M. Baldauf est membre du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, et du département de gynécologie et
obstétrique à l´hôpital de Hautepierre (Strasbourg). En tant que professionnel de santé, il est directement concerné par l’article 26 de la loi du 4 mars 2002 sur le droit des patients :
« Les membres des professions médicales qui ont des liens avec des entreprises et établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou des organismes de conseil intervenant sur
ces produits sont tenus de les faire connaître au public lorsqu´ils s´expriment lors d´une manifestation publique ou dans la presse écrite ou audiovisuelle sur de tels produits ».
Le décret d’application de l’article 26 de cette loi est paru au Journal Officiel du 28 mars 2007. Le nouvel
article R 4113-110 du code de la santé publique, créé par ce décret, précise que « l’information du public sur l’existence de liens directs ou indirects entre les professionnels de santé
et des entreprises ou établissements (…) est faite, à l’occasion de la présentation de ce professionnel, soit de façon écrite lorsqu’il s’agit d’un article destiné à la presse écrite ou diffusé
sur internet, soit de façon écrite ou orale au début de son intervention, lorsqu’il s’agit d’une manifestation publique ou d’une communication réalisée pour la presse
audiovisuelle ».
Or, ni le professeur n’a estimé utile d’indiquer ses liens d’intérêts, ni le journal ne les lui a demandés. La loi stipule que
« les manquements à ces règles sont punis de sanctions prononcées par l´ordre professionnel compétent », en l’occurrence, le Conseil de l’ordre des médecins. Le problème est que
celui-ci laisse faire sans réagir.
Aucune sanction ni rappel à l´ordre
A l’heure où les autorités sanitaires se désolent de voir s’éroder leur crédibilité, notamment dans le domaine des vaccinations,
cette négligence est très dommageable : « Il faut que l’on sache si tel médecin parle de tel médicament dans les media et nous le prescrit parce qu’il est bon pour notre santé ou
alors s’il le fait parce qu’il est payé par le laboratoire pour augmenter le chiffre d’affaires de celui-ci… », écrit docbuzz.
« La loi (…) n’est pas appliquée, s’indigne Elena Pasca sur pharmacritique.
Il vous suffit d’ouvrir n’importe quel journal médical pour vous en convaincre. Aucun médecin ne respecte la loi et le conseil de l’ordre s’en fout royalement, puisque aucune sanction ou rappel
à l’ordre – ou même une circulaire de rien du tout – n’ont jamais été émis. »
Quant à la déontologie journalistique, elle dit dans sa charte que « le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste, rappelé dans la
Déclaration des droits de l’homme et la Constitution française, guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute
autre ».
> Assurément, ce droit du citoyen a être correctement informé est bafoué dans le cas présent. Et, comme il n’existe pas de
régulation dans le domaine de la presse, hormis celle apportée par les tribunaux, la manipulation des esprits par le biais des grands médias a encore de beaux jours devant elle.

Extrait de la déclaration d´intérêt du Pr. Baldauf telle qu´elle figure sur le site de la Haute Autorité de santé.
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> M. Deseur, Conseil de l´ordre des médecins : [« Tout article [de presse] doit indiquer directement ou
indirectement les liens d’intérêt du patricien ».->http://www.ouvertures.net/portail/l...]
ai-je bien lu??... un vaccin contre le cancer?.....
le vaccin ati-connerie c'est pour quand?