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« Super trash » : le désastre écologique d'une décharge à ciel ouvert sur la Côte d'Azur (vidéo)

Publié par wikistrike.com sur 10 Septembre 2013, 14:31pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

« Super trash » : le désastre écologique d'une décharge à ciel ouvert sur la Côte d'Azur

 

 

 


 

Le film " Super trash " montre la réalité de "La Glacière", une immense décharge à ciel ouvert située au bord de la Côte...

 

Le film "Super trash" montre la réalité de "La Glacière", une immense décharge à ciel ouvert située au bord de la Côte d’Azur. Réalisé par Martin Esposito, il est aujourd'hui, soutenu par une pétition à laquelle ont participé plus de 20.000 personnes.

La décharge de "La Glacière" se trouve à Villeneuve-Loubet, une petite ville au bord de la Côte d’Azur. Là-bas, à quelques encablures de la plage, s’entassent 7 millions de tonnes de déchets qui constituent une décharge à ciel ouvert colossale. Ce qui était autrefois un vallon est aujourd’hui une montagne d’ordures. Cette dernière est au centre du film "Super trash" tourné pendant deux ans, par Martin Esposito, 26 ans, un enfant de la région.

"Lorsque j'ai vu le film d'Al Gore, Une vérité qui dérange, j'ai eu un déclic... Un choc... Une évidence... Il me fallait faire un tour du monde des décharges à ciel ouvert, un constat mondial sur la pollution liée à la surconsommation, à la surproduction et aux problèmes de recyclage", raconte-t-il. "Pour moi les pollueurs étaient les gros pays comme la Chine et les Etats-Unis... Et ça me rassurait de le croire. J'ai toujours cru que tout allait bien ici, en France. Je pensais qu'on était dans un pays sans gros problèmes écologiques. Je pensais que je pouvais faire confiance".

"J'ai commencé à filmer dans une décharge sur la Côte d'Azur, à deux kilomètres de chez mes grands-parents. Je croyais n'y consacrer qu'une semaine de tournage et enchaîner avec mon tour du monde. Mais très vite j'ai vu que la folie humaine était aussi présente chez moi, en France", explique t-il. Son documentaire, qui sortira le 9 octobre en salles, effraie et alerte sur ce "drame écologique", dévoilant le désastre qui se déroule dans la décharge.

 

Des objets en tout genre entassés sur des kilomètres

 

le-film-super-trash-de-martin-esposito-sortira-le-9-octobre.jpgDans le film, Richard Camou, le maire de Villeneuve-Loubet s’indigne : "Même à Naples, ils n'ont pas réussi à faire ça". Et les images suffisent à le constater. On voit comment sont déversés dans La Glacière les produits usagés mais aussi neufs : nourriture, plastiques, jouets, matériel électronique, meubles, etc. Le tapis rouge du Festival de Cannes est également pointé du doigt, lui qui finit systématiquement dans la décharge après une seule montée des marches.

Mais on retrouve également des produits qui pourraient être recyclés ou qui n’ont rien à faire là : bouteilles en verre, magazines, médicaments et même des boues d'épuration, pourtant  interdites dans la décharge... Pire, un employé avoue y avoir déversé illégalement des dizaines de futs toxiques. "Jour après jour, pendant deux ans, j'ai filmé ce trou immense qui peu à peu s'est transformé en montagne de millions de tonnes de déchets. Révolté, j'assistais à un drame environnemental et écologique", précise le réalisateur.

 

Une pétition pour appeler à réagir

 

S'il n'est pas encore sorti, le film a déjà fait beaucoup parler de lui et est aujourd'hui soutenu par une pétition signée par 20.000 personnes qui appellent François Hollande, Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Écologie Philippe Martin à voir le film. Le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) et l'association Greenpride, à l'origine de la pétition, rappelle qu'il existe en France 250 décharges où sont enfouis chaque année 24 millions de déchets. Et la décharge de "La Glacière" n'est pas un cas isolé.

 "Conflits d’intérêts, non-respect des lois, responsables politiques corrompus, fuites toxiques, enfouissements de produits dangereux… La réalité dépasse la fiction... Cette gestion inepte nous mène droit dans le mur! Réagissons!", clament Greenpride et le Cniid. Ces derniers veulent être reçues par les politiques pour alerter des risques de ces décharges et discuter de possibles solutions. Selon eux, ces décharges témoignent d’une société débordée, les mairies du département, dont Cannes et Grasse, ayant déversé à "La Glacière" (fermée depuis 2009) leurs ordures, faute d'une gestion alternative plus responsable.

 "Ma mission est de témoigner [...] on doit agir, se remettre en question, revoir notre chaîne de production et de consommation... du début à la fin. C'est mon devoir de montrer, c'est notre devoir à tous de témoigner, pour agir ensemble afin que les choses changent, avant qu'elles ne nous tuent", conclut ainsi Martin Esposito.

http://www.maxisciences.com/d%e9charge/039-super-trash-039-le-desastre-ecologique-d-039-une-decharge-a-ciel-ouvert-sur-la-cote-d-039-azur_art30708.html

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Laurent 10/09/2013 19:11


Il faut bien que le bas peuple (smicard, ouvrier...) puissent vider leur poubelle quelque part...

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