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Syrie : un afflux de réfugiés inédit depuis le génocide rwandais

Publié par wikistrike.com sur 17 Juillet 2013, 19:07pm

Catégories : #Social - Société

Syrie : un afflux de réfugiés inédit depuis le génocide rwandais 


 

Le conflit syrien, qui tue 5000 personnes par mois, pourrait déstabiliser la région entière. Il y aurait 1.8 million de réfugiés à l’extérieur du pays et 4 millions de déplacés à l’intérieur des frontières.


Mideast Lebanon Syria Refugees

Camp de réfugiés syriens temporaire à Marj, au Liban, près de la frontière syrienne. Crédit: AP Photo/Hussein Malla Crédits photo : Hussein Malla/ASSOCIATED PRESS

 

En Syrie, 5000 personnes meurent chaque mois, soit plus de 150 par jour. La population syrienne fuit en masse cette guerre meurtrière, qui dure depuis plus de deux ans. Ce qui a poussé Antonio Guterres, Haut commissaire aux réfugiés aux Nations-Unies, à pousser un cri d’alarme devant le Conseil de Sécurité, mardi à New York. Il a comparé la crise des réfugiés syriens à celle qu’a connue le Rwanda, lors du génocide de 1994. Plus de deux millions de Rwandais avaient alors fui le pays.

 

Selon M. Guterres, environ 6000 personnes fuient la Syrie chaque jour, et l’ONU a recensé 1.8 million de réfugiés syriens dans les pays voisins: le Liban, la Jordanie et la Turquie. Cela fait craindre l’embrasement de la région entière, comme l’a confirmé l’ambassadeur du Liban à l’ONU. «Les tirs et les incursions de plus en plus nombreuses de la Syrie au Liban menacent la sécurité et la stabilité de mon pays», a-t-il indiqué.

 

En Jordanie, l’autre pays qui accueille en masse les réfugiés, les Syriens sont aujourd’hui vus d’un mauvais œil. Le royaume, qui compte six millions d’habitants, héberge un demi-million de réfugiés. «Ils prennent les boulots les plus faciles, et il nous reste les plus durs. Ils acceptent tout pour parfois deux euros de moins. Du coup, ils prennent les emplois des Jordaniens. Et puis tout est devenu cher. Les loyers ont doublé», s’indignait en juin un habitant local au micro de RFI. Des émeutes secouent régulièrement le camp de Za’atari, qui accueille 120.000 réfugiés, comme l’explique l’IRIN (agence de presse rattachée à l’ONU).

Les humanitaires confrontés à des «restrictions considérables»

 

Plusieurs hauts fonctionnaires de l’ONU, dont Valérie Amos, responsable des affaires humanitaires, ont appelé les Nations-Unies à prendre des mesures plus fortes pour contrer cette guerre qui a fait plus de 100.000 morts. Un chiffre critiqué par l‘ambassadeur de la Syrie à l’ONU, Bachar Jaafari. Il estime qu’il est «sourcé de manière non professionnelle».

 

Selon Mme Amos, il manque encore 3.1 milliards de dollars pour financer les opérations humanitaires en Syrie et hors de Syrie d’ici la fin de l’année. Elle a ajouté que les agences humanitaires sont confrontées à des «restrictions considérables», établies par le régime et les rebelles. Comme solution, du moins temporaire, Mme Amos a évoqué la nécessité de mener des opérations transfrontalières pour acheminer l’aide à l’intérieur de la Syrie et d’instaurer des «routes humanitaires prioritaires».

Des civils brûlés par des cuisinières

 

Médecins Sans Frontières (MSF) fait partie des agences humanitaires qui opèrent en Syrie, malgré l’interdiction du régime de Damas. Rentré récemment de Syrie, le Dr. Janssens, coordinateur médical pour MSF, s’alarme du nombre de victimes indirectes des combats, un phénomène qui accentue l’exode des populations. «L’attention est portée par la guerre dans les villes, mais il y a aussi la guerre dans les campagnes. Les déplacés sont obligés de bricoler des cuisinières, qui explosent et brûlent des familles entières très sévèrement», explique-t-il. Sur un mois, MSF a traité 600 cas de brûlures et 5000 personnes en consultation externe (diarrhées, fièvres, etc.).

 

Les déplacements internes dûs aux combats, couplés avec la pauvreté et le chômage, coupent les civils du système de santé déclinant. N’ayant plus accès à leurs médicaments, ils sont plus enclins à faire des AVC ou des complications liées au diabète, par exemple. «Ils se retrouvent à la campagne, dans des tentes précaires sous les oliviers», poursuit le Dr. Janssens. «Il est difficile de leur apporter une aide véritable parce qu’il faudrait construire des vrais camps, avec des puits et des latrines», conclut-il. Les déplacés internes avoisineraient les 4 millions, selon l’ONU.

 

Source : Le Figaro

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Arlette 18/07/2013 05:06


Allez voir articles SYRIE chez :     http://allainjules.com/

Laurent Franssen 17/07/2013 23:33


Ca fait 1/4 de la population ca...
Et encore un PUTAIN d'aigle dans les armoiries! 

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