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Réunion: Les requins déjouent les pièges des pêcheurs

Publié par wikistrike.com sur 13 Août 2012, 08:08am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

 

 

La Réunion : la première tentative de pêche de requin a échoué

 

 

le-requin-bouledogue-ici-en-photo-et-le-requin-tigre-sont-l.jpgLes deux bateaux envoyés par l'Etat à la Réunion pour réaliser un premier "prélèvement scientifique" de requin sont rentrés bredouille vendredi. Les squales ont semblent-ils boudé les pièges qui leur avaient été tendus.

Voilà une nouvelle qui va réjouir les défenseurs des requins et des océans. Suite aux deux attaques survenues au cours des dernières semaines, la Réunion a décidé de réaliser une "campagne de prélèvement" d'une vingtaine de squales. Une opération qu'elle a rapidement lancé après l'avoir annoncée, mais il semblerait que les poissons soient loin de se laisser faire. En effet, deux bateaux affrétés par l'Etat sont partis vendredi du port de Saint-Leu dans le but de procéder au premier "prélèvement scientifique". Mais après 12 heures de traque, ceux-ci ne sont pas parvenus à attraper le moindre squale.

Près de la côté comme au large, les requins tigres et bouledogues ont totalement boudé les proies accrochées aux hameçons de la drumline (ligne piégée fixe) ou de la palangre de fond posée à la fois à l'extérieur et à l'intérieur de la Réserve marine. Les deux bateaux sont ainsi rentrés bredouille au port. Néanmoins, ce n'est pas la première fois qu'un tel scénario se produit : en septembre 2011, un prélèvement ciblé décidé par le préfet après une attaque de surfeur avait également abouti à un échec. L'opération visant à éliminer, "dans la Réserve marine", une dizaine de requins "susceptibles de s'y être sédentarisées et de présenter une menace récurrente" avait ainsi été arrêtée après la capture d'un seul spécimen.

Pas de requins sédentarisés près des côtes

Une difficulté qui ne surprend pas les scientifiques de l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Ceux-ci mènent en effet depuis plusieurs mois une mission scientifique destinée à rechercher les facteurs favorisant la présence de requins sur le littoral ouest. Or, pour obtenir les données nécessaires, les chercheurs ont décidé de marquer les requins avec des balises acoustiques visant à suivre leur déplacement. Seulement en 10 mois, ils n'ont réussi qu'à en marquer 23, pour un objectif de 80 d'ici la fin 2012. Début juillet, leurs premières conclusions avaient ainsi "infirmé l'hypothèse d'un petit groupe de requins sédentarisés" près des côtes, les chercheurs n'ayant recapturé aucun des poissons marqués.

De même, les stations d'écoute installées pour suivre leur déplacement n'avaient détecté que peu de passages : 5 pour le requin tigre sur les 12 marqués. Quant au bouledogue, il n'a fait que des courtes excursions vers la côte, principalement la nuit, passant la majeure partie de son temps au large, d'après les chercheurs de l'IRD cités par l'AFP. Mais ceux-ci ne sont pas les seuls à constater la rareté des requins. En décembre dernier, le champion du monde d'apnée Fred Buyle a également passé trois semaines dans l'eau à tenter de marquer des requins avec un fusil sous-marin. Une autre opération qui s'est soldée par un échec.

Le plongeur n'avait croisé les requins que peu de fois, "entre 300 et 800 mètres du rivages", lors de "rencontres furtives de 2-3 secondes", avait-il expliqué. "En 25 ans de plongée en eaux tropicales, je n'ai jamais observé si peu de requins lors d'un séjour dédié à leur recherche", s'était-il ainsi étonné. Au vu de tels résultats, la question est donc aujourd'hui de savoir comment les requins peuvent-ils être à l'origine de plusieurs attaques s'ils sont si peu visibles.

La solution ne passe "surtout pas" par le prélèvement

Pour Antonin Blaison, le chercheur de l'IRD qui a encadré les deux bateaux de pêchechargés du prélèvement et du marquage, il faut être patient. "Tant que nous n'aurons pas observé les déplacements et les moeurs des requins marqués pendant au moins une année entière, leurs attaques resteront un mystère", explique t-il. Néanmoins, il tient à souligner que d'ici là, la solution, selon lui, ne passe "surtout pas", par des opérations de prélèvement qui "n'expliquent rien, n'apportent qu'une fausse sécurité et déséquilibrent l'écosystème".

"On a besoin de comprendre ce qui se passe", insiste-t-il toujours cité par l'AFP. Seul un outil permettant d'avoir des "faisceaux d'information cohérentes et concordantes", permettra d'aboutir à un "modèle de prévision" et à des "outils de gestion du risque", estime t-il.

 

Source: Maxisciences

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Sumerien 13/08/2012 21:51


L'homme n'as pas sa place partout. C'est un nouveau rappel qui lui est fait.

wize 13/08/2012 15:10


laissez la nature comme elle est et adaptez vous, toujours détruire ce qu'on ne comprend pas et détruire ce qui nous fait peur, à quand l'élévation mentale de la population planétaire

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