Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Un lien possible entre anesthésie générale et démence

Publié par wikistrike.com sur 10 Juin 2013, 08:28am

Catégories : #Santé - psychologie

Un lien possible entre anesthésie générale et démence

 

 

 

RTEmagicC_chirurgiens_Vadkoz-www.stockfreeimages.com_01_txd.jpgDes chercheurs français viennent d’annoncer que les personnes âgées ayant déjà subi une opération sous anesthésie générale auraient, peut-être, plus de risques de développer une démence. Le lien de cause à effet n’a pas été démontré pour le moment, et des recherches complémentaires sont nécessaires.

Un sommeil de mauvaise qualité est probablement un signe précoce de lamaladie d'Alzheimer. Telles étaient les conclusions d’une étude parue en mars dernier dans JAMA Neurology. Mais forcer les gens à s’endormir n’arrangerait rien non plus… Des chercheurs français viennent d’annoncer, lors du congrès de la Société européenne d’anesthésiologie (Barcelone) que les personnes âgées ayant été opérées sous anesthésie générale pourraient être plus à risques de démence.

François Sztark, anesthésiste-réanimateur et Catherine Helmer, de l’université de Bordeaux, ont présenté à la tribune leur récente découverte, basée sur la cohorte de l’Étude des trois cités, regroupant plus de 9.200 personnes âgées de plus de 65 ans et suivies pendant 10 ans. Ce travail montre que parmi les sujets qui ont subi une anesthésie générale lors d’une opération, 37 % ont développé une démence, contre 32 % dans l’autre groupe.

Il faut rester prudent sur l’interprétation de ces résultats, tout comme le font les auteurs. Il s’agit simplement d’une association entre les deux événements, et non d’un lien de cause à effet. Du moins, cette recherche ne le démontre pas.

 

L’anesthésie générale, une cause d’inflammation des neurones ?

Bien que la médecine anesthésique ait fait de nombreux progrès ces dernières années, l’acte en lui-même n’est pas exempt de risques. Les seniors, du fait de leur âge avancé, constituent une population plus encline à connaître des complications lors d’une anesthésie générale. Parmi celles-ci donc, d’éventuelles conséquences sur le cerveau, si des études ultérieures venaient à le confirmer.

L’hypothèse n’a rien d’absurde. Déjà, fin mars, le journal Progress in Neuro-Psychopharmacology & Biological Psychiatry publiait une recherche dans laquelle des chercheurs québécois montraient chez des souris que l’anesthésie générale provoquait un enchevêtrement dans les neurones, un des signes de la maladie d’Alzheimer, principale cause de démence dans le monde.

Rien ne permet d’affirmer que ces mêmes effets se vérifient chez l’Homme, mais l’hypothèse est envisagée. Les auteurs estiment également que certains produits anesthésiants pourraient entraîner une inflammation des neurones, propice à la formation des plaques amyloïdes, caractéristiques de la maladie neurodégénérative.

Mieux informer le patient, limiter les risques de démence

Une telle étude pourrait amener à repenser les pratiques médicales, que ce soit au niveau des professionnels de santé mais aussi des institutions. Les médecins semblent déjà concernés par le problème et tentent le plus possible d’adapter leurs pratiques.

Mais il est également essentiel d’agir au niveau du patient, puisque celui-ci joue un rôle actif dans le choix de l’anesthésie. En général, il opte pour un endormissement généralisé, alors qu’une anesthésie locale, possiblement moins nocive pour le cerveau, pourrait suffire. L’informer des risques encourus pourrait l’inciter à revoir ses positions.

 

L’heure est donc à la vigilance et au questionnement : le lien de causalité est-il réel ou est-ce simplement une conséquence annexe ? Car les associations constatées ne soulignent pas systématiquement un rapport direct entre les événements. Par exemple, on peut probablement considérer que le risque de mortalité augmente avec la proportion de cheveux blancs, pourtant, ce n’est pas en soi la dépigmentation capillaire qui influe sur la survie, mais plutôt leprocessus de vieillissement qui affecte simultanément les deux paramètres.

 

Source: F-S

Commenter cet article

Spoutnik 11/06/2013 06:42


@ Jean Yves


Je crois que lorsque vous dites que les chiffres sont trop rapprochés, vous devez faire le calcul suivant : 37 moins 32 = 5% de différence...


Si c'est le cas, vous vous trompez, car il faut plutôt calculer 37 divisé par 32 = 16% de différence, ce qui représente un pourcentage suffisamment significatif aux yeux des chercheurs qui savent
bien calculer...


Votre suggestion de chercher du côté des vaccins est toutefois intéressante dans le sens de démontrer l'effet délétère de ces poisons sur la santé humaine. Il se peut que les chiffres élevés de
démence puissent être dûs en partie à l'administration générale des vaccins.


La différence de chiffres toutefois entre ceux qui ont subi une anesthésie générale et ceux qui n'en ont pas subi tendrait à démontrer qu'il pourrait y avoir une influence supplémentaire des
anesthésies sur l'apparition de la démence.


Il ne faudrait toutefois pas que les chercheurs soient tentés d'attribuer l'apparition de la démence au seul facteur anesthésique... À y regarder de près il pourrait alors s'agir, dans ce cas,
d'une tentative délibérée d'écarter les si "enrichissants" vaccins comme cause de la démence en faisant porter cette cause à un seul et unique facteur.

Jean Yves 10/06/2013 10:49


32 contre 37%. Il faut chercher autre chose que tout le monde risque d'avoir eu dans sa vie, car ce pourcentage est élevé et les chiffres trop proches pour faire la différence, comme dit
d'ailleurs par les auteurs. Cherchons sérieusement pour une fois du coté des vaccins avec certains adjuvants. Mais chut, secret, trop d'intérets en jeu.

Archives

Articles récents