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Sommet de Bruxelles: un accord sauve-qui-peut

Publié par wikistrike.com sur 9 Décembre 2011, 09:32am

Catégories : #Economie

 

"Clash" avec la Grande-Bretagne au sommet européen: "L'Europe est divisée"

 

IMAGEGLOBE_31052292.jpgSemi-échec cette nuit au sommet européen. Après 12 heures de discussions, les 27 n’ont pas réussi à s’entendre sur la manière d’imposer des règles budgétaires strictes aux pays de la zone Euro. La Grande-Bretagne, notamment, a claqué la porte.

 

Le sommet européen de crise a tourné à l'affrontement avec la Grande-Bretagne, vendredi matin. Il a donc échoué à accoucher d'une révision du traité de l'UE à 27 pays pour renforcer la discipline budgétaire de la zone euro. La Grande-Bretagne ira du coup seule de l'avant pour adopter de nouvelles règles.

Plusieurs dirigeants européens ont quitté vendredi à l'aube le siège du Conseil européen à Bruxelles. Après avoir engrangé en début de soirée un pré-accord sur le renforcement de la discipline budgétaire - exigé par l'Allemagne -, les 27 ne semblent pas avoir réussi à se mettre d'accord sur les moyens d'y parvenir. La piste d'un traité limité aux 17 pays membres de la zone euro serait donc envisagée, mais elle pose des obstacles politiques et juridiques très importants.

 

Qu'est-ce qui a coincé?

Soucieux de composer avec la frange eurosceptique de son parti, le Premier ministre britannique David Cameron a menacé d'opposer son veto et a réclamé des concessions en ce qui concerne la surveillance du secteur financier national. Des demandes jugées excessives par ses partenaires.

 

L'idée était pour Londres de protéger la City, son centre financier, soumis à une régulation paneuropéenne de plus en plus intense depuis la crise de 2008.

 

Les conséquences

Les dirigeants européens réfléchissent désormais à un traité en comité restreint, rassemblant les membres de l'Union monétaire et éventuellement, des pays n'ayant pas adopté l'euro mais se montrant intéressés comme la Pologne qui devrait à terme adopter la monnaie commune.

 

Mais l'affrontement avec les Britanniques risque de laisser des traces en Europe, ancrant l'idée d'un continent fonctionnant à plusieurs vitesses. "Une solution qui n'impliquerait pas tous les Etats membres de l'UE enverrait le message que l'Europe est divisée", a confié juste avant le sommet un responsable européen, s'exprimant sous couvert de l'anonymat. "Ce ne serait pas un bon signal", a-t-il conclu.

Il serait temps que la Grande-Bretagne nous rende Napoléon !

 

Un accord sauve-qui-peut

 

Sommet de Bruxelles: accord sur un traité à 17

Nicolas Sarkozy le 9 décembre 2011 à Bruxelles

afp.com/Eric Feferberg

Le nouvel accord pour renforcer la discipline budgétaire dans la zone euro ne sera adopté que par les 17 membres de la zone euro et des pays volontaires, et non par les 27 pays de l'UE comme le souhaitaient Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. 

Une victoire en demi-teinte. Le nouvel accord pour renforcer la discipline budgétaire dans la zone euro  ne sera adopté que par les 17 membres de la zone euro  et des pays volontaires en raison du refus de la Grande-Bretagne qui a posé des "conditions inacceptables", a déclaré ce vendredi Nicolas Sarkozy. "Nous aurions préféré un accord à 27 (l'ensemble des pays de l'Union européenne, ndlr), cela n'a pas été possible compte tenu de la position de nos amis britanniques", a précisé le président français devant la presse à l'issue d'une nuit de discussions lors de la première journée d'un sommet à Bruxelles. 

"Pour accepter une réforme des traités à 27 , (le Premier britannique) David Cameron a demandé, ce que nous avons considéré tous comme inacceptable, un protocole dans le traité permettant d'exonérer le Royaume-Uni d'un certain nombre de règlementations sur les services financciers", a expliqué Nicolas Sarkozy. 

"Ce que nous n'avons pas pu accepter, puisque nous considérons tout au contraire qu'une partie des ennuis du monde vient de la dérégulation du service financier", a poursuivi le chef de l'Etat français. "Si nous acceptions une dérogation pour le Royaume-Uni, c'est la remise en cause à nos yeux, je ne dis pas que c'est la position de James Cameron, d'une bonne partie du travail qui a été fait au service d'une régulation de la finance, régulation bien nécessaire", a conclu Nicolas Sarkozy. 

Une discipline budgétaire plus contraignante

L'Allemagne insiste pour ancrer le renforcement de la discipline budgétaire de la zone euro dans le marbre d'un traité afin de lui donner une valeur vraiment contraignante, seul moyen à ses yeux de respecter les règles à l'avenir et d'éviter de nouvelles dérives. Berlin et Paris ont d'abord milité pour un changement du traité de l'UE, qui requiert toutefois l'unanimité des 27 pays membres. 

La Grande-Bretagne a néanmoins cherché à monnayer son feu vert lors du sommet en exigeant de pouvoir être dispensée si nécessaire dans certains domaines du contrôle des autorités de surveillance financière paneuropéennes mises en place après la crise partie des Etats-Unis en 2007-2008. De ce fait, l'option d'un traité séparé des pays de la zone euro, rejoints par tous ceux qui voudront, a été choisie. 

Avec 

 

Source: l'express

 

ALERTE - Sarkozy: la zone euro envisage de renflouer le FMI à hauteur de 200 mds EUR


BRUXELLES - Les Etats de la zone euro envisagent de renflouer le Fonds monétaire international (FMI) à hauteur de 200 milliards d'euros, a déclaré vendredi le président français Nicolas Sarkozy, cet argent devant servir ensuite à soutenir des pays fragiles de l'Union monétaire.

Nous avons décidé d'étudier la possibilité d'un renforcement à hauteur de 200 milliards d'euros des ressources du FMI, a-t-il dit lors d'une conférence de presse.


(©AFP / 09 décembre 2011 05h22) 

Source: romandie

 


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