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Tepco prévoit de décharger une nouvelle fois de l’eau contaminée dans l’océan Pacifique

Publié par wikistrike.com sur 29 Janvier 2013, 01:13am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

 

Tepco prévoit de décharger une nouvelle fois de l’eau contaminée dans l’océan Pacifique

 

 

400 nouvelles tonnes d’eau viennent s’ajouter chaque jour aux 350.000 tonnes d’eau plus ou moins radioactive 1 actuellement stockées sur le site de Fukushima-Daiichi. Dans le but de faire un peu de place alors que la capacité de stockage maximale est atteinte à 96%, Tepco prévoit de vidanger directement une partie de ses stocks dans l’océan Pacifique : un nouveau constat d’échec de la “politique de réponse humide” 2 Japonaise.


Les besoins en stockage augmentent d’environ 10.000 tonnes par mois (Tepco)

Les besoins en stockage augmentent d’environ 10.000 tonnes par mois (Tepco)

 

 

Une situation similaire à celle d’avril 2011 : les stockages “temporaires” de Tepco prêts à déborder

 

Le 4 avril 2011, l’ex-opérateur de l’ex-site de Fukushima-Daiichi surprenait tout le monde en annonçant, sans concertation aucune alors que l’opération ne concernait manifestement pas que le Japon, avoir débuté le transfert de milliers de tonnes d’eau radioactive des bâtiments-réacteurs n°. 5 et 6 pleins à craquer directement dans l’océan Pacifique. Cette pratique avait valu aux autorités Japonaises des réactions d’indignation, notamment de la Chine et d’associations de pêcheurs locaux, et avait provoqué lors de son annonce, selon lefigaroune nouvelle crise de larmesde l’un des dirigeants de Tepco.

Cette opération permit donc à l’opérateur de se délester du 4 au 11 avril 2011 de près de 11.500 tonnes d’eau “faiblement radioactive” localisée dans les étages inférieurs des bâtiments-réacteur n°. 5 et 6 3 afin de permettre de stocker d’urgence de l’eau beaucoup plus contaminée provenant des rejets de l’unité n°. 2, selon Tepco. La seule donnée vérifiable est qu’en mai 2011, Tepco avait signalé avoir relevé une activité de 1400 Bq/kg de Césium-137 au niveau de sédiments prélevés entre 15 km et 20 km de la centrale et à une profondeur de 30 m. Cette activité représentait alors environ 700 fois la valeur habituelle de Cs-137 estimée à environ 2 Bq/kg.

Un volume d’eau radioactive qui triplera d’ici à 2016

Lors de la conférence de presse du 4 janvier 2013, l’opérateur a donc informé la presse qu’”il n’avait d’autre solution” que de vidanger de l’eau contaminée dans l’environnement après que ladite eau ait été filtrée une énième fois au niveau de la nouvelle unité de décontamination “ALPS” dont le démarrage de l’exploitation n’est toutefois toujours pas officialisé.

Le très sérieux “service des eaux radioactives” de Tepco a en outre révélé que le volume total d’eau hautement radioactive atteignait environ 270.000 m3 début janvier 2013 et projeté – sans sourciller – que les besoins en stockage d’eau radioactive devraient tripler et atteindront donc une capacité de stockage estimée à environ 0.75 million de mètres cubes en 2016 4 !

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275.000 + 70.000 m3 d’eau contaminée sont actuellement stockées sur le site

Afin de mieux se représenter le volume considéré en 2016, on pourra avantageusement se représenter l’image de 15.000 citernes mobiles de 50 m3 ou encore l’équivalent de 300 bassins olympiques de 2500 m3. Les méga-technologies n’engendrent-elles pas parfois des monstres ?

Une citerne mobile standard de 50 m3

Sources :

TEPCO plans to dump water stored at Fukushima Daiichi into Pacific, enformable, 24113

Tepco officially announced to discharge contaminated water into Pacific ocean, fukushima-diary, 24113

Tepco plans to discharge contaminated water into the environment, “Getting permission of related departments”,fukushima-diary, 6113

Fukushima : 11.500 tonnes d’eau radioactive à la mer, le figaro, 4411

Fukushima : le niveau de radioactivité a fortement augmenté en mer, RFI, 4511

  1. Au 16 janvier 2013 : 275.000 tonnes dans les réservoirs et 70.000 tonnes dans les étages inférieurs des BT et BR
  2. L’injection journalière de 400 tonnes d’eau dans les ex-réacteurs fuyant ensuite dans les ex-confinements puis les étages inférieurs des bâtiments avant qu’une partie ne termine presque obligatoirement dans la biosphère 
  3. Sans que l’on connaisse précisément ni l’activité radioactive de l’eau ni sa composition 
  4. Les besoins en stockage augmentant de plus de 10.000 m3 chaque mois 

Source : gen4

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