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Tout sur la bactérie tueuse qui inquiète l'Allemagne

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 26 Mai 2011, 07:46am

Catégories : #Santé - psychologie

SANTE

La bactérie qui inquiète l'Allemagne

La ministre de l'agriculture allemande, Ilse Aigner, a jugé mercredi 25 mai"vraiment préoccupante" la propagation rapide d'une bactérie qui pourrait avoir causé la mort de trois personnes. L'infection, qui touche surtout le nord de l'Allemagne et notamment la ville d'Hambourg, provoque d'importantes hémorragies dans le système digestif.

Selon les autorités sanitaires, "plus de 80" patients ont déjà développé des troubles graves appelés syndrome hémolytique et urémique (SHU) liés à la présence de cette bactérie. Sur la chaîne publique ARD, la ministre a confié: "Al'heure actuelle, nous ne pouvons pas encore dire où se trouve la source [de l'infection] et nous ne pouvons donc pas exclure de nouveaux cas."

photo_legumes-00c77.jpgALIMENTS CONTAMINÉS

La transmission à l'homme de cette bactérie se fait par la consommation d'aliments contaminés, viande hachée crue ou mal cuite, lait cru mais aussi salades et légumes. La ministre a donc appelé les consommateurs à prendre les précautions nécessaires pour éviter la propagation, notamment à éplucher ou laver les légumes.

A Francfort, dans l'ouest du pays, l'Office sanitaire a indiqué avoir fermé à titre préventif deux cantines d'une société de conseils où des produits alimentaires contaminés pourraient avoir été livrés. La filiale allemande du groupe français Sodexo, numéro un mondial de la restauration collective, avait indiqué lundi que"des salariés et des clients" étaient touchés par la bactérie.

Des concombres, des tomates et des salades consommés crus seraient à l’origine de la propagation rapide d’une bactérie dangereuse en Allemagne. Elle aurait fait quatre morts ces 15 derniers jours, selon les autorités sanitaires. 

Elle s’appelle E.coli entérohémorragique. Cette bactérie inquiète beaucoup en ce moment les autorités sanitaires allemandes. Depuis quelques semaines, les cas d’infections se multiplient et selon le ministère de l’Agriculture allemand la propagation rapide est "vraiment préoccupante". 

L’E.coli aurait déjà entraîné la mort de quatre personnes dans le nord et le nord-est du pays, même si le lien direct entre leur décès et la bactérie n’a pas été encore formellement établi. Elle provoque des diarrhées et du sang dans les selles, des maux de tête et de vives douleurs au ventre, voire des troubles graves appelés syndrome hémolytique et urémique (SHU).

 La transmission à l’homme de cette bactérie se fait par la consommation d’aliments contaminés, viande hachée crue ou mal cuite, lait cru mais aussi salades et légumes. Laver les légumes ne suffit pas toujours. Il faut cuire les aliments au moins pendant 10 minutes à 70 °C pour réduire les risques de contamination.


Bacterie-Escherichia-coli-en-Allemand.jpgOrigine encore indéterminée 

L'origine de la bactérie tueuse allemande reste indéterminée. Même s'il reste pour l'heure limité, le nombre de malades augmente d'heure en heure outre-Rhin. Les salades préparées sont mises en cause par certains experts.

La progression de la bactérie escherichia coli se poursuit outre-Rhin. Selon l’institut Robert-Koch, 140 cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU), maladie causée par la présence dans l’organisme de ce microorganisme, ont été enregistrés en Allemagne, soit 60 de plus que mardi midi. Un deuxième décès lié à ce syndrome, celui d’une femme de 41 ans, aurait également été enregistré à Cuxhaven, sur les bords de la Mer du Nord. En temps ordinaire, on dénombre en Allemagne, une cinquantaine de cas de SHU.

Depuis deux semaines, les infections par cette bactérie, appelée en Allemagne EHEC, se sont étrangement multipliées. Aucune cause de cette vague d’infections n’a officiellement été retenue pour le moment. Le président de l’institut Roland Koch a estimé qu’il serait quasi impossible de la trouver puisque lors des précédentes vagues, la source n’a jamais été découverte. Mais d’autres experts commencent à émettre des hypothèses.

 

Des soupçons pèsent sur les salades prêtes à l'emploi 

Lors de l’émission matinale de la première chaîne ARD, une experte d’un laboratoire hambourgeois, Susanne Huggett, a avancé l’idée que les salades déjà préparées, dont les Allemands comme les Français sont friands, pouvaient être à l’origine des infections. Le cas de 19 employés de la firme de conseil PriceWaterhouseCoopers à Francfort, tous infectés après avoir déjeuné d’une salade dans la cantine de l’entreprise, renforcerait le soupçon. Le ministre de la santé du Schleswig-Holstein, au nord du pays, a confirmé que l’origine des problèmes serait plutôt à chercher du côté des "salades et légumes" que de la viande ou du lait cru, vecteurs potentiels également de la bactérie. Mais aucune conclusion définitive ne semble réellement s’imposer pour l’instant.

  

Les agriculteurs sont inquiets

A Berlin, le gouvernement fédéral a refusé de céder à la panique. Le ministre fédéral de la santé, Daniel Bahr, a ainsi rejeté la proposition d’un député social-démocrate de créer une cellule de crise. "Il n’y aucune raison à cela", a-t-il estimé avant d’appeler les Allemands à faire face à cette "situation menaçante" par une attention particulière aux mesures d’hygiène (lavage intensif des mains et des légumes) et des premiers symptômes, notamment des diarrhées hémorragiques.

De leur côte, les agriculteurs commencent à s’inquiéter. D’autant que certains ont accusé le fumier utilisé comme engrais notamment par les producteurs bio d’être le vecteur de l’infection. Rien n’ayant été prouvé, les associations de paysans allemands demandent aux consommateurs de ne pas céder à la panique. Du reste, même si ce "germe de l’horreur" comme titrait mercredi matin le quotidien populaire Bild Zeitung, est au centre des discussions outre-Rhin, on ne constate pas de réel mouvement de panique, ni même de vraies conséquences sur les ventes de produits frais et de légumes.

  

 

713px-EscherichiaColi_NIAID.jpgQui es-tu, Poétesse E.coli ? 

 

 

Escherichia coli, également appelé colibacille ou E. coli, est une bactérieintestinale des mammifères très commune chez l'être humain. Découverte en1885 par Théodore Escherich, dans des selles de nourrissons, c'est uncoliforme fécal généralement commensal. Cependant, certaines souches d’E. coli peuvent être pathogènes entraînant alors des gastro-entérites, infections urinaires, méningites, ou septicémies.

Escherichia coli est un bacille gram négatif radiorésistant de la famille desEnterobacteriaceae pesant 110 femtogrammes1. C’est un hôte commun de lamicroflore commensale intestinale de l’Homme et des animaux homéothermes. Son établissement dans le tractus digestif s’effectue durant les premières heures ou journées qui suivent l’accouchement. E. coli constitue alors tout au long de la vie de l’hôte l’espèce bactérienne dominante de la flore aérobie intestinale. E. coli est sans doute l’organisme vivant le plus étudié à ce jour : en effet, l'ancienneté de sa découverte et sa culture aisée (division cellulairetoutes les 20 minutes à 37 °C dans un milieu riche) en font un outil d'étude de choix. La profusion de publications scientifiques qui la mentionnent en témoigne, et elle joue le rôle de « cheval de labour » dans tous les laboratoires de biologie moléculaire.

 

Historique

Théodore Escherich, en observant la fréquence des diarrhées néonatales, avait déjà posé la question de l’implication du colibacille dans les entérites. Après la Seconde Guerre mondiale, les connaissances ont convergé pour établir le concept de virulence de certaines souches de E. coli. Dans les années 1950, de nombreuses souches d’E. coli ont été incriminées en tant qu’agent étiologique de diarrhées infantiles. On sait maintenant que certaines souches « spécialisées » d’E. coli sont associées à des pathologies très diverses (y compris extra-intestinales), tant chez l’Homme que chez l’animal ; diarrhées,gastro-entéritesinfections urinairesméningitessepticémies, « maladie des hamburgers », le syndrome hémolytique et urémique etc.

En prévention, une surveillance des SHU a lieu au Centre National de Référence des E. coli, situé dans l’unité de Biodiversité des Bactéries Pathogènes Émergentes à l’Institut Pasteur (France), qui est chargé d’étudier les souches pathogènes.

800px-E_coli_at_10000x.jpgDepuis les années 1950, les bactériologistes ont essayé, grâce aux différences antigéniques de E. coli, de subdiviser l’espèce en sérotypes en immunisant des lapins avec des antigènes somatiques et flagellaires. Le sérogroupage reste la méthode la plus utilisée actuellement.

Le sérotype est la combinaison des 2 antigènes, somatique O et flagellaire H, (exemples : O157:H7 et O111:H8), alors que le sérogroupe n'est déterminé que par l’antigène O (exemple : O157, O111). Cependant le sérotype n’est pas suffisant pour caractériser les E. coli pathogènes. Chaque sérotype n’est pas nécessairement corrélé à la pathogénicité.

Depuis peu, un laboratoire de Californie (LS9) a expliqué qu'il utilise cette bactérie pour produire des hydrocarbures, technique qui sera peut-être à l'origine de la synthèse du pétrole[ Cette bactérie est encore depuis 2010 l'objet d'études en xénobiologie.

 

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