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« Si le Japon continue ses provocations, la Chine s’engagera dans la bataille »

Publié par wikistrike.com sur 18 Septembre 2012, 13:30pm

Catégories : #Politique internationale

« Si le Japon continue ses provocations, la Chine s’engagera dans la bataille »

 

Un millier de bateaux de pêcheurs chinois doivent arriver à l'aube près des territoires contestés. - AFP

Un millier de bateaux de pêcheurs chinois doivent arriver à l’aube près des territoires contestés. – AFP

 

De grandes banderoles rouges sur les axes routiers de Pékin, proclamant la souveraineté du pays sur les petites îles de mer de Chine orientale, tout juste nationalisées par le gouvernement japonais. Des autocollants appelant à la mobilisation patriotique sur les voitures. Des affiches à l’entrée de certains restaurants proposant des réductions aux clients hurlant que « les îles Diaoyu appartiennent à la Chine »Rarement le ressentiment anti-japonais aura été aussi perceptible en Chine.

Alors qu’un millier de bateaux de pêcheurs chinois doivent arriver à l’aube près des territoires contestés, plusieurs entreprises japonaises redoutent une nouvelle poussée de violence et ont été contraintes d’annoncer une suspension de leurs activités pour ne pas exposer la vie de leurs employés, pour la plupart chinois, et ne pas risquer la destruction de leurs actifs. Les marques nippones les plus connues, qui ont été effarées par le saccage au cours du week-end d’une usine Panasonic et d’un concessionnaire Toyota, se montrent particulièrement prudentes. Toyota, Nissan et Honda ont même décider d’arrête tout ou partie de leur production en Chine. D’autant que de nouvelles manifestations sont prévues aujourd’hui.

Canon a également annoncé qu’il avait interrompu, au moins jusqu’à ce soir, sa production dans trois de ses quatre usines chinoises quand Panasonic a, lui, appelé les ouvriers de trois de ses sites à rester chez eux au moins jusqu’à mercredi matin. Dans les entreprises qui n’ont pas encore été prises pour cible, les états-majors nippons ont appelé à la prudence et à la discrétion. Hitachi a ainsi conseillé à ses expatriés de ne pas s’exprimer trop bruyamment en japonais. Le grand magasin Uniqlo du centre de Pékin a, lui, subitement décidé de faire disparaître le logo géant de sa façade.

Les groupes nippons s’inquiètent, cette fois, de l’apparente bienveillance des autorités communistes à l’égard des discours les plus durs. Hier, les médias chinois les plus proches du Parti communiste semblaient ainsi suggérer des représailles économiques pour faire plier le Japon, qui a racheté, la semaine dernière, à des propriétaires privés japonais trois îlots, qu’il contrôle déjà de fait depuis des décennies. Le « Quotidien du peuple », en particulier, a publié un éditorial dans lequel il menace de mesures de rétorsion économiques. « Comment se peut-il que le Japon fasse le choix d’une nouvelle décennie perdue et puisse même se préparer à reculer de vingt ans ? » écrit le journal. La Chine, précise l’éditorialiste, a toujours été modérée dans l’utilisation de ce genre de mesures. « Mais, dans des disputes concernant la souveraineté territoriale, si le Japon continue ses provocations, la Chine s’engagera dans la bataille » (économique), menace-t-il.

Si les deux pays sont intimement liés sur le plan économique et enregistrent chaque année pour plus de 340 milliards de dollars d’échanges commerciaux bilatéraux, Pékin a le sentiment qu’il serait potentiellement le moins exposé à une dégradation de leurs relations : il est le premier partenaire commercial de Tokyo, qui n’est que troisième dans ses propres relations commerciales.

Les experts notent toutefois que l’essentiel des exportations japonaises en Chine ne sont pas des produits finis, aisément identifiés par les consommateurs, mais des machines-outils et des composants utilisés dans les usines chinoises produisant des marchandises plus tard étiquetées « made in Japan ». L’enclenchement d’une guerre économique se ferait donc aussi ressentir sur une large partie de la chaîne de production chinoise et risquerait également d’accélérer la relocalisation des usines nippones dans d’autres régions d’Asie, déjà réputées meilleur marché.

Sources : Les Echos / Le Journal du Siècle

 

Source: Le journal du siècle

 

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