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La France construit sa politique anti-roms sur des cadavres

Publié par wikistrike.com sur 16 Mai 2013, 07:14am

Catégories : #Politique intérieure

La France construit sa politique anti-roms sur des cadavres


 

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Depuis lundi 13 mai 2013, la politique de stigmatisation menée par le gouvernement français contre les roms ne se chiffre plus seulement en nombre de reconduites à la frontière ou en nombre de destruction de bidonvilles. Elle se chiffre désormais en nombre de cadavres. Beni, un garçon de 12 ans, ainsi que 2 femmes, Pamela et Patrina sont morts, brûlés vifs, dans l'incendie de l'immeuble dans lequel ils vivaient à Lyon depuis 8 mois. 

Il y a quelques jours, en prévision d'une expulsion à venir, la mairie de Lyon, dirigée par le très socialiste Gérard Collomb coupe l'électricité, tenez-vous bien, pour des raisons de sécurité... Les squatteurs ont osé se brancher sur un distributeur de courant et monsieur Collomb craint probablement que des enfants s'électrocutent. Bien lui en a pris, personne n'est mort électrocuté. Il oublie juste que les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. (1) Faute de courant, ils s'éclairent donc à la bougie et trois d'entre eux en sont morts. 

Quelques heures après l'incendie, alors que les pompiers travaillent toujours sur les lieux du sinistre et que de nombreux journalistes sont présents, les familles se regroupent sur la place voisine. C'est toute la communauté rom de Lyon qui vient présenter ses condoléances aux familles endeuillées. Un peu plus tard dans la matinée, des hommes en noir affublés d'oreillettes blanches descendent de grosses berlines. Les journalistes quittent la place et le bruit commence à courir que Manuel Valls arrive sur les lieux du drame. Dans la confusion la plus totale et en évitant soigneusement les familles, Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur, Christine Taubira, Ministre de la Justice, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-François Carenco, Préfet de la région Rhône-Alpes vont se présenter devant le bâtiment qui fume encore. 

Pas une de ces personnalités qui représentent les plus hautes institutions de la République et élevées dans le sérail des grandes écoles françaises où on n'enseigne visiblement pas la politesse la plus élémentaire, ne va venir présenter ses condoléances aux familles qui attendent à quelques mètres. Les roms sont-ils dangereux ? Manuel Valls aurait-il peur de femmes et d'enfants tétanisés par la douleur ? Un geste, une parole, un simple regard d'un ministre pour dire aux familles que la République Française s'incline devant leur douleur ? Non, rien, rien de rien. Roms vous êtes, roms vous resterez. Au contraire, Valls, oubliant la souffrance dans laquelle sont plongées les familles endeuillées va réaffirmer le leit-motiv de sa pré-campagne présidentielle qui est également devenu le fondement de la politique du gouvernement français contre la minorité rom: « Il faut poursuivre le travail de démantèlement et d'évacuation des campements », « comme l'a si bien commencé Nicolas Sarkozy » aurait-il pu ajouter. Aucune pudeur, aucune retenue. Alors qu'il a sous les yeux le résultat de plusieurs années d'expulsions à répétition, il répète inlassablement les même paroles et promet la même politique qui est responsable de la mort de 3 personnes. Valls tient absolument à continuer la chasse aux femmes, aux enfants, aux vieillards. Il tient absolument à les condamner à vivre dans des endroits de plus en plus dangereux quitte à ce qu'ils en meurent. 

Madame Taubira, qu'on a connu plus inspirée se contente d'approuver les propos de son ministre de tutelle, comme si elle n'avait plus aucun rôle politique et humain à jouer après sa loi sur le mariage homosexuel. 

Au moment de repartir, Valls se fait interpeller par un homme. Le ministre refuse de parler à un père et une mère qui sont submergés par la douleur d'avoir perdu un fils, mais il n'hésite pas à venir serrer la main d'un riverain qui demande l'expulsion des familles depuis des mois. Le voisin se plaint de vivre dans des « conditions épouvantables », abandonné de tous (rassurez-vous, il n'a jamais mis les pieds dans le squat, il parle seulement de la vue depuis son balcon). Valls vient le saluer et tenter de répondre à ses critiques. Alors que la discussion s'engage et que les journalistes commencent à enregistrer l'échange, monsieur Carenco, préfet de région, visiblement sur-excité repousse violemment plusieurs d'entre eux afin d'éviter une médiatisation des propos le mettant en cause. 

Carenco. Préfet sous Sarkozy, préfet sous Hollande. Préfet pour toujours ? On garde les mêmes pour appliquer la même politique raciste de stigmatisation des étrangers. A Lyon, on gaze les enfants roms (2) on les parque dans des classes ghetto (3) et on met en garde-à-vue des bébés (4). En revanche on n'applique pas la circulaire inter-ministérielle censée apportée d'autres solutions que les expulsions. Carenco sera-t-il aussi préfet sous Le Pen ? « Le préfet de région a une grande part de responsabilité... Sur le terrain les expulsions se poursuivent malgré la circulaire du 26 août 2012 » accuse le sénateur Guy Fischer. 

Dans l'après-midi, alors que journalistes et politiques sont partis, les proches des victimes attendent que les pompiers sortent les corps du bâtiment. L'ambiance sur la place est lourde. L'odeur âcre de la fumée fait mal à la gorge. Certains espèrent toujours et demandent désespérément s'il est possible qu'il y ait encore des survivants : « Il ne sont peut-être pas morts... ». Alors que la grande échelle s'approche d'une fenêtre afin de permettre à un pompier de prendre des photos, plusieurs dizaines de personnes s'approchent du bâtiment en criant le nom de l'enfant: « Béni, Béni » Face à ce mouvement de foule, un policier bien formé à l'école de Valls se fait menaçant et sort de son gilet une bouteille de gaz lacrymogène histoire de montrer aux femmes et aux enfants de quel bois il se chauffe. Pendant plusieurs heures, les familles sont totalement abandonnées à leur sort. Une femme perd connaissance plusieurs fois. La police municipale, à quelques mètres reste les bras croisés. Il n'y a aucun médecin, aucun psychologue, aucun soutien. 

Mardi matin, alors que les corps calcinés de Beni, Pamela et Patrina viennent à peine d'être sortis des décombres fumants de l'immeuble, le préfet Carenco ordonne l'expulsion d'un nouveau squat. Une trentaine de personnes dont 15 enfants sont jetées à la rue, sans aucune proposition d'hébergement. Elle dormiront dans la rue, avec des enfants en bas âge, dans les conditions d'insécurité que l'on peut facilement imaginer, avant de retrouver un autre squat, probablement encore plus dangereux et insalubre. Valls nous expliquera à nouveau qu'il faut les expulser pour leur plus grand bien. Voilà une preuve de plus du discours mensonger du ministre qui, quelques heures auparavant, soulignait qu'il fallait poursuivre les expulsions tout en proposant des « solutions dignes ». Pour Valls, la rue est plus digne que le cimetière. Je n'en suis pas sur. 

L'extrême droite à de beaux jours devant elle. Après Sarkozy, elle peut compter sur Hollande, Valls et les socialistes pour tenir le même discours de haine contre les étrangers et appliquer la même politique discriminatoire et hors la loi contre les roms. La France profonde applaudit, l'Union Européenne, pas son silence est complice. Marine Le Pen se frotte les mains. Manuel Valls, lui, ne pense qu'aux présidentielles. Le fait que son chemin soit désormais parsemé de cadavres ne le perturbe pas un seul instant. « Il faut continuer le travail » ose-t-il dire. 

Mardi soir, la préfecture du Rhône fait savoir que les expulsions vont s'accélérer dans les jours à venir. La chasse aux Roms est ouverte. La campagne des municipales également. 

Valls prétend que les roms n'ont pas vocation à s'intégrer en France. En les obligeant à vivre comme des chiens errants à la rue ou à brûler vifs dans des squats ils est certain d'avoir raison. 

Notes : 

(1) http://www.mediapart.fr/journal/france/130513/les-roms-sont-comme-nous-ils-ont-besoin-de-lumiere 

(2) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/120113/la-police-gaze-des-enfants-et-saccage-un-camp-de-roms 

(3) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/260113/une-classe-reservee-aux-enfants-roms-dans-un-poste-de-police 

(4) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/050113/un-bebe-en-garde-vue-accuse-d-avoir-mendie

 

 

Source

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ptitpère 17/05/2013 01:15


Vous inquiétez pas, en 2014 ils feront partie de l'espace Schengen et auront le droit de venir s'installer en France et de profiter de l'ensemble des prestations sociales (APL, RSA, sécu,
allocations familliales, éducation gratuite, etc etc). Vous aimez les Roms, ben vous allez être gâtés, ils seront là par millions (oui j'ai bien dit par MILLIONS). Pour ceux qui les aiment moins
(comme moi), rassurez-vous d'ici quelques années il n'y aura plus AUCUNE AIDE SOCIALE (même plus de sécu), et une partie d'entre eux repartiront, suffit d'être patient. Bon perso d'ici là je ne
serais plus en Europe donc qu'ils partent ou qu'ils restent je m'en cogne un peu, la France n'est plus la France et n'a aucun avenir, c'est comme ça :(

ernest0769 17/05/2013 00:33

Pourquoi toujours tirer la balle dans le pied des français ? Pourquoi toujours dire que c'est la faute des habitants de la France ? Pourquoi toujours pointer du doigt les actions de politiques (que
je ne défends pas) qui tentent de remettre un peut d'ordre peut être maladroitement dans certaines choses ? Pourquoi ne pas dire que l'on en a marre d'être spolié par des peuplades qui ne se sont
jamais intégrées nul part par simple communautarisme ? Pourquoi ne pas rechercher le nombre de ces personnes qui sont interpellées pour arrachage de sacs, pickpockets, cassage de parc-mètres, vols
à l’étalages, vols avec violences dans les automobiles, cambriolages, mendicités avec handicaps simulés, vols sur des personnes âgées lors de retraits aux distributeurs, vols d'énergies,
siphonnages divers d'engins de chantiers et agricoles ... et j'en ai d'autres ? Pourquoi ne pas non plus parler de l'argent que ces personnes nous coûtent rien qu'en frais de justice pour des
peines non faites, ou pour des reconduites à la frontière, 150.00€ en poche grosso-modo par personne, et avec 6 ou 7 enfants ... pour revenir la semaine d'après ? Je ne parle pas des enfants
auteurs de méfaits que les victimes souvent choquées voient ressortir des commissariats et gendarmeries afin de recommencer immédiatement leurs larcins ! Pourquoi ne pas parler du manque à gagner
de l'état sur l'argent dérobé en France immédiatement envoyé en Roumanie ? Pourquoi ne pas parler de la CMU et des frais médicaux qui sont payés par nos impôts. Parlons aussi de la gentille famille
Rom qui vous double aux urgences des hôpitaux pour le simple rhume d'un de leurs enfants pendant que le votre est obligé d'attendre avec sa fracture du bras ? puisque tout le monde a peur d'eux car
il ne se laissent pas faire au contraire de ce que l'on dit dans la presse ... Et le trou de la Sécu, c'est le bon français de la classe moyenne qui le creuse ou alors le riche français peut être ?
Alors cher rédacteur de cet article, montrez l'exemple, quittez notre beau pays et allez s'il vous plaît parader et aider ces peuplades là où vous servirez à quelque chose, c'est à dire là d'où ils
viennent, et laissez nous travailler pour faire quelque chose de notre vie pour en profiter et pour arrêter de financer des personnes qui ne veulent pas s'intégrer, qui ne reconnaissent en la
France que la CMU et la tranquillité juridique, car ce que vous montrez du doigt ici, les logements insalubres éclairés à la bougie, ce sont des lieux de grand confort pour eux comparé à ce qu'ils
ont quitté. C'est à cause de vous et des autres "journalistes" que ces populations se sentent pousser des ailes et revendiquent des choses qui me font frémir ! Moi personnellement j'ai envi d'un
avenir en France pour mes enfants et certainement pas celui au bout du chemin que vous dessinez. L'inéquité sociale n'est plus réelle des peuples étrangers vers les français, mais ce sont
maintenant ces peuples étrangers qui ont plus de droits, plus d'aide que ceux qui bossent et suent ! A certainement pas, il est vrai derrière un ordinateur chez un grand nom du journalisme ...
Montrez nous l'exemple et allez payer pour ces gens, mais de votre poche si ce que vous mettez dans vos impôts ne vous suffit pas ! Prêtez leur un logement et voyez dans quel état il vous le
rendrons, donnez leur la main pour qu'ils vous la coupent. Pardonnez mes fautes mais je suis outré de cet article et de la naïveté (ou l'intention politique) que je perçois et qui n'engage que moi.
Attention : aucune attaque personnelle juste une critique, malgré le fait que je pense que vous participez directement par ce biais au renforcement des maux de notre pays je vous salue
cordialement.

gennaro 16/05/2013 19:25

C est un drame oui, et alors? La faute a qui ? Au proprio,qui devrait securisé leurs immeuble aux profit de squateur? Aux mairie,qui on rarement acces aux squat? A la justice,qui met des annee
avant d obliger un particulier a normaliser leur habitation secondaire? Aux squateur roumains qui prefere squater un immeuble pourri, plutot que de s integrer comme nos sdf? Par contre combien de
personne agees vivent a la bougie une fois a la retraite? Ca par contre ca fait pas une ligne..se servir d un drame pour pointé du doigt un parti politique aussi pourri les uns que les autres,je
trouve ca degueulasse, pauvre Roms bientot 1933,vous setez responsable de tous ..

Zara 16/05/2013 12:04


En fait Valls Est d'accord avec les autoritées, SS !


Il y a des élus et d'autres pas !, tout dépend du sang et vers qui ont est attché !, quand même !.

Laurent Franssen 16/05/2013 10:25


Il va falloir inclure de la mise en page façon Max et Arlette pour rendre ce genre d'article lisible;attractif .

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