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Un livre détaille le monde cauchemardesque des prélèvements forcés d’organes en Chine

Publié par wikistrike.com sur 28 Décembre 2012, 09:24am

Catégories : #Social - Société

Un livre détaille le monde cauchemardesque des prélèvements forcés d’organes en Chine

 

organes.PNGJérusalem – Lors d’un récent voyage à Jérusalem et malgré un bref passage de 48h dans la ville, l’avocat canadien et militant des droits humains David Matas nous a toutefois accordé un temps d’interview après une longue journée de réunion. Son énergie inépuisable semble venir de son engagement enthousiaste à lutter pour les droits humains.

 

En 2009 David Matas a co-écritPrélèvements Meurtriers: Prélèvement Forcés d’Organes sur les Pratiquants du Falun Gong en Chine avec David Kilgour, un ancien secrétaire d’État du Canada. Ce livre est une version actualisée et enrichie d’un rapport de 2006, publié sous le même titre, qui a horrifié le monde avec ses révélations de meurtres systématiques pour la vente d’organes en vue de la transplantation au bénéfice d’énormes profits  pour la communauté médicale chinoise. Parmi d’autres révélations, ce rapport a établi la véracité des allégations sur le fait que les pratiquants du Falun Gong qui ont disparu, ont été en fait assassinés pour le prix de leurs organes.

 

Des transplantations d’organes illégaux venant de donneurs d’origine inconnue et achetés pour des sommes colossales  par des patients étrangers, demeurent une crise importante des droits humains en Chine. Bien que ne disposant pas d’un système national de don volontaire d’organes, la Chine a mystérieusement un nombre impressionnant d’organes disponibles pour des transplantations à la demande. Selon des recherches menées par le centre d’information sur le Falun Dafa, des dizaines de milliers de transplantations d’organes sont effectuées chaque année en Chine et  les dons d’organes volontaires représentent en nombre seulement quelques centaines.

 

Cela signifie que le travail de Monsieur Matas est loin d’être terminé.

 

Après avoir passé ces quelques dernières années  à amener l’intérêt général sur ce sujet par le biais du livre Prélèvements Meurtriers et créer des liens avec des professionnels de la communauté de la médecine de transplantation, David Matas a publié cette année un deuxième livre sur le sujet, Organes de l’État: les abus de transplantation en Chine. Il en est  co-auteur avec le docteur Torsten Trey, membre fondateur et directeur exécutif de l’ONG Doctors Against Forced Organ Harvesting (DAFOH). Cet ouvrage est une collection d’une douzaine d’essais écrits par des auteurs de quatre continents.

 

David Matas est aussi auteur d’autres livres sur des sujets abordant des thèmes comme l’antisionisme et l’antisémitisme, ou encore les criminels de guerre nazis au Canada. Mais ses deux livres les plus récents, sur les prélèvements forcés d’organes illégaux en Chine, visent un problème très spécifique et urgent.

 

«Ce que j’ai trouvé parmi les professionnels de la transplantation c’est une communauté véritablement inquiète», a expliqué David Matas en parlant des auteurs rassemblés pour les essais dans son nouveau livre. Il ajoute que la part de cette préoccupation provient de l’impact que vont avoir les transplantations non-éthiques en Chine sur la réputation de la communauté mondiale de la transplantation – et ceci va parfois même influencer le financement de la recherche.

 

David Matas, qui voyage fréquemment pour son travail comme avocat et militant des droits humains, nous précise qu’il utilise constamment des approches différentes pour traiter les sujets dans lesquels il s’implique. Il voit la publication du nouveau livre sur les prélèvements forcés d’organes comme «une autre manière de faire passer le message».

 

Son sentiment d’urgence autour de ce sujet est bien fondé. Selon sa propre recherche, mais aussi celle effectuée par d’autres auteurs, chaque année en Chine 1 000 organes proviennent de condamnés à morts exécutés pour leurs organes, 500 de donneurs vivants venant de la parenté, 500 des Ouighours, Tibétains et Chrétiens de l’église, et 8 000 viennent des pratiquants du Falun Gong.

 

À cette fin, les essais du livre examinent l’abus systématique de la médecine à travers les transplantations d’organes illégaux. Ceci inclus des textes d’Arthur L. Caplan, directeur de la branche de la Bioéthique au centre médical Langone à la faculté de New York; Jacob Lavee, directeur de l’unité de transplantation cardiaque au centre médical Sheba en Israël; Gabriel Danovitch, directeur médicale du programme de transplantation de reins et pancréas à l’école de médecine à UCLA et bien d’autres encore.

 

Un point essentiel que David Matas veut faire passer avec son nouveau livre est que le désir d’arrêter les prélèvements forcés d’organes va au-delà de lui et des autres co-auteurs. «David Kilgour et moi-même ne sommes plus très jeunes et nous participons tous les deux à d’autres activités», a-t-il expliqué. «Se battre contre les prélèvements forcés d’organes ne peut nous appartenir exclusivement. Le message de ce livre est que la communauté n’est pas simplement réduite à nous deux: elle est plus grande maintenant.»

 

Un des objectifs visé par David Matas, en continuant à dévoiler ce sujet largement, c’est que chaque pays légifère pour rendre obligatoire la déclaration par leurs médecins des patients qui partent à l’étranger se faire greffer ou encore que les gouvernements poursuivent en justice les individus qui ont payé pour une telle intervention illégale. Jusqu’à présent, les tentatives de telles lois ont été limitées, Israël est l’un des seuls pays à avoir réussi à mettre en place une telle législation.

 

La loi de transplantation d’organes israélienne interdit le tourisme de transplantation (pratique par laquelle les patients voyagent à l’étranger pour recevoir un organe d’un donneur étranger) aux citoyens d’Israël. Cette loi promeut également une autosuffisance nationale pour les dons d’organes. Sa promulgation est le résultat direct du rapportPrélèvements Meurtriers.

 

Actuellement, David Matas considère que le meilleur endroit pour continuer à maintenir la pression est au sein même des professionnels de la transplantation. Ce qui comprend  travailler pour l’éviction de l’Association Médicale Chinoise (AMC) de l’Association Médicale Mondiale. Mais l’avancée est plutôt lente car l’AMC est composée de tous les différents types de professionnels de la médecine, et pas seulement ceux qui sont impliqués dans les transplantations d’organes.

 

«Si les professionnels de la transplantation en Chine arrêtaient de participer aux prélèvements forcés d’organes, tout s’arrêterait rapidement», a-t-il expliqué. «Les professionnels de la transplantation (à l’intérieur et à l’extérieur de la Chine), à travers la pression de leurs pairs, peuvent l’arrêter.»

 

En attendant, David Matas continue à se concentrer sur la promotion de son nouveau livre, dont la première édition enregistrera prochainement une rupture de stock. Il encourage ceux qui le lisent et les autres qui ont entendu parler des prélèvements forcés d’organes en Chine en leur disant de «faire votre possible». «Ecrire une lettre, parler à un  voisin, participer à une manifestation», dit-il des efforts qu’un individu peut faire. «Ce que nous traitons là, ce sont les droits humains – on ne sait jamais qui et quand sera le prochain touché.»

 

David Matas pense qu’actuellement en adoptant un rôle de plus en plus basé sur le conseil et le soutien cela sera bénéfique à l’avancement de la cause et qu’il est important de mettre les autres auteurs sous les feux des projecteurs, à travers sa nouvelle publication.

 

«Les gens disent, ‘je vous ai vu à la télévision, mais je ne me souviens pas de ce que vous avez dit’», remarque Matas de son travail depuis la sortie de son livre en 2009, malgré les multiples audiences aux congrès, les manifestations publiques et les autres évènements auxquels il a participé pour dénoncer ce sujet. «D’autres personnes doivent être impliquées.»

 

Source: Epoch Times

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Laurent Franssen 29/12/2012 13:04


Le principal , c'est pas la bonne formule il me semble.

Y a de tout ici,

des vieux qui refusent de mourrir,
des jeunes qu'on tue pour cela et pour " l'argent" que ca rapporte,

des jeunes qui essayent de solutionner les pb et qui depriment voyant qu'ils n'y arrivent pas ( c'est mon cas les jours de blues ).

Et des vieux qui se battent contre ca,

Ce monsieur est bon et cense quand il apelle d'autres a poursuivre son " combat " , parce que sans eux la lutte s'arrete.

DocteurLapurge 28/12/2012 17:19


Et qui donc est leprincipal acheteur de ses organes ? ...

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