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Sarkozy et les Zéropéens menacent la Grèce

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 1 Novembre 2011, 21:12pm

Catégories : #Politique internationale

 

Sarkozy et les Zéropéens menacent la Grèce

 

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Sarkozy s'est senti étrangement obligé par une force obscure de tenir un discours en direct sur toutes les chaines de télévision, tant la situation est grave. Le premier ministre grec George Papandréou a surpris l'Europe entière en demandant l'avis au peuple : un référendum d'initiative populaire pour trancher la question du plan d'aide européen.

“La volonté du peuple grec s’imposera à nous”. C’est par ces mots que le Premier ministre grec Georges Papandréou a annoncé qu’il soumettrait le plan d’aide européen à son pays à un référendum et à un vote de confiance du Parlement. “Si les Grecs n’en veulent pas, il ne sera pas adopté”, prévient Georges Papandréou. Une annonce qui tombe à quelques jours de l’ouverture du G20 de Cannes.

 

Ce plan n’est pas qu’une corne d’abondance qui se déverse sur la Grèce et annule une partie de sa dette publique (les banques annulent 50% de leurs créances et Athènes reçoit un prêt international de 100 milliards d’euros). les Grecs ne s’y sont pas trompés. Vendredi, dernier, des manifestations hostiles ont eu lieu dans de nombreuses villes pour protester contre la politique d’austérité mise en place par le gouvernement en contrepartie de ce plan d’aide.

Les manifestants dénoncent des mesures qui mettent la politique budgétaire de leur pays entre les mains des créanciers, et font craindre une sorte de mise sous tutelle. Des représentants de la “troïka” qui contrôle les finances grecques (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) seront d’ailleurs désormais présents en Grèce en permanence, au lieu d’un contrôle tous les trois mois.

Un sondage paru ce week-end montre qu’une majorité de Grecs jugerait les décisions du sommet négatives. Seuls 12% d’entre eux s’estiment satisfaits. Une tendance qui laisse planer un gros point d’interrogation sur les résultats du référendum. Un scénario catastrophe qui relancerait les doutes sur la capacité de l’Europe à surmonter sa propre crise.

Le peuple grec répondra par un non catégorique, le gouvernement choisit le recours à son peuple pour se déresponsabiliser au sens où ce dernier ne sera pas accusé d'être anti-européen et de vouloir quitter la zone euro, la responsabilité en reviendra au peuple grec, et non à son gouvernement. Et qui, parmi les gouvernants européens pourra remettre en cause un référendum ? Aucun, car remettre en cause la décision d'un peuple, c'est remettre en question l'idée même de démocratie. Le référendum est une bombe lâchée par Papandréou que ni le FMI ni aucun de ses sbires ne peut désamorcer : ils attendront la rage aux dents que la bombe explose. Que cela plaise, ou que cela déplaise.

Le refus de ce plan d'aide européen cache aussi un refus d'une "mise sous tutelle" de la Grèce par ses créanciers, BCE, FMI et consorts, les grecs ne s'y trompent pas, ils veulent leur indépendance politique et économique, ils ne veulent plus d'une europe qu'il juge totalitaire, uniquement dirigé par la France, l'Allemagne et le FMI.

Le libre-échange absolu a détruit l'économie de la Grèce, si la Grèce aujourd'hui est tombée, ce n'est pas comme l'on voudrait faire croire à tort que la Grèce a maquillé ses comptes pour adhérer à la zone euro, c'est en vérité l'interdiction de tout protectionnisme européen et national du marché qui a livré son économie dans la main des banques privées et des multinationales. Rappelons notamment que le port de Pyrée a été racheté par la Chine pour assurer une place de choix pour écouler sur le marché européen uniquement des produits chinois, étant donné que ce port est une des principales entrées du marché européen. 

Les 17 Etats membres de la zone euro ne laisseront pas la Grèce sortir pour deux raisons : premièrement parce-que si elle sortait et retournait au drachme, la contagion serait rapide et beaucoup de pays suivraient et sortiraient à leur tour de l'euro pour revenir à leur monnaie nationale ; secondement, parce-que si la Grèce retrouvait sa souveraineté nationale, elle qui est une plaque importante des produits mis sur le marché européen, la Grèce taxerait tous ses produits et avec les dividendes rembourseraient sa dette en quelques années et finirait même par devenir très rentable. Laisser autant de pouvoir économique à la Grèce est une chose jugée inacceptable par les hiérarques Zéropéens.

Le 1er ministre Grec George Papandréou vient de répondre ce soir même à l'allocution de Sarkozy et de celle des allemands, en confirmant que le référendum sera bien maintenu.

L'Europe va menacer lourdement la Grèce en commencant par annuler l'annulation d'une partie de sa dette, ce qui devient comique, ensuite quelles formes prendront les représailles européennes ? Invasion par la Turquie en y créant des troubles et des provocations entre les deux pays ? Rien n'est moins sur. En tout cas il est compréhensible maintenant pourquoi la Grèce, alors très endettée, n'a pas arrêté ces derniers jours d'acheter en masse des tanks, des navires de guerre, etc. On comprend aussi pourquoi la Grèce a fait construire un fossé antichar long de 120 kilomètres, large de 30 mètres et profond de 7 mètres sera creusé à la frontière entre la Grèce et la Turquie, comme l'a annoncé il y a quelques semaines la version électronique de l'hebdomadaire grec To Vima. Selon To Vima, le fossé remplira une double mission: d'une part, il éliminera la possibilité d'une attaque terrestre de la Turquie contre la Grèce et d'autre part, il barrera la voie aux milliers de migrants clandestins qui franchissent chaque année la frontière gréco-turque. D'après le journal, les travaux financés par le ministère grec de la Défense et l'état-major général de l'Armée de terre ont débuté en décembre 2009. A l'heure actuelle, une tranchée longue de 14,5 kilomètres est déjà construite. Le coût total de l'ouvrage est gardé secret.

Les conséquences du courage grec risquent d'être tragiques, surtout que Papandréou a annoncé ce référendum hier soir, jour de la fête des morts !...Espérons que la Grèce saura resister à ses envahisseurs.  

Nous sommes en train de vivre une date extrêmement important, Papandréou, en redonnant le pouvoir au peuple, lance un appel formidable à tous les peuples de l'Europe à résister contre la dictature mondialiste du FMI et de ses sbires, qui achètent le monde et réduisent les peuples en esclavage. Quelle ironie que le pays, berceau de la démocratie, soit encore aujourd'hui celui qui va devenir le tombeau de l'euro...

George Papandréou pourrait bien devenir un nouveau symbole post-Gaullien, un symbole de résistance nationale pour tous ceux qui ne veulent pas se retrouver dépouiller de leurs biens, de leur pays, de leur liberté, et encore moins affublés d'une puce électronique et d'une retraite imaginaire réglée par l'euthanasie à 40 ans, dixit les Attaliens première classe.

 

Vive la Grèce et vive la liberté ! 

 

Marc Bildermann pour Wikistrike 



 

Si certains naïfs croient encore que la démocratie existe, voici, suite à la nouvelle qui a bouleversé l'Europe de Papandréou affirmant qu'il laissera son peuple décidé par référendum si oui ou non la Grèce accepte le plan d'aide  européen, euphémisme pour dire, considérant le contenu du plan d'aide européen,  si oui ou non la Grèce sortira ou non de l'euro, voici la réaction des Maîtres du monde :

 

"L'agence de notation Fitch a averti qu'un «non» des électeurs grecs menacerait la viabilité de toute la zone euro...

M. Sarkozy et ses principaux ministres tenaient une réunion de crise mardi dans l'après-midi à Paris. «L'accord de Bruxelles pour sauver l'euro et résoudre le problème de la dette grecque, signé la semaine dernière après un sommet européen, est la seule voie possible», " autrement dit, comprenez que la sortie de l'euro est impossible.

"Suite à l'annonce du référendum grec, en zone euro, toutes les Bourses ont dévissé, les actions des banques subissant une descente aux enfers. A la clôture, Paris a lâché 5,38%, Francfort 5%, Milan 6,80%, Madrid 4,19%. Athènes a plongé de 6,92%. Londres a terminé sur un recul de 2,21%, Wall Street creusait ses pertes à la mi-journée, et l'euro se dépréciait fortement face au dollar..." Etrange, qui dirige les agences de notation et les cotations boursières ? Etrange, la même chose s'était produite sur le marché vénézuélien suite à l'annonce d'hugo Chavez de reprendre tout son or placé dans des banques européennes. Les gens n'ont toujours pas compris que la Bourse est bien dirigée par les mêmes personnes, par la même secte. Les gens ont vraiment un cerveau inexistant et des yeux d'aveugles. 

"Le coup de poker du premier ministre grec a «pris les marchés par surprise et les a choqués», a estimé à Paris la société de courtage IG Market. 

 «Je ne peux pas exclure» une faillite de la Grèce en cas de non au référendum, a prévenu le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.

Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a comparé le référendum à «un coup de dés». «Si cela échoue ce sera le bazar!», a-t-il averti.

Il s'agira d'un «référendum sur l'appartenance de la Grèce à la zone euro», a analysé le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb,"  tiens, voilà un homme honnête qui en plus ne menace personne, incroyable ! J'ai toujours su que les finlandais étaient sympas !

"L'Institut de la finance internationale (IIF), qui représente les grandes banques du monde, a fait savoir pour sa part qu'il s'en tenait à l'accord de Bruxelles et «réaffirmé son intention d'aller de l'avant»."  ohohohoh

 "Le politologue grec Ilias Nikolapopoulos l'a accusé d'avoir pris une décision potentiellement «suicidaire pour le pays».

«Que va-t-il se passer si le peuple dit 'non'? Le risque est que la communauté internationale coupe l'arrivée d'argent et que le pays finisse par quitter l'euro», après avoir fait défaut, a commenté à Francfort Christoph Weil, analyste de Commerzbank.""

 

Je pense que la palme d'or revient à l'IIF et à son meilleur caniche impérialiste Fitch. Impressionnant, qu'une poignée de personnes puissent dicter au sens littéral du terme l'économie mondiale.

 

je rajoute ici que la France vient de perde son AAA : faites des provisions !

 

 

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