Les médias dominants ont fait de la célèbre devise Bachar-massacre-son-propre-peuple, le slogan anti-syrien le plus usité. Un journaliste occidental, un de plus, vient de démentir ces accusations en deux minutes à peine, dans un reportage réalisé pour Sky News. On y voit des civils protégés par l'armée syrienne en proie aux tirs des rebelles qui occupent leur quartier. 

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© Joseph Eid/AFP
De jeunes palestiniens chassés du camp de Yarmouk en Syrie, se sont réfugiés à la frontière libanaise.
Les crimes commis au nom de la « liberté » et de la « démocratie » atteignent des sommets stratosphériques en Syrie au point qu'aucun média ne peut les ignorer, pas même Sky News

Le 15 mai dernier, le correspondant de la chaîne britannique Tim Marshall a été le témoin d'un nouveau crime commis contre des civils, cette fois contre des Palestiniens chassés du quartier de Yarmouk à Damas par des groupes wahhabites ou apparentés. 


L'équipe de Sky News a accompagné un millier de réfugiés cherchant à regagner leur foyer malgré les menaces de mort des rebelles qui occupent Yarmouk. 

A peine ont-ils franchi le no man's land entourant leur quartier que les manifestants palestiniens ont été la cible des balles de la rébellion. 

L'officier qui avait insisté pour escorter les journalistes de Sky News a lui aussi été atteint par les tirs. 

L'armée a aussitôt répliqué pour protéger les civils. 

Interrogés par Sky News, les habitants de Yarmouk proclament sous une pluie de balles leur hostilité envers les groupes armés et supplient les journalistes de dire la vérité sur la guerre en Syrie (« Some screamed at us : Please tell the world the truth ! We don't want the fighters here, we want the army to kill them ! » dans Tim Marshall, « Civilians Come Under Fire From Rebels », Sky News, 15 mai 2013). 

Au bout d'une heure d'affrontement, le journaliste Tim Marshall a comptabilisé au moins trois soldats et cinq civils blessés. 

Il rapporte en outre que selon les sources militaires, dix rebelles ont été tués durant l'accrochage. 

Cet épisode de la tragédie syrienne montrant des civils hostiles aux rebelles ainsi que des civils et des militaires victimes des tirs rebelles, rappelle étrangement celui de janvier 2012 à Homs qui se solda par la mort du journaliste Gilles Jacquier et de huit Syriens loyalistes. 

Sauf que cette fois, les journalistes britanniques se sont gardés de spéculer sur l'origine évidente des tirs comme l'ont fait les grands médias français lors du massacre de Homs. 

En s'attaquant à une population martyre comme les réfugiés palestiniens, les rebelles « syriens » ont franchi une nouvelle limite dans la cruauté. 

Israël ne peut que s'en réjouir.