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Quand les signes du krash de 1929 réapparaissent…

Publié par wikistrike.com sur 17 Décembre 2013, 07:46am

Catégories : #Economie

 

Quand les signes du krash de 1929 réapparaissent…


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L’année 2014 sera-elle porteuse d’un nouveau et tragédique « Black Thursday » similaire à celui survenu en octobre 1929 ? C’est ce que semblent indiquer plusieurs signes révélateurs pointés du doigt par certains journalistes et économistes.

N’en déplaise au doux illuminé faisant office de dirigeant de notre nation, j’ai nommé Hollandouille (le mou, le gentillet…) - qui nous serine fièrement que la crise est derrière nous, appuyé par les chiffres d’une croissance qui ne dupent personne, tout comme ceux du chômage, eux aussi manipulés dans le but de contenir la panique en donnant l’illusion - , la situation économique s’aggrave chaque jour un peu plus, et il n’est pas ici question de la France, ni même de l’Europe, mais bien de la situation mondiale.

Nous n’aborderons ici les aspects legislatifs tout aussi inquiétants du pacte transatlantique en cours, sans toutefois ignorer le fait que ce dernier ajoute un aspect répressif intrinsèque touchant nos libertés individuelles. En effet, tout indique que les élites (les banques donc) non seulement s’attendent à ce krash d’une ampleur sans précédent, mais s’y préparent par la mise en place de textes de loi destinés à contrôler (entendez réprimer) les masses amenées à se révolter quand elles auront compris que leurs économies auront été « réquisitionnées » pour tenter de renflouer les banques en déroute !

La crise de 1929

Sur son blog, Pierre Jovanovic nous livre la révélation d’un lecteur travaillant dans le secteur bancaire, et qui n’augure rien de bon. Le scénario de la «stratégie du choc » met en place les dernières briques à son édifice, soyez très attentifs aux signes dans les mois qui suivent…

  Le veilleur

(Pierre Jovanovic) « Je publie ici le mail d’un lecteur. Je précise que j’ai pu recouper de mon côté avec mes autres sources qui me parlent, elles, de mars-avril.

« Par mon travail, je suis en contact avec des banques (ibériques notamment) qui, depuis quelques mois, cherchent à acheter « tout ce qui aurait de la valeur, pourvu que ce ne soit pas du papier ou des titres… » Ces banques s’adressent aux fonds d’investissement et achètent immeubles, collections artistiques, terrains et même du mobilier (!!!) pour sauver tout ce qui peut l’être. Ils sont en panique et un ami, analyste économique assez haut placé dans l’une de ces banques, m’a confié qu’ils prévoyaient un scénario catastrophe pour février-mars 2014. Ses conclusions sont identiques aux vôtres: individuellement il faut acheter de l’argent et de l’or et prévoir un point de chute, une maison et bout de terrain pour s’y réfugier car selon lui, tout ceci va très mal se terminer ». »
Cette révélation est à recouper avec les articles suivants provenants de diverses sources qui convergent de manière inquiétante vers la même déduction. Celui ci-dessous provient de Zero hedge, relayée et traduite aimablement par folamour (Crashdebug).

Ils disent que ceux qui oublient les leçons de l’histoire sont condamnées à les répéter

En tant que stagiaire de l’histoire du marché, j’ai vu la maxime se confirmer à nouveau en temps réel. Le balancement du cycle de la peur est à nouveau à l’avidité. Le trop prudent devient le trop zélé. Et au sommet, l’histoire est toujours identique : trop de crédit, trop de spéculation, la suspension de l’incrédulité, et la propagation de l’idée que ce temps est différent.

Il n’importe pas si c’est l’expansion des chemins de fer qui a été à la tête du krach de 1893, ou l’excitation au-dessus de la consolidation de l’industrie sidérurgique en 1901, ou le mélange de la spéculation et de la banque au début de 1907. Ou si cela implique une expansion épique du crédit hypothécaire, d’activité IPO, ou de stimulus de la banque centrale. Ce qui ne peut finalement pas continuer pour toujours.

Les faiblesses du coeur et de l’esprit humain signifient que les oscillations existeront toujours. Notre compréhension rudimentaire des forces des sciences économiques, en retour, reflète de façon ultime finalement les erreurs des personnes investissant, achetant et évitant les décisions, ce qui signifie que les décisionnaires de la régulation ne vaincront jamais les caprices du cycle économique.

Alors non, ce temps n’est pas différent. Les détails peuvent avoir changé, mais les thèmes demeurent les mêmes.

En fait, le marché boursier en ce moment trace un dessin d’un modèle sinistrement semblable à celui qui a mené à l’infâme krach des marchés des années 1929. Le modèle, illustré par Tom McClellan du rapport des marchés McClellan, a été porté à sa connaissance par le devin du diagramme bien connu Tom Demark, indiqué ci-dessous (DJIA : Dow Jones Industrial Average).

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Excusez-moi de jeter un froid sur le rêve fiévreux dans lequel Wall Street est tombé ces derniers mois, d’un apogée apparent qui a le sentiment haussier aux niveaux les plus hauts, les créances de marge aux niveaux les plus hauts, les bears capitulant à gauche et à droite, avec un marché qui dépend de plus en plus du crédit de courtage, du stimulus de la Réserve Fédéral, et d’un fantasme que la rentabilité des sociétés ne sera jamais de nouveau sous pression.

Sur une pure base de prix analogue, il est temps de commencer à s’inquiéter

Fondamentalement, il est temps de commencer à s’inquiéter aussi, avec l’évolution du PIB qui s’arrête (les conseillers macro-économiques projettent une évolution au quatrième trimestre de juste 1,2%), les Américains abandonnant la population active à un rythme effrayant, des entreprises retenant toujours la dépense de capitaux, et les dépenses de consommation personnelle s’élevant à des niveaux associés aux récentes récessions, nous avons passé le point de diminuer le rendement marginal dopé à la morphine de l’argent bon marché de la Fed.

Tout ce que nous faisons maintenant est de pousser sur la ficelle proverbiale. Les trillions inutilisés dans les réserves bancaires s’empilent. Le marché du logement a calé après la chandelle des taux de l’emprunt-logement qui a causé « des accès de colère » plus tôt cette année, allant de 3,4% à 4,6% entre mai et août. Le marché des obligations du trésor est faussé, alors que la le Fed, effectivement, monétise une part croissante de la dette nationale. Les économies des marchés émergents sont de plus en plus vulnérables à une crise monétaire, une fois que la diminution progressive va finalement commencer.

Le Fed le sait. Mais ils sont emprisonnés entre ces risques et donner aux marchés – le point brillant dans la reprise post-2009 – de sérieux retraits de liquidité. Mais les détails de la période préparatoire au krach 1929 fournissent un vrai contexte à glacer les os au regard de ce qui se passe en ce moment.

L’enthousiasme de la Fed dirigée par Bernanke pour éviter les erreurs qui ont empiré la Grande Dépression – un serrage mal calculé des conditions monétaires – l’a amené à répéter les erreurs qui l’ont causé en premier lieu : À savoir, continuer à abaisser les taux d’intérêt par l’intermédiaire d’achats de bon du Trésor, bien intégrés dans une expansion économique et un marché haussier justifiés par une inflation faible voire nulle.

(Note marginale ici : Comme l’a écrit l’économiste Murray Rothbard de l’école autrichienne dans la Grande Dépression Américaine, les prix ont baissé alors, comme maintenant, en raison des gains dans la productivité et l’efficacité.)

Voici le joueur : la Fed (principalement la Fed de New York sous Benjamin Strong) était profondément à genoux dans le soulagement quantitatif vers la fin des années 1920, en augmentant la masse monétaire et en abaissant les taux d’intérêt par l’intermédiaire d’achats directs de bons. Wall Street alors, tel que maintenant, était euphorique.

Cela a mal fini…

Les décisionnaires de la Fed se sentaient comme des héros alors qu’ils violaient ce locataire central des opérations bancaires centrales comme décrit, en 1873, par le rédacteur d’économie Walter Bagehot dans sa fameuse rue Lombard : Qu’ils devraient prêter librement aux banques solvables, à un taux d’intérêt punitif dans les échanges, pour garantir une bonne qualité collatérale. Le stimulus de la banque centrale devrait seulement être une mesure de bouche-trou employée pour refouler la panique, un prêteur de dernier ressort ; et ne pas agir en tant que véhicule de délivrance économique par l’intermédiaire de la planche à billets.

Elle est maintenant violée de nouveau, pendant que les erreurs de l’histoire sont répétées une fois de plus. Bernanke sera là pour voir les résultats de ses erreurs et de sa justification mal orientée, indiquant que le soulagement quantitatif fonctionne parce que les cours des actions sont plus élevés, ignorant l’évidence que l’« effet de richesse » ne fonctionne pas.

Strong est mort en 1928, manquant la gueule de bois, avec son obsession des taux d’intérêt bas et de l’expansion du crédit causé après qu’il eut vanté en 1927, que ses politiques donneraient des « petits coups de whisky au marché boursier. »

Par Tyler Durden (zerohedge.com) via maître Confucius -  Traduction : folamour (crashdebug) – Correction : Chalouette

Plus tôt en Novembre 2013, la prédiction d’un analyste financier faisait une annonce similaire dans la rubrique économique du journal Slate.fr :

Le krach d’octobre 1929 est pour février 2014

Depuis le krach de 1929, la crise économique qui s’en est suivie est régulièrement évoquée et montrée du doigt comme exemple à éviter (sauf pour les spécialistes de l’art de la chute). La bourse de New York prend pourtant la même direction qu’en 1929, avertit BusinessWeek, citant les propos de l’analyste financier Tom DeMark.

« Le marché va connaître une amélioration de plus, puis une fois que nous serons environ à cette hauteur, je pense que ce sera plus traître »
, prédit à BusinessWeek Tom DeMark, un analyste financier qui, en se fondant sur les mathématiques, a mis au point des indicateurs capables de prédire les mouvements des marchés financiers.

« Je pense que tout est pré-ordonné à présent. Si vous regardez les nouvelles valeurs hautes et basses du [New York Stock Exchange], à chaque fois que nous avons atteint un nouveau pic record, il y avait de moins en moins de stocks dans l’index de participation concerné. C’est de plus en restreint. »
Le financier avance par là que c’est un nombre de plus en plus limité d’entreprises qui poussent la bourse vers le haut, accentuant de fait la spéculation. Quand ce genre de choses arrive, l’effondrement est l’étape suivante, explique Business Week. La direction que suit actuellement le NYSE ressemble en effet fortement à celle que suivait la même bourse il y a plus de quatre-vingts ans.

Tom DeMark reconnaît toutefois qu’il pourrait avoir tort mais « n’en a pas peur, il dit juste que c’est une possibilité à considérer ». Selon ses prédictions, c’est au mois de janvier 2014 que devrait se produire cette dernière amélioration, avant que le marché ne s’effondre aux alentours de février 2014, comme il l’a fait en octobre 1929. Le graphique réalisé par le Business Insiderpermet parfaitement de visualiser la comparaison établie par Tom DeMark.

Cela situe donc le marché actuel dans une position plus ou moins identique à celle dans laquelle il se trouvait en juin 1929.

Par Laszlo Perelstein (slate.fr)

La plus grosse bulle de tous les temps !

Il est d’usage d’expliquer doctement aux gens que l’on ne peut pas prévoir les bulles financières a priori. On ne sait qu’il y avait une bulle qu’après qu’elle ait éclaté ! Cette affirmation est totalement fausse. Il est facile de voir si une bulle se forme, il est en revanche presque impossible de savoir quand elle éclatera tant la bêtise humaine est illimitée, comme le disait Einstein.

Le principe d’une bulle est assez facile à définir. Il s’agit d’une valorisation excessive, c’est-à-dire décorrélée de la réalité et des fondamentaux économiques. Il y a bien, en France, une bulle immobilière puisqu’il faut dépenser aujourd’hui pour se loger plus de deux fois plus qu’il y a 10 ans sans que les salaires n’aient progressé de la même façon. Néanmoins, cela peut durer longtemps et le moment de la correction n’est pas prévisible. L’immobilier baisse d’ailleurs légèrement actuellement dans les grandes villes.

Rappel des faits

Revenons rapidement sur les événements de ces 5 dernières années. Tout d’abord en 2007-2008, tout s’effondre ou presque en particulier aux USA. Chute des marchés, chute de l’immobilier, de l’emploi, du prix des voitures neuves, etc. L’effet « pauvreté » est donc immédiat sur les ménages américains dans la mesure où une grande partie de leur patrimoine vient de s’envoler sous leurs yeux en quelques mois. L’effet sur la croissance est radical, les États-Unis tombent dans la récession la plus importante depuis celle de 1929 et ses proportions auraient certainement été supérieures sans l’intervention massive aussi bien du gouvernement fédéral que de la banque centrale et entraîne l’économie mondiale dans leur sillage tant le système est désormais globalisé.

La question centrale : peut-on combattre une récession majeure ?

Nous en sommes d’ailleurs toujours à attendre la réponse avec certitude à cette fameuse question, bien que personne n’ose en parler publiquement. Nous avons tout de même quelques éléments de réponse, au bout de six ans de crise, à cette question mais aucune certitude car il est bien trop tôt pour se prononcer. Je m’explique.

Pour Ben Bernanke et la presque totalité des élites économiques de la planète, en 1929 nous avons fait les mauvais choix en refusant de stimuler suffisamment l’économie et en « laissant faire » au marché son grand nettoyage. Une crise est salvatrice dans la mesure où, une fois que toutes les surcapacités ont été supprimées, que tout ce qui n’était pas rentable a fait faillite et que l’ensemble de la population qui a pu survivre à la famine recommence à manger… tout peut repartir comme avant, jusqu’à la prochaine crise. C’est la théorie du laisser-faire. En 1929, tout s’enfonce jusqu’au fameux New Deal de Roosevelt, dont l’histoire retient qu’il met fin à la crise. Sans doute parce que Roosevelt avait un bon biographe. En réalité, la crise de 1929 prendra réellement fin avec le réarmement massif et la Seconde Guerre mondiale.

Alors peut-on contrer une récession/déflation historique ? La réponse pour le moment est oui MAIS en créant des bulles monumentales, ce qui est très logique dans la mesure où, pour contrer les effets déflationnistes, on augmente la masse monétaire, on crée de l’argent à partir de rien, on imprime du billet, on balance de l’argent gratuitement à tous les financiers et banquiers de la planète (pas aux gens, sinon il y aurait un risque d’inflation !!).

Nous sommes face à la plus grosse bulle de tous les temps !!

Comme je vous le disais à l’instant, on ne donne surtout pas ces sous aux gens. Il faut que les gens travaillent pour gagner leur pitance, sinon, ma brave dame, où irait le monde !! Non, il faut avoir des principes en économie.

Résultat logique au bout de cinq année de crise, cet afflux de liquidités n’a pas fondamentalement créé une dynamique de croissance forte mais a empêché effectivement une déflation aux États-Unis et une récession type 1929. Cela a permis de stabiliser puis de relancer le prix des actifs et de faire augmenter à nouveau le patrimoine moyen de l’américain moyen, ce qui explique d’ailleurs en très grande partie la stabilisation du moral des ménages US directement indexé sur les cours de Wall Street puisque leurs retraites sont investies en grande partie en actions américaines.

Sauf que si l’on regarde les chiffres, tout cela ne repose pas sur une véritable croissance économique et sur de la création de richesse. Cela repose sur du vent, sur du virtuel, sur de l’injection permanente de liquidités et d’argent frais. L’économie est sous perfusion hier, comme aujourd’hui et depuis 2007.

Quelle est l’ampleur de cette bu-bulle ?

Eh bien c’est une « maxi-best-off » ! Quelques chiffres pour faire frémir la ménagère de moins de 50 ans et de plus de 50 ans !!

1. Montant du PIB mondial 70.000 milliards de dollars, France 2000 milliards d’euros, USA environ 16.000 milliards de dollars.

2. Montant des produits dérivés ? Plus de 708.000 milliards de dollars… Oups… pô bon du tout.

3. Montant total du bilan des banques ? Vous ne voulez pas savoir. Si ? Vous insistez ? Eh bien reportez-vous au point 2 (juste au-dessus) et vous avez une excellente approximation de la situation. Re-oups… pô bon non plus.

4. Dette des plus grands États à travers la planète ? Globalement à 100 % de dettes/PIB, plus les engagements hors bilan des États (du type retraite des fonctionnaires) et en gros, vous avez une bulle massive de la dette des États.

5. Les actions sont au plus haut niveau de tous les temps (pas en France mais aux USA par exemple) et le Dow Jones, alors que les bénéfices des entreprises baissent… vole de record en record. Pourquoi pas, mais c’est clairement une bulle et en 2013 la situation est bien pire qu’elle ne l’était en janvier 2007 alors que personne n’avait encore entendu parler des subprimes (crise à l’été 2007).

6. Les taux d’intérêt étant au plus bas, s’ils remontent… c’est tout le marché obligataire qui s’effondre ! Et le marché obligataire c’est une immense partie de l’épargne mondiale. En fait, le marché obligataire c’est l’épargne mondiale. C’est par exemple vos fameux contrats d’assurance vie fonds euros garantis par votre banquier (éclat de rire monumental).

D’où la question, « taper » ou t’as peur ?

Si la FED fait son « tapering », c’est-à-dire la réduction de ses injections de monnaie, alors cela revient à retirer la perfusion du mourant. La question est l’organisme est-il capable de supporter le retrait de la perfusion ? Si la réponse est oui la convalescence sera au mieux douloureuse, mais si la réponse est non… on risque l’arrêt cardiaque à tout moment.

La FED va-t-elle donc aller au bout de la logique annoncée tout en sachant que d’ici mi-décembre, c’est-à-dire demain, il va falloir que les parlementaires américains envisagent soit de faire faillite (ce qui n’est pas exclu), soit de se mettre d’accord sur un plafond de la dette et sur un budget pour l’année en cours… Et là, ce n’est pas gagné du tout. L’État américain risque un nouveau shutdown après les fêtes (en attendant les cons-con-somment) puisque la limite est fixée au 14 janvier 2014… ce qui nous laisse approximativement un mois.

La FED peut donc soit envisager de couper rapidement pour se redonner de la marge et remettre la même chose au pot d’ici un mois… soit attendre un accord et couper en partie les perfusions fin janvier début février en profitant de l’euphorie d’un accord qui se serait fait dans la douceur et la félicité collective (ce n’est pas gagné). Dans tous les cas, comme c’est la FED qui rachète l’essentiel de la dette américaine… qui viendra acheter ? Et à quel prix ? D’où le risque de remontée des taux qui étoufferait complètement l’économie qui replongerait aussi tôt en… récession !!

Alors peut-on sortir de cette crise par le haut ?

Je peux me tromper évidemment, et la situation est d’une telle complexité qu’affirmer avec certitude un point de vue ne serait pas crédible. J’ai néanmoins la conviction que nous avons dépassé le point de non-retour et qu’il est désormais impossible de stopper les injections massives de liquidités (ne pas confondre un véritable arrêt avec des effets d’annonces où sur 85 milliards imprimés chaque mois, on réduit à 80…).

Si les injections sont stoppées, alors les gigantesques bulles dont je vous parlais au début ne pourront qu’exploser, et si elles explosent alors que l’on ne peut plus rien faire on se retrouvera dans la même situation qu’en 1929, à savoir qu’on laissera faire… et que tout le système s’effondrera avant de pouvoir repartir sur des bases saines dans quelques années et après avoir fait des ravages colossaux.

L’exemple japonais nous montre que même la création monétaire atteint forcément ses propres limites et que malgré les milliards de yens déversés chaque jour, la croissance japonaise repart à nouveau à la baisse. On ne lutte pas contre la déflation avec de la fausse monnaie, car une déflation conséquence d’une récession n’est pas un problème monétaire !!

La crise n’est pas monétaire, elle est économique !

Logiquement, tout le monde peut comprendre ce raisonnement. On lutte contre la déflation en utilisant l’arme monétaire mais cette crise n’a pas de cause monétaire (néanmoins cela finira, à force de jouer avec nos monnaies, par une crise monétaire mondiale). Les raisons de cette crise sont à trouver dans des déséquilibres que nous avons créés et laissés s’amplifier depuis presque 30 ans, avec une accélération depuis 20 ans.

Ce qu’il faut c’est régler ces déséquilibres notamment liés à la raréfaction des ressources et à la mondialisation de l’économie. Nous ne le faisons pas. Donc comme nous ne le faisons pas et que nous utilisons les mauvais outils, nous amplifions encore les déséquilibres et nous rajoutons un problème de bulles financières multiples et à la taille jamais atteinte à un problème économique structurel.

Dans un premier temps, cela permet de gagner… justement du temps ! Mais dans un second temps… il va bien falloir soit que ces bulles explosent, puisqu’il est dans la nature des bulles de gonfler jusqu’à ce qu’elles explosent, soit que l’on continue à les faire grossir indéfiniment mais dans ce cas cela veut dire que l’on ira de plus en plus loin dans l’impression de fausse monnaie, jusqu’à ce que ce soit la confiance dans la monnaie qui explose.

Bref ! Nous sommes dans une impasse économique. Les montants en jeu sont trop importants et l’économie mondiale est dans un état « irrémédiablement » compromis. Préparez-vous donc à l’explosion. Elle est inéluctable. La seule incertitude concerne le moment, et 2014 est un très bon candidat !

 

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Surprise 18/12/2013 23:32


Rien de surprenant là !  Même pas besoin d'une analyse pour comprendre le plan élitiste.  C'est simple comme bonjour ; il est impossible de rembourser les dettes alors la suite est
logique ... 


 


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