Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

La révolte des concombres :Ils ne seraient pas mouillés dans cette histoire

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 31 Mai 2011, 10:46am

Catégories : #Santé - psychologie

16 morts, mais un concombre libre. La France met en place une cellule de crise 

article concIl s'agit d'éviter une éventuelle épidémie...

La France a mis en place une cellule de crise pour éviter une éventuelle épidémie d'Escherichia coli, la bactérie qui a causé la mort de 16 personnes en Europe, essentiellement en Allemagne.

Les autorités allemandes ont accusé dans un premier temps des concombres importés d'Espagne, au grand dam des Espagnols qui envisagent une action en justice. Le porte-parole du gouvernement français est pour sa part resté très prudent, ce mercredi, sur l'origine de cette crise sanitaire, qui ne peut, selon lui, être qualifiée d'espagnole ou d'allemande.

Le principe de précaution mis en avant

«La difficulté sur ce sujet, c'est le point d'interrogation qui pèse sur l'origine, sur la source et sur le véhicule de transmission», a déclaré François Baroin lors du compte rendu du conseil des ministres. Il a en revanche souligné que le gouvernement français entendait faire prévaloir le principe de précaution.

«Une cellule de crise a été activée, qui réunit l'Institut de veille sanitaire, la direction générale de la santé et la direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes», a expliqué le porte-parole.

Une unité d'alerte est également activée et des équipes des directions départementales de la protection des populations sont prêtes à intervenir partout en France, a-t-il ajouté. Il a également fait état d'une coordination avec les pays concernés, notamment l'Allemagne.

L'Espagne est furieuse des accusations portées par l'Allemagne...

Les gouvernements européens ont multiplié les accusations sur l'origine des concombres contaminés par la bactérie Escherichia coli qui a causé, selon le dernier bilan disponible ce mercredi matin, la mort de seize personnes en Allemagne et en Suède.

Le décès d'une Suédoise constitue le premier cas mortel hors d'Allemagne depuis le début de l'épidémie, qui touche également l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Danemark et les Pays-Bas. Les malades, dont le nombre dépasse aujourd'hui le millier, ont tous en commun d'avoir séjourné récemment outre-Rhin.

Dans un premier temps, la bactérie mortelle a été imputée à des concombres espagnols importés en Allemagne. Mais les autorités allemandes ont admis mardi que les dernières analyses montraient que le légume incriminé ne portait pas la bactérie.

Ampleur sans précédent

«L'Allemagne reconnaît que les concombres espagnols ne sont pas la cause (de l'épidémie)», a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Agriculture Robert Kloos, lors d'une rencontre avec des ministre de l'Union européenne en Hongrie. 

Malgré ce démenti allemand, l'autorité américaine de contrôle alimentaire (FDA) continue de contrôler tous les chargements de légumes et d'autres produits originaires d'Espagne. 

Au-delà de l'aspect sanitaire, la crise suscite des tensions diplomatiques entre Berlin, Madrid, Paris et Moscou.

La ministre espagnole de l'Agriculture, Rosa Aguilar, a critiqué les accusations initiales de Berlin. «L'Allemagne a accusé l'Espagne d'être responsable de la contamination du E. coli en Allemagne et elle l'a fait sans preuves, créant un dommage irréparable à ce secteur d'activité en Espagne», a-t-elle dit.

Les exploitants espagnols estiment perdre 200 millions d'euros par semaine en raison du manque à gagner engendré par cette crise. Selon des médias espagnols, l'Allemagne, le Danemark, la République tchèque, le Luxembourg, la Hongrie, la Suède, la Belgique et la Russie bloquent l'entrée de concombres espagnols.

Madrid a réclamé à Berlin de prendre «des mesures extraordinaires pour compenser les pertes énormes causées au secteur espagnol».

Doutes sur l'origine de la bactérie

En France, où trois cas ont été signalés, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a invité les autorités allemandes et espagnoles à la transparence.

«Au début les autorités allemandes étaient formelles, aujourd'hui il y a des questions qui se posent de plus en plus, je veux savoir quelle est cette origine. Nous avons besoin d'une information d'une transparence totale de la part des autorités allemandes, mais aussi de la part des autorités espagnoles», a-t-il souligné mardi sur France 2.

L'origine exacte de la souche de la bactérie est encore inconnue. Mais, selon des scientifiques, les soupçons peuvent légitimement se porter sur des légumes et des salades parce que le fumier utilisé pour fertiliser les champs peut contenir le E. coli.

La bactérie incriminée produit des shigatoxines (STEC) qui peuvent entraîner desmanifestations cliniques variées telles que des diarrhées banales ou hémorragiques, susceptibles d'évoluer vers le SHU, ou syndrome hémolytique et urémique qui affecte le sang, les reins et, dans les cas graves, le système nerveux.

Selon le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (CEPCM), basé en Suède, cette épidémie de STEC/SHU est d'une ampleur sans précédent.

 Reuters
Un nouveau traitement à l'étude pour les cas les plu graves

Dans le nord de l'Allemagne, des médecins ont recours à un nouveau traitement pour soigner les patients atteints de formes sévères de l'infection liée à la bactérie E.coli. Quant à l'origine de la contamination, elle demeure inconnue: la bactérie trouvée sur des concombres n'est pas la même que chez les patients.

La souche d'E. coli isolée en Allemgane, 0104:H4, est rare. Ici au centre médical d'Hanovre. (Droese/Sipa)La souche d'E. coli isolée en Allemgane, 0104:H4, est rare. Ici au centre médical d'Hanovre. (Droese/Sipa)
Les médecins allemands confrontés à une grave crise sanitaire liée à Escherichia coli pourront peut-être lutter contre les formes les plus sévères de syndrome hémolytique et urémique (SHU) provoquée par la bactérie grâce à un nouveau traitement. Le laboratoire américain Alexion qui fabrique ce médicament coûteux le met à la disposition des équipes médicales pour un protocole d’urgence, afin de tester son efficacité contre une maladie pour laquelle il n’a pas été conçu au départ.

Complications neurologiques

Le SHU est une complication qui peut être liée à une infection par une bactérie Escherichia coliqui produit des toxines Shiga et contre lequel les médecins ne disposent pas de traitement vraiment efficace. Les antibiotiques ne sont plus utiles à ce stade et pourraient même augmenter la quantité de toxines (mais cela reste à éclaircir). Dans la majorité des cas, «l’évolution spontanée des SHU est favorable même s’il peut y avoir des séquelles rénales à long terme», explique le Dr Patrick Niaudet, néphrologue pédiatrique à l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris. Cependant, certains patients atteints de SHU développent des formes neurologiques et le pronostic vital est engagé.

Depuis quelques années, des essais ont cependant suggéré que l’eculizumab était efficace pour traiter des cas de SHU qui ne sont pas dus à des infections bactériennes (on les appelle les SHU atypiques). Ce médicament est un anticorps monoclonal utilisé pour soigner une maladie rare du système immunitaire (la maladie de Marchiafava-Micheli).

«Ces formes atypiques de SHU sont liées à des anomalies du système du complément, un

bactérie E.coli allemagne
E. coli 0104:H4 (centre médical d'Hanovre,Allemagne) (Droese/Sipa)

ensemble de protéines qui agissent en cascade pour défendre l’organisme» explique Patrick Niaudet. «Quand ce système s’active trop, cela peut créer des lésions au niveau des tissus, poursuit le médecin, or certaines anomalies génétiques entraînent une activation permanente du système du complément». C’est là qu’intervient l’eculizumab, qui est un anticorps dirigé contre l’une des protéines de ce système (la C5) et qui du coup bloque l’activation du complément.

Résultats positifs sur trois enfants

Avant que l’épidémie éclate en Allemagne, ce traitement a été administré récemment à titre compassionnel à trois enfants atteints d’un syndrome hémolytique et urémique provoqué par une infection à E.coli. Dans les trois cas – à Paris (France), à Montréal (Canada) et à Heidelberg (Allemagne)- les patients âgés de 3 ans souffraient de signes neurologiques liés au SHU. Les chances de guérison spontanées étaient plus que minces. Avec l’eculizumab, l’état des patients s’est rapidement amélioré, rapportent le Dr Patrick Niaudet et ses confrères dans un article publié le 25 mai dans le New England Journal of Medicine. Les symptômes neurologiques ont régressé, l’anémie et les problèmes rénaux également.


En Allemagne quelques patients ont reçu l’eculizumab. Il est encore trop tôt pour savoir si les résultats seront encourageants voire concluants. Lancés dans l’urgence, les travaux de séquençage de la nouvelle souche d’E.coli en cause dans cette épidémie devraient également aider les médecins en apportant des éléments sur la virulence et la pathogénicité de la souche bactérienne.

Sciences et Avenir

La révolte des concombres : Ce ne sont pas eux les responsables ?

Des examens ont été menés mais n’ont pas permis de déterminer la source de la contamination...

Et si le principal suspect était blanchi? Les autorités sanitaires allemandes ont émis des doutes ce mardi sur l’implication des concombres espagnols dans l’épidémie qui sévit dans le pays et plusieurs autres pays d’Europe. Les analyses menées sur les cucurbitacées ont en effet montré que le germe dont ils sont porteurs n'st pas le même que celui retrouvé dans les intestins des patients atteints.

«Nous espérions découvrir l’origine des graves complication du SHU, ces premiers résultats ne l’ont malheureusement pas permis», a déclaré la responsable de la santé de la ville de Hambourg Cornelia Prüfer-Storcks.

 J. M.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On connaît le bilan : 14 morts, pour le reste on ne connait pas grand chose

Mise à jour : 31 mai 12h30.

Le bilan de la bactérie Eceh s'alourdit en Allemagne où les hôpitaux saturent. Une réunion de crise s'est tenue pour endiguer le phénomène.

Des hôpitaux du nord de l'Allemagne étaient submergés lundi par les malades contaminés par une bactérie potentiellement mortelle, apparemment ingérée lors de la consommation de légumes crus, désormais interdits à l'importation par plusieurs pays. Le bilan s'élevait lundi à 14 morts en Allemagne, après deux nouveaux décès annoncés dans l'après-midi, consécutifs à des hémorragies provoquées par la bactérie E.coli entero-hémorragique (Eceh): une femme de moins de 50 ans en Rhénanie-du-Nord/Westphalie (ouest) et un homme de 75 ans dans le Schleswig-Holstein (nord), selon les autorités régionales.  

L'Institut Robert Koch, chargé de la veille sanitaire, a déjà confirmé trois décès directement imputables à l'Eceh mais "au total une dizaine de personnes environ sont mortes selon les informations des Länder" - autorités régionales -, a déclaré devant la presse le directeur de l'Institut, Reinhard Burger. Et "de nouveaux décès sont probables", a-t-il prévenu. "Il n'y a aucune raison de lever l'alerte", a-t-il dit: 352 cas de patients infectés ayant contracté les troubles rénaux sévères, appelés syndrome hémolytique et urémique (SHU), potentiellement mortels, ont été recensés, "mais le nombre réel est probablement nettement plus élevé". 

Confrontées à la pire vague de contaminations à l'Eceh jamais observée en Allemagne et l'une des pires au monde, les autorités allemandes craignent que le pic de contamination reste à venir, en raison d'un décalage entre l'incubation et la déclaration des cas. "Une telle propagation est du jamais vu (...) D'habitude, on enregistre environ 1000 cas par an, mais là nous avons 1200 cas en 10 jours", a dit le Pr Jan Galle, directeur de la clinique de néphrologie de Lüdenscheid. 

L'Europe s'inquiète

L'inquiétude grandit chez les consommateurs, qui boudent les étals des primeurs. Une réunion de crise s'est tenue à Berlin entre spécialistes et responsables politiques. Les ministres européens de l'Agriculture réunis à Debrecen (Hongrie) ont affiché leur inquiétude. Dans le nord de l'Allemagne, principal foyer d'infection, plusieurs hôpitaux saturent. "Nous avons 61 adultes hospitalisés dont 21 en soins intensifs, et 18 enfants dont 4 en soins intensifs", a dit à l'AFP une porte-parole de la clinique universitaire d'Eppendorf à Hambourg.  

La clinique a lancé un appel urgent aux dons de sang. "Nous utilisons entre 500 et 700 poches de plasma par jour en ce moment, contre 60 en temps normal. Nous épuisons nos réserves". "Le nombre de cas nouveaux semble baisser doucement. Mais les cas d'infections les plus graves avec SHU et complications augmentent encore", a ajouté la porte-parole.  

Les soupçons se portent sur des concombres issus de cultures sous serres en Andalousie (sud de l'Espagne). Mais une contamination le long de la chaîne de distribution n'est pas exclue. Des analyses de lots suspects sont en cours. Les résultats ne seront pas connus avant mercredi, selon l'Espagne, qui nie en bloc les accusations allemandes et entend demander "une réponse" à l'UE pour "les dommages irréparables" portés à son agriculture.  

En attendant, la Belgique a interdit lundi les importations de concombres espagnols. La Russie a pris la même mesure envers les légumes espagnols et allemands et prévenu qu'elle pourrait étendre cette mesure à toute l'UE. Des cas

avérés ou suspects ont été signalés en Suède, Danemark, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Autriche, France et Suisse, mais tous venaient apparemment d'Allemagne. La souche rare d'Eceh qui frappe l'Allemagne est "particulièrement virulente", selon le Pr Galle. 

L'express

Les concombres contaminés sont-ils bio ?

Mise à jour : 31 mai 11h25

Plusieurs pistes sont envisagées pour expliquer la contamination de concombres produits en Espagne par une bactérie mortelle, parmi lesquelles la mauvaise utilisation de fertilisants bio. La réaction du président de la Fédération nationale d'agriculture biologique, Dominique Marion.

Avez-vous des informations sur l'origine de la contamination des concombres responsable de plusieurs décès en Allemagne?Nous avons activé notre réseau en France et en Europe et on nous a parlé de deux exploitations touchées en Espagne, une bio et une conventionnelle. Mais il faut laisser l'enquête se poursuivre pour déterminer s'il s'agit d'un problème de production, de stockage ou de transport. S'il s'agit d'un problème de production et de la filière bio, il faudra bien sûr se poser des questions.

Cela peut-il être dû à des fertilisants naturels?Le terme "fertilisants naturels" ne veut rien dire. Soit il s'agit de fermes avec des animaux qui produisent elles-mêmes leur amendement bio pour les cultures, et il est alors recommandé de passer par le compostage pour détruire les germes pathogènes. Si cela n'a pas été fait, c'est une erreur. Soit il s'agit de serres, ce qui est le plus probable, et l'amendement bio est acheté à quelqu'un. Il existe une norme européenne qui dit que ce produit doit être exempt de germes pathogènes. Si ce n'est pas le cas, la responsabilité du fabricant et de l'institut de contrôle est engagée et il faudra se pencher sur le processus de fabrication.

Avez-vous été surpris par ces contaminations?Oui, très. Des cas mortels causés par des bactéries Escherichia coli, on n'en avait pas connus depuis longtemps. C'était aux Etats-Unis, sur de la viande produite dans des conditions effroyables. De toute façon, la présence de cette bactérie indique qu'il y a forcément une origine animale. Il faut que l'enquête se fasse. Si certains acteurs de la filière bio sont en cause, il faut que toute la lumière soit faite.

14 morts outre-Rhin


 Le bilan s'est alourdi lundi outre-Rhin où les hôpitaux du nord du pays sont débordés. L'Espagne, où ont été produits les légumes accusés d'être à l'origine de l'intoxication, réfute toute responsabilité et veut demander des explications.

coeur-.gif

• Le bilan s'alourdit en Allemagne. Berlin a recensé 14 décès consécutifs à des hémorragies provoquées par la bactérie E.coli entero-hémorragique (Eceh). Deux nouveaux décès ont été annoncés lundi : une femme de moins de 50 ans en Rhénanie-du-Nord/Westphalie et un homme de 75 ans dans le Schleswig-Holstein. Le principal foyer infectieux est le nord de l'Allemagne où les hôpitaux sont submergés. Pour la seule ville de Hambourg ont été répertoriés 488 cas d'infections intestinales et 94 de syndrome hémolytique et urémique (SHU). Cette complication affecte le sang, les reins et, dans les cas graves, le système nerveux. Les autorités outre-Rhin estiment que des décès supplémentaires sont probables. Le pic de contamination reste à venir, en raison d'un décalage entre l'incubation et la déclaration des cas.

La souche rare d'Eceh qui frappe l'Allemagne est particulièrement virulente. Elle s'est révélée résistante au traitement habituel par dialyse, amenant les médecins à lancer un nouveau traitement, avec un médicament de la famille des anticorps monoclonaux. Un porte-parole de la faculté de médecine de Hanovre a fait part lundi de premiers succès. Mais l'efficacité du traitement reste à confirmer.

• Plusieurs pays européens touchés. Des cas avérés ou suspects ont été annoncés en Suède, Danemark, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Autriche, France et Suisse. Tous les malades ont apparemment séjourné en Allemagne. En Suède, le nombre de malades est montés à 39 dont 15 atteints de SHU.

Trois cas ont été signalés en France mais aucune contamination n'a été relevée dans le Finistère, où un grossiste s'est fourni chez le producteur des concombres soupçonnés d'être à l'origine de la contamination, a révélé la préfecture. Des doutes pesaient sur 700 kilos de concombres bio, cultivés sous serre, en provenance de Frunet Bio à Malaga. Les analyses sur ce lot, issu de la même serre que les lots suspects en Allemagne, n'ont rien détecté. «La majeure partie de la marchandise a été consommée les jours suivants, principalement dans la restauration collective. Le reste a été retiré de la vente et doit être détruit prochainement», a précisé un des responsables de l'entreprise de gros, Denis Le Saint.

• L'origine de la contamination reste mystérieuse. Les autorités allemandes ont découvert la présence de l'Eceh sur des concombres espagnols mais n'ont pas encore réussi à découvrir la source précise de la contamination. Des prélèvements d'eau et de terre ont été réalisés dans les deux exploitations sous serre en Espagne, qui ont produit les légumes incriminés, pour déterminer si les deux sites sont à l'origine du problème. Les résultats tomberont au plus tard d'ici à mercredi. Une contamination le long de la chaîne de distribution comme lors du transport n'est pas exclue.

• Madrid demande des comptes. L'Espagne nie que ses concombres soient à l'origine de la bactérie et dénonce les «dommages irréparables» causés à son agriculture par ces soupçons. «Nous comprenons que le problème ne vient pas du pays d'origine. La Commission européenne elle-même a souligné qu'on ne peut pas affirmer que le problème vienne de là», a remarqué la ministre de l'Agriculture Rosa Aguilar. Madrid rappelle qu'aucun cas n'a été signalé sur son territoire et veut que l'Allemagne accélère et boucle son enquête. Le gouvernement espagnol compte demander «une réponse» de l'Union européenne.

• Vague d'interdictions d'importations. La Belgique a stoppé les importations de concombres en provenance des distributeurs espagnols soupçonnés d'avoir causé l'intoxication. La Russie a elle interdit à la fois les importations de légumes crus allemands et espagnols et envisage d'étendre cette mesure à toute l'UE. L'Autriche a banni la vente de concombres, tomates et aubergines en provenance d'Espagne et livrés par des entreprises allemandes.

Une onzième victime en Allemagne

Mise à jour le 30 mai 19h00

 

Selon les autorités de Paderborn, à l’ouest de l’Allemagne, une femme de 91 ans est morte dimanche des suites d’hémorragies provoquées par la bactérie E.coli entero-hémorragique (Eceh). Un nouveau décès qui porte à onze le nombre de morts ayant un lien établi ou suspecté avec cette bactérie.

Pour le moment, trois décès sont directement imputables à l’Eceh en Allemagne, selon l’Institut Robert Koch, chargé de la veille sanitaire. Les huit autres cas recensés à ce jour doivent encore être analysés, rapporte l’AFP. Par ailleurs, l’institut a annoncé ce lundi que 319 patients infectés ont développé des troubles rénaux sévères, que l’on appelle syndrome hémolytique et urémique (SHU), et qui est potentiellement mortel.

Les autorités sanitaires font ainsi face à la pire vague de contaminations à l’Eceh jamais observée en Allemagne, et craignent que le pire ne soit pas encore passé. Plusieurs hôpitaux du nord du pays saturent, remarque l’AFP. "On connaît la bactérie Eceh depuis de nombreuses années, mais une telle propagation est du jamais vu", a assuré lundi le professeur Jan Galle, directeur de la clinique de phrénologie de Lüdenscheid (ouest), interrogé sur la télévision publique ZDF. "D'habitude, on enregistre environ 1.000 cas par an, mais là nous avons 1.200 cas en 10 jours", a-t-il poursuivi.
L’AFP rapporte que la souche de bactérie à l'oeuvre en Allemagne est"particulièrement virulente", selon le Pr Galle. La contamination dégénère en syndrome SHU chez près d'un quart des malades, contre 5 à 10% normalement.

Par ailleurs, des cas (ou suspicions de cas) ont été également signalés au Danemark, en Suède, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Autriche, en France et en Suisse. Mais tous venaient apparemment d’Allemagne.

Selon les spécialistes, seule la découverte de l'origine de la contamination permettra de juguler la diffusion de la bactérie. Pour le moment, les soupçons se portent vers des concombres issus de cultures sous serres en Andalousie, au sud de l'Espagne. Mais une contamination le long de la chaîne de distribution n'est pas exclue.


Sur la piste des concombres révoltés

Les concombres viennent d'Espagne mais à quel moment ont-ils été contaminés? En attendant la réponse, certains pays ont pris des mesures de précaution...

Alors que l’épidémie a fait de nouvelles victimes en Allemagne et que la France a elle-même connu ses premiers cas, les autorités sanitaires se veulent rassurantes. Raison invoquée pour ne pas céder à la panique: l’origine de la contamination des concombres incriminés par l’Escherichia coli enterohémorragique est inconnue. Un flou censé rassurer, alors qu’en coulisse, Bruxelles veut accélérer l’enquête.

Remonter la piste

La Commission européenne veut savoir où et comment les cucurbitacées ont été contaminés par le germe. Des prélèvements ont été réalisés en Espagne, dans les régions d’origine de lots infectés identifiés en Allemagne. Mais les producteurs se défendent et affirment que la contamination ne vient pas de chez eux.

«Toute la question est de savoir où a eu lieu la contamination, a indiqué la Direction générale de la santé aux Echos. Si ce n'est pas dans les serres, il faudra chercher une origine sur toute la trajectoire entre l'Andalousie et l'Allemagne.» En attendant d’avoir des certitudes, plusieurs pays ont déjà pris des mesures de précaution.

Précautions

Côté allemand, pays le plus durement touché par le germe, la consommation des tomates, concombres et salades crus est officiellement déconseillée. Les autorités tchèques et autrichiennes ont de leur côté retiré de la vente les concombres bio importés d'Espagne (de même que des lots de tomates et d’aubergines en Autriche). La Belgique, elle, a interdit l’importation de concombres en provenance d’Espagne.

En France, cependant, Xavier Bertrand a préféré mettre en garde contre toute «forme d'affolement». «A partir du moment où on ne consomme pas ce concombre, il n'y a pas les risques et les drames qu'il a pu y avoir en Allemagne», a affirmé le ministre de la Santé ce week-end. Un lot de concombres espagnols a cependant été identifié et retiré du marché dans le Finistère. En attendant les recommandations officielles concernant la consommation de légumes

.

Concombres : la contamination bactérienne mortelle au cœur des préoccupations

 

 Alors que l'épidémie bactérienne d'E.coli enterohémorragique continue de se propager en Allemagne, l'inquiétude touche à présent l'Europe où des cas de contaminations ont été déclarés dans d'autres pays dont la France. La Commission européenne quant à elle se démène pour trouver l'origine de l'infection suspectée de toucher des légumes provenant d'Espagne.

Les autorités allemandes ont alerté hier les consommateurs contre lacontamination bactérienne qui touche de plus en plus de personnes sur leur territoire. "Jusqu'à ce que les experts en Allemagne et en Espagneaient pu identifier avec certitude la source de l'agent pathogène, les mises en garde contre la consommation des primeurs restent valides", a déclaré Ilse Aigner, ministre de l'Agriculture et de la Protection des consommateurs.

Des symptômes redoutables

Selon le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC), la souche de bactérie en question n'avait été identifiée qu'une seule fois en Corée sur un cas déclaré en 2005. Baptisé  E.coli enterohémorragique, le micro-organisme peut provoquer divers symptômes allant de simples diarrhées à des diarrhées hémorragiques ou de graves troubles rénaux parfois mortels, connus sous le nom de syndrome hémolytique et urémique (SHU).

L'institut Robert Koch, en charge du contrôle sanitaire a déclaré de manière formelledeux morts lié à l'infection bactérienne et analyse actuellement la cause de huit autres décès. Selon l'institution, près de 300 personnes présentent des symptômes attribuables à la contamination en Allemagne du nord. Parmi les cas déclarés, 87% concernent des adultes dont 68% sont des femmes. L'ECDC a par ailleurs affirmé que cette vague d'infection "est une des plus importantes jamais observées dans le monde et la plus importante en Allemagne".

Une contamination limitée à l’Allemagne

Un rapport daté de vendredi relève quant à lui que la contamination semble pour l'heure limitée à l'Allemagne.  Les malades qui ont été hospitalisés à l'étranger sont soit des Allemands, soit des voyageurs ayant séjourné quelque temps sur le territoire. Vingt-cinq cas ont été déclarés en Suède, sept au Danemark, trois en Grande-Bretagne, deux en Autriche et un aux Pays-Bas. En France, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a indiqué hier que trois cas suspects avaient été déclarés. Tous viennent d'Allemagne et séjournent actuellement à Hénin-Beaumont (dans le Nord), Toulouse et Bastia.

Des doutes sur deux exploitations espagnoles

La Commission européenne tente de son côté d'accélérer l'enquête pour déterminer la source de contamination d'E.coli entérohémorragique. L'organisation soupçonne que la bactérie ait touché deux exploitations espagnoles de fruits et légumes situées près d'Almeria et de Malaga. Toutefois la possibilité d'une infection transmise le long de la chaîne de distribution n'est pas exclue. Les autorités espagnoles ont déjà envoyé à un laboratoire de Galice des échantillons de produits suspects afin de les faire analyser tandis qu'un lot de concombres provenant des Pays-Bas ou du Danemark est actuellement en cours d'examen.

Pour tenter d'endiguer l'épidémie, les scientifiques de l'ECDC recommandent d'éviter de consommer des tomates crues, des concombres et de la laitue, "en particulier dans le nord de l'Allemagne". Il est par ailleurs conseillé de cuire les légumes pendant deux minutes à 70°C, température à laquelle l'agent pathogène est détruit et de respecter une "stricte hygiène des mains".


Trois cas suspects sont examinés en France...

L‘épidémie de concombres contaminés en provenance d’Espagne s’étend peu à peu en Europe. L’Allemagne  a annoncé samedi trois nouveaux décès qui pourraient être liés à la bactérie. En France, le gouvernement a expliqué que trois cas suspects étaient en cours d’observation.

20Minutes fait le point sur ces concombres tueurs.

De quelle bactérie parle-t-on?

La responsable est une bactérie particulièrement agressive nommée l’Escherichia Coli enterohémorragique. Présente habituellement dans le tube digestif des ruminants, elle peut contaminer l’homme notamment si les matières fécales des animaux sont en contacts avec des légumes crus, comme les concombres.

Les patients infectés présentent alors des maux de tête, des douleurs abdominales et une diarrhée qui peut être sanglante.

D’où vient l’épidémie?

Selon la Commission européenne, les concombres infectés viendraient tout droit d’Espagne.

En Allemagne, les cucurbitacées incriminées sont de la marque «Bio Franet Pepino», en provenance de Malaga, et «Hortofrutícola», d’Almeria en Andalousie.

En Espagne, des analyses sont en cours et les premiers résultats seront connus lundi. La commission européenne a indiqué que les Allemands faisaient des tests pour voir si la contamination avait eu lieu ailleurs sur la chaîne de distribution. 

Quels pays sont touchés?

L’Allemagne est particulièrement concernée. Les autorités sanitaires ont annoncé le décès de quatre nouvelles personnes ce samedi. Au total, dix personnes pourraient avoir succombé à cette épidémie outre-Rhin.

Des cas probables de contamination ont aussi été dénombrés en Suède, au Danemark, en Grande-Bretagne, en Autriche, aux Pays-Bas et en Suisse.

La France est-elle concernée?

Trois cas suspects d'intoxication alimentaire en lien avec cette épidémie sont «en cours d'investigation», ont annoncé samedi les ministères de l'Economie, de la Santé et de l'Agriculture dans un communiqué commun.

Quelles mesures de précaution faut-il prendre?

Les autorités sanitaires recommandent à ceux qui souhaitent continuer à manger des concombres de bien les laver ou de les faire cuire avant de les manger. Mais tout le monde n'apprécie pas le concombre en gratin.

 

Mise à jour 29 mai 13h

Légumes contaminés: L'Allemagne ignore toujours l'origine de la bactérie mortelle

 

ALIMENTATION - Les autorités du pays déconseillent de consommer tomates, concombres et salades crus...

Les autorités allemandes ont indiqué dimanche que la source de la contamination de légumes par une bactérie à l'origine d'au moins deux voire dix décès, n'avait toujours pas été identifiée.

«Tant que les experts en Allemagne et en Espagne ne sont pas capables d'identifier avec certitude l'origine de l'agent pathogène, l'alerte générale sur les primeurs reste valable», a déclaré la ministre allemande pour l'Alimentation, l'Agriculture et la Protection des consommateurs, Ilse Aiger, dans un entretien au quotidien dominical Bild am Sonntag. «Les autorités compétentes font tout ce qu'elles peuvent pour éclaircir cette affaire, au plan national comme international», a-t-elle ajouté.

Tomates, concombres, salade déconseillés

Etant donné la rapidité de la propagation de la maladie, les autorités sanitaires allemandes ont déconseillé la consommation de tomates, de concombres et de salades crus, et particulièrement ceux en provenance d'Allemagne du Nord.

A ce stade, l'institut Robert Koch, l'établissement fédéral chargé du contrôle sanitaire et de la lutte contre les maladies et qui tient le décompte officiel du nombre de malades et de victimes, a confirmé deux décès provoqué par la bactérie E.coli entérohémorragique (Eceh).

Des analyses sont en cours sur huit autres décès suspectés d'avoir la même cause.

Soupçons sur les cultures sous serre d'Espagne

Propagée notamment par la consommation de légumes crus, l'E.coli enterohémorragique (Eceh) peut provoquer de simples diarrhées ou des diarrhées hémorragiques, jusqu'à des atteintes rénales sévères voire mortelles appelées syndrome hémolytique et urémique (SHU).

Selon l'institut Robert Koch, plus de 270 personnes ont été atteintes ces dernières semaines, contre une soixantaine par an en moyenne en Allemagne. Le foyer est situé dans le nord de l'Allemagne mais des cas ou des suspiscions de cas ont également été signalés en Suède, Danemark, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Autriche, France et Suisse.

Les soupçons se portent pour l'instant vers l'Espagne, après que la Commission européenne a incriminé des concombres issus de cultures sous serres en Andalousie, sans toutefois exclure que la contamination ait pu se produire le long de la chaîne de distribution.

Des échantillons des lots considérés comme suspects ont été envoyés à un laboratoire en Galice (nord-ouest de l'Espagne) et de premiers résultats seront connus lundi.

 

A lire aussi sur WikiStrike

Bactérie tueuse : Les concombres espagnols se révoltent

 

Archives

Articles récents