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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Québec: Une fillette violée par son père obligée de le voir chaque semaine

Publié par wikistrike.com sur 31 Mars 2012, 10:54am

Catégories : #Social - Société


Une enfant obligée de voir son père pédophile

 

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QUÉBEC – Une mère de famille est renversée de voir que sa fillette victime d'abus sexuels est forcée de visiter chaque semaine son père agresseur alors que la loi protège tous les autres enfants du quartier.

Pire encore, si la mère ne respecte pas les droits de visite qui ont été maintenus malgré une courte peine de prison, elle risque elle-même une arrestation pour avoir voulu protéger son enfant.

Forcée de voir son père abuseur : reportage 

Nathalie (prénom fictif) est désemparée et confuse. Le 29 février, après presque deux ans de procédures judiciaires, son ex-conjoint dans la quarantaine a été reconnu coupable de contacts sexuels sur son enfant de moins de dix ans.

 

Le juge Hubert Couture a exigé qu'il soit inscrit au registre des délinquants sexuels pour une durée de 20 ans. S'ajoute également une interdiction de fréquenter des endroits où l'accusé pourrait se trouver en contact avec des enfants comme les piscines, parcs ou cours d'école.

 

«Ridicule»

 

La loi ne semble toutefois pas s'appliquer à l'enfant qui a dû témoigner au procès. Si elle était majeure, le tribunal aurait vraisemblablement prononcé une interdiction pour l'accusé de communiquer avec sa victime.

 

«Elle m'a tout raconté. C'était sérieux. J'ai porté plainte à la police. Il m'avait toujours dit que si quelqu'un faisait du mal à sa fille, il se ferait justice lui-même. Il a eu 90 jours d'emprisonnement, mais les fins de semaine pour ne pas perdre son emploi et son logement. C'est ridicule!», raconte la mère, qui ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l'aide.

 

En raison de la surpopulation carcérale, les peines discontinues ne sont pas toujours purgées. Lorsque le détenu se présente le vendredi, il est parfois retourné chez lui faute de place à l'intérieur des murs.

 

Incompréhension

 

«Quatre jours plus tard, le lundi suivant sa sentence, une intervenante s'est présentée pour que mes enfants puissent voir leur père. Je ne comprends pas. Trois heures par semaine sous supervision. Comme mère, ça me déchire le cœur.»

 

Il y a quelques jours, la DPJ s'est déplacée pour lui expliquer cette position. Selon elle, aucun parent digne de ce nom n'abuse de ses enfants.

 

Confuse

 

«Ils disent que je dois penser aux enfants. Que c'est bon pour eux. C'est leur façon de voir les choses. Ils voulaient me donner un plan d'intervention. Ce que monsieur doit travailler et ce que je dois travailler aussi. Des fois, je me demande si c'est moi qui ne suis pas assez compréhensive. Je suis perdue. Je ne sais plus quoi penser.»

 

Aujourd'hui, Nathalie considère que la dénonciation et les démarches judiciaires ne valaient pas tous ces tracas.

 

Source: canoe.ca

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