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Stonehenge (1): La fin du mythe d'un temple érigé par des sauvages

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 27 Février 2011, 15:55pm

Catégories : #Civilisations anciennes

Stonehenge : la fin du mythe d’un temple érigé par des « sauvages ».stonepages-stonehenge1024.jpg

 

 

 De notre envoyé spécial André Hauterive
Mail : andre.hauterive@gmail.com


 


 

« Stonehenge est aussi esseulé dans l’Histoire qu’il l’est dans la grande plaine » - Henry James.

 

 

 


Qui pourrait croire que des êtres humains appartenant à la culture néolithique aient pu ériger Stonehenge
 ?

 

 

Alors que je n’étais pas encore journaliste, je m’étais rendu à Stonehenge et j’en étais ressorti frustré : non seulement le droit de visite me semblait exorbitant compte tenu de mes maigres revenus d’étudiant, mais de plus les touristes sont cantonnés à l’extérieur du cromlech2.

Pour ne pas retomber dans cette ornière, j’ai donc contacté une amie franco-anglaise, journaliste à Londres – Élisabeth. Elle a bien voulu se charger des démarches nécessaires afin que, forts de nos deux cartes de presse, nous puissions nous rendre sur le site en dehors des heures de visite et obtenir l’autorisation de pouvoir l’explorer de fond en comble sous surveillance.

Ce précieux « Sésame ouvre-toi » en poche, nous avons, Élizabeth et moi-même, embarqué dans sa petite Austin.

 

Nous avons emprunté l’autoroute M3 jusque Basingstoke, puis la route A30 jusqu’à Salisbury. Arrivés là, cap vers le nord via l’A345 jusqu’à Amesbury. Stonehenge n’est plus alors qu’à 3 km vers la gauche, sur la route de Devizes.

 

N’allez pas imaginer que Stonehenge soit gigantesque. Sa circonférence ne mesure que 115 mètres de diamètre. Mais l’impression qui s’en dégage est ineffable.

Stonehenge, c’est une multitude de points d’interrogations posés au sein de la pleine de Salisbury sise entre Galles et Cornouailles.

 

Une vieille histoire faite de légendes.

 

Les grecs et les romains de l’antiquité connaissaient déjà Stonehenge.

Voici ce que nous en dit Diodore de Sicile – pour ne citer que lui - au chapitre 47 de sa «Bibliothèque Historique ».

« Hécatée et quelques auteurs racontent qu’en face du pays des Celtes, à peu de distance vers le nord, existe une île aussi grande que la Sicile… C’est là le lieu de naissance de Latone, ce qui explique pourquoi les insulaires vénèrent particulièrement Apollon. On voit… dans cette île… un temple magnifique de forme ronde et orné de nombreuses offrandes… Le gouvernement de cette ville et la garde du temple sont confiés à des rois appelés Boréades, les descendants et les successeurs de Borée. Tous les dix-neuf, ans, quand le Soleil et la Lune retrouvent leur position l’un par rapport à l’autre, Apollon fait son entrée dans l’île.

Au XIIème siècle, Geoffroy de Monmouth expliquait les origines de Stonehenge à travers un récit pétri de légendes selon lequel l’intervention de Merlin aurait été déterminante. Il aurait initié ce projet et aurait résolu le problème posé par le déplacement des énormes pierres qui se trouvent sur ce site (mais n’en sont pas originaires, comme nous allons le voir tout suite), grâce à « une machinerie de son cru ».

Relayant cet exposition, la légende d’un des plus anciens dessins représentant le site de Stonehenge paru dans le « Chronicle of England » stipule : «Le Ballet des Géants fut amené d’Irlande à Stonehenge non par la force, mais par l’Art de Merlin ».

Stukeley, quant à lui, y voit une construction égyptienne ou atlante.

 

Mais à quoi donc ressemble Stonehenge ?stonehenge--1-.jpg

 

 

 

En voici les principales caractéristiques.

 

Le site est délimité par un fossé bordé de deux talus, l’un intérieur, l’autre extérieur. Il ne comporte qu’un seul passage pour y pénétrer. Le fossé n’a pas été creusé avec un souci de construction géométrique qui est pourtant la marque distinctive de tout le site, comme nous allons le voir.

Au centre, on remarque un cercle de cinquante-six trous, dits « trous d’Aubrey », espacés d’environ cinq mètres. Le cercle mesure 86,70 mètres de diamètre. Les trous sont espacés très régulièrement. Leur largeur varie entre 75 et 180 centimètres. Ils aboutissent à un fond plat et leur profondeur peut aller jusqu’à 1,20 mètres.

Inscrit dans ce cercle perpendiculairement à l’entrée, un rectangle était délimité aux quatre angles par des pierres de dimensions modestes. De nos jours, il n’en subsiste plus que deux.

On remarque tout d’abord un cercle de trente pierres pesant chacune plus de vingt tonnes. Elles sont reliées les unes aux autres par des linteaux. Ces pierres constituent donc une suite ininterrompue de dolmens. Le diamètre de ce cercle mesure trente et un mètres.

Entre les trous d’Aubrey et ce cercle de pierres, il existe également deux cercle de trous difficilement discernables, l’un de trente, l’autre de vingt-neuf (cercles Y et Z).

Il existe un autre cercle de cinquante-neuf pierres d’un poids moyen de 5 tonnes.

Orienté vers l’entrée, dix-neuf blocs pesant chacun environ cinquante tonnes sont disposés en fer à cheval. Ils sont également reliés par des linteaux horizontaux.

 Stonehenge comporte également un autre fer à cheval de dix-neuf pierres et trois menhirs, l’un à l’entrée, l’autre au centre et le troisième à l’extérieur du fossé.

Une pierre est placée à l’écart. On la dénomme la Heel Stone depuis le Moyen Âge. Cette dénomination est on ne peut plus obscure, car Heel se traduit par « talon ».

La « pierre d’autel » est un bloc de grès de six tonnes.

Une « Avenue » large de 23 m part de la Heel Stone d’abord vers le nord-est, puis vers l'est et rejoint la rivière Avon.

 

Comment ?2stonehenge.jpg

 

Creuser un talus, ériger un fossé, creuser des trous, cela ne présente nulle difficulté.

Dresser les pierres, les recouvrir de linteaux ? Les Égyptiens firent bien plus fort lorsqu’ils construisirent les pyramides. Nous l’avons déjà noté, Stonehenge est imposant, mais absolument pas pharaonique. Rien à voir avec le plateau de Gizeh !

Notons simplement pour le moment – mais nous y reviendrons – que les bâtisseurs des pyramides disposaient d’une main d’œuvre abondante.

Mais encore une fois, ce n’est pas l’érection des pierres qui fait problème.

C’est leur.... 

transport jusqu’au site !

 

Les pierres sont des roches volcaniques. Or, on n’en trouve pas à proximité de Stonehenge

Les plus proches se trouvent à Coheston ou dans le sud-ouest du pays de Galles !

Distance à vol d’oiseau ? 213 kilomètres. Par la mer ? 609 ! En mixant les deux ? 386.

On a fumeusement avancé que ces roches avaient été apportées en bordure de Stonehenge alors qu’elles accompagnaient le mouvement des glaciers. Cette hypothèse fut scientifiquement battue en brèche.

Toute une population employée uniquement à une seule tâche durant 50 années  

Hardis, les gars qui ont accompli cette la tâche herculéenne qui consistait à les extraire, puis à les ramener jusqu’à l’endroit souhaité.

Les gars ? Mais au fait, quels gars ?

 

Car un certain Hawkins – dont nous parlerons tout à l’heure - a calculé que la réalisation du cromlech aurait coûté un minimum de 1.500.000 journées/hommes de travail physique. Or, fait-il remarquer, la population de toute l’Angleterre était alors de moins de 300 000 personnes.

Embauchons-les tous. 1.500.000 / 300 000, ça fait 50 années de travail à temps plein !

Et qui nourrit les travailleurs ? Qui pêche, qui cultive, qui chasse, qui enfante, qui se livre à l’artisanat, à la construction, à des travaux de voierie, qui s’adonne aux tâches domestiques pendant ce temps puisque dans notre calcul, nous les avons tous attelés à la tâche ?

Pas de doute, comme le suppose la légende, il a bien fallu que quelque Merlin s’en mêle pour que Stonehenge existe!

Ou bien alors, pour trouver une explication cohérente à ce phénomène, tournons-nous vers ce que Fernand Niel avance comme hypothèse : « Tout se passe comme si des sortes de “missionnaires” porteurs d’une idée et d’une technique, partis d’un centre inconnu, avaient parcouru le monde. La mer aurait été leur route principale. Ces propagandistes auraient pris contact avec certaines tribus et non avec d’autres. Cela expliquerait les trous ou les zones de moindre densité dans la répartition, ainsi que l’isolement de certains foyers mégalithiques. Cela expliquerait également comment et pourquoi les monuments mégalithiques se superposent à la civilisation néolithique. On aurait ainsi une explication de toutes ces légendes qui en attribuent la construction à des êtres surnaturels. On saurait enfin pourquoi des hommes capables de dresser à la verticale des blocs de 300 tonnes et de soulever des tables de 100 tonnes ne nous ont pas laissé d’autres traces de leur prodigieux savoir-faire ». – La civilisation des mégalithes.

Ces hommes seraient, toujours selon cet auteur, des « savants mathématiciens, épaves d’une civilisation inconnue et naufragée ; ou voyageurs cosmiques échoués dans la barbarie de la Terre néolithique ; ou bien hommes de génie qui furent en même temps des conducteurs de peuples... ».

 

Hommes de génie, soit, mais pas si malins que cela, pourrait-on objecter. Car quelle nécessité y avait-il pour transporter ces blocs au milieu de la plaine de Salisbury ? Pourquoi n’avoir pas érigé le monument sur les lieux mêmes de l’extraction des pierres ?

L’objection tombe cependant à plat lorsque l’on sait que cette plaine présente une particularité : sa latitude est celle où des événements lunaires et solaires, que nous allons maintenant examiner, se produisent à angle droit.

 

stonehenge1.jpg 

 

 

Pourquoi ?

 

Il fallut attendre le milieu du XVIIème siècle pour qu’un architecte, Inigo Jones, publie la première étude scientifique sur Stonehenge.

On y lit : « II est à remarquer que lors de sa construction, les druides, pas plus que les premiers habitants de la contrée, n’étaient capables d’ériger un tel édifice ; que la construction soit romaine, cela me parait plus vraisemblable, car en effet, la structure générale me fait penser à un temple dédié au dieu céleste Coelus3 ».

 

L’archéologue amateur John Aubrey, celui-là même qui, le premier, fit état des trous qui portent désormais son nom, lui porte la contradiction quelques années plus tard. «De tout cela, écrit-il, je déduis que ce monument serait un temple païen consacré aux druides. C’était un haut lieu de prières. »

Aubrey a raison de reconnaître que la construction est antérieure à l’invasion romaine, mais cela n’exclut pas que le cercle de pierres ait pu servir aussi de temple druidique.

William Stukeley, de la Société des Archéologues, lui emboîte le pas, mais il ajoute qu’il se pourrait bien que Stonehenge soit également un observatoire astronomique.

Dès lors, la thèse selon laquelle Stonehenge serait d’origine celtique a le vent en poupe. De nos jours encore, des membres de sectes se réclamant du celtisme se réunissent le jour du solstice d’été aux abords de Stonehenge.

 

Les premières fouilles archéologiques sérieuses datent du début du siècle dernier.

En 1901, le professeur Gowland exhume sur le site quatre-vingt haches et marteaux de pierre. Nous voici enfin renvoyés dans le Néolithique.

En 1954 R.J.C. Atkinson, Stuart Piggott et J.F.S. Stone découvrirent des os calcinés dans les Trous d’Aubrey, ce qui confère au site une fonction de tumulus funéraire. Notons que cette dernière n’est pas exclusive d’autres fins pour lesquelles Stonehenge aurait pu être érigé.

 

Une campagne de fouilles, la première à l'intérieur du cromlech depuis 1964, a été menée du 31 mars au 11 avril 2008, sous la direction de Timothy Darvill, archéologue de l'université de Bournemouth, et Geoff Wainwright, président de la société des archéologues de Londres : une fosse d'une longueur de 3 m et d'une profondeur de 1 m a été ouverte - dans un secteur fouillé par Hawley et Newall dans les années 1920 - dans l'intention de rechercher des restes de matières organiques et de déterminer, grâce aux techniques les plus récentes de la spectrométrie des masses et de la datation auradiocarbone, à quel moment — à quelques décennies près — les pierres bleues ont été érigées sur le site.

Lors d'une conférence de presse donnée le 22 septembre 2008, les deux archéologues britanniques ont émis l'opinion que Stonehenge a été tout à la fois un grand sanctuaire religieux et thérapeutique, lié aux vertus curatives que l'on prêtait aux « pierres bleues ». Ils fondent leur conviction sur la découverte de sépultures de personnes mortes de maladies, en particulier celle d'un jeune homme enfoui avec des fragments de pierre bleue. Ils ont par ailleurs indiqué une fourchette de datation de -2400/-2200 pour l'érection des pierres bleues.

 

Voyons maintenant ce qu’ont à nous dire les astronomes.

 

En 1901, un astronome de l’Observatoire de Kensington, Norman Lockyer, remarqua fort à propos que le soleil du solstice d’été se lève un peu moins d’un degré d’angle à gauche de la Heelslone. En fait, sans le savoir, il accréditait une observation déjà faite par Stuckeley, mais qui n’avait pas rencontré d’écho à l’époque où ce dernier l’avait formulée. Remontant le temps, Lockyer en déduisit qu’il devait se lever juste au-dessus de la pierre vers 1850 avant J.C. Ces calculs furent affinés. On estime aujourd’hui que l’érection de Stonehenge se situe dans la fourchette temporelle suivante : - 1840 avant J.C. plus ou moins 200 ans.

 

En 1961, l’astronome américain Gerald S. Hawkins, professeur à l’Université de Boston, reprit les travaux de Lockyer. Il arpenta le site en tous sens, prit d’innombrables mesures. Mais il ne fit pas confiance à son seul cerveau pour percer le mystère. Il injecta toutes les données qu’il avait scrupuleusement relevées dans le « ventre » d’un I.B.M. 7094 baptiséOscar. Ce dernier ne tarda pas à rendre sa sentence : Stonehenge ne concernait ni les étoiles, ni les planètes, mais était, par contre, un remarquable instrument de calcul pour tous les événements astronomiques intéressant la Lune et le Soleil, et notamment les éclipses. Ce, avec une extraordinaire précision.

 Tous les 19 ans, Apollon est de retour.


Que nous dit Hawkins (ou plutôt Oscar) ?

Si on déplace tous les ans des repères dans les trous d’Aubrey par rapport à un repère fixe, la pierre appelée Heelstone, on redécouvre le cycle découvert par l’astronome athénien Méton en 452 avant J.C. Ce dernier avait découvert que tous les 19 ans (très exactement toutes les 18,61 années en temps astronomique), les positions réciproques de la Lune et du Soleil se retrouvent, dans le ciel au même endroit, le même jour.

Plus fort encore : Stonehenge, érigé, je vous le rappelle au cours du deuxième millénaire avant J.C., se serait montré plus précis que Méton.

Voyons cela plus précisément.

Trois cycles dits de « Méton » affinés font 18,61 années x 3 = 55,83 années. Et maintenant, déplaçons les repères d’un trou tous les ans. Au bout de 56 ans (les fameux 56 trous d’Aubrey), la marge d’erreur n’est que de trois pour mille alors que celle de Méton est de deux pour cent.

Effectivement, Stonehenge se révèle être d’une stupéfiante précision !

 

Les rendez-vous programmés du Soleil et de la Lune.stonehenge_1024.jpg

Mais Stonehenge ne se préoccupe pas uniquement des rendez-vous programmés du Soleil et de la Lune.

La Lune seule éveille également son intérêt.

En effet, les cercles X et Y sont constitués de 59 trous à eux deux.

On sait que le mois lunaire synodique – soit le temps qui s’écoule entre deux pleines lunes – dure 29,5 jours. Deux mois lunaires ont donc une durée de… 59 jours. 59 trous pour 59 jours !

Stonehenge s’en tire décidément très bien avec les décimales !

 

Fred Hoyle, astronome anglais réputé, approuva globalement les travaux de son collègue et les conclusions qu’il en tira, même s’il se permit certaines objections.

L’une d’elles retiendra notre attention.

Hoyle fait remarquer qu’il difficile de concevoir que les constructeurs de Stonehenge aient pu ériger le site sans disposer au préalable de tables d’éclipses analogues à celles dont s’est servi Oscar, l’ordinateur dont s’est servi Hawkins.

Certes, c’est difficile, et même impossible si on postule à priori que Stonehenge est le fait d’une civilisation néolithique, qui plus est moins avancée que les civilisations contemporaines peuplant le pourtour du bassin méditerranéen.

Mais si ce n’était pas le cas ?

Si, au contraire, ceux qui l’avaient conçu disposaient d’une science mathématique et astronomique que leur dénie l’histoire officielle.

 

Fred Hoyle, astronome anglais réputé, approuva globalement les travaux de son collègue et les conclusions qu’il en tira, même s’il se permit certaines objections.

L’une d’elles retiendra notre attention.

Hoyle fait remarquer qu’il difficile de concevoir que les constructeurs de Stonehenge aient pu ériger le site sans disposer au préalables de tables d’éclipses analogues à celles dont s’est servi Oscar, l’ordinateur de Hawkins.

Certes, c’est difficile, et même impossible si on postule a priori que Stonehenge est le fait d’une civilisation néolithique, qui plus est moins avancée que les civilisations contemporaines peuplant le pourtour du bassin méditerranéen.

Mais si ce n’était pas le cas ?

Si, au contraire, ceux qui l’avaient conçu disposaient d’une science mathématique et astronomique que leur dénie l’histoire officielle ?

Enfin, plus récemment, Alan Butler a défendu dans plusieurs ouvrages l'existence de « lignes de sel », qui seraient une série de 366 méridiens sillonnant le globe et repérés sur le sol, notamment à Stonehenge.

Qui ?

 

C’est la lancinante question déjà posée dans mes deux précédents articles.

Une fois de plus, l’histoire officielle est coincée.

Soit elle maintient que ses connaissances concernant les avancées culturelles et techniques ayant cours au néolithique sont exactes, mais alors elle ne peut expliquer Stonehenge.

Soit, au contraire, elle déroge à son discours officiel en admettant qu’en marge de cette culture, il en existait une ou plusieurs autres, bien plus avancé(e), qui a (ont) souhaité laisser d’étonnants messages à la postérité.

Et pas seulement à Nazca (pour se reporter à mon article qui en traite, cliquez ici), à Marcahuasi (pour se reporter à mon article qui en traite, cliquez ici) ou à Stonehenge.

Comme en témoigneront abondamment mes prochaines communications.

 

André Hauterive est écrivain et grand reporter.  Il a signé aux éditions Labussière « Les portes du Ciel » et « Des miracles parsemés d’étoiles » (pour en savoir plus sur ce livre).

Dans sa prochaine communication, André Hauterive tentera de répondre aux questions que pose le Sphynx.

 

 

 

  Stonehenge (2): Travaux et théories

 

Stonehenge (3): dernières découvertes

 

Sur Wikipedia

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Raphaël Zacharie de IZARRA 03/03/2011 00:22


ÉTÉS MEURTRIERS

Le feu était dans le ciel.

Jamais le soleil n’avait été si oppressant, écrasant hommes et bêtes, campagnes et cités. L’astre avait des ardeurs inhabituelles. Ses rayons agressaient, brûlaient, blessaient.

Tout mourait à petit feu sous son éclat.

Éffrayante saison de fin du monde ! Hélios se faisait vieux… Il approchait les dix milliards d’années. L’Homme, toujours là, n’ignorait rien des mystères de la matière, ni de sa destinée. Les temps
bibliques mille fois révolus, il était devenu sage, savant, puissant. Mais non invulnérable aux effets fatals de l’étoile qui s’embrasait.

Les temps des temps étaient finissants. La fin des fins arrivait. Le ciel semblait sombrer dans un abîme sans nom. Pour parler de cette chose prodigieuse, des mots jamais émis furent prononcés, qui
firent frémir l’Homme… Bien que devenu fabuleux et pénétré de sciences, l’Homme s’émouvait encore : la peur, l’irrationnel l’étreignaient comme un enfant. La fin des fins… L’effondrement du ciel et
de la terre !

La Création vivait le premier été signant la lente agonie du brasier perpétuel, les prémices perceptibles de son extinction future qui devait avoir lieu vingt millions d’années plus tard.

Vingt millions d’autres étés à venir, de plus en plus chauds, de plus en plus longs, puis permanents, formeraient l’inéluctable processus qui réduirait la planète à un amas de cendres
incandescentes.

La grande et complexe mécanique cosmique des éléments qui s’ébranlent dans un feu ultime pour renaître à la prochaine aube sidérale était engagée, implacable.

Raphaël Zacharie de IZARRA


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