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Un coup d’État de la BCE derrière le sauvetage de la zone euro ?

Publié par wikistrike.com sur 8 Septembre 2012, 07:54am

Catégories : #Economie

 

Un coup d’État de la BCE derrière le sauvetage de la zone euro ?


nettoyeur_13.jpgMario Draghi l’a bien souligné : les achats de dettes des pays en difficulté par la BCE seront “conditionnés”. Conditionnés à quoi ? Au final au bon vouloir de Mario Draghi. 
Cocorico : depuis le début de la crise de l’euro je dis que la Banque Centrale Européenne pourrait arrêter immédiatement la crise en rachetant de manière illimitée les obligations souveraines des pays en difficultés. Hier, Mario Draghi s’est enfin rendu à l’évidence et a prononcé ce fatidique mot d’”illimité” qui fait tant peur. Les marchés ont répondu en conséquence : les marchés actions s’envolent, et les taux souverains s’effondrent.

(Il reste d’ailleurs à voir si ces achats seront vraiment “illimités”, puisque M. Draghi a aussi précisé qu’ils seraient “stérilisés”, c’est-à-dire compensés par des retraits de liquidités du système monétaire ; or, si la BCE peut acheter à l’infini, elle ne peut pas stériliser à l’infini…)

C’est une bonne nouvelle, mais hier il a fait autre chose d’encore plus important, et de beaucoup plus grave. En effet, il a aussi dit que ces achats seraient “conditionnés”. Conditionnés à quoi ? Au final, conditionnés au bon vouloir de Mario Draghi.

M. Draghi a eu beau expliquer pendant sa conférence de presse que les conditions seront fixées par les instances européennes et le FMI, au bout du bout, c’est lui qui décide de ce que fait la BCE ou pas. Et ces “conditions” restent extrêmement vague.

Si quiconque doute qu’il s’agit bel et bien d’un coup d’Etat de la Banque centrale, qu’il se rappelle de l’éjection brutale du gouvernement (désastreux, mais élu démocratiquement) de Silvio Berlusconi, sur fond d’envol des taux souverains italiens face à l’inaction de la BCE, et de son remplacement par un gouvernement technocratique.

Le mécanisme de M. Draghi est bien pensé : il précise que la BCE n’achètera que des obligations à court terme. Autrement dit, s’il retire la perfusion, les Etats pourront se trouver sans financement du jour au lendemain.

La BCE se retrouve donc, en pratique, aux commandes des gouvernements de la périphérie de la zone euro : faites ce que je vous dis, sinon…

Sur le court terme, la décision de la BCE est très bonne pour la zone euro. Elle devrait calmer la situation de la dette. Mais il ne s’agit rien de moins qu’un déni de démocratie, puisque ces gouvernements seront au final dépendants de la BCE, qui elle même n’est responsable devant personne, pas même les instances (déjà peu démocratiques) de l’Union européenne.

Et s’il s’agit aujourd’hui des gouvernements périphériques de la zone euro, rien ne garantit que d’autres gouvernements, y compris le gouvernement français, ne se retrouvent sous la férule de Francfort.

Aujourd’hui, la BCE insiste (de manière très contestable) sur l’orthodoxie budgétaire. Mais demain, elle aura peut-être des idées sur le marché du travail, le temps de travail, la fiscalité et beaucoup d’autres mesures qu’elle pourrait vouloir imposer aux pays, pour leur propre bien, bien sûr.

Peut-être qu’un jour Mario Draghi dira, comme Dark Vador dans L’Empire contre-attaque : “Je change notre accord. Priez que je ne le change pas encore.”

Article de Pascal-Emmanuel Gobry pour Atlantico

Prise de contrôle de la BCE sur les 6000 banques de la zone euro

BRÈVE – Selon des sources médicales que nous venons de recevoir de Suisse, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, admis dans une clinique suissesse pour des soins intensifs, serait, à l’heure où nous bouclons cette brève, cliniquement mort. Les choses sont entrain de s’organiser à Alger, avant une éventuelle annonce officielle.

Une nouvelle surprenante, alors qu’il vient de procéder à la nomination d’un nouveau premier ministre, en la personne Abdul Malek Sellal, qui a pris ses fonctions mardi en promettant de poursuivre les réformes quatre mois après les élections législatives, que les principaux ministres ont gardé leurs postes dans son nouveau cabinet.

Nous ne pouvons, pour l’instant, ni confirmer ni infirmer l’information.

 

Allain Jules

 

 

La Banque centrale européenne (BCE) se verra confier un pouvoir de supervision sur l’ensemble des banques de la zone euro à partir du 1er janvier 2014, selon un projet de la Commission européenne publié vendredi par le journal italien Il Sole 24 Ore.

“La BCE devrait pouvoir exercer les tâches de supervision sur toutes les banques”, écrivent les auteurs du projet, dont une copie a été publiée sur internet.

“La sécurité et la solidité des grandes banques est essentielle pour garantir la stabilité du système financier. Cependant, les expériences récentes montrent que des banques plus petites peuvent aussi menacer la stabilité financière”, argumentent-ils.

La Commission européenne a déjà fait savoir qu’elle jugeait nécessaire que la BCE puisse superviser l’ensemble des 6.000 banques de la zone euro dans le cadre de l’union bancaire qu’elle souhaite mettre en place.

Un tel projet suscite la réticence de l’Allemagne. Berlin plaide pour que les pouvoirs de supervision de la banque centrale soient limités aux banques d’importance systémique, disant craindre qu’une responsabilité élargie ne dilue sa capacité à surveiller de manière effective les banques les plus “dangereuses”. Les caisses d’épargne et les banques coopératives allemandes font également un intense lobbying pour échapper au contrôle de la BCE.

Selon le projet de la Commission, la supervision de la BCE débutera le 1er janvier 2013 et s’étendra progressivement à l’ensemble des banques de la zone.

“Le processus par étapes devrait être achevé au plus tard un an après l’entrée en vigueur de cette loi”, dit le document.

“La BCE devrait assumer en intégralité les tâches qui lui sont confiées par cette loi le 1er janvier 2014 au plus tard.”

 

Source: Le journal du Siècle

 

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Laurent Franssen 09/09/2012 12:57


Toujours la volonté de trouver un coupable...

STEPH 09/09/2012 10:21


Ce rachat "illimité" n'est pas un coup de draghi pour essayer de sauver quoique ce soit....comme vous devez le savoir, ce rachat fait partie d'un agenda planifié. Mon avis est qu'il est fort
possible que ce soit pour couler la BCE mais je ne le pense pas au bout du compte. Je pense que la finalité de tout ça c'est de montrer qu'il faut remplacer le système actuel (BCE dirigée par les
allemand) par une banque supranationale qui gère et contrôle de A à Z les finances des pays de la zone euro....et là mes amis ça sera le véritable exclavagisme économique...adieux les libertés
pour tous....

Laurent Franssen 08/09/2012 12:43


mais non, mais non ,

Quand la BCE aura acheter toute nos dettes on lui dénie son officialité,
on trouvera bien qqs defauts de procédure par ci par la,

en la declare en faillite  
on la met hors du systeme euro ,
et on laisse uniquement quelques Draghi pour faire commorce de papier-dettes entre bce et fed puisque cela semble etre LE but et la passion de leur vie.

Et nous on recommence sur un modele serieux.

* lol

ThonyL 08/09/2012 10:45


C'est plutôt vous qui avez rien piger, réfléchissez un peu, plus Draghi achète, plus la BCE a des dettes et plus les agences de notation vont la dégrader, en clair elle coule.


En ce qui concerne le rachat lui-même, c'est Merkel qui lui en a souffler l'idée, pourquoi ? Tout simplement pour faire monter la contestation en Allemagne et trouver un prétexte pour quitter
l'Euro

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