qui jouent au Ruzzle ou de députés qui s'assoupissent sur leurs vieux pupitres, l'on oublie parfois qu'il se passe quelque chose dans ce fichu Parlement, et que si l'Assemblée 
nationale et le Sénat ont parfois des allures de cour de récréation, au moins quelques points les font différer d'une école maternelle, à commencer par leur calendrier, qui s'étoffe parfois en été, atteignant souvent des cadences infernales. 


Ce fut le cas dernièrement, puisque députés et sénateurs furent exceptionnellement convoqués du 2 au 25 juillet afin d'expédier quelques textes qui méritaient pourtant débat. À l'ordre du jour, 25 projets de loi, neuf propositions, huit projets d'accords internationaux qui attendaient approbation. Recherche sur l'embryon, création d'un procureur financier, consommation, activités bancaires, transparence de la vie publique, cumul des mandats et décentralisation sont autant de sujets essentiels qui furent discutés dans la précipitation d'une session extraordinaire. 

C'est dans cette agitation sans trêve que l'Assemblée nationale a adopté, ce 23 juillet, après quatre jours de discussion, à 294 voix contre 235, le texte sur les métropoles(collectivités territoriales : modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles, dont chacun peut librement prendre connaissance.) 

Que veut dire ce texte ? L'« affirmation » des métropoles, chers amis, signifie en jargonpolitique l'effacement des communes et des départements tout comme la « modernisation » signifie bien souvent l'allégeance à des structures lointaines et inaccessibles. 

Le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine seront fusionnés dans la Métropole du Grand Paris ; un ensemble de six communes dans la Métropole Aix-Marseille-Provence ; et une partie du département du Rhône s'ajoutera à la Métropole de Lyon. Les structures territoriales de plus de 300.000 habitants dépendront ainsi des décisions métropolitaines au détriment des maires qui se contenteront de jouer les petites assistantes sociales. C'est un rude coup que l'on porte à la démocratie locale. 

Tandis que les socialistes voient en ce changement un remède à la « complexité » des structures territoriales, la droite et le Front de gauche s'unissent dans un élan commun pour dénoncer ce « coup de force du gouvernement » et la création d'un « monstre technocratique ». Y a-t-il plus révélateur que cette connivence soudaine ? 

Ce changement colossal dans nos institutions fut traité comme une affaire banale et les nombreux rappels au bon sens qui jalonnèrent sa route n'entravèrent pas son passage en force. Qu'importe que tant d'élus aient fui la chaleur du palais Bourbon et soient déjà en vacances, que ceux qui restent attendent le départ avec une hâte non dissimulée, que nombre de députés n'aient pas compris le fonctionnement de la loi et les structures nouvelles censées la sous-tendre ou que cette discussion nécessite autant de sérieux que de temps. Un amendement gouvernemental est même venu s'ajouter comme une fleur au projet initialement défendu au Sénat. 

Si cette immense métamorphose trop facilement dérobée par la gauche en ces temps de torpeur demeurait au moins fidèle à ses prétentions de départ et engendrait, comme ce fut martelé, la simplification des institutions, l'on pourrait y trouver une satisfaction partielle. Mais si c'est en réalité la complexité qui s'accroît comme le déplorent tant d'élus de tous bords, que reste-t-il à ce texte pour se défendre ? 

Cette loi qui voudrait faire triompher le lointain sur la proximité, le global sur le partiel, se chargera d'exclure encore davantage l'individu de la vie politique en le tenant à l'écart des décisions qui le concernent. Comme l'homme fut arraché à sa tribu, le citoyen est séparé de sa cité. C'est un véritable désordre naturel et anthropologique qui se perpétue et s'accroît sous l'impulsion d'un gouvernement peu soucieux des considérations démocratiques. 

La session extraordinaire, normalement réservée aux textes jugés indispensables dont les sessions ordinaires n'ont pu venir à bout, fait office de fourre-tout et, depuis un an, la procédure d'urgence (ou procédure accélérée), qui consiste à ne lire un texte qu'une seule fois dans chaque Chambre, fut utilisée pour 30 textes sur 46. 

À droite comme à gauche, de nombreux élus le soulignent : de telles cadences sont nuisibles à toute qualité et ne peuvent que favoriser l'anticonstitutionnalité, déjà survenue en octobre 2012 avec la loi sur le logement. 

Le texte portant sur les métropoles sera soumis en seconde lecture au Sénat à la rentrée. À nous, cette fois, d'être présents et de garder un œil attentif sur ce qui nous regarde. 

http://www.assemblee-nationale.fr 
http://www.senat.fr/ 
http://www.publicsenat.fr 

Certains soutiennent que les politiciens ne travaillent pas assez. Nous avons la preuve du contraire, même s'il n'est finalement pas certain que cela soit bien souhaitable
.

 

Source

Commenter cet article

zap 30/07/2013 09:04


 c est comme ca que ca se passe au Pays de Maçonnia. Ils volent et spolient le peuple.


Vous font croire que vous etes en démocratie, et ceux qui vous dirigent sont les plus pourris qu il y est en ce monde.


Maçonnia ou la terre du Mensonge Universel

Franck 29/07/2013 22:02


Et encore, pour une loi scelerate votee qu'on decouvre, cent lois scelerates nous sont inconnues... NWO c'est le jeu...


500 cibles sont deja marquées et verrouillees, bientot le grand jour.

Grrrrr 29/07/2013 18:39


Pour supprimer la démocratie, il aurait déjà fallu qu'elle soit en place...


Des tas de générations se sont faites retourner le cerveau, on leur a présenté leur système comme étant une démocratie et ils ont répété bêtement snas même chercher à se renseigner...

Laurent Franssen 29/07/2013 18:20


On avait deja aborde le sujet,
l'expression je pense c'est " quand le chat est parti , les souris dansent " . 

poLoc 29/07/2013 18:11


On peut faire une loi pour englober les petits pays et territoiures ? Belgique, Suisse... aller hop, on passe la loi, ils n'ont rien à dire, ils sont à nous, c'est la loi !

Pappy 29/07/2013 18:09


A l'aide !!


Chère lectrice, cher lecteur,

Joachim Paul, un petit bébé de sept mois, a été enlevé depuis plus de six semaines à ses parents et placé à l'Aide Sociale à l'Enfance (ex-DDASS) du Vaucluse.

Tous les documents médicaux, administratifs, judiciaires publiés indiquent qu'il s'agit d'une épouvantable erreur judiciaire.

Après plus de deux mois de détention, le médecin nutritionniste Jérôme Bernard-Pellet, du Centre de Santé de l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense, a publié un certificat médical dans
lequel il écrit en toutes lettres que :



« on ne trouve pas dans le dossier médical d'arguments qui appuient la thèse d'une maltraitance des parents, ni d'une incapacité de ces
derniers à s'occuper de leur fils Joachim PAUL. » (1)



     Selon le compte-rendu hospitalier du Dr Violaine Bresson, qui a examiné l'enfant, il avait un
excellent contact, incompatible avec l'attitude d'un enfant subissant une carence de soin. Elle indique de plus avoir « réalisé un bilan
organique qui ne retrouve pas pour l'instant de carence ». (2)

Le Dr. Bosdure, praticien hospitalier à la Timone (domicile des parents) dans l'unité de Médecine infantile du Pr. Chabrol avait lui aussi précisé dans un courrier au Vice-procureur Soriano qu'il
semblait tout à fait précipité et préjudiciable d'envisager le placement de Joachim. (3)

Mais les services juridiques et sociaux, ralentis par les vacances, semblent s'en moquer totalement. Ils refusent toujours, après plus de deux mois, de rendre le petit à ses parents.

Privé de son papa et de sa maman, Joachim dépérit de jour en jour. Il a cessé de rire, et de jouer. Ses parents sont désespérés et remuent ciel et terre. Leur entourage se mobilise. Un comité de
soutien a été monté. Un groupe de soutien sur Facebook a été créé. Aucun rapport d'expertise publié n'a pu montrer la moindre « maltraitance ».

Mais rien n'y fait : en l'absence de mobilisation de l'opinion et des médias, Joachim reste prisonnier des services de
« protection » de l'enfance.

C'est pourquoi je vous demande de signer la pétition ici adressée au
ministre des affaires sociales Marisol Touraine. Ceci afin de soutenir la famille de Joachim qui demande une intervention en haut lieu pour obtenir sa libération dans les plus brefs délais.

A l'heure où je vous écris, juges, médecins administratifs et assistantes sociales se renvoient la balle.

Malgré la montagne de preuves qui s'accumulent en faveur des parents, aucun n'ose bouger. Ils ne veulent pas prendre de « responsabilité ».

Et avec le mois d'août qui s'annonce, ils risquent de tous partir en vacances, et de renvoyer le problème « à la rentrée » !!

Aidez les parents de Joachim à sortir de ce cauchemar odieux. Signez la pétition ci-jointe, et faites-la circuler partout autour de vous.

christianw 29/07/2013 16:18


Comme il est dit dans le texte si les maires ne sont plus là que pour jouer les nounous, les gens auront beau voter MLP en mars prochain ça ne changera rien au pb, pas cons les mecs.

fabou92 29/07/2013 14:24


La sénatrice Laurence
Rossignol joue pendant les débats dailymotion

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