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UE: Le retour de la pauvreté de masse

Publié par wikistrike.com sur 16 Janvier 2012, 09:33am

Catégories : #Social - Société

 

 

UE: Le retour de la pauvreté de masse

 

pauvrete3.jpgPrès d'une personne sur quatre dans l'Union européenne (UE) était menacée de pauvreté ou de misère sociale en 2010. Telle est la conclusion d'un rapport officiel de la Commission européenne, présenté en décembre. Selon ce rapport, 115 millions de personnes, soit 23 pour cent de la population de l'UE, étaient désignés comme pauvres ou socialement défavorisés. Les causes principales en sont le chômage, la vieillesse et les bas salaires, avec plus de 8 pour cent de tous les salariés d'Europe qui font partie à présent des « travailleurs pauvres ». 

Les familles monoparentales, les immigrés et les jeunes sont les plus durement touchés. Chez les jeunes, le chômage est plus de deux fois plus élevé que chez les adultes. Quelque 21,4 pour cent de tous les jeunes de l'UE n'avaient pas d'emploi en septembre 2011. L'Espagne est en tête de tous les autres pays de l'UE avec un taux de chômage chez les jeunes de 48 pour cent. En Grèce, Italie, Irlande, Lituanie, Lettonie et Slovaquie, le chômage des jeunes se situe entre 25 et 45 pour cent. 

Dans des pays comme l'Allemagne, la Hollande et l'Autriche le taux de chômage des jeunes est plus bas parce que la période de formation est plus longue et que de nombreux jeunes au chômage sont « parqués » dans toutes sortes de programmes qui les excluent des statistiques officielles. Mais même dans ces pays, les chances de trouver un emploi qui paie correctement diminuent. Quelque 50 pour cent de tous les nouveaux contrats de travail dans l'UE sont des contrats de travail temporaire. Pour les travailleurs de 20 à 24 ans, cette proportion atteint les 60 pour cent. 

L'augmentation de la pauvreté et de la misère sociale n'est pas simplement due à la crise économique, mais est plutôt le résultat d'une politique délibérée des gouvernements européens et de l'Union européenne. Malgré ces statistiques alarmantes, les autorités continuent de réduire brutalement les dépenses sociales, d'augmenter l'âge de départ à la retraite, de supprimer les emplois dans le secteur public et d'accroître le secteur à bas salaire, soit toutes les mesures qui augmentent et aggravent la pauvreté. Avec la décision lors du dernier sommet européen d'inclure dans la constitution de tous les pays membres de l'UE un « frein à l'endettement », les gouvernements se sont privés de quasiment toute possibilité d'atténuer la crise sociale par des mesures fiscales. 

Après la Deuxième Guerre mondiale, quand le chômage et la pauvreté sévissaient en Europe, même les gouvernements de droite s'étaient sentis obligés de promettre un avenir meilleur et plus prospère. Aujourd'hui, aucun gouvernement européen n'a rien d'autre à offrir à la population laborieuse que des sacrifices et des privations. 

Tous les discours du nouvel an ont repris ce thème. Le premier ministre grec Lucas Papademos a averti ses concitoyens qui ont déjà subi des coupes sociales brutales, « Nous devons poursuivre nos efforts avec détermination pour que les sacrifices que nous avons faits jusqu'à présent n'aient pas été faits en vain. » 

Le président français Nicolas Sarkozy a proclamé: « Cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale, cette crise n'est pas terminée... Vous finissez l'année plus inquiets pour vous et pour vos enfants. » 

La chancelière allemande Angela Merkel a menacé: « L'année à venir sera sans aucun doute plus difficile que 2011. » Et le président italien Giorgio Napolitano, ex-stalinien qui a passé des décennies dans le Parti communiste, a appelé la population italienne à faire des sacrifices pour équilibrer le budget national: « Personne, ni aucun groupe social ne peut aujourd'hui éviter l'engagement social de contribuer au nettoyage des finances publiques afin d'empêcher l'effondrement financier de l'Italie, » a-t-il dit. 

Déclarer que les mesures d'austérité servent à consolider le trésor national est un mensonge flagrant. Les finances publiques sont en faillite car elles ont été pillées par cette même élite financière qui profite à présent de ces mesures d'austérité. Les impôts sur les bénéfices, la propriété et les hauts revenus ont été diminués à maintes reprises. De nombreux pays d'Europe de l'Est où la pauvreté est particulièrement élevée, ont introduit un impôt direct à taux unique de moins de 20 pour cent. Il y a trois ans de cela, des milliers de milliards de fonds publics ont été transférés dans les chambres fortes des banques pour couvrir leurs pertes dues à la spéculation. 

Le rapport de l'UE qui documente l'augmentation de la pauvreté contient aussi des chiffres sur le fossé grandissant entre les riches et les pauvres. En Allemagne, le un pour cent le plus riche de la population possède 23 pour cent de toute la richesse et les dix pour cent les plus riches contrôlent 60 pour cent. La moitié de la population ne possède que 2 pour cent de toute la richesse. Le rapport dit: « La structure où les pauvres ne possèdent que 5 pour cent de la richesse, les classes moyennes 30 à 35 pour cent et les riches plus de 60 pour cent représente le modèle typique que l'on trouve dans la plupart des pays européens. » 

L'élite financière qui monopolise une énorme proportion des avoirs sociaux a perdu toute inhibition sociale. Durant la période d'après-guerre, avec les crimes de guerre toujours frais dans les mémoires et les sentiments socialistes répandus, ils avaient été forcés de faire des concessions sociales pour préserver leur régime. L'existence de l'Union soviétique exerçait aussi un effet modérateur. Malgré la dégénérescence stalinienne, les relations de propriété nationalisées établies par la Révolution russe représentaient une alternative possible au soi-disant marché libre. 

Au cours des vingt dernières années l'élite financière a perdu toute retenue et déclaré la guerre à la classe ouvrière. Si des élections démocratiques lui barrent la route, elle les balaie d'un revers de main, comme en Grèce et en Italie où des gouvernements technocratiques ont été mis en place et qui ne rendent des comptes qu'aux banques. Et cette oligarchie financière ne recule pas non plus devant la répression violente de la résistance sociale comme on a pu le voir avec l'expulsion par la force des manifestants du mouvement Occupy dans tous les Etats-Unis et internationalement. Telle l'aristocratie française de la fin du 18e siècle à la veille de la révolution, l'aristocratie financière d'aujourd'hui n'est pas prête à céder la moindre petite part de ses privilèges ou de sa richesse. 

Cette élite financière est soutenue par les représentants des classes moyennes riches dans les médias, par les partis politiques de l'establishment, les syndicats et le milieu de l'ex-gauche, qui insistent tous pour dire qu'il n'existe pas d'alternative à l'austérité et utilisent tous les moyens pour saboter l'opposition sociale. 

Un représentant typique de cette espèce est l'ancien dirigeant allemand du parti des Verts, Joshka Fischer. Dans l'édition du nouvel an du Süddeutsche Zeitung, cet ancien squatteur radical devenu plus tard ministre allemand des Affaires étrangères a accueilli avec enthousiasme les dernières mesures d'austérité de l'UE et conclut par un concert de louanges aux marchés financiers. « Et à qui sommes-nous redevables pour tout ce progrès européen? » écrit-il. « A la sagesse de nos dirigeants? Hélas non. Ce n'est presque exclusivement que le résultat de la pression exercée par les marchés tant décriés! » 

Le retour de la pauvreté de masse en Europe plante le décor du retour de la révolution. La classe ouvrière et les jeunes doivent se préparer à l'inévitable confrontation avec l'élite financière en rompant avec ses représentants politiques de la sociale-démocratie, des syndicats, du Parti de Gauche et autres organisations de pseudo-gauche, et en entreprenant la lutte pour un programme socialiste en construisant de par l'Europe des partis de l'Egalité socialiste et le Comité international de la Quatrième Internationale.

 

Source: WSWS

 

 

Conserver la biodiversité pour lutter contre la pauvreté

 

La conservation de la biodiversité n'est pas que le respect de la nature. Une étude réalisée à l'échelle mondiale montre en effet que pour lutter contre la pauvreté, il faut maintenir la biodiversité. Les services écologiques apportés par la nature bénéficient particulièrement aux populations les plus pauvres.

 

Préserver la biodiversité, un dossier à découvrir

Et si la conservation de la biodiversité permettait également de lutter contre la pauvreté ? Cette relation, très fortement suspectée, n’avait encore jamais été établie de façon claire. En tout cas pas assez pour convaincre les décideurs politiques d’en faire une priorité. Mais une étude davantage exhaustive et réalisée sur une échelle spatiale plus importante que les précédentes permet de tirer des conclusions tranchées.

 

Pourquoi la biodiversité pourrait-elle aider les humains et notamment les plus pauvres d’entre eux ? Car la nature rend ce que l’on appelle des services écologiques : la purification des eaux, le maintien de la richesse des sols, la pollinisation, etc. Une quantité extraordinaire de tâches que les Hommes seraient bien obligés de réaliser si la nature ne s’en occupait pas. Tâches pour lesquelles il leur faudrait payer.

 

La biodiversité, des services écologiques gratuits

 

Plusieurs études ont tenté d’évaluer en termes pécuniaires ce que représentent ces services. Ainsi, des chercheurs de l’Inra et le CNRS, entre autres, estimaient que la pollinisation correspondait à environ 153 milliards d’euros, gracieusement offerts par la nature.

 

Dans leur étude publiée cette semaine dans le journal BioScience, Will Turner, directeur de la division Science et connaissance de l’association Conservation International, et ses collègues expliquent comment ils ont déterminé les zones qui apportent le plus de services et à qui ceux-ci bénéficient en priorité. C’est ce que les auteurs appellent les flux de services.

 

 

Les différents services écologiques considérés (à gauche) répartis en quatre catégories, en fonction des bénéficiaires. Afin de réaliser leurs estimations, les auteurs ont divisé le monde entier en plus de 58.000 hexagones de 2.592 km². © Turner et al. 2012, BioScience - adaptation Futura-Sciences

Une variété de services écologiques (17) a été prise en compte. Ils ont été répartis en différentes catégories correspondant aux bénéficiaires, en fonction de leur emplacement géographique par rapport à la source du service. Les facteurs socioéconomiques ont également été considérés.

 

Bénéfice simultané pour les Hommes et la nature

 

Ceci leur a permis de localiser des zones de conservation prioritaires, qui fournissent le plus de services. Les auteurs ont donc pu montrer que les populations pauvres (déterminées en fonction du taux d’enfants de moins de 5 ans en sous-poids) sont bénéficiaires de plus de la moitié des services provenant de ces zones. La preuve que la conservation d'espaces à fort potentiel écologique est un moyen de lutte contre la pauvreté.

 

En outre, les chercheurs ont également évalué les retombées économiques : le maintien et la conservation des espaces fournissant des services exigent une intendance. Ils ont calculé que les coûts liés à ces missions sont plus de trois fois inférieurs aux bénéfices apportés pas les services. Ces coûts sont ensuite transférés à la population locale (sous forme de rémunération), ce qui constitue un bénéfice simultané pour les Hommes et la nature.

 

Selon les auteurs, le message délivré aux décideurs politiques est clair : « Protéger les zones hautement prioritaires pour la conservation de la biodiversité profitera grandement au bien-être et à la lutte contre la pauvreté.

 

Source: Futura-sciences

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