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UBS juge antisociale l’initiative pour un salaire minimum

Publié par wikistrike.com sur 3 Juillet 2013, 14:34pm

Catégories : #Economie

UBS juge antisociale l’initiative pour un salaire minimum 


 

La banque helvétique se penche sur les conséquences des initiatives inscrites à l’agenda politique qui visent notamment le marché de l’emploi.


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UBS juge antisociale l’initiative populaire pour un salaire minimum. Selon la grande banque, cette revendication favoriserait les externalisations et augmenterait le chômage structurel.

Dans son dernier Outlook pour la Suisse présenté mercredi à Zurich, UBS se penche sur les conséquences des initiatives inscrites à l’agenda politique qui visent notamment le marché de l’emploi. Des projets, estiment ses experts, qui nuiraient à la compétitivité de la Suisse.

«L’enjeu est la marge de manœuvre des entreprises et par là même la croissance et la prospérité à moyen et long termes», selon Lukas Gähwiler, directeur général pour UBS Suisse. Il souligne que le salaire horaire minimum de 22 francs exigé par le texte est très élevé en comparaison internationale.

A environ 4000 francs par mois, cela correspond à 76% d’un salaire mensuel moyen, indique Daniel Kalt, économiste en chef pour la Suisse. En France, le minimum atteint seulement 60% du salaire médian, en Grande-Bretagne, 46% et aux Etats-Unis 38%, ajoute-t-il.

Avec un seuil généralisé de 4000 francs, l’industrie hôtelière et le tourisme devraient ainsi relever de 45% les rémunérations des employés du secteur. Dans le commerce de détail, un rehaussement de l’ordre de 19% serait nécessaire, calcule Daniel Kalt.

Délocalisation

A long terme, la mesure entraînerait une rationalisation et une externalisation des emplois peu qualifiés. Les grands distributeurs Migros et Coop remplaceraient le personnel de vente par des systèmes automatisés, équipés de scanners aux caisses, comme c’est d’ailleurs déjà le cas.

De nombreux secteurs d’exportation ont déjà amorcé une délocalisation de la production vers des pays à bas coûts, à cause du franc fort. L’introduction d’un salaire minimum accélérerait cette tendance, selon UBS, et ferait grimper le chômage structurel, jusqu’à présent extrêmement bas en Suisse.

Pour rappel, UBS table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,9% pour cette année et de 1,3% pour la suivante, soit moins que la majorité des prévisionnistes. Le numéro un bancaire helvétique justifie son pessimisme par la conjoncture européenne et la détérioration observée dans le secteur tertiaire.

 

Source : Bilan

 


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Spoutnik 04/07/2013 01:08


Cette affirmation venant d'une banque n'a vraiment rien de surprenant...


Il n'est ici abordé seulement qu'une "question de justice" voulant que si, en matière de salaire, il n'y a pas et n'y aura jamais de "plafond", il ne devrait pas non plus y avoir de "plancher"...

Rensk 03/07/2013 23:55


UBS et la réalité d'UBS

Rensk 03/07/2013 17:59


@ Framboise,


Tu ne doit pas savoir que ta vision des choses sont contraire aux réalités sur le terrain. (Tu dois donc être très diplômée...)


Nos patrons se pleignent du niveau d'instruction, ils sont donc obligé actuellement (et sans salaire minimum) de demander un équivalant de bac + 10 pour un maçon alors qu'avant ils étaient Ok
pour un élève qui n'avait pas fait l'école secondaire...


Vous avez aussi en France une "distribution" des diplômes qui ne veulent plus rien dire, la preuve du 24/20 actuel dans vos examens 2013.

Framboise 03/07/2013 17:19


Ils ont raison, le smic tue l'économie. Avant, pour être femme de ménage, il fallait juste postuler, maintenant, il faut un CAP ménage, bientôt, ce sera un master en ménage. Bah oui, si le smic
augmente et pas le travail à faire, autant embaucher quelqu'un qui a fait des études, qui sera plus efficace...

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