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Tepco : Nouvelles révélations sur le désastre de Fukushima-Daiichi

Publié par wikistrike.com sur 27 Janvier 2013, 08:06am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

 

Tepco : Nouvelles révélations sur le désastre de Fukushima-Daiichi


 

L’idée que la phase critique de la catastrophe de Fukushima-Daiichi n’avait finalement duré que quelques jours à peine s’effiloche au fil des publications de chaque nouvel épisode du feuilleton des vidéoconférences de crise par Tepco : l’on apprend par exemple que dans la nuit du 23 au 24 mars 2011 l’opérateur s’apprêtait à dégazer une nouvelle fois le confinement de l’unité n°. 1 alors que sa pression interne augmentait de nouveau dans des proportions importantes.

Deux semaines après le 11 mars 2011, l’angoisse régnait encore dans la salle de crise de Fukushima-Daiichi

Le 23 mars 2011 à 11h20, Masao Yoshida, Directeur du site, évoquait avec le siège de Tepco à Tokyo l’éventualité d’une nouvelle procédure de vent 1 de l’unité n°. 1 dont la pression augmentait à nouveau de manière inquiétante ; Yoshida précisait alors qu’il s’agissait d’une procédure « absolument prioritaire » et qu’il était nécessaire de coordonner cette opération au plus vite avec le siège Tokyoïte de Tepco.

Autrement dit, il fallait obtenir le feu vert des autorités, préparer le plan de communication, expliquer pourquoi 13 jours après le tsunami une explosion “vapeur” au sein de l’unité n°. 1 était toujours envisageable, pourquoi les ventprécédents 2 n’avaient manifestement pas été suffisants, etc.

2013-01

Comment la pression du confinement peut-elle augmenter de nouveau si ce dernier est endommagé ?

Il est pratiquement certain que l’explosion du 12 mars 2011 a endommagé le confinement de l’unité 1F1 car la pression interne de ce dernier a chuté en flèche, passant de 750 kPa 3 à environ 430 kPa en l’espace de quelques instants ; le 19 mars, elle était revenue à moins de 100 kPA. Si l’explosion n’avait pas endommagé le confinement, la pression n’aurait vraisemblablement jamais chuté de manière aussi synchronisée avec l’évènement explosif.

Pourtant le 23 mars cette pression progressait de nouveau au sein du confinement, passant de 100 à 300 kPa en l’espace de 24 heures en provoquant l’incompréhension et un début de panique au sein du personnel resté sur place ; dans le même intervalle la pression mesurée au sein du réacteur évoluait de manière synchronisée, passant de 200 à plus de 400 kPa. Comment cela pouvait-il être possible ?

Un bouchon de corium bouchant momentanément la fuite du confinement ?

Attendu que les variations de pression semblaient parfaitement synchrones entre la cuve du réacteur et celle du confinement (D/W), il est possible d’envisager le scénario suivant :

Les cuves réacteur et confinement sont percées toutes les deux mais la pression au sein de la première reste cependant plus élevée car une petite partie du combustible en fusion y est restée accrochée et d’autre part son volume est nettement plus faible que celui du drywell 4, ce qui peut laisser envisager une pression résiduelle étroitement liée à celle du confinement mais toutefois supérieure.

En cas de “bouchon” au niveau de la fuite (importante) du confinement la surpression résultante pourrait ainsi se voir distribuée de manière homogène sur l’ensemble du volume formé (donc les 8000 m3) c’est à dire entre le confinement et le réacteur.

Le 24 mars à minuit, la pression dans le D/W 1F1 était de nouveau retombée – vent réussi ?

Sans que l’on sache exactement si la manœuvre de vent a été finalisée ou non, la pression décrût à environ le tiers de sa valeur précédente dans la soirée du 24 mars mais resta cependant environ deux fois plus élevée qu’avant cette nouvelle alerte, indice d’un fond de problème toujours latent.

Le même jour, nouvelle alerte : la température de l’unité n°. 5 progressait de nouveau

Pratiquement simultanément, un autre incident ayant causé un certain émoi au niveau des opérateurs restés sur le site de Fukushima-Daiichi survenait : 5 la température du réacteur n°. 5 qui s’était stabilisée le 20 mars sous le seuil fatidique de 100° C 6 menaçait de franchir cette limite mais cette fois-ci ”à l’envers”.

La pompe de secours alimentant le circuit RHRS 7 au niveau de l’unité n°. 5 s’avérait défectueuse avant de finalement,selon Tepco, rendre définitivement l’âme quelques jours plus, le 28 mars au matin.


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Ce nouvel incident induisit une vive colère chez le directeur du site, M. Yoshida qui se dit alors “furieux de n’avoir pas été averti immédiatement de ce nouveau problème” et demanda d’être sollicité instantanément lors de la découverte de tout nouvel incident sérieux.


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La salle de crise sécurisée de Fukushima-Daiichi  (Tepco)

 

 

Une vidéo diffusée “eyes only

Il faut faire remarquer pour conclure que Tepco n’a pas diffusé publiquement le contenu des vidéos comme il le faisait précédemment ; la séance de diffusion s’est ainsi adressée uniquement a un petit comité de journalistes qui était prié de prendre des notes ; il est donc inutile de chercher sur le site de Tepco la copie de ce document qui ne devrait pas y figurer, selon le blog ex-skf, généralement bien informé.


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Sources :

Videos show crisis at Fukushima nuclear plant 2 weeks after tsunami, asahi shimbun, 24113

The Accident in Fukushima Daiichi, Université de Tokyo, 19612

Fukushima 1 unit 5 water pump fails, joewein, 30511

Fukushima-Daiichi – Issues at unit 5, simplyinfo, 21111

 

Source : gen4

 

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