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Surmortalité en février-mars 2012: + 6 000 décès en France

Publié par wikistrike.com sur 5 Septembre 2012, 07:57am

Catégories : #Santé - psychologie

Froid et épidémie : une surmortalité enregistrée début 2012 en France

 

debut-2012-aux-mois-de-fevrier-et-mars-la-france-a-connu-un.jpgSelon une estimation révélée par l'Institut de veille sanitaire (InVS), pas moins de 6.000 décès supplémentaires auraient été enregistrés en février-mars 2012 durant la vague de froid et les épidémies saisonnières. Une surmortalité dont les spécialistes ignorent encore l'origine.

"Entre le 6 février et le 18 mars 2012, un excès de près de 6.000 décès (+13%) a été estimé, comparativement aux effectifs enregistrés les années précédentes". C'est ce que viennent tout juste de révéler des données publiées mardi par l'Institut de veille sanitaire (InVS) dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. D'après ce dernier, la surmortalité touche plus particulièrement les personnes âgées de plus de 85 ans, avec 2.850 décès en excès (+18%) chez les personnes âgées de 85 à 94 ans et un millier de décès en excès (+31%) chez les personnes de 95 ans ou plus.

Si ces décès ont été enregistrés au mois de février et mars dernier, soit en même temps que la vague de froid et les épidémies saisonnières, l'InVS n'a pas encore donné d'explication officielle à cette surmortalité. Toutefois, ce n'est pas la première fois qu'un tel phénomène est constaté. En effet, l'année 2009 avait déjà connu une augmentation similaire, avec près de 6.000 décès excédentaires observés au cours des six premières semaines de l'année, également marquées par une vague de froid. C'est d'ailleurs pour cette raison que les comparaisons ont ici été effectuées avec les années 2008, 2010 et 2011.

Du 1er au 13 février, la France a connu une vague de froid "tout à fait exceptionnelle" selon Météo France, la première aussi intense depuis janvier 1987. Elle avait frappé principalement le nord de la France, avec des températures chutant localement jusqu'à moins 18 degrés, mais le sud n'avait pas été épargné. Ajouté à cela, la période avait également été marquée par une épidémie de gastro-entérite suivie d'une épidémie de grippe saisonnière, qui a atteint un pic fin février-début mars. Aussi, selon Anne Fouillet, la statisticienne qui a dirigé l'étude, "la survenue concomitante de plusieurs facteurs (vague de froid et épidémies saisonnières)" en février-mars dernier "peut, au moins en partie, expliquer ce phénomène, mais leur part respective dans cette augmentation reste à évaluer".

Pas encore "en mesure d'établir une analyse fiable"

Comme le précise l'InVS, la surmortalité a augmenté brutalement à partir du 6 février pour se stabiliser à un niveau élevé à la fin février, suivie d'une diminution en mars. D'un point de vue géographique, la quasi-totalité des régions, à l'exception de la Corse, a enregistré des excès de décès variant de +8% en Alsace à +22% en PACA. Les régions les plus touchées se trouvaient majoritairement dans le sud de la France, alors qu'en 2009 le nord-ouest et la région Languedoc-Roussillon étaient les plus concernées.

En outre, les 6.000 décès supplémentaires ont été estimés à partir des données fournies par les 1.042 communes qui transmettent électroniquement les certificats de décès à l'Insee, mais cette estimation, basée sur 70% des décès enregistrés en France métropolitaine, ne permet pas de "quantifier avec exactitude l'excès total des décès", reconnaît l'étude. De plus, les chercheurs ne disposent aujourd'hui d'informations sur les causes médicales que de 5% des décès. D'où une grande prudence quant aux causes précises de la surmortalité. "Nous ne sommes pas à ce stade en mesure d'établir une analyse fiable", reconnaît ainsi Mme Fouillet, qui travaille pour le réseau de surveillance SurSaUD (surveillance sanitaire des urgences et des décès).

Des bases de données complètes sur les causes des décès de l'hiver dernier devraient être disponibles d'ici un an à un an et demi, relève l'AFP. Par ailleurs, la France n'a pas été la seule à connaitre une telle situation alors que d'autres pays européens ont connu des phénomènes analogues au cours de la même période : une surmortalité d'intensité marquée en Espagne, Portugal, Suède et Belgique et plus modérée aux Pays-Bas, Suisse, Finlande, Hongrie, Irlande et Grèce.

 

Source: Maxisciences

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Laurent Franssen 05/09/2012 21:41


Avant j'écoutais les chiffres à la radio,
et c'étais toujours la radio, et c'etais toujours le triste bilan annuel de l'hiver,

aujourd'hui je lis ces chiffres sur wikistrike,
et je me pose des questions..? 

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