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Situation en RDC: les dernières nouvelles d'une guerre qui n'intéresse personne

Publié par wikistrike.com sur 22 Novembre 2012, 15:16pm

Catégories : #Politique internationale

 

RDC : le M23 promeut la guerre à la population

 

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Après Goma, les mutins du M23 ont pris ce mercredi la ville de Sake, limitrophe du Rwanda. Les ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) tentent maintenant de rallier la population du Nord-Kivu à leur cause afin de la persuader de la nécessité de poursuivre leur avancée vers Bukavu pour finir par arriver à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC). 

Selon nos sources, sur place, les insurgés ont coupé le signal des médias nationaux, et diffusent leur propagande via la radio locale. Pendant ce temps, les habitants se débrouillent comme ils peuvent pour survivre, sans eau ni électricité, dans une ville qui tourne au ralenti. 

Le M23 a entamé sa guerre psychologique. Réunis au Stade de Goma, ce mercredi, quelques habitants de la capitale du Nord-Kivu, surtout les démunis et autres désœuvrés, surnommés lesShegués (enfants de rue, ndlr), se sont amassés pour entendre les messages de sensibilisation pro-guerre diffusés par le porte-parole du Mouvement du 23 mars (M23). 

Le M23 sensibilise la population 

« La direction du M23 a tenu un meeting au stade de Goma, leur porte-parole a parlé et critiqué le régime en place, la question de la bonne gouvernance », selon nos sources. La rébellion du M23 a coupé le signal de tous les médias nationaux, émettant à partir de Kinshasa, afin de contrôler l'information communiquée aux habitants de la province. 

« Ils (les mutins du M23, ndlr) ont, par ailleurs, instrumentalisé la radio locale pour expliquer pourquoi ils ont pris les armes pour combattre le régime. A les entendre, la situation actuelle est déplorable, le pays est corrompu, il y a beaucoup d'insécurité, les militaires ne sont pas pris en charge et continuent à vivre dans des très mauvaises conditions », rapporte le journaliste congolais que nous avons joint par téléphone. 

Goma tourne au ralenti 

Goma est tombée ce mardi dans les mains des mutins du M23. Quelques civils, les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les autorités locales ont fui la ville notamment en se repliant vers le Sud ou l'Est. Certaines familles se sont réfugiées au Rwanda, pays accusé de soutenir les rebelles. 

A Goma, la préoccupation quotidienne des habitants de cette ville de près d'un million d'habitants, c'est surtout la vie courante. Les banques et écoles sont fermées. Seuls les petits marchés de quartier sont ouverts ce jeudi. Les stations service, qui étaient fermées mercredi, ont rouvert leurs portes aujourd'hui. 

La souffrance est telle que, « les habitants ont dit qu'ils veulent que les rebelles continuent de libérer les villes, car la population souffre, sans eau, ni route, ils pensent que le M23 peut améliorer la situation », souligne le journaliste congolais qui s'est confié à Afrik.com. 

Kinshasa s'organise 

La confusion règne en RDC. Le président Joseph Kabila a rencontré ses homologues rwandais et ougandais, Paul Kagame et Yoweri Museveni, mardi soir. 

« Le président ougandais, Yoweri Museveni, a annoncé que si les rebelles ne quittent pas Goma, ils verront ce qu'il a appelé toute la force de la région ». 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté, mardi soir, une résolution proposée par la France, condamnant la prise de Goma par les rebelles. Mais, les habitants de Goma, restés sur place, attendent le retour des FARDC qui avaient promis de revenir en force.

 

Source: Afrik.com

 

 

Les USA exhortent les rebelles du M23 à un cessez-le-feu

 

Les États-Unis ont, dans un communiqué, appelé les rebelles du M23 qui ont pris le contrôle de Goma, la capitale du Nord Kivu, à un cessez-le-feu et à reprendre leurs positions au sein de l'armée régulière congolaise. 

Selon le communiqué signé du Département d'Etat, les USA condamnent la reprise des hostilités militaires par le M23, estimant que ce dernier « porte atteinte à la souveraineté, à l'intégrité territoriale du pays et (...) viole la loi internationale ». 

Les Etats-Unis ont, par ailleurs, fait appel à toute la communauté internationale pour une fin des hostilités. 

Selon le communiqué, le gouvernement américain a invité le chef de l'Etat congolais Joseph Kabila, et le président rwandais, Paul Kagame, ainsi que leur homologue Ougandais Yoweri Museveni à engager un dialogue franc et constructif afin de trouver une solution rapide au conflit armé. 

Les USA ont, en outre, souligné l'importance d'une approche basée sur le long terme pour résoudre définitivement le problème du Nord Kivu, faisant observer « qu'une solution durable nécessitera une reforme du secteur de la sécurité de la RDC ainsi qu'un dialogue politique avec le Rwanda et l'Ouganda ainsi que les autres Etats impliqués en vue de s'attaquer aux causes profondes de cette crise politique ». 

Les présidents Kabila et Kagame sont actuellement à Kampala, en Ouganda, pour discuter des voies et moyens de mettre fin aux tensions actuelles, sous la médiation du président ougandais Museveni. 

Un rapport des experts des Nations unies accuse le Rwanda d'avoir mis des armes à la disposition des combattants du M23, ce que Kigali nie en déclarant que les troupes congolaises ont fait feu vers le Rwanda sans raison.

 

Source: Direct.cd

 

 

La puissante impuissance de l'ONU à Goma

 

Des voix s'élèvent pour s'interroger sur le rôle de la Monusco (mission de l'ONU en République démocratique du Congo, RDC) depuis la prise de Goma par les rebelles du M23. 

Cette mission est la plus importante de l'histoire des Nations unies. Les responsables de la Monusco disent appliquer le mandat de l'ONU. 

« Le mandat de la Monusco (Mission de l'ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo) est à revoir. La Monusco n'a pas été en situation d'empêcher ce qui s'est passé face à quelques centaines d'hommes », déclarait mardi 21 novembre le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, à la suite de la prise de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu (est de la RDC) par les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23). 

Le ministre français ajoutait, lapidaire : « Déployer 17 000 hommes et fixer un mandat qui ne permet pas d'intervenir, c'est absurde. » « C'est la plus grande opération des Nations unies dans le monde : 17 000 hommes ! Comment se fait-il qu'on n'arrive pas à arrêter une rébellion ? », s'interrogeait à son tour le ministre belge des affaires étrangères, Didier Reynders, mardi, sur la radio publique RTBF. 

1,1 milliards d'euros de budget 

Créée en 1999 par le Conseil de sécurité, cette mission des Nations unies pour la RDC est la plus lourde de son histoire. Les effectifs déployés sur le terrain sont considérables, bien plus importants en réalité que les chiffres donnés par Laurent Fabius et Didier Reynders. 

La Monusco compte, au 30 septembre 2012, 19 109 personnes en uniforme sur le terrain (16 996 soldats, 721 observateurs militaires et 1 392 policiers), 965 membres du personnel civil international, 2 886 membres du personnel civil local et 577 volontaires des Nation Unies. Soit un total de 23 537 personnes. Pour quel budget ? 1,4 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros) pour la période courant du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013. 

Le mandat de la Monusco est clair (résolution 2025) : les casques bleus sont autorisés à utiliser tous les moyens nécessaires en vue, notamment,« d'assurer la protection des civils, du personnel humanitaire et du personnel chargé de défendre les droits de l'homme se trouvant sous la menace imminente de violences physiques et pour appuyer le gouvernement de la RDC dans ses efforts de stabilisation et de consolidation de la paix ». 

Impossible de soutenir l'armée congolaise qui a déserté Goma 

À Goma, l'ONU compte un détachement de 1 600 casques bleus. Pourquoi ont-ils laissé le M23 prendre la ville alors que la Monusco s'était engagée à soutenir l'armée gouvernementale (FARDC) et à protéger Goma de toute incursion rebelle (point presse de la Monusco à Goma le 24 octobre 2012) ? 

« Le verrou de protection de Goma était mis en place avec les FARDC. Et la Monusco a mis ses moyens aériens et terrestres à la disposition de l'armée congolaise dans ses actions. Et aujourd'hui, si vous constatez, les FARDC ne sont plus à Goma et nous ne pouvons pas soutenir des gens qui n'y sont plus », répondait le porte-parole de la Monusco, Mounoubai Madnodje, mardi sur Radio Okapi (la radio de l'ONU en RDC). Autrement dit, l'armée gouvernementale ayant déserté Goma, la Monusco ne pouvait pas soutenir des soldats absents. 

Sur le terrain, ces explications ne convainquent pas les Congolais. Personne ne s'attendait à Goma, et plus généralement dans le Nord-Kivu, à une intervention musclée de l'ONU. 

Retrait précipité en juillet 

En juillet, la Monusco avait déjà fait la preuve de son inefficacité face au M23. Disposant d'une base militaire à Bunagana, à la frontière avec l'Ouganda, les casques bleus, après avoir fait mine d'intervenir (selon des témoins), s'étaient retirés de la ville à l'arrivée des rebelles du M23. « Dans leur fuite, ils ont laissé des uniformes, des armes et du matériel que nous avons aussitôt récupérés », confiait en octobre à La Croix un cadre du M23. 

Conforté par leur victoire, indifférent à la présence de la Monusco, le porte-parole militaire du M23, le colonel Vianney Kazarama, annonçait mardi à de nombreux habitants réunis au stade de la ville : « Nous n'allons pas nous arrêter à Goma, nous irons jusqu'à Bukavu, Kisangani et Kinshasa. »

 

Source: Direct.cd

 

Guerre au Nord-Kivu : Après Goma, quelle ville ?

 

 

 

Entre temps, on parle de la défection de…2 100 militaires des FARDC et 700 policiers qui ont rejoint les rangs du M23

Ce qui se passe (s’est passé) à Goma, doit pousser les Congolais à se réveiller. L’objectif des rebelles du M23 n’est pas seulement Goma. L’appétit  venant en mangeant, les conquérants de Goma commencent à afficher leur agenda au grand jour. Après Goma, ils envisagent de se lancer à l’assaut de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, où, selon certaines sources, le sentiment anti-M23 est loin d’être visible. A en croire l’agence Sipa, le M23 ambitionne de prendre, in fine, Kinshasa, en passant par Kisangani. Entre temps, la même source parle de la défection de…2 100 militaires des FARDC et 700 policiers qui ont rejoint les rangs du M23 lors d’un rassemblement organisé mardi 21 novembre par les nouveaux maîtres de Goma au stade de cette ville. Ce qui doit faire réfléchir les Congolais qui continuent à se plaindre de ce qui s’est passé à Goma, condamnant la communauté internationale, les casques bleus de la Monusco pour n’avoir pas empêché les rebelles du M23 de prendre Goma.

 


Après la chute du chef-lieu du Nord-Kivu, plus de 2 100 militaires de l’armée régulière et 700 et policiers de Goma ont préféré rejoindre les rangs des rebelles du M23 après avoir déposé leurs armes et munitions dans le stade de Goma lors d’une manifestation organisée par les rebelles à leur arrivée à Goma. Alors que le groupe vise désormais le contrôle de toute la République démocratique du Congo (RDC), y compris la capitale, Kinshasa. Pendant ce temps, le président congolais Joseph Kabila et son homologue rwandais, Paul Kagamé, se rencontraient en Ouganda pour chercher une solution.

Objectif : Kinshasa

Au cours de cette manifestée organisée devant une foule en liesse, selon la même source, les affidés du Rwanda ont affiché au grand jour leur agenda, celui de prendre également Kinshasa.

«Nous allons maintenant sur Kinshasa. Personne ne divisera ce pays», a lancé le colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23, devant une foule en liesse. Il a également annoncé que les troupes rebelles se dirigeaient sur Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, tout en affirmant avoir également pris la ville de Sake, à 17km de Goma. A Bukavu, des habitants manifestaient contre le gouvernement de Kinshasa en soutien aux rebelles, ont témoigné par téléphone des résidents.

Pour ceux qui ont la mémoire courte, nous rappelons que petit à petit, les rebelles du M23 sont en train de mettre en exécution le même scenario de conquête que celui de feu Laurent-Désiré Kabila lors de sa conquête du pouvoir. A la seule différence que le M23 n’a affiché son agenda qu’après la chute de Goma, estimant certainement que la conquête de cette ville n’a pas posé beaucoup de problèmes. Qui oublie que les troupes de Mzee Kabila étaient accueillies avec allégresse par les habitants d’une ville peu après sa chute ? Et comme des fruits mûrs, les villes congolaises, pardon zaïroises à l’époque, tombaient calmement entre les éléments de l’AFDL, même celles pour lesquelles le régime de Mobutu déclarait fermement qu’elles ne tomberaient pas.

Faudra-t-il négocier ?

Alors faudra-t-il négocier finalement négocier avec ceux que le Rwanda se défend de soutenir ? La question vaut tout son pesant d’or, d’autant plus qu’il faut éviter de tomber dans l’orgueil qui avait, à l’époque, aveuglé Mobutu Sese Seko. Pour cela, le moment est venu de mettre tout en œuvre pour que les velléités mégalomanes des rebelles s’arrêtent net.

Que faire alors ? Réarmer au plus vite le moral des troupes en évitant qu’il soit tard avant de le faire. Que le nombre de ceux qui ont fait allégeance aux rebelles à Goma ne s’élargisse pas. Au placard, les jérémiades quotidiennes soutenues par des accusations et des condamnations verbales contre le Rwanda, la communauté internationale dans toute sa diversité pour son attentisme, les casques bleus de la Monusco pour leur inefficacité.

Le plus important et le plus urgent à faire est d’éviter de compter beaucoup et surtout sur l’aide extérieure tout négligeant nos forces comme si nous n’en avions aucune. C’est cette attitude d’attentisme qui est, en grande partie, à la base de la chute de Goma, excepté, bien entendu, les conséquences de la traitrise dans les rangs.

A supposer qu'en faveur d'un sursaut national et patriotique, les choses n'arrivent à évoluer jusqu'à Kinshasa, les hommes de Sultani Makenga vont seulement exhumer un vieux rêve : la République du Kivu uni, qui a toujours caressé les hommes qui bénéficient le soutien de Kigali…

Dans l’entre temps, les présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagamé se sont entretenus en urgence en Ouganda sous la médiation de l’Ougandais Yoweri Museveni – dont le pays a été accusé, avec le Rwanda, de soutenir en troupes, en armes et en munitions les rebelles du M23 -  pour évoquer les tensions grandissantes entre Kinshasa et Kigali au sujet du M23, après la chute de Goma mardi 20 novembre. Après avoir été reçu séparément par le médiateur ougandais, les deux présidents devaient poursuivre les discussions en tête-à-tête mercredi 21 novembre.

Notre sens de prophétie nous avait poussé à prédire, en septembre, que la communauté internationale était dans la logique des négociations. Aujourd’hui, le développement des événements est tel que Kinshasa a du mal à rester dans la logique de non-négociations directes avec les tombeurs de Goma et de son aéroport.

Aujourd’hui, après la chute de Goma et de son aéroport, les rebelles du M23 réclament de Kinshasa de se retrouver autour de la table des négociations directes. Tout porte à croire que demain, si Kinshasa continue à pleurnicher en accusant le Rwanda de soutenir le M23, d’autres villes vont tomber entre les mains des hommes de Sultani Makenga, à commencer par Bukavu. Alors ils vont placer la barre très haut dans leurs revendications.

La défection de 2 100 militaires des FARDC et de 700 policiers de Goma est une occasion rêvée pour les autorités de Kigali d’accréditer la thèse selon laquelle la guerre au Nord-Kivu est un problème congolo-congolais. Battant ainsi en brèche toutes les allégations les accusant de soutenir les hommes de Sultani Makenga. C’est qui est pourtant loin d’être la vérité.

De quoi sera fait demain ou le lendemain ? D’autres surprises désagréables pour les Congolais dont le pays est visiblement agressé.

Kléber Kungu

 

Source: http://www.lobservateur.cd/index.php?option=com_content&view=article&id=9071:guerre-au-nord-kivu-apres-goma-quelle-ville-&catid=48:actualites&Itemid=78

 

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Laurent Franssen 23/11/2012 22:10


tout à fait exact,

martinb 22/11/2012 18:20


Il est exact que cette guerre n'interresse pas, a qui la faute?? probablement aux journalistes qui pilotent eux meme ce que les gens doivent regarder, pendant une semaine les médias parlent de
gaza et israel, avec les prévisions les plus pessimistes, pour balayer cette info par le duel entre fillon et jupé.

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